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Archive for the ‘Monnaie’ Category

Quels autres investissements : l’Or, l’Art et le Vin pour limiter les soubresauts

Samedi, janvier 4th, 2014

Cotations des investissements alternatifs

Un avis sur un article paru dans le journal espagnol l’Expansion au sujet des investissements alternatifs et tangibles que les personnes recherchent et auxquels ils se fient :

La nécessité de diversifier les portefeuilles poussent à chercher des actifs avec une faible corrélation avec les bourses. La rentabilité et la sécurité ne sont pas des concepts incompatibles. Les investisseurs disposent d’un éventail d’options pour doter leurs portefeuilles d’une composante  de stabilité qui puisse les protéger des soubresauts inattendus. “Il s’agit de pouvoir compter sur des actifs en flagrante décorrélation avec l’évolution des marchés” explique Juan Ramón Caridad, professeur en Master des Finances FIA de l’Institut BME. Selon lui, les différentes formules d’investissement alternatif devraient représenter entre 20 et 40% du portefeuille de d’un investisseur moyen.

Ces actifs alternatifs se caractérisent sous les traits suivants à savoir qu’ils offrent un retour positif, sont orientés vers la préservation du capital et apportent la diversification selon Sergio Miguez, coordinateur du Programme des Investissements Alternatifs de l’IEB. La crise récente a augmenté l’intérêt dans ce genre d’investissements. Et les perspectives font qu’elles risquent encore de gagner du terrain dans les portefeuilles. Il y aura des personnes qui s’orienteront forcément vers ces solutions, et pas forcément vers la Bourse.

Néanmoins, les experts insistent sur le fait de faire des différences parmi une classe qui intègre des actifs très différents. En Espagne, hormis les biens fonciers, l’or a été l’actif de prédilection des investisseurs en quête de diversification. Sa popularité, cependant, s’est vue tronquée par le fort déclin dont son prix a souffert au cours de l’année 2013 (il a perdu plus de 26% après douze ans de tendance haussière).

Selon Lizette Paternina, directrice générale de lingoro.com, les faibles perspectives de la revalorisation de l’or sur le court terme n’influent en rien sa condition de valeur de réserve. “L’or est et continuera d’être une valeur refuge pour notre patrimoine et un des meilleurs placements pour diversifier une partie de notre capital.

Tout comme l’or, durant ces dernières années, il existe différentes formes d’investissements dans des actifs physiques comme les diamants, les énergies propres voire les forêts bien qu’il s’agisse de marchés plus restreints et moins accessibles.

L’art a aussi été un investissement important pour les patrimoines importants. Carmen Reviriego, présidente de Wealth Advisory Services, explique que sa valeur garantit être un actif très sûr, par rapport au risque encouru, offrant de multiples options (différents styles de peinture, variété d’artistes), très mondialisé et très liquide. Carmen Reviriego affirme que le marché s’est beaucoup professionnalisé au cours de ces derniers temps (selon un indice propre, le Mei Moses) et dit  que la prolifération des fonds d’investissements dans l’art rend plus ‘abordable’ son entrée au sein du marché.

Peu liquide 

Le vin jouit aussi de cette même reconnaissance d’investissement alternatif. Carlos Andrés, directeur des Investissements de March Gestion, met en évidence les bonnes perspectives des affaires, grâce à la demande croissante de vin de qualité. Néanmoins, Andrés informe que le vin physique n’est pas tant un actif ‘liquide’ – ainsi, il conseille d’investir dans des compagnies du secteur, bénéficiant des meilleures perspectives du marché (comme le Baron de Ley et CVNE)

En plus de ces options intéressantes, tant Miguez que Caridad défendent la valeur de l’application de stratégies d’investissements alternatives dans des biens publics. Dans celles-ci, seraient prises en compte les tendances tant haussières que baissières, l’arbitrage entre actifs ou les couvertures de volatilité. ‘La règle des fonds OPCVM permet d’amples possibilités pour mener à bien des stratégies de protection très variées” selon Caridad.

Ext: Expansión del inversor. Supplément page 8 y Lingoro.info

La Banque Centrale de Suède révèle le volume et localisation de ses réserves d’or officielles

Vendredi, janvier 3rd, 2014

La Banque Centrale de Suède (Riksbank) a rendu public le volume et la localisation de son inventaire des réserves d’or officielles. Selon les informations communiquées par l’institution monétaire, les réserves d’or officielles accuseraient les 10.000 lingots et le volume serait estimé à 125,7 tonnes.

La publication du montant total des réserves dévoile, de plus, la distribution concrète et détaillée des endroits où l’or officiel est gardé. En voici le détail :

61,4 tonnes sont gardées par la Banque d’Angleterre, ce qui représenterait 48,8% du montant total. En deuxième lieu, 33.2 tonnes seraient gardées dans les chambres de la Banque du Canada, soit 26.4% du montant total. En troisième lieu,13.2 tonnes se trouveraient dans les chambres de la Réserve Fédérale à New-York, soit 10.5% du montant total des réserves.

Le pourcentage restant se répartit entre la Banque Nationale Suisse, soit 2.8 tonnes d’or (2.2% du total) et 12% restants (15.1 tonnes) qui sont gardés dans les chambres de la Banque Centrale suédois.

Dans le communiqué de presse publié par la Banque Centrale, il est indiqué que la valeur actuelle de ces réserves atteindrait les 37.300 millions de couronnes suédoises, soit approximativement 4244.74 millions d’euros. A ceci doit s’ajouter les réserves de devises étrangères, la valeur totale des réserves, propriété de Riksbank, s’élève à 44990 millions d’euros (409000 millions de couronnes suédoises).

La nécessité de posséder des réserves d’or est plus que justifié selon Riksbank; “Les réserves d’or,  propriété de la Banque Centrale, sont ancrées depuis le tout début de notre histoire, quand les billets et les pièces  pouvaient être échangés contre de l’or à la Banque Centrale. Aujourd’hui, l’or est un actif plutôt de réserve parmi tant d’autres dont dispose le Riksbank. Cependant, les réserves d’or sont justifiées de par le fait que la valeur de l’or suit normalement le même principe que la valeur des monnaies de réserve. La croissance de la valeur de nos réserves est beaucoup plus stable que si elles ne disposaient pas d’or”.

Ext:  OroyFinanzas.com et Communiqué de presse de la Banque Centrale de Suède

 

La Banque Centrale de Chypre n’a aucune intention de vendre ses réserves d’or

Jeudi, janvier 2nd, 2014

Après des mois d’incertitude et l’application d’un plan de sauvetage de la banque par le biais de fonds propres et d’épargnants disposant de plus de 100.000 euros de liquidités, la Banque Centrale de Chypre a rassuré ses investisseurs face à toute éventuelle vente de ses propres réserves officielles d’or.

Les sources qui insinuèrent une éventuelle vente d’or assurèrent que cela serait nécessaire afin d’obtenir des fonds pour rembourser les 10.000 millions d’euros avancés par le MEDE et la Troika (BCE, FMI et UE) en mars dernier pour le sauvetage. Cependant, un porte-parole de la Banque Centrale a démenti lors d’un communiqué auprès de Reuters en déclarant qu’il n’y avait aucune intention de vendre l’or.

Les réserves officielles d’or de Chypre, selon la Banque Centrale, représentent une valeur actuelle de 441 millions d’euros. Si celles-ci venaient à se vendre et supposant que l’on obtiendrait pour la vente la quantité marquée en livres, Chypre couvrirait à peine 5% de l’amortissement du prêt. Il faudrait dés lors recourir à la vente de biens patrimoniaux ou de d’autres richesses des années durant.

Peu de semaines après, les rumeurs sur les ventes des réserves d’or s’intensifièrent dû à l’accord favorable du gouvernement. Cependant, selon la loi chipriote, ce serait le gouverneur de la Banque Centrale qui aurait le dernier mot. Ce dernier a pourtant démenti l’intention de vendre les réserves d’or.

Le remboursement du prêt est un obstacle difficile à surmonter en ce moment pour une économie aussi précaire que celle de Chypre. Selon les projections effectuées par la Commission Européenne, l’économie chipriote chuterait à 3.9% en 2014 alors que la croissance ne serait que de 1,1% en 2015. Pendant ce temps, en 2014, le chômage rebondira (19.2% de la population active), le déficit public (-8.4% du PIB), l’inflation (+1.2%) et la dette publique (124.4% du PIB).

Ext : Reuters et OroyFinanzas.com

Des documents déclassifiés datant des années 1970 aux Etats-Unis mettent en évidence l’intérêt de contrôler l’or

Mercredi, janvier 1st, 2014

Les doutes d’intervention de la Réserve Fédérale sur la fixation des prix de l’or se renforcent après que certains documents datant des années 1970 aient été rendus publics et dans lesquels il était fait état de l’importance de contrôler l’or.

Le mémorandum datant du 3 juin 1975 est particulièrement révélateur : rédigé par l’économiste Arthur Burns, travaillant à la Réserve Fédérale, ce dernier l’envoya au Président Gérald Ford, mettant en copie certains responsables du gouvernement dont le Secrétaire d’Etat Henry Kissinger. Dans ce mémorandum, Burns préparait le discours du Président Ford pour le Comité Général du FMI qui devait avoir lieu 5 jours plus tard.

Lors de cette réunion, les représentants des gouvernements internationaux insistèrent à quel point le système de Bretton Woods était définitivement terminé. Il fallait définir un niveau champs d’action international, de nouveaux objectifs de politique monétaire (bien que çeux-ci étaient déjà anciens) et une nouvelle vision des avoirs de réserve. Il fallait faire quelque chose avec l’or en particulier.

Burns soulignait que l’or était la question essentielle lors de ces discussions : ‘les banques centrales et les gouvernements devraient-ils acheter autant d’or de n’importe quelle autre banque centrale que du marché privé ? …  Le Trésor s’inclinait quant à octroyer autant de liberté pour de telles transactions. La Réserve Fédérale s’y opposait.’

L’opposition de la Réserve  Fédérale partait du principe qu’il fallait mettre en place un plafond de réserves à savoir qu’une banque centrale ne pouvait acheter plus de réserves que son maximum autorisé. De cette façon, le commerce d’or serait contrôlé et une accumulation excessive de réserves pourrait être évitée de la part des banques centrales, évitant une explosion du prix en conséquence.

Quelques mois auparavant, en janvier 1975, un communiqué de presse émanant du FMI mettait en relief l’importance de contrôler le commerce d’or, limitant la politique interne des banques centrales : ‘l’intervention des autorités monétaires au niveau  des transactions liées à l’or devrait assurer une réduction progressive du rôle de l’or dans le système monétaire international.’

Burns continua son exposé en mettant en évidence 4 aspects vitaux de l’opinion de la Réserve Fédérale au sujet de l’or :

1 : L’or doit passer en second plan, pouvant servir de garantie de prêt en cas de crises de balances de paiements. Dans ce sens, l’or servirait seulement pour ce type de situations d’urgence puisqu’il est dénué de tout son sens économique – du point de vue de Burns – d’autres raisons pour accumuler de l’or.

2 : Il est nécessaire d’écarter l’or du champs d’action de la politique monétaire puisque celui-ci soulève beaucoup trop de problématiques, limitant extraordinairement la marge de manoeuvre des autorités monétaires.

3: Comme point de départ dans les négociations du nouveau système international, il serait nécessaire d’avoir un consensus de tous les pays au sujet du devenir de l’or. Les Etats-Unis, avec son pouvoir d’influence, devrait défendre l’imposition des plafonds quant aux quantités d’or accumulées. En fin de compte, le jugement des Etats-Unis doit s’imposer face au critère de la France et autres pays alliés.

4: Il serait dangereux que les banques centrales aient trop de pouvoir d’achat sur le marché de l’or. Ceci pourrait nuire aux objectifs de pouvoir contrôler la liquidé mondiale. Si Les gouvernements se mettent à acheter de l’or, il pourrait étendre l’offre monétaire afin de continuer d’acheter et susciter l’inflation.

Ces quatre points énoncés par Burns peuvent être résumés en deux questions : d’une part, l’or doit avoir un rôle de deuxième plan pour déranger le moins possible. D’une autre part, des mécanismes doivent être conçus pour que les banques centrales ne soient pas incitées à acheter de l’or et, ainsi, les déshabituer d’une devise qui soit uniquement adossée à la confiance et au cachet de l’Etat.

Tout au long du mémorandum, l’économiste consultant insister sur le fait e neutraliser la position de la France, totalement opposée aux plans de la réserve Fédérale. Les français demandaient une plus grande présence d’or dans le système monétaire afin qu’il puisse emmurer l’actif de réserve par excellence et facteur l’imitateur des politiques monétaires expansives.

Cependant, la vision de Burns a réussi par s’imposer par le biais du Président Ford. Il reçut l’appui des autres banquiers comme ceux de l’Allemagne, le Royaume-Uni et le Japon. Non seulement sont-ils parvenus à imposer la vision d’un système monétaire libre de l’or sinon aussi l’idée de contrôler le marché de l’or, s’imposant comme la contrepartie de la politique monétaire.

Ext : GATA et OroyFinanzas.com

La Banque Centrale de Finlande dévoile la quantité et la localisation de ses réserves d’or officielles

Mardi, décembre 31st, 2013
Banque Centrale de la Finlande

Banque Centrale de la Finlande

Après la Suède, c’est maintenant au tour de la Banque Centrale de la Finlande de dévoiler le volume et la localisation des réserves d’or officielles du pays. Selon le communiqué de presse publié par l’entité émettrice, la Finlande possèderait 49.04 tonnes d’or d‘une valeur estimée à 1.559 millions d’euros. Ce volume d’or se trouverait dans les chambres fortes des banques centrales suivantes : Banque d’Angleterre (51%), Banque Centrale de Suède  (20%), Réserve Fédérale des Etats-Unis à New-York (18%), Banque Nationale Suisse (7%) et le pourcentage restant dans la banque nationale du pays (4%).

Les Banques Centrales de Suède et de Finlande viennent de franchir un pas très important en dévoilant de telles informations. L’objectif est de donner plus de transparence sur le mode de fonctionnement interne des institutions monétaires et surtout de respecter le droit basique de chaque citoyen quant à savoir ce que devient le patrimoine national. En accord avec les Banques Centrales dépositaires d’or, la Banque Centrale de la Finlande a levé le voile du mystère qui sévit sur plus de la moitié de l’Europe concernant la manipulation des réserves d’or officielles.

Contrairement à ce que pensent certains analystes, le fait que les Banques Centrales détiennent de l’or est plus que justifié. La Banque Centrale est très ferme à cet égard. “Les  détentions d’or remontent à l’époque où les billets émis étaient adossés à l’or. De nos jours, l’importance de ce mode opérationnel lié à l’or est moindre mais est, cependant, toujours très important. L’or agit comme valeur refuge, particulièrement dans les situations d’urgence, de crise … L’or est parvenu à maintenir sa valeur en termes réels tout au long de l’Histoire, tout en étant étanche aux humeurs du moment du taux d’inflation”.

Depuis que la Finlande est passée à l’euro, les réserves d’or officielles se sont plus ou moins maintenues, fluctuant en fonction des échéances des contrats d’actions ou de swaps sur des types d’intérêts ou de divises dans lesquels la Banque Centrale a utilisé l’or comme sous-jacent.

Ext : OroyFinanzas.com et publication officielle de presse finlandaise

L’Allemagne a rapatrié 37 tonnes d’or en 2013

Dimanche, décembre 29th, 2013

Jens Weidmann, président du Deutsche Bundesbank a déclaré que l’Allemagne avait rapatrié 37 tonnes d’or de ses réserves à New-York et de Paris cette année. Le but final est d’entreposer la moitié de ses réserves nationales du métal jaune, soit environ 3.400 tonnes, dans ses propres coffres d’ici 2020.

Dans une entrevue concédée au Bild newspaper (en allemand), le directeur a affirmé que la banque a récupéré approximativement 1.5 milliard de dollars en or, dans l’objectif d’incrémenter les réserves détenues à Francfort. D’ici 2020, l’Allemagne veut ainsi avoir récupéré ses 700 tonnes d’or en provenance des Etats-Unis et de la France.

Weidmann ne remet pas en doute le degré de sécurité des coffres américains ou français dans la décision de faire rapatrier l’or national.

Au cours de la guerre froide, l’Allemagne de l’Ouest suivait la politique d’entreposer son or aussi loin possible dans le monde Occidental, dans le cas éventuel d’une invasion soviétique.

Les réserves allemandes cumulaient en 1968 près de 4000 tonnes, sept ans avant la fin du célèbre système de Bretton-Woods basé sur des taux de change internationaux fixes qui était soutenu par les réserves d’or.

Souffrance des ventes des pièces d’or d’American Eagle aux mois d’Aout et Septembre

Vendredi, décembre 27th, 2013

Les ventes de pièces d’or et d’argent d’American Eagle ont souffert d’une baisse après cinq mois consécutifs de croissance continue. Au mois d’Août, les ventes des pièces d’or se sont élevées à 11.500 onces et de 13.000 en Septembre.

La somme de ces deux quantités soit de 24.500 onces est légèrement en-dessous de la moitié des ventes réalisées sur le mois de Juillet, ce dernier ayant atteint un maximum historique de 50.500 onces.

Pour autant, les chiffres des ventes d’American Eagle tant en or qu’en argent, ont augmenté considérablement au mois d’Octobre. Après la fermeture du gouvernement des Etats-Unis et les problématiques liés  au gravissime problème de la dette auquel se confronte l’économie américaine, la demande de pièces d’or et d’argent aura rattrapé la plupart de l’écart des ventes entre Août et Septembre.

Concernant l’argent, la quantité vendue oscillera à 3 millions d’onces, pouvant atteindre les 45 millions d’ici la fin de l’année.

Graphique : Ratios or-argent en terme de ventes et valeur des ventes  (1986-2013)

Gold and Silver sales ratio

Source : SRSRocco Report

La croissance exponentielle des ventes de pièces d’or et d’argent fabriquées par le US Mint observe une autre variante des plus intéressantes : en 26 ans de production de pièces, le ratio des ventes argent-or observe une moyenne de 18/1 (dix-huit pièces en argent pour une pièce en or). En terme de ventes (valeur monétaire), le ratio or-argent serait de 3/1. Cependant, au cours de ces dernières huit années, le ratio des ventes a explosé jusqu’à atteindre 34/1.

Cette croissance quant au ratio des ventes s’explique de part l’augmentation exponentielle des ventes de pièces d’argent. Entre 2006 et 2013, les ventes d’American Eagle en argent ont atteint les 222 millions d’onces tandis que les American Eagle en or n’ont atteint que les 6.5 millions d’onces.

Il est facile d’interpréter ces chiffres. Une appétence flagrante pour les pièces d’American Eagle en argent. Beaucoup d’investisseurs voient en l’argent un actif du futur.

Ext : SRSRocco Report et © OroyFinanzas.com

Peut-on encore comparer l’or au Bitcoin ?

Vendredi, décembre 13th, 2013

bitcoin versus or

bitcoin versus or

Si l’on s’intéresse de près au Bitcoin – monnaie électronique – en ce moment, c’est parce que son cours, libellé en dollars, bat de nouveaux records, comme l’or en son temps (en septembre 2011 rappelez-vous). Nouvel Eldorado pour certains, bulle sur le point d’exploser pour d’autres, ce qui nous intéresse nous, chez loretlargent, ce sont l’alternative et les perspectives d’avenir qu’offrent l’or et le Bitcoin, deux monnaies libres qui n’en sont pas vraiment. Le Bitcoin est-il une monnaie qui restera underground ?

Success story d’une monnaie de « geek »

Monnaie créée par un Japonais (Satoshi Nakamoto) en 2009, à la base pour faciliter des transactions sur le web, un peu comme le dollar Linden dans l’univers virtuel Second Life, le Bitcoin a vite dépassé le cadre de quelques internautes férus d’informatique et séduit un plus large public.

Les raisons du succès : une totale liberté (il n’est adossé à aucun système bancaire, son fonctionnement dépend d’un simple protocole informatique), confidentialité, anonymat garanti… Pour échanger des bitcoins, il suffit juste d’un logiciel. Les transactions peuvent être effectuées depuis n’importe quel support numérique connecté (ordinateur, smartphone, tablette).

Un succès grandissant à tel point que l’été 2013, consécration, l’Allemagne l’a reconnue officiellement comme une « monnaie privée » (ce qui permet au pays de taxer cette monnaie au même titre que les autres).

La monnaie virtuelle a même atteint en novembre de nouveaux records en de 321 dollars le 7 novembre (ce qui était déjà un record en soi) et 1 073 dollars le 30 novembre dernier, approchant voire dépassant le cours de l’or avant fixing. C’est la première fois que le Bitcoin a franchi la barre des 1000$ depuis sa création !

Et des anecdotes qui font rêver : « Avec 17 euros de bitcoins en 2009, il achète un appartement ». Car c’est là que le virtuel rejoint le réel : le Bitcoin permet d’acheter des biens ou des services sur la toile ou s’échange directement contre du cash.

Forcément, ce succès fait grincer les dents des autorités bancaires qui ont la petite monnaie qui grimpe dans leur collimateur : autant de cash qui échappe à la fois à leur contrôle et à la possibilité de se faire un peu d’argent dessus au passage.
Monnaie dérégulée, sans contrôle ni aucune supervision bancaire, laissée aux mains des seuls utilisateurs (crime de lèse-majesté dans l’univers des institutions bancaires), spéculative, favorisant les transactions illicites, le blanchiment d’argent, taxée de « monnaie des mafieux »… le Bitcoin est accusé de tous les maux. Plusieurs autorités bancaires mettent en garde contre le Bitcoin, monnaie « hautement spéculative » et qui risque donc de ne plus rien valoir après explosion imminente de la bulle en formation. De la Banque de France à l’autorité bancaire européenne
en passant (à pied) par la Chine, les mises en garde pleuvent. Qu’en est-il vraiment ?

Pour les banques, or et Bitcoin sentent le souffre

C’est le point commun majeur entre ces deux monnaies qui ne sont pas ou plus reconnues officiellement par tous les Etats : le désamour des banques.

Et le cours du Bitcoin, comme celui de l’or, grimpe en période de tension sur les marchés et sur le plan politique : « Ainsi la récente crise politique des Etats-Unis autour du relèvement du plafond de la dette et du shutdown a redonné un nouveau souffle au bitcoin, peu de temps après la fermeture du site Internet distributeur de drogues, SilkRoad, où les transactions s’effectuaient en bitcoins », précise cet article paru dans Economie Matin.

La comparaison ne s’arrête pas là. Le phénomène de « ruée » en période de crise a bien été appréhendé par la communauté informatique clubic.com dans cet article pour qui le Bitcoin a pour modèle les métaux précieux et qui explique :
« Pour appréhender au mieux le concept d’une monnaie peer-to-peer, il suffit de penser à l’or. Contrairement aux monnaies fiduciaires, il en existe une somme finie sur notre planète. Avec les euros et les dollars, il est possible de faire fonctionner la planche à billets à volonté, au risque de créer de l’inflation. La pierre philosophale n’étant qu’une chimère, il est évidemment impossible d’en faire autant pour l’or. La plupart des crypto-monnaies reprennent à leur compte ce principe d’une quantité limitée, et prédéterminée, de ressources.
Le parallèle avec les métaux précieux peut même être poussé plus loin, puisque ces monnaies virtuelles doivent être extraites de leur gangue mathématique, minées à l’aide d’algorithmes de calculs qui font office de super pioche ».

Infographie comparative

L’infographie réalisée par Bite Digital pour le site goldmadesimple.com pousse la comparaison plus loin en comparant or et Bitcoin point par point.

 

Bitcoin

Or

Miné virtuellement sur Internet Miné physiquement dans la terre
Inventeur : Satoshi Nakamoto, 2009 Inventeur : Dieu, depuis la nuit des temps
S’échange depuis 4 ans S’échange depuis 3000 ans
Accepté par des milliers de traders en ligne Accepté par la plupart des banques, des millions d’entreprises et l’humanité toute entière
Extrêmement volatil Très stable
21 millions de Bitcoins en circulation 5,5 billions d’onces en circulation
Complètement virtuel, moche, dématérialisé On ne peut plus tangible, beau et rassurant

Même si cette infographie prend de façon évidente parti pour l’or, on retient que l’or offre une grande stabilité sur 3000 ans (on peut à peu près s’acheter les mêmes choses au cours des siècles, voire des millénaires : bœuf, tenue vestimentaire, vélo…).
Quant au Bitcoin, il est difficile de comparer sur seulement 4 ans, mais on ne peut que constater une immense volatilité, avec deux risques majeurs de bulle en avril dernier. Sa valeur avait chuté de 72% en quelques jours après avoir été multipliée par 20 en quelques semaines. Le cours de l’or, en baisse un an, observe néanmoins des courbes beaucoup plus stables.

 

L’état du Texas supprime l’impôt sur les ventes d’or et métaux précieux

Lundi, décembre 2nd, 2013

Depuis le 1er Octobre 2013, la vente de pièces fabriquées à partir de métaux précieux est exempte de tout impôt dans l’état américain du Texas. Ainsi, suite à cette disposition, le Texas devient le deuxième état à supprimer les impôts liées aux pièces d’or, d’argent et de platine et revient à sa position d’origine d’un point de vue fiscal.

Jusqu’au 1er Octobre 2013, quand les Texans achetaient des pièces d’or, d’argent ou de platine, la transaction était soumise à un type d’imposition de l’ordre de 6.25% pour toute valeur inférieure à 1000 dollars. Les achats supérieurs à 1000 dollars étaient exempts d’impôts.

L’achat de pièces bénéficiant ainsi de cette exemption d’impôts va pouvoir observer les mêmes conditions d’investissement que maints autres similaires sur d’autres marchés. Les propulseurs de cette nouvelle législation fiscale (The American Principles Project along with the American Open Currency Standard,) partent d’un principe extraordinairement simple : l’or et l’argent sont de l’argent et, par conséquent, ne devrait être soumis à aucun impôt.

Il est fort peu probable que l’investissement or et argent baisse, étant subordonné à la chute des monnaies fiat lors d’épisodes de forte inflation.

Le premier état à avoir supprimé les impôts sur l’achat – vente de pièces de métaux précieux fut la Louisiane. Dans cet état, le type d’imposition était de l’ordre de 4% applicable sur tout achat de pièces et de lingots. A fin Juin 2013, le Gouverneur républicain Bobby Jindal prononçait l’entrée en vigueur du nouveau décret signé.

Le Texas s’unit à la Louisiane et à l’Utah pour faire en sorte que l’or, l’argent et la platine soient reconnus comme argent légal et valeur refuge en tant qu’investissements. StateLegalTender.com est une organisation qui cherche à faire valoir ses principes, exerçant une certaine pression notamment au niveau de son portail internet. En effet, il est annoncé chaque jour que plus de 28 états américains continuent d’appliquer des impôts sur les investissements axés sur l’or, l’argent et la platine.

Ext : Mine Web et © OroyFinanzas.com

Que se passe-t-il quand il est demandé aux Indiens d’arrêter d’acheter de l’or ?

Vendredi, novembre 29th, 2013

Tout le monde sait que l’Inde a eu la demande d’or la plus élevée parmi tous les autres pays au cours du deuxième trimestre 2013, selon les données du Conseil Mondial de l’Or. Elle fut la plus élevée au cours de ces dix dernières années couvrant un volume de 310 tonnes sous formes de bijoux, lingots et pièces d’or.

Nous pouvons aussi constater que l’Inde n’est pas le seul pays en Asie à être attaché à l’or. La Chine fait également partie de ces pays. D’ailleurs, elle  a enregistré des records de livraisons d’or provenant du Shanghai Gold Exchange et les bijouteries abondaient d’acheteurs à Pékin, Shanghai et Guangzhou.

Selon le Conseil Mondial de l’Or, 60% de la demande en bijoux et presque la moitié en lingots et pièces d’or au deuxième trimestre 2013 provenaient de ces deux pays à eux seuls.

L’or, le Conseil Mondial de l’Or

Alors que les ETF et autres formes d’investissement d’or papier éprouvaient des difficultés, la demande d’or physique montait en flèche. En plus de la Chine et de l’Inde, les gens aux Etats-Unis, en Europe, en Turquie et au Moyen-Orient achetaient des tonnes de bijoux, de lingots et de pièces en or.

Cela nous démontre indéniablement le succès de l’or.

En Inde, le Commerce de l’Amour s’est maintenu malgré les taxes d’importation sur l’or imposées par le gouvernement dans le but de réduire l’actuelle balance déficitaire du pays. En fait, selon le Conseil Mondial de l’Or, la demande en bijoux, lingots et pièces d’or en Inde a augmenté de plus de 70% au deuxième trimestre 2013 par rapport à la même période l’année dernière.

Malgré l’augmentation des taxes d’importation, la demande pour l’or physique s’est maintenue, prouvant à quel point l’Inde demeure attachée au métal jaune.

Pendant des décennies, les familles en Inde ont célébré leurs mariages, naissances, fêtes et vacances sur la base de l’or et ces traditions sont transmises de génération en génération. Dans le cas de l’industrie du mariage, par exemple, presque la moitié de l’or acheté par les Indiens est destiné aux bagues. Environ 10 millions de mariages ont lieu chaque année en Inde, ce qui représente beaucoup d’or.

La culture de l’Inde est très différente de celle des pays occidentaux. Il faut assister à un mariage en Inde, être témoin de cette célébration  spéciale et unique pour comprendre la place de l’or comme une union entre familles.

Cependant, le record de la demande pour l’or dernièrement connait d’autres motivations que celle de l’amour. Les Indiens en achètent par crainte des impacts des infâmes politiques gouvernementales corrompues.

Souvent, les politiques gouvernementales sont précurseurs de changement. De bonnes politiques peuvent conduire à une croissance économique et feront que les marchés répondront favorablement en conséquence. De mauvaises politiques peuvent avoir l’effet inverse. Dans le cas de l’Inde, les Indiens achètent de l’or par amour pour leur famille et leurs amis intimes, de même ils en achètent pour se protéger.

Il suffit de regarder  le graphique ci-dessous, nous démontrant le rapport de l’or face à la roupie comparé à celui du dollar américain. Aux Etats-Unis, là où le dollar a repris, l’or n’a augmenté que de 12% sur une base cumulative au cours de ces trois dernières années. Cependant, dans le cas d’un pays avec une monnaie très affaiblie, l’or a augmenté de  plus de 50%.

Il est à croire que les Indiens continueront d’acheter de l’or malgré l’augmentation de la taxe d’importation du pays.

L’Inde achète toujours plus d’or au moment des périodes de fête, en plus des événements bien particuliers. Certains diront que les Indiens achèteront moins d’or du fait que la règlementation s’est endurcie et que la roupie s’est nettement affaiblie ayant pour conséquence que le métal jaune soit plus cher. Les données du Conseil Mondial de l’Or annoncent pourtant l’opposé.

 

Source : usfunds.com

La crise, l’Or et les autres alternatives d’investissements

Mardi, novembre 26th, 2013

 

 

Marion Mueller, fondatrice et directrice de Oroyfinanzas.com

Lizette Paternina, directrice de notre plateforme hispanique Lingoro, a eu le plaisir de s’entretenir avec Marion Mueller, fondatrice et directrice de Oroyfinanzas.com ainsi que vice-présidente de l’Association Espagnole des Métaux Précieux.

Au cours de cette entrevue, Marion Mueller partage avec nous son avis sur le présent et l’avenir de l’or ainsi que de la situation économique mondiale.

1. Que pensez-vous de la situation économique mondiale actuelle, que pourrait-il se passer ?

R: Peut-être que le danger majeur qui menace l’économie actuelle est la mise en place du “tapering”. Après plusieurs années de doping permanent de l’économie et l’avilissement des différentes monnaies, le retrait du QE (plan d’assouplissement quantitatif) serait un choc traumatique qui aurait un impact surtout sur les finances publiques et les comptes de la banque.

Les Etats sont intégralement dépendants de la “planche à billets”. Sans elle (cas improbable mais que nous devons contempler), la crise de la dette ne pourrait cesser puisque, de toute manière, il n’existe pas de solutions pour financer un coût croissant avec des revenus diminuant davantage chaque fois.

2. Que pensez-vous de la tendance baissière que connait l’or cette année?

R: Après une décennie de marché haussier, comme tout actif sur un marché, l’or devait connaitre une correction pour supprimer l’écart entre le prix et ses fondamentaux. Cependant, en ce moment, le marché demeure inerte sans aucune raison apparente.

En diverses occasions nous nous sommes posés la question à savoir si le marché était manipulé. Devant une telle situation, il faut y songer. Les grands acteurs du marché sont peut-être intervenus pour faire plonger les prix de l’or et récolter de l’argent comme le fruit de la spéculation, pariant même contre leurs propres clients et leur donnant des conseils contraires à leur comportement.

3. Pensez-vous que les fondamentaux de l’or demeurent intactes ? Est-il conseillé de continuer à investir dans l’or physique ?

R: Les fondamentaux de l’or sont, en ce moment, plus forts qu’auparavant. Ils ont souffert d’un changement important du fait de l’aggravation de la situation politique aux Etats-Unis et du ralentissement de la croissance des pays émergents.

De ce fait, et pour maintes autres raisons, il est conseillé d’investir dans l’or physique. Des milliers de millions d’épargnants asiatiques s’accrochent à l’or afin d’éviter la chute de leur pouvoir d’achat. Il est essentiel que l’investissement se fasse dans l’or physique car l’or papier est très manipulé comme nous l’avons déjà évoqué.

4. Quelles sont les prévisions pour le prix de l’or pour le reste de l’année 2013 et 2014?

R: Il est impossible de prévoir car nous parlons de l’avenir. Cependant, pour ce qui est du reste de cette année, le prix de l’or pourrait demeurer aux alentours des 1300 dollars l’once. Puis, en 2014, il pourrait connaitre une hausse importante.

5. A l’exception de l’or, quelles sont, selon vous, les autres alternatives d’investissement afin de se protéger de la crise ?

R/: Il peut être intéressant d’investir dans les obligations de grandes sociétés, de financer les petites et moyennes entreprises (justement, il vient de s’inaugurer le nouveau Mercado Alternativo Bursátil, sorte de marché boursier par le biais duquel pourront se financer les petites et moyennes entreprises sans avoir à dépendre des banques) ou encore les marchés d’échange de biens immobiliers comme la terre ou encore l’approvisionnement d’eau ou biens publics tels que les travaux publics ou la poste.

6. Quel est, selon vous, le profil de l’espagnol qui souhaite investir dans l’or ? Est-ce que l’Espagne est un pays intéressé par le métal jaune?

R:En Espagne, il est de tradition de préserver son patrimoine avec de l’or. Cependant, le fait d’y investir est très rare puisqu’il s’agit en général de bijoux ou de pièces d’orfèvrerie qui sont transmis de parents aux enfants et qui terminent très rarement sur le marché sous d’autres formes. Je crois que l’or gagnerait à être davantage commercialisé par d’autres voies en Espagne et vaincre les craintes que beaucoup d’investisseurs ont, surtout quant à l’endroit où garder l’or acheté ou encore la fiabilité des intermédiaires utilisés.

Source : Lingoro.com

 

Médailles et jetons de la Banque de France : un art expliqué par Didier Bruneel

Samedi, octobre 26th, 2013

Véritable spécialiste de la Banque de France, Didier Bruneel explore après son livre Les Secrets de l’or en 2012, un aspect à la fois numismatique et historique de l’établissement. « On peut voir dans une médaille ce que fondamentalement elle est, c’est-à-dire un témoignage« , estime d’ailleurs Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, en préface de l’ouvrage. Ces deux facettes, numismatique et historique, permettent de lever le voile sur un riche patrimoine. Véritable guide très illustré des monnaies et des jetons de la Banque de France – mais pas seulement -, cet ouvrage en explore tous les aspects méconnus… et rend hommage au travail des artistes qui les ont créés, et à celui des hommes qui les ont imaginés.

Jeton, médaille ou méreau ?

Quelles sont les origines des médailles… et surtout, quels sont les objets qui peuvent être véritablement désignés sous ce terme ? C’est cette première définition qui introduit l’ouvrage de Didier Bruneel. « La médaille est avant tout associée aux notions de récompense et de commémoration, estime-t-il. Les médailles qui ont font l’objet du présent ouvrage relèvent bien évidemment de cette catégorie« . Tout en mettant en avant « l’attrait qu’exercent les médailles et la pratique de leur remise« , Didier Bruneel revient également sur les origines étymologiques et historiques des jetons, qu’il s’agisse de méreaux, de jetons de compte ou de jetons de présence. Ce sont d’ailleurs ces jetons de compte qui sont à l’origine de l’expression « être un faux jeton ». Frappés comme des monnaies en cuivre, en plomb ou dans des métaux plus nobles, certains furent en effet utilisés frauduleusement à la place de monnaie !

De nombreuses médailles pour la Banque de France

Témoignages de reconnaissance, ou frappées à titre commémoratif… Selon l’auteur, les médailles de la Banque de France sont nombreuses : difficile d’ailleurs « de les identifier toutes » ou de connaître avec précision le nombre d’exemplaires. Cela commence d’ailleurs avec la médaille dite « de la banque » en 1804, un « long feuilleton anecdotique« . Où on apprendra que l’impératrice Eugénie, par exemple, s’est vu remettre l’une d’elles… et que l’avers comme le revers de cette médaille serviront pour les réalisations de la Banque de France dans les années qui suivirent. Un croquis détaillé reprend le dessin de cette médaille. Avec plusieurs références à l’Antiquité comme Mercure et Minerve, et d’autres tirées de l’histoire de la France, la médaille rappellera sans doute bien d’autres pièces aux numismates.

Depuis les visites des personnalités…

Jalons de l’histoire française de ces deux derniers siècles, les médailles de la Banque de France mais aussi les personnalités qui les reçurent ont fait l’objet de recherches détaillées de la part de Didier Bruneel. Une véritable plongée dans des souvenirs de leurs visites à la Banque de France : celle du maréchal Mac Mahon en 1876, ou celle du duc et la duchesse de Windsor en 1939… Les documents les plus variés illustrent les recherches de l’auteur…. Jusqu’aux factures des réceptions d’avant-guerre.

… jusqu’aux médailles marquées par l’Histoire

Les médailles de la Banque de France comme récompenses, mais également commémoratives. C’est le cas notamment des médailles de la Marine Nationale, frappées en 1948 par la Banque de France et remises aux commandants des bâtiments qui ont participé à l’évacuation de l’or français dès le début de la Seconde guerre mondiale. En 1947, le croiseur Georges-Leygues transportera d’ailleurs 89 tonnes d’or vers New-York… et ce sera le dernier transport d’or de cette grande opération.
Autre guerre, autre médaille : des années plus tôt, en 1915, la Banque de France avait également frappé une médaille du souscripteur, ou « médaille du Coq gaulois », destinée à récompenser les Français ayant versé de l’or pour l’effort de guerre.

Jetons et monnaie de confiance

Les médailles ne sont pas les seules à faire l’objet d’une étude historique approfondie. C’est également le cas des jetons, sous la forme des monnerons (les monnaies de confiance) ou celle des jetons de présence. Ces derniers étaient délivrés à titre de courtoisie, pour services rendus… ou vendus au prix de la valeur du métal.

Quelques mots sur l’auteur

Après Les Secrets de l’or, paru en 2012, Didier Bruneel explore les archives et l’histoire de la Banque de France, mais surtout de ses médailles et de ses jetons. Il est d’ailleurs l’un des fondateurs de la Mission historique de la Banque de France. Il a également occupé les fonctions de directeur général adjoint des études, de secrétaire général et de directeur général des opérations. Didier Bruneel est désormais conseiller auprès du gouverneur pour les questions historiques, et directeur général honoraire de la Banque de France. Mais il est également un auteur prolifique : outre Les Secrets de l’or, il est également l’auteur de La Monnaie (2012) et Des Banques coloniales à l’Iedom (2011).

Médailles et jetons de la Banque de France, en vente sur Amazon.

La Pologne sollicite le rapatriement de ses réserves d’or. 

Mercredi, septembre 18th, 2013

La Pologne suit l’exemple de la Suisse et de l’Allemagne et sollicite le rapatriement de ses réserves d’or entreposées aux Etats-Unis et à la Banque d’Angleterre. Deux économistes ont mis en place une campagne du nom de Oddajcie Nasze Zloto – rendez-nous notre or – qui consiste à récupérer plus de 100 tonnes d’or polonais déposé dans les chambres fortes de la Banque d’Angleterre depuis plus de soixante-dix ans. Les principaux partisans de ce mouvement citoyen appartiennent aux branches nationales d’institutions comme l’Institut Ludwig von Mises, le Bureau Central des Affaires, la Monnaie de Wroclaw (Mennica Wroclawska) et d’autres fondations et associations dédiées aux études historiques. Selon le Vice-Président de la Monnaie de Wroclaw, Piotr Wojda, des réunions ont eu lieu entre les représentants du mouvement et les membres du Parlement polonais afin d’évoquer les sujets relatifs à la sécurité de l’or polonais détenu à l’étranger. Au cours de cette réunion, les cas de mouvements similaires en Allemagne, en Suisse et aux Etats-Unis ont été abordés. Un accord fut conclu entre les membres instigateurs de la demande du rapatriement de l’or et les députés du Parlement de Varsovie. Se présentant plutôt sous forme d’un questionnaire, ce dernier fut envoyé au Président de la Banque Centrale de Pologne, Marek Belka, pour éclaircir les points suivants :

-          Connaitre la quantité exacte d’or gardé dans les coffres de la Banque d’Angleterre.

-          Disposer des informations relatives à l’or entreposé comme la pureté, le nombre d’onces, les numéros de série …

-          Savoir si un éventuel audit a été effectué au cours de ces soixante dix années depuis que l’or y est entreposé.

-          Savoir quel est le processus d’achat et de vente d’or et comment de telles décisions peuvent être prises.

-          Connaitre les raisons pour lesquelles la Banque Centrale de Pologne n’a pas accumulé davantage de réserves d’or au cours de ces derniers mois lors de la baisse significative du cours de l’or. Ce questionnaire est fondamental car il permettra de découvrir la stratégie de la Banque Centrale de Pologne et les informations liées à celle-ci. Les autorités financières déploieront certainement tous les moyens afin de récupérer l’or entreposé à Londres. Tout dépendra de l’aboutissement final de la demande de l’Allemagne concernant le rapatriement de ses réserves détenues aux Etats-Unis.

Source: GATA © OroyFinanzas.com

Les pièces d’or de la Colombie

Samedi, septembre 7th, 2013

Les pays de l’Amérique Latine ont une histoire très riche en numismatie de par les différentes périodes qu’ils ont traversées de la conquête, en passant par l’Indépendance et les différentes républiques dans certains cas.

Dans le cas de la Colombie, ce sont six différentes périodes qui ont influencé la frappe des pièces, en voici le détail :

-          Epoque colonniale

-          La première République de la Colombie ou patrie BOBA.

-          La République de la Nouvelle Grenade

-          La Confédération grenadine (formée par la Colombie et le Panama)

-          Les Etats-Unis de la Colombie

-          La République définitive, que nous connaissons jusqu’à de nos jours

Epoque Colonniale 

Elle s’étend de 1550 à 1810, période au cours de laquelle les espagnols se sont installés sur le continent américain nouvellement découvert, implantant ainsi la culture espagnole sur les terres colombiennes.

Les changements furent nombreux au cours de cette période couvrant les domaines politique, économique, religieux et la culture en général.

L’or était au centre de l’économie à cette époque. C’était la raison pour laquelle les espagnols avaient décidé de s’installer et de s’étendre sur tout le territoire colombien, à la recherche de métaux précieux. Pour les espagnols, l’or était un moyen qui leur permettait d’occuper une meilleure position en Espagne, puisqu’à cette époque-là, les titres de noblesse étaient donnés en fonction des quantités de métaux précieux détenus.

C’est au cours de l’époque colonniale que commençèrent à être frappées les premières pièces en Colombie. En 1621, l’ingénieur militaire Alonso Turrillo de Yebra, par ordre royal, fonda le premier atelier colombien, où furent frappées de manière artisanale les premières ‘macuquinas’ d’or d’Amérique, qui sont connus aussi sous le nom de ‘doublons’.

Les doublons équivalaient à 2 escudos et ces derniers à 16 réales.

Description des Escudos

 

Doublon de 8 escudos

Il existait différents types : de 1, de 2, de 4 et de 8.

Ceux de 1 Escudo pesaient 3,38 grammes, 0.8750 d’or et 0.952 d’once  et furent frappés sous le règne de Charles IV.

Avers: Buste de Charles IV, en uniforme regardant vers la droite.

Revers:  Armoiries apparaissant dans une chaine de l’Ordre.

Selon la légende, certaines pièces faisaient allusion à Charles III alors que d’autres tendaient vers FERDND VII.

Les premières pièces étaient plutot irrégulières. Elles ne maintenaient pas la forme parfaitement circulaire de toutes pièces d’aujourd’hui, de par sa conception artisanale. Peu à peu, elles furent conçues par des machines sous le règne de Fernand VI, qui rendirent possible une finition circulaire et la perfection de la frappe.

Les 2 escudos pesaient 6.76 grammes – 0.8750 d’or et 1904 d’once..

Avers: buste de Charles IV, en uniforme, regardant vers la droite.

Revers: Armoiries apparaissant dans une chaine de l’Ordre.

 

Les 4 et 8 escudos pesaient 13.5337 grammes et 27.0674 grammes respectivement, l’avers et le revers sont communs à ceux antérieurement décrits, en incluant sur certains la légende de CHARLES VII et sur d’autres celle de FERDND VII.

La première République de la Colombie

Connue aussi sous le nom de la Patrie Boba, ce fut une période comprise entre 1810 et 1816 où il fut question de mettre en place un nouveau gouvernement après l’expulsion des espagnols. D’un côté, les centristes dirigés par Antonio Nariño dont le modèle de gouvernement centriste fracassa la première fois, essentiellement dû à l’opposition de certaines provinces  comme Antioquia, Cartagena, Pamplona, Neiva et Tunja qui souhaitaient un gouvernement indépendant par régions. Ces discussions menèrent uniquement à une guerre civile, favorable à la reconquête espagnole. L’indépendance absolue fut obtenue en 1819.

Ce fut à cette époque que vit le jour le peso colombien en 1810, remplaçant le real.

1 escudo: 16 reals

1 peso: 8 reals

Il est possible de trouver au cours de cette période tant des pesos que des escudos.

Sur ces pièces, commence à apparaitre pour la première fois sur le revers un des éléments qui fait partie des symboles patriotiques de la Colombie comme la cornucopia ou la corne d’abondance, qui apparait de nos jours sur les armoiries de la République de la Colombie.

Cette corne d’abondance déverse l’or et les fruits de la zone la plus chaude du pays.

Revers de la pièce de 8 escudos de la 1ère République de la Colombie

Sur le revers des premiers pesos, il peut être observé les fruits de la terre qui sont déversés.

Sur la partie supérieure du revers, il est porté mention du nom de l’atelier qui a frappé la pièce : Bogota ou Popayan.

Noms des ateliers colombiens B, BA: Bogotá

P, PN, Pn POPAYAN: Popayán

C, NER, NR,NRE,R,RN,S: Cartagena

M: Medellin

SM: Santa Marta

Initiales des essayeurs des ateliers de Bogota et Popayan :

F: Francisco Rodríguez (de 1800 à 1822)

J: Juan José Trujillo y Mutienx (de 1780 à 1803, 1810 à 1822)

J: José Antonio Rodríguez et Uzguiano (de 1803 à 1822)

République de Nouvelle Grenade

Au cours de cette période, commencèrent à être frappées des pièces avec les armoiries de la Colombie et le condor apparaissant sur le revers. Sur la partie supérieure, apparait la valeur nominale de la pièce : Dix pesos, six pesos, etc …au lieu de l’atelier.

Sur l’avers, bordant la silhouette féminine, peut se lire : REPUBLIQUE DE NOUVELLE GRENADE.

L’avers et le revers des 16 pesos de la République de Nouvelle Grenade

 

La République définitive : les 5 et 10 pesos de Simon Bolivar

L’avers de la 10 pesos de Simon Bolivar

C’est au cours de cette période que furent frappées les  pièces de plus grande importance pour les numismates actuels. L’exemple nous est fourni avec les pièces de 5 et 10 pesos colombiens qui intéressent tant les collectionneurs que les investisseurs qui souhaitent disposer de quelques pièces colombiennes au sein de leur portefeuille.

Sur ces pièces, apparait Simon Bolivar sur l’avers marqué para la légende : REPUBLIQUE DE LA COLOMBIE, et sur la partie inférieure du buste, la date de frappe.

Sur certaines des pièces de 5 pesos, des années 1924 à 1927, peut se lire sous le buste de Simon Bolivar :Medellín, désignant l’atelier.

Sur le revers, les armoiries affichant le condor, et sur la partie inférieure est mentionné le poids. Sur la partie droite, s’affichent la pureté ou le decret de la pièce.

- Poids de la pièce de 5 pesos : 7.981 grammes – 0.9170 d’or. 2355 Onces.

- Poids de la pièce de 10 pesos : 15.9761 grammes – 0.9170 d’or. 4710 Onces.

Revers de la pièce de 10 pesos avec les armoiries nationales

Dispose d’un diamètre de 25.90 mm et un alliage en cuivre.

Pour les colombiens, ces pièces ont une valeur spéciale, elles représentent la liberté obtenue après tant de batailles et de sang déversé. Une manière de faire honneur à son libérateur Simon Bolivar qui a donné sa vie pour une terre libre.

Ce sont des pièces de design très simple mais elles sont riches d’une grande histoire.

10 questions types sur l’or ! – Le Contrarien Matin du 4 Septembre 2013

Mercredi, septembre 4th, 2013
Le Contrarien Matin du 4 Septembre 2013

Le Contrarien Matin du 4 Septembre 2013

Interrogé par un journaliste espagnol, je vous propose aujourd’hui la traduction en français de ce petit jeu de questions/réponses autour de l’un de nos sujets favoris : l’or !
Ces questions posées je les ai trouvées très conformes à la pensée médiatique actuelle. C’est la raison pour laquelle je voulais partager avec vous ces réponses. En France comme en Espagne finalement les questions que l’on se pose sont les mêmes, les préoccupations identiques, les interrogations similaires…

L’once d’or est passée de 1 800 à 1 300 dollars en deux ans. Qu’est-ce qui a changé dans le marché ?
Est-il rentable d’investir en or dans des périodes où la crainte et l’incertitude planent sur les marchés?
Quelles sont les prévisions pour le marché de l’or quand la Réserve Fédérale commencera à retirer son plan de stimulation ?

> Lire la suite des questions et réponse sur Le Contrarien Matin

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "