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Archive for the ‘Monnaie’ Category

La Banque Centrale de Finlande dévoile la quantité et la localisation de ses réserves d’or officielles

Mardi, décembre 31st, 2013
Banque Centrale de la Finlande

Banque Centrale de la Finlande

Après la Suède, c’est maintenant au tour de la Banque Centrale de la Finlande de dévoiler le volume et la localisation des réserves d’or officielles du pays. Selon le communiqué de presse publié par l’entité émettrice, la Finlande possèderait 49.04 tonnes d’or d‘une valeur estimée à 1.559 millions d’euros. Ce volume d’or se trouverait dans les chambres fortes des banques centrales suivantes : Banque d’Angleterre (51%), Banque Centrale de Suède  (20%), Réserve Fédérale des Etats-Unis à New-York (18%), Banque Nationale Suisse (7%) et le pourcentage restant dans la banque nationale du pays (4%).

Les Banques Centrales de Suède et de Finlande viennent de franchir un pas très important en dévoilant de telles informations. L’objectif est de donner plus de transparence sur le mode de fonctionnement interne des institutions monétaires et surtout de respecter le droit basique de chaque citoyen quant à savoir ce que devient le patrimoine national. En accord avec les Banques Centrales dépositaires d’or, la Banque Centrale de la Finlande a levé le voile du mystère qui sévit sur plus de la moitié de l’Europe concernant la manipulation des réserves d’or officielles.

Contrairement à ce que pensent certains analystes, le fait que les Banques Centrales détiennent de l’or est plus que justifié. La Banque Centrale est très ferme à cet égard. “Les  détentions d’or remontent à l’époque où les billets émis étaient adossés à l’or. De nos jours, l’importance de ce mode opérationnel lié à l’or est moindre mais est, cependant, toujours très important. L’or agit comme valeur refuge, particulièrement dans les situations d’urgence, de crise … L’or est parvenu à maintenir sa valeur en termes réels tout au long de l’Histoire, tout en étant étanche aux humeurs du moment du taux d’inflation”.

Depuis que la Finlande est passée à l’euro, les réserves d’or officielles se sont plus ou moins maintenues, fluctuant en fonction des échéances des contrats d’actions ou de swaps sur des types d’intérêts ou de divises dans lesquels la Banque Centrale a utilisé l’or comme sous-jacent.

Ext : OroyFinanzas.com et publication officielle de presse finlandaise

L’Allemagne a rapatrié 37 tonnes d’or en 2013

Dimanche, décembre 29th, 2013

Jens Weidmann, président du Deutsche Bundesbank a déclaré que l’Allemagne avait rapatrié 37 tonnes d’or de ses réserves à New-York et de Paris cette année. Le but final est d’entreposer la moitié de ses réserves nationales du métal jaune, soit environ 3.400 tonnes, dans ses propres coffres d’ici 2020.

Dans une entrevue concédée au Bild newspaper (en allemand), le directeur a affirmé que la banque a récupéré approximativement 1.5 milliard de dollars en or, dans l’objectif d’incrémenter les réserves détenues à Francfort. D’ici 2020, l’Allemagne veut ainsi avoir récupéré ses 700 tonnes d’or en provenance des Etats-Unis et de la France.

Weidmann ne remet pas en doute le degré de sécurité des coffres américains ou français dans la décision de faire rapatrier l’or national.

Au cours de la guerre froide, l’Allemagne de l’Ouest suivait la politique d’entreposer son or aussi loin possible dans le monde Occidental, dans le cas éventuel d’une invasion soviétique.

Les réserves allemandes cumulaient en 1968 près de 4000 tonnes, sept ans avant la fin du célèbre système de Bretton-Woods basé sur des taux de change internationaux fixes qui était soutenu par les réserves d’or.

Souffrance des ventes des pièces d’or d’American Eagle aux mois d’Aout et Septembre

Vendredi, décembre 27th, 2013

Les ventes de pièces d’or et d’argent d’American Eagle ont souffert d’une baisse après cinq mois consécutifs de croissance continue. Au mois d’Août, les ventes des pièces d’or se sont élevées à 11.500 onces et de 13.000 en Septembre.

La somme de ces deux quantités soit de 24.500 onces est légèrement en-dessous de la moitié des ventes réalisées sur le mois de Juillet, ce dernier ayant atteint un maximum historique de 50.500 onces.

Pour autant, les chiffres des ventes d’American Eagle tant en or qu’en argent, ont augmenté considérablement au mois d’Octobre. Après la fermeture du gouvernement des Etats-Unis et les problématiques liés  au gravissime problème de la dette auquel se confronte l’économie américaine, la demande de pièces d’or et d’argent aura rattrapé la plupart de l’écart des ventes entre Août et Septembre.

Concernant l’argent, la quantité vendue oscillera à 3 millions d’onces, pouvant atteindre les 45 millions d’ici la fin de l’année.

Graphique : Ratios or-argent en terme de ventes et valeur des ventes  (1986-2013)

Gold and Silver sales ratio

Source : SRSRocco Report

La croissance exponentielle des ventes de pièces d’or et d’argent fabriquées par le US Mint observe une autre variante des plus intéressantes : en 26 ans de production de pièces, le ratio des ventes argent-or observe une moyenne de 18/1 (dix-huit pièces en argent pour une pièce en or). En terme de ventes (valeur monétaire), le ratio or-argent serait de 3/1. Cependant, au cours de ces dernières huit années, le ratio des ventes a explosé jusqu’à atteindre 34/1.

Cette croissance quant au ratio des ventes s’explique de part l’augmentation exponentielle des ventes de pièces d’argent. Entre 2006 et 2013, les ventes d’American Eagle en argent ont atteint les 222 millions d’onces tandis que les American Eagle en or n’ont atteint que les 6.5 millions d’onces.

Il est facile d’interpréter ces chiffres. Une appétence flagrante pour les pièces d’American Eagle en argent. Beaucoup d’investisseurs voient en l’argent un actif du futur.

Ext : SRSRocco Report et © OroyFinanzas.com

Peut-on encore comparer l’or au Bitcoin ?

Vendredi, décembre 13th, 2013

bitcoin versus or

bitcoin versus or

Si l’on s’intéresse de près au Bitcoin – monnaie électronique – en ce moment, c’est parce que son cours, libellé en dollars, bat de nouveaux records, comme l’or en son temps (en septembre 2011 rappelez-vous). Nouvel Eldorado pour certains, bulle sur le point d’exploser pour d’autres, ce qui nous intéresse nous, chez loretlargent, ce sont l’alternative et les perspectives d’avenir qu’offrent l’or et le Bitcoin, deux monnaies libres qui n’en sont pas vraiment. Le Bitcoin est-il une monnaie qui restera underground ?

Success story d’une monnaie de « geek »

Monnaie créée par un Japonais (Satoshi Nakamoto) en 2009, à la base pour faciliter des transactions sur le web, un peu comme le dollar Linden dans l’univers virtuel Second Life, le Bitcoin a vite dépassé le cadre de quelques internautes férus d’informatique et séduit un plus large public.

Les raisons du succès : une totale liberté (il n’est adossé à aucun système bancaire, son fonctionnement dépend d’un simple protocole informatique), confidentialité, anonymat garanti… Pour échanger des bitcoins, il suffit juste d’un logiciel. Les transactions peuvent être effectuées depuis n’importe quel support numérique connecté (ordinateur, smartphone, tablette).

Un succès grandissant à tel point que l’été 2013, consécration, l’Allemagne l’a reconnue officiellement comme une « monnaie privée » (ce qui permet au pays de taxer cette monnaie au même titre que les autres).

La monnaie virtuelle a même atteint en novembre de nouveaux records en de 321 dollars le 7 novembre (ce qui était déjà un record en soi) et 1 073 dollars le 30 novembre dernier, approchant voire dépassant le cours de l’or avant fixing. C’est la première fois que le Bitcoin a franchi la barre des 1000$ depuis sa création !

Et des anecdotes qui font rêver : « Avec 17 euros de bitcoins en 2009, il achète un appartement ». Car c’est là que le virtuel rejoint le réel : le Bitcoin permet d’acheter des biens ou des services sur la toile ou s’échange directement contre du cash.

Forcément, ce succès fait grincer les dents des autorités bancaires qui ont la petite monnaie qui grimpe dans leur collimateur : autant de cash qui échappe à la fois à leur contrôle et à la possibilité de se faire un peu d’argent dessus au passage.
Monnaie dérégulée, sans contrôle ni aucune supervision bancaire, laissée aux mains des seuls utilisateurs (crime de lèse-majesté dans l’univers des institutions bancaires), spéculative, favorisant les transactions illicites, le blanchiment d’argent, taxée de « monnaie des mafieux »… le Bitcoin est accusé de tous les maux. Plusieurs autorités bancaires mettent en garde contre le Bitcoin, monnaie « hautement spéculative » et qui risque donc de ne plus rien valoir après explosion imminente de la bulle en formation. De la Banque de France à l’autorité bancaire européenne
en passant (à pied) par la Chine, les mises en garde pleuvent. Qu’en est-il vraiment ?

Pour les banques, or et Bitcoin sentent le souffre

C’est le point commun majeur entre ces deux monnaies qui ne sont pas ou plus reconnues officiellement par tous les Etats : le désamour des banques.

Et le cours du Bitcoin, comme celui de l’or, grimpe en période de tension sur les marchés et sur le plan politique : « Ainsi la récente crise politique des Etats-Unis autour du relèvement du plafond de la dette et du shutdown a redonné un nouveau souffle au bitcoin, peu de temps après la fermeture du site Internet distributeur de drogues, SilkRoad, où les transactions s’effectuaient en bitcoins », précise cet article paru dans Economie Matin.

La comparaison ne s’arrête pas là. Le phénomène de « ruée » en période de crise a bien été appréhendé par la communauté informatique clubic.com dans cet article pour qui le Bitcoin a pour modèle les métaux précieux et qui explique :
« Pour appréhender au mieux le concept d’une monnaie peer-to-peer, il suffit de penser à l’or. Contrairement aux monnaies fiduciaires, il en existe une somme finie sur notre planète. Avec les euros et les dollars, il est possible de faire fonctionner la planche à billets à volonté, au risque de créer de l’inflation. La pierre philosophale n’étant qu’une chimère, il est évidemment impossible d’en faire autant pour l’or. La plupart des crypto-monnaies reprennent à leur compte ce principe d’une quantité limitée, et prédéterminée, de ressources.
Le parallèle avec les métaux précieux peut même être poussé plus loin, puisque ces monnaies virtuelles doivent être extraites de leur gangue mathématique, minées à l’aide d’algorithmes de calculs qui font office de super pioche ».

Infographie comparative

L’infographie réalisée par Bite Digital pour le site goldmadesimple.com pousse la comparaison plus loin en comparant or et Bitcoin point par point.

 

Bitcoin

Or

Miné virtuellement sur Internet Miné physiquement dans la terre
Inventeur : Satoshi Nakamoto, 2009 Inventeur : Dieu, depuis la nuit des temps
S’échange depuis 4 ans S’échange depuis 3000 ans
Accepté par des milliers de traders en ligne Accepté par la plupart des banques, des millions d’entreprises et l’humanité toute entière
Extrêmement volatil Très stable
21 millions de Bitcoins en circulation 5,5 billions d’onces en circulation
Complètement virtuel, moche, dématérialisé On ne peut plus tangible, beau et rassurant

Même si cette infographie prend de façon évidente parti pour l’or, on retient que l’or offre une grande stabilité sur 3000 ans (on peut à peu près s’acheter les mêmes choses au cours des siècles, voire des millénaires : bœuf, tenue vestimentaire, vélo…).
Quant au Bitcoin, il est difficile de comparer sur seulement 4 ans, mais on ne peut que constater une immense volatilité, avec deux risques majeurs de bulle en avril dernier. Sa valeur avait chuté de 72% en quelques jours après avoir été multipliée par 20 en quelques semaines. Le cours de l’or, en baisse un an, observe néanmoins des courbes beaucoup plus stables.

 

L’état du Texas supprime l’impôt sur les ventes d’or et métaux précieux

Lundi, décembre 2nd, 2013

Depuis le 1er Octobre 2013, la vente de pièces fabriquées à partir de métaux précieux est exempte de tout impôt dans l’état américain du Texas. Ainsi, suite à cette disposition, le Texas devient le deuxième état à supprimer les impôts liées aux pièces d’or, d’argent et de platine et revient à sa position d’origine d’un point de vue fiscal.

Jusqu’au 1er Octobre 2013, quand les Texans achetaient des pièces d’or, d’argent ou de platine, la transaction était soumise à un type d’imposition de l’ordre de 6.25% pour toute valeur inférieure à 1000 dollars. Les achats supérieurs à 1000 dollars étaient exempts d’impôts.

L’achat de pièces bénéficiant ainsi de cette exemption d’impôts va pouvoir observer les mêmes conditions d’investissement que maints autres similaires sur d’autres marchés. Les propulseurs de cette nouvelle législation fiscale (The American Principles Project along with the American Open Currency Standard,) partent d’un principe extraordinairement simple : l’or et l’argent sont de l’argent et, par conséquent, ne devrait être soumis à aucun impôt.

Il est fort peu probable que l’investissement or et argent baisse, étant subordonné à la chute des monnaies fiat lors d’épisodes de forte inflation.

Le premier état à avoir supprimé les impôts sur l’achat – vente de pièces de métaux précieux fut la Louisiane. Dans cet état, le type d’imposition était de l’ordre de 4% applicable sur tout achat de pièces et de lingots. A fin Juin 2013, le Gouverneur républicain Bobby Jindal prononçait l’entrée en vigueur du nouveau décret signé.

Le Texas s’unit à la Louisiane et à l’Utah pour faire en sorte que l’or, l’argent et la platine soient reconnus comme argent légal et valeur refuge en tant qu’investissements. StateLegalTender.com est une organisation qui cherche à faire valoir ses principes, exerçant une certaine pression notamment au niveau de son portail internet. En effet, il est annoncé chaque jour que plus de 28 états américains continuent d’appliquer des impôts sur les investissements axés sur l’or, l’argent et la platine.

Ext : Mine Web et © OroyFinanzas.com

Que se passe-t-il quand il est demandé aux Indiens d’arrêter d’acheter de l’or ?

Vendredi, novembre 29th, 2013

Tout le monde sait que l’Inde a eu la demande d’or la plus élevée parmi tous les autres pays au cours du deuxième trimestre 2013, selon les données du Conseil Mondial de l’Or. Elle fut la plus élevée au cours de ces dix dernières années couvrant un volume de 310 tonnes sous formes de bijoux, lingots et pièces d’or.

Nous pouvons aussi constater que l’Inde n’est pas le seul pays en Asie à être attaché à l’or. La Chine fait également partie de ces pays. D’ailleurs, elle  a enregistré des records de livraisons d’or provenant du Shanghai Gold Exchange et les bijouteries abondaient d’acheteurs à Pékin, Shanghai et Guangzhou.

Selon le Conseil Mondial de l’Or, 60% de la demande en bijoux et presque la moitié en lingots et pièces d’or au deuxième trimestre 2013 provenaient de ces deux pays à eux seuls.

L’or, le Conseil Mondial de l’Or

Alors que les ETF et autres formes d’investissement d’or papier éprouvaient des difficultés, la demande d’or physique montait en flèche. En plus de la Chine et de l’Inde, les gens aux Etats-Unis, en Europe, en Turquie et au Moyen-Orient achetaient des tonnes de bijoux, de lingots et de pièces en or.

Cela nous démontre indéniablement le succès de l’or.

En Inde, le Commerce de l’Amour s’est maintenu malgré les taxes d’importation sur l’or imposées par le gouvernement dans le but de réduire l’actuelle balance déficitaire du pays. En fait, selon le Conseil Mondial de l’Or, la demande en bijoux, lingots et pièces d’or en Inde a augmenté de plus de 70% au deuxième trimestre 2013 par rapport à la même période l’année dernière.

Malgré l’augmentation des taxes d’importation, la demande pour l’or physique s’est maintenue, prouvant à quel point l’Inde demeure attachée au métal jaune.

Pendant des décennies, les familles en Inde ont célébré leurs mariages, naissances, fêtes et vacances sur la base de l’or et ces traditions sont transmises de génération en génération. Dans le cas de l’industrie du mariage, par exemple, presque la moitié de l’or acheté par les Indiens est destiné aux bagues. Environ 10 millions de mariages ont lieu chaque année en Inde, ce qui représente beaucoup d’or.

La culture de l’Inde est très différente de celle des pays occidentaux. Il faut assister à un mariage en Inde, être témoin de cette célébration  spéciale et unique pour comprendre la place de l’or comme une union entre familles.

Cependant, le record de la demande pour l’or dernièrement connait d’autres motivations que celle de l’amour. Les Indiens en achètent par crainte des impacts des infâmes politiques gouvernementales corrompues.

Souvent, les politiques gouvernementales sont précurseurs de changement. De bonnes politiques peuvent conduire à une croissance économique et feront que les marchés répondront favorablement en conséquence. De mauvaises politiques peuvent avoir l’effet inverse. Dans le cas de l’Inde, les Indiens achètent de l’or par amour pour leur famille et leurs amis intimes, de même ils en achètent pour se protéger.

Il suffit de regarder  le graphique ci-dessous, nous démontrant le rapport de l’or face à la roupie comparé à celui du dollar américain. Aux Etats-Unis, là où le dollar a repris, l’or n’a augmenté que de 12% sur une base cumulative au cours de ces trois dernières années. Cependant, dans le cas d’un pays avec une monnaie très affaiblie, l’or a augmenté de  plus de 50%.

Il est à croire que les Indiens continueront d’acheter de l’or malgré l’augmentation de la taxe d’importation du pays.

L’Inde achète toujours plus d’or au moment des périodes de fête, en plus des événements bien particuliers. Certains diront que les Indiens achèteront moins d’or du fait que la règlementation s’est endurcie et que la roupie s’est nettement affaiblie ayant pour conséquence que le métal jaune soit plus cher. Les données du Conseil Mondial de l’Or annoncent pourtant l’opposé.

 

Source : usfunds.com

La crise, l’Or et les autres alternatives d’investissements

Mardi, novembre 26th, 2013

 

 

Marion Mueller, fondatrice et directrice de Oroyfinanzas.com

Lizette Paternina, directrice de notre plateforme hispanique Lingoro, a eu le plaisir de s’entretenir avec Marion Mueller, fondatrice et directrice de Oroyfinanzas.com ainsi que vice-présidente de l’Association Espagnole des Métaux Précieux.

Au cours de cette entrevue, Marion Mueller partage avec nous son avis sur le présent et l’avenir de l’or ainsi que de la situation économique mondiale.

1. Que pensez-vous de la situation économique mondiale actuelle, que pourrait-il se passer ?

R: Peut-être que le danger majeur qui menace l’économie actuelle est la mise en place du “tapering”. Après plusieurs années de doping permanent de l’économie et l’avilissement des différentes monnaies, le retrait du QE (plan d’assouplissement quantitatif) serait un choc traumatique qui aurait un impact surtout sur les finances publiques et les comptes de la banque.

Les Etats sont intégralement dépendants de la “planche à billets”. Sans elle (cas improbable mais que nous devons contempler), la crise de la dette ne pourrait cesser puisque, de toute manière, il n’existe pas de solutions pour financer un coût croissant avec des revenus diminuant davantage chaque fois.

2. Que pensez-vous de la tendance baissière que connait l’or cette année?

R: Après une décennie de marché haussier, comme tout actif sur un marché, l’or devait connaitre une correction pour supprimer l’écart entre le prix et ses fondamentaux. Cependant, en ce moment, le marché demeure inerte sans aucune raison apparente.

En diverses occasions nous nous sommes posés la question à savoir si le marché était manipulé. Devant une telle situation, il faut y songer. Les grands acteurs du marché sont peut-être intervenus pour faire plonger les prix de l’or et récolter de l’argent comme le fruit de la spéculation, pariant même contre leurs propres clients et leur donnant des conseils contraires à leur comportement.

3. Pensez-vous que les fondamentaux de l’or demeurent intactes ? Est-il conseillé de continuer à investir dans l’or physique ?

R: Les fondamentaux de l’or sont, en ce moment, plus forts qu’auparavant. Ils ont souffert d’un changement important du fait de l’aggravation de la situation politique aux Etats-Unis et du ralentissement de la croissance des pays émergents.

De ce fait, et pour maintes autres raisons, il est conseillé d’investir dans l’or physique. Des milliers de millions d’épargnants asiatiques s’accrochent à l’or afin d’éviter la chute de leur pouvoir d’achat. Il est essentiel que l’investissement se fasse dans l’or physique car l’or papier est très manipulé comme nous l’avons déjà évoqué.

4. Quelles sont les prévisions pour le prix de l’or pour le reste de l’année 2013 et 2014?

R: Il est impossible de prévoir car nous parlons de l’avenir. Cependant, pour ce qui est du reste de cette année, le prix de l’or pourrait demeurer aux alentours des 1300 dollars l’once. Puis, en 2014, il pourrait connaitre une hausse importante.

5. A l’exception de l’or, quelles sont, selon vous, les autres alternatives d’investissement afin de se protéger de la crise ?

R/: Il peut être intéressant d’investir dans les obligations de grandes sociétés, de financer les petites et moyennes entreprises (justement, il vient de s’inaugurer le nouveau Mercado Alternativo Bursátil, sorte de marché boursier par le biais duquel pourront se financer les petites et moyennes entreprises sans avoir à dépendre des banques) ou encore les marchés d’échange de biens immobiliers comme la terre ou encore l’approvisionnement d’eau ou biens publics tels que les travaux publics ou la poste.

6. Quel est, selon vous, le profil de l’espagnol qui souhaite investir dans l’or ? Est-ce que l’Espagne est un pays intéressé par le métal jaune?

R:En Espagne, il est de tradition de préserver son patrimoine avec de l’or. Cependant, le fait d’y investir est très rare puisqu’il s’agit en général de bijoux ou de pièces d’orfèvrerie qui sont transmis de parents aux enfants et qui terminent très rarement sur le marché sous d’autres formes. Je crois que l’or gagnerait à être davantage commercialisé par d’autres voies en Espagne et vaincre les craintes que beaucoup d’investisseurs ont, surtout quant à l’endroit où garder l’or acheté ou encore la fiabilité des intermédiaires utilisés.

Source : Lingoro.com

 

Médailles et jetons de la Banque de France : un art expliqué par Didier Bruneel

Samedi, octobre 26th, 2013

Véritable spécialiste de la Banque de France, Didier Bruneel explore après son livre Les Secrets de l’or en 2012, un aspect à la fois numismatique et historique de l’établissement. « On peut voir dans une médaille ce que fondamentalement elle est, c’est-à-dire un témoignage« , estime d’ailleurs Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, en préface de l’ouvrage. Ces deux facettes, numismatique et historique, permettent de lever le voile sur un riche patrimoine. Véritable guide très illustré des monnaies et des jetons de la Banque de France – mais pas seulement -, cet ouvrage en explore tous les aspects méconnus… et rend hommage au travail des artistes qui les ont créés, et à celui des hommes qui les ont imaginés.

Jeton, médaille ou méreau ?

Quelles sont les origines des médailles… et surtout, quels sont les objets qui peuvent être véritablement désignés sous ce terme ? C’est cette première définition qui introduit l’ouvrage de Didier Bruneel. « La médaille est avant tout associée aux notions de récompense et de commémoration, estime-t-il. Les médailles qui ont font l’objet du présent ouvrage relèvent bien évidemment de cette catégorie« . Tout en mettant en avant « l’attrait qu’exercent les médailles et la pratique de leur remise« , Didier Bruneel revient également sur les origines étymologiques et historiques des jetons, qu’il s’agisse de méreaux, de jetons de compte ou de jetons de présence. Ce sont d’ailleurs ces jetons de compte qui sont à l’origine de l’expression « être un faux jeton ». Frappés comme des monnaies en cuivre, en plomb ou dans des métaux plus nobles, certains furent en effet utilisés frauduleusement à la place de monnaie !

De nombreuses médailles pour la Banque de France

Témoignages de reconnaissance, ou frappées à titre commémoratif… Selon l’auteur, les médailles de la Banque de France sont nombreuses : difficile d’ailleurs « de les identifier toutes » ou de connaître avec précision le nombre d’exemplaires. Cela commence d’ailleurs avec la médaille dite « de la banque » en 1804, un « long feuilleton anecdotique« . Où on apprendra que l’impératrice Eugénie, par exemple, s’est vu remettre l’une d’elles… et que l’avers comme le revers de cette médaille serviront pour les réalisations de la Banque de France dans les années qui suivirent. Un croquis détaillé reprend le dessin de cette médaille. Avec plusieurs références à l’Antiquité comme Mercure et Minerve, et d’autres tirées de l’histoire de la France, la médaille rappellera sans doute bien d’autres pièces aux numismates.

Depuis les visites des personnalités…

Jalons de l’histoire française de ces deux derniers siècles, les médailles de la Banque de France mais aussi les personnalités qui les reçurent ont fait l’objet de recherches détaillées de la part de Didier Bruneel. Une véritable plongée dans des souvenirs de leurs visites à la Banque de France : celle du maréchal Mac Mahon en 1876, ou celle du duc et la duchesse de Windsor en 1939… Les documents les plus variés illustrent les recherches de l’auteur…. Jusqu’aux factures des réceptions d’avant-guerre.

… jusqu’aux médailles marquées par l’Histoire

Les médailles de la Banque de France comme récompenses, mais également commémoratives. C’est le cas notamment des médailles de la Marine Nationale, frappées en 1948 par la Banque de France et remises aux commandants des bâtiments qui ont participé à l’évacuation de l’or français dès le début de la Seconde guerre mondiale. En 1947, le croiseur Georges-Leygues transportera d’ailleurs 89 tonnes d’or vers New-York… et ce sera le dernier transport d’or de cette grande opération.
Autre guerre, autre médaille : des années plus tôt, en 1915, la Banque de France avait également frappé une médaille du souscripteur, ou « médaille du Coq gaulois », destinée à récompenser les Français ayant versé de l’or pour l’effort de guerre.

Jetons et monnaie de confiance

Les médailles ne sont pas les seules à faire l’objet d’une étude historique approfondie. C’est également le cas des jetons, sous la forme des monnerons (les monnaies de confiance) ou celle des jetons de présence. Ces derniers étaient délivrés à titre de courtoisie, pour services rendus… ou vendus au prix de la valeur du métal.

Quelques mots sur l’auteur

Après Les Secrets de l’or, paru en 2012, Didier Bruneel explore les archives et l’histoire de la Banque de France, mais surtout de ses médailles et de ses jetons. Il est d’ailleurs l’un des fondateurs de la Mission historique de la Banque de France. Il a également occupé les fonctions de directeur général adjoint des études, de secrétaire général et de directeur général des opérations. Didier Bruneel est désormais conseiller auprès du gouverneur pour les questions historiques, et directeur général honoraire de la Banque de France. Mais il est également un auteur prolifique : outre Les Secrets de l’or, il est également l’auteur de La Monnaie (2012) et Des Banques coloniales à l’Iedom (2011).

Médailles et jetons de la Banque de France, en vente sur Amazon.

La Pologne sollicite le rapatriement de ses réserves d’or. 

Mercredi, septembre 18th, 2013

La Pologne suit l’exemple de la Suisse et de l’Allemagne et sollicite le rapatriement de ses réserves d’or entreposées aux Etats-Unis et à la Banque d’Angleterre. Deux économistes ont mis en place une campagne du nom de Oddajcie Nasze Zloto – rendez-nous notre or – qui consiste à récupérer plus de 100 tonnes d’or polonais déposé dans les chambres fortes de la Banque d’Angleterre depuis plus de soixante-dix ans. Les principaux partisans de ce mouvement citoyen appartiennent aux branches nationales d’institutions comme l’Institut Ludwig von Mises, le Bureau Central des Affaires, la Monnaie de Wroclaw (Mennica Wroclawska) et d’autres fondations et associations dédiées aux études historiques. Selon le Vice-Président de la Monnaie de Wroclaw, Piotr Wojda, des réunions ont eu lieu entre les représentants du mouvement et les membres du Parlement polonais afin d’évoquer les sujets relatifs à la sécurité de l’or polonais détenu à l’étranger. Au cours de cette réunion, les cas de mouvements similaires en Allemagne, en Suisse et aux Etats-Unis ont été abordés. Un accord fut conclu entre les membres instigateurs de la demande du rapatriement de l’or et les députés du Parlement de Varsovie. Se présentant plutôt sous forme d’un questionnaire, ce dernier fut envoyé au Président de la Banque Centrale de Pologne, Marek Belka, pour éclaircir les points suivants :

-          Connaitre la quantité exacte d’or gardé dans les coffres de la Banque d’Angleterre.

-          Disposer des informations relatives à l’or entreposé comme la pureté, le nombre d’onces, les numéros de série …

-          Savoir si un éventuel audit a été effectué au cours de ces soixante dix années depuis que l’or y est entreposé.

-          Savoir quel est le processus d’achat et de vente d’or et comment de telles décisions peuvent être prises.

-          Connaitre les raisons pour lesquelles la Banque Centrale de Pologne n’a pas accumulé davantage de réserves d’or au cours de ces derniers mois lors de la baisse significative du cours de l’or. Ce questionnaire est fondamental car il permettra de découvrir la stratégie de la Banque Centrale de Pologne et les informations liées à celle-ci. Les autorités financières déploieront certainement tous les moyens afin de récupérer l’or entreposé à Londres. Tout dépendra de l’aboutissement final de la demande de l’Allemagne concernant le rapatriement de ses réserves détenues aux Etats-Unis.

Source: GATA © OroyFinanzas.com

Les pièces d’or de la Colombie

Samedi, septembre 7th, 2013

Les pays de l’Amérique Latine ont une histoire très riche en numismatie de par les différentes périodes qu’ils ont traversées de la conquête, en passant par l’Indépendance et les différentes républiques dans certains cas.

Dans le cas de la Colombie, ce sont six différentes périodes qui ont influencé la frappe des pièces, en voici le détail :

-          Epoque colonniale

-          La première République de la Colombie ou patrie BOBA.

-          La République de la Nouvelle Grenade

-          La Confédération grenadine (formée par la Colombie et le Panama)

-          Les Etats-Unis de la Colombie

-          La République définitive, que nous connaissons jusqu’à de nos jours

Epoque Colonniale 

Elle s’étend de 1550 à 1810, période au cours de laquelle les espagnols se sont installés sur le continent américain nouvellement découvert, implantant ainsi la culture espagnole sur les terres colombiennes.

Les changements furent nombreux au cours de cette période couvrant les domaines politique, économique, religieux et la culture en général.

L’or était au centre de l’économie à cette époque. C’était la raison pour laquelle les espagnols avaient décidé de s’installer et de s’étendre sur tout le territoire colombien, à la recherche de métaux précieux. Pour les espagnols, l’or était un moyen qui leur permettait d’occuper une meilleure position en Espagne, puisqu’à cette époque-là, les titres de noblesse étaient donnés en fonction des quantités de métaux précieux détenus.

C’est au cours de l’époque colonniale que commençèrent à être frappées les premières pièces en Colombie. En 1621, l’ingénieur militaire Alonso Turrillo de Yebra, par ordre royal, fonda le premier atelier colombien, où furent frappées de manière artisanale les premières ‘macuquinas’ d’or d’Amérique, qui sont connus aussi sous le nom de ‘doublons’.

Les doublons équivalaient à 2 escudos et ces derniers à 16 réales.

Description des Escudos

 

Doublon de 8 escudos

Il existait différents types : de 1, de 2, de 4 et de 8.

Ceux de 1 Escudo pesaient 3,38 grammes, 0.8750 d’or et 0.952 d’once  et furent frappés sous le règne de Charles IV.

Avers: Buste de Charles IV, en uniforme regardant vers la droite.

Revers:  Armoiries apparaissant dans une chaine de l’Ordre.

Selon la légende, certaines pièces faisaient allusion à Charles III alors que d’autres tendaient vers FERDND VII.

Les premières pièces étaient plutot irrégulières. Elles ne maintenaient pas la forme parfaitement circulaire de toutes pièces d’aujourd’hui, de par sa conception artisanale. Peu à peu, elles furent conçues par des machines sous le règne de Fernand VI, qui rendirent possible une finition circulaire et la perfection de la frappe.

Les 2 escudos pesaient 6.76 grammes – 0.8750 d’or et 1904 d’once..

Avers: buste de Charles IV, en uniforme, regardant vers la droite.

Revers: Armoiries apparaissant dans une chaine de l’Ordre.

 

Les 4 et 8 escudos pesaient 13.5337 grammes et 27.0674 grammes respectivement, l’avers et le revers sont communs à ceux antérieurement décrits, en incluant sur certains la légende de CHARLES VII et sur d’autres celle de FERDND VII.

La première République de la Colombie

Connue aussi sous le nom de la Patrie Boba, ce fut une période comprise entre 1810 et 1816 où il fut question de mettre en place un nouveau gouvernement après l’expulsion des espagnols. D’un côté, les centristes dirigés par Antonio Nariño dont le modèle de gouvernement centriste fracassa la première fois, essentiellement dû à l’opposition de certaines provinces  comme Antioquia, Cartagena, Pamplona, Neiva et Tunja qui souhaitaient un gouvernement indépendant par régions. Ces discussions menèrent uniquement à une guerre civile, favorable à la reconquête espagnole. L’indépendance absolue fut obtenue en 1819.

Ce fut à cette époque que vit le jour le peso colombien en 1810, remplaçant le real.

1 escudo: 16 reals

1 peso: 8 reals

Il est possible de trouver au cours de cette période tant des pesos que des escudos.

Sur ces pièces, commence à apparaitre pour la première fois sur le revers un des éléments qui fait partie des symboles patriotiques de la Colombie comme la cornucopia ou la corne d’abondance, qui apparait de nos jours sur les armoiries de la République de la Colombie.

Cette corne d’abondance déverse l’or et les fruits de la zone la plus chaude du pays.

Revers de la pièce de 8 escudos de la 1ère République de la Colombie

Sur le revers des premiers pesos, il peut être observé les fruits de la terre qui sont déversés.

Sur la partie supérieure du revers, il est porté mention du nom de l’atelier qui a frappé la pièce : Bogota ou Popayan.

Noms des ateliers colombiens B, BA: Bogotá

P, PN, Pn POPAYAN: Popayán

C, NER, NR,NRE,R,RN,S: Cartagena

M: Medellin

SM: Santa Marta

Initiales des essayeurs des ateliers de Bogota et Popayan :

F: Francisco Rodríguez (de 1800 à 1822)

J: Juan José Trujillo y Mutienx (de 1780 à 1803, 1810 à 1822)

J: José Antonio Rodríguez et Uzguiano (de 1803 à 1822)

République de Nouvelle Grenade

Au cours de cette période, commencèrent à être frappées des pièces avec les armoiries de la Colombie et le condor apparaissant sur le revers. Sur la partie supérieure, apparait la valeur nominale de la pièce : Dix pesos, six pesos, etc …au lieu de l’atelier.

Sur l’avers, bordant la silhouette féminine, peut se lire : REPUBLIQUE DE NOUVELLE GRENADE.

L’avers et le revers des 16 pesos de la République de Nouvelle Grenade

 

La République définitive : les 5 et 10 pesos de Simon Bolivar

L’avers de la 10 pesos de Simon Bolivar

C’est au cours de cette période que furent frappées les  pièces de plus grande importance pour les numismates actuels. L’exemple nous est fourni avec les pièces de 5 et 10 pesos colombiens qui intéressent tant les collectionneurs que les investisseurs qui souhaitent disposer de quelques pièces colombiennes au sein de leur portefeuille.

Sur ces pièces, apparait Simon Bolivar sur l’avers marqué para la légende : REPUBLIQUE DE LA COLOMBIE, et sur la partie inférieure du buste, la date de frappe.

Sur certaines des pièces de 5 pesos, des années 1924 à 1927, peut se lire sous le buste de Simon Bolivar :Medellín, désignant l’atelier.

Sur le revers, les armoiries affichant le condor, et sur la partie inférieure est mentionné le poids. Sur la partie droite, s’affichent la pureté ou le decret de la pièce.

- Poids de la pièce de 5 pesos : 7.981 grammes – 0.9170 d’or. 2355 Onces.

- Poids de la pièce de 10 pesos : 15.9761 grammes – 0.9170 d’or. 4710 Onces.

Revers de la pièce de 10 pesos avec les armoiries nationales

Dispose d’un diamètre de 25.90 mm et un alliage en cuivre.

Pour les colombiens, ces pièces ont une valeur spéciale, elles représentent la liberté obtenue après tant de batailles et de sang déversé. Une manière de faire honneur à son libérateur Simon Bolivar qui a donné sa vie pour une terre libre.

Ce sont des pièces de design très simple mais elles sont riches d’une grande histoire.

10 questions types sur l’or ! – Le Contrarien Matin du 4 Septembre 2013

Mercredi, septembre 4th, 2013
Le Contrarien Matin du 4 Septembre 2013

Le Contrarien Matin du 4 Septembre 2013

Interrogé par un journaliste espagnol, je vous propose aujourd’hui la traduction en français de ce petit jeu de questions/réponses autour de l’un de nos sujets favoris : l’or !
Ces questions posées je les ai trouvées très conformes à la pensée médiatique actuelle. C’est la raison pour laquelle je voulais partager avec vous ces réponses. En France comme en Espagne finalement les questions que l’on se pose sont les mêmes, les préoccupations identiques, les interrogations similaires…

L’once d’or est passée de 1 800 à 1 300 dollars en deux ans. Qu’est-ce qui a changé dans le marché ?
Est-il rentable d’investir en or dans des périodes où la crainte et l’incertitude planent sur les marchés?
Quelles sont les prévisions pour le marché de l’or quand la Réserve Fédérale commencera à retirer son plan de stimulation ?

> Lire la suite des questions et réponse sur Le Contrarien Matin

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Qu’est-ce que la Banque d’Angleterre a bien pu faire de 1300 tonnes d’or ?

Vendredi, août 23rd, 2013

Selon Goldmoney, la Banque d’Angleterre serait devenue tout récemment un fournisseur important d’or, ayant loué quelques 1300 tonnes de métal jaune en tout juste 4 mois. Que sont devenus les 100.000 lingots d’or ?

Alors que la Banque d’Angleterre nous propose de faire un tour virtuel des coffres contenant l’or du Royaume sur son site, www.bankofengland.co.uk/virtualtourapp, il était annoncé en Juin que la banque détenait 400.000 lingots d’or. En fait, une erreur s’est glissée entre ce chiffre et le bilan de fin d’exercice de Février de la Banque qui reportait 505.000 lingots en réserve.

En d’autres termes, 100.000  lingots semblent avoir disparu entre le 28 février (date du bilan) et le mois de juin. Où est passé cet or ?

Il est à supposer que la Banque d’Angleterre aurait inondé le marché de l’or en pratiquant des prix insoutenables.

La Banque d’Angleterre essaie de maintenir les  prix bas à un moment où la demande d’or physique est élevée – découlant de la crise financière de Chypre et de la frénésie pour le métal jaune en Chine et en Inde.

Un afflux de 1300 tonnes est suffisant pour faire baisser les prix.

Source : Mineweb.

Bitcoin : monnaie virtuelle, mais risques réels

Vendredi, août 23rd, 2013

La monnaie virtuelle est-elle appelée à devenir réelle ? Cette semaine, l’Allemagne a reconnu officiellement le bitcoin comme une « monnaie privée ». Une décision qui permet au pays de taxer cette nouvelle monnaie virtuelle… mais qui montre aussi l’importance grandissante qu’elle prend. Loretlargent.info fait le point sur cette alternative pas si virtuelle que cela, et qui présente aussi des risques.

Une genèse informatique

Pour mieux comprendre le rôle actuel du bitcoin, il faut remonter à ses origines.  La monnaie a été imaginée en 2009 par Satoshi Nakamoto, un personnage resté dans l’ombre de plusieurs forums sur internet. Car le bitcoin est bien une monnaie virtuelle, destinée aux échanges sur la toile. Il n’est adossé à aucun système bancaire : son fonctionnement dépend d’un protocole informatique. Pour pouvoir échanger leurs bitcoins, les internautes doivent donc utiliser un logiciel. Les transactions peuvent être effectuées depuis un ordinateur, un smartphone ou une tablette.
Confidentiel, anonyme, sécurisé et universel : le bitcoin a comme objectif de faciliter les transactions entre internautes. C’est à la fois une devise monétaire et un système de paiement.

Après la bulle, le bitcoin lance les débats !

Ces avantages sont aussi les failles qui inquiètent les autorités monétaires officielles.
Les flux de monnaie, les échanges ou les transactions ne sont pas visibles pour les institutions financières et économiques. C’est d’ailleurs le genre de dérive qui a conduit les autorités américaines en juin à inculper l’émetteur de monnaie Liberty Reserve, qui aurait servi à blanchir « six milliards de dollars en sept ans à travers le monde« .

Le bitcoin se trouve donc sous surveillance. Les services financiers de l’Etat de New York par exemple aimeraient bien trouver le moyen de réguler les flux de monnaie… et d’identifier les origines des transactions.

Reconnu en Allemagne, interdit en Thaïlande… quel est le statut du bitcoin ?

En Allemagne, le bitcoin vient de vivre une reconnaissance à double tranchant. Le gouvernement a reconnu le bitcoin comme monnaie privée. Les échanges sont autorisés, mais cette reconnaissance officielle permet surtout à Berlin d’imposer une existence juridique, première base d’une taxation.

En France, les transactions avec des bitcoins ne sont pas interdites. Mais d’autres pays pourraient se diriger vers la solution allemande, pour donner un cadre légal au bitcoin. C’est le cas du Canada, des Etats-Unis et de l’Australie : cette réflexion est accompagnée d’enquêtes sur le rôle de la monnaie dans les blanchiments d’argent, les transactions illégales et les risques bien réels de vols.
Enfin, en Thaïlande, le bitcoin est tout à fait interdit.

La liberté, mais des risques !

Certes, l’idée  d’une monnaie qui ne dépend ni d’un Etat, ni d’un établissement bancaire peut séduire. Mais le bitcoin est aussi limité par ses propres inconvénients.

Celui d’une sécurité limitée d’abord.  Comme partout sur internet, le risque de piratage est bien présent. Au début du mois d’août 2013, une faille de sécurité a d’ailleurs été découverte sur les portefeuilles bitcoin sous Android. Cette faille a entraîné le cambriolage bien réel des portefeuilles de monnaie virtuelle de nombreux internautes. Et ce n’est pas la première attaque dont est victime le réseau. Si bien que les conséquences peuvent être sensibles pour les autres utilisateurs aussi, en cas de perte de confiance et de chute du cours de la monnaie…

Celui de la dévaluation, ensuite. La chute du cours peut être entraînée par une perte de confiance, mais pas uniquement. Et le bitcoin, même virtuel, n’échappe pas aux mêmes risques de crise qu’une monnaie fiduciaire. Spéculation, inflation et dévaluation sont bien des termes à garder en tête. On ne peut donc absolument pas parler de valeur refuge, au contraire de l’or qui garde toujours la même valeur intrinsèque.

La confidentialité et l’anonymat du bitcoin entraînent aussi un effet direct sur sa valeur. Si  des pays comme les Etats-Unis et le Canada suivaient l’exemple de la Thaïlande et interdisaient le bitcoin, c’est tout un système monétaire qui pourrait s’écrouler. Les utilisateurs honnêtes paieraient les pots cassés pour toutes les transactions illégales et les blanchiments d’argent dont est soupçonné l’univers du bitcoin. Et, dans ce cas, il n’y aurait aucune possibilité de recours… Un véritable krach pour la monnaie virtuelle, mais bien sensible dans le monde réel !

Que peut-on acheter avec des bitcoins ?

Sur fond de crise économique majeure, l’installation d’un guichet automatique de bitcoins avait été annoncée en avril à Chrypre. Une inauguration qui suivait logiquement le succès de la monnaie virtuelle en Espagne, tout autant soumise à la crise.

Mais que peut-on donc acheter avec des bitcoins ? La réponse est simple : tout, pourvu que le vendeur accepte cette monnaie. D’abord destinée aux transactions en ligne, la monnaie s’est peu à peu fait une place dans le monde réel. En ligne, c’est par exemple la plateforme WordPress qui accepte désormais le bitcoin. Mais ailleurs, c’est récemment un pub londonien qui a annoncé accepter le règlement avec cette monnaie…

Bitcoin : vraie monnaie virtuelle ou retour dans le giron bancaire ?

La réalité des transactions pose quand même une question d’importance. Quelle est la vraie valeur du bitcoin en cas de crise ? La monnaie peut s’échanger contre des euros et des dollars. Mais elle n’est pas adossée à une réserve d’or tangible. Cela rend encore plus palpable le risque de dévaluation et de perte de valeur.

Enfin, le bitcoin intéresse de plus en plus les Etats et les institutions bancaires. A l’image de l’Allemagne, qui a reconnu le bitcoin pour mieux le taxer, il était question d’une carte de paiement soutenue par une banque. Et, dans ce cas, le bitcoin perdrait son statut de paiement alternatif, hors des circuits bancaires. Avant d’en arriver à ce stade, il est encore temps de convertir les derniers bitcoins à l’or… Et d’opter pour des solutions sûres : l’or  et l’argent.

L’argent et les pièces d’argent d’American Eagle : sont-ils l’investissement du futur ?

Vendredi, août 16th, 2013

Parmi les métaux précieux, l’argent joue un rôle prédominant grâce à ses deux principales fonctions : demande de protection de la richesse et demande industrielle. En terme de protection de la richesse, l’argent est souvent ‘détrôné’ par l’or, bien que son importance ne soit pas des moindres. Beaucoup de gens qui souhaitent investir dans les métaux précieux et ne disposant pas suffisamment de fonds pour faire l’acquisition de quantités importantes d’or, se retournent vers l’argent avec les mêmes intentions, notamment vers les pièces d’argent d’American Eagle.

Une des manières d’investir dans l’argent physique demeure celle des pièces, plus communément, les American Eagle, frappées et vendues par l’US Mint, la Monnaie américaine. Au cours du premier trimestre de cette année, les achats de pièces d’Eagle en argent face à celles en or étaient de l’ordre de 48 contre 1. Cependant, cet ordre a baissé considérablement en avril dernier après la chute importante de l’or. Après un court laps de temps, le rapport argent/or est monté jusqu’à 95, c’est-à-dire que pour une seule pièce d’or, 95 pièces d’argent étaient achetées.

Le montant des achats de pièces d’Eagle en argent a augmenté de manière significative au cours du premier semestre par rapport à celui de l’année précédente. Le montant total des ventes est de 28.500.000, soit 45% de plus que sur la période de janvier à juillet 2012.  Si cette tendance se maintient jusqu’à la fin de l’année, le volume des ventes se situera entre 44 et 46 millions de dollars.

Ces données viennent conforter le développement de l’argent d’investissement. Au cours de ces cinq dernières années, le volume d’investissement en argent s’est accru de 500 millions de dollars en 2007 à 7900 millions de dollars en 2012, ce dernier s’étant multiplié par 16.

Graphique 1: Evolution de la quantité mondiale investie dans l’or

 

Graphique 2: Evolution de l’investissement mondial dans l’argent

Plus que les quantités, l’importance que ces deux graphiques représentent est surtout la tendance. En 2007, pour chaque dollar investi dans l’argent, 139 dollars étaient investis dans l’or. En 2012, seulement 30 dollars étaient investis dans l’or. La raison sous-jacente est l’augmentation de la demande pour les métaux précieux, et, tout particulièrement, l’argent. L’argent d’investissement  est un bien d’élasticité/revenu négative plus important que l’or. Le revenu disponible baissant, l’investissement dans l’or est moins sensible aux variations du revenu que ne l’est l’argent.

Si cette tendance s’inverse, la baisse des revenus dans beaucoup de pays se maintiendra et ce sera un signe de la reprise économique : l’argent commencera à décoller avec davantage d’élan qu’en 2007 et 2012. Il s’agit d’un investissement abordable et accessible, puisque son prix est 65 fois moins élevé que celui de l’once d’or et génère moins de coûts de garde et de transport que l’or.

Source : Oroyfinanzas.com et SRSRocco Report

La contrebande d’or physique d’investissement en Inde croit de manière exponentielle.

Vendredi, août 9th, 2013

Nous avons pu constater l’explosion de la demande d’or physique en Inde  et les conséquences que celle-ci avait eu pour la stabilité financière et commerciale du pays. Le gouvernement du pays avait pris des mesures afin de diminuer la demande par le biais d’impôts, de barrières tarifaires ainsi que des interdictions de vente postérieure.

Le résultat, loin des objectifs fixés par les autorités, s’est avéré contreproductif : des restrictions artificielles en terme de prix et de quantités sur un marché provoquent des marchés noirs.

Dans ce sens, la contrebande d’or en Inde s’accroit de manière exponentielle, les autorités indiennes imposant des mesures plus strictes sur le marché officiel. Ainsi, la police et les douaniers se sont lancés à la poursuite des trafiquants. En un an, les opérations contre le commerce illégal d’or physique ont décuplé.

Preuve à l’appui, bien que peu significative, demeure être l’arrestation de quatre personnes en plein débarquement d’un bateau dans lequel ils transportaient 40 kilos de lingots d’or provenant de l’isle du Sri Lanka et dont l’objectif était de les revendre sur le marché d’or de Chennai, un des plus importants du pays.

Les efforts du gouvernement se focalisent sur la dévaluation de la roupie pour améliorer ainsi la concurrence de ses produits et mettre fin à l’ascension du déficit courant. En effet, la ruée vers l’or est clef dans ce processus puisque que c’est un facteur destabilisateur de la balance commerciale qui motive l’appréciation de la monnaie.

L’Inde est le premier pays demandeur d’or au monde et il parvient à ses fins, tout particulièrement, par le biais des importations. Des mesures comme le dépôt de garantie dit préalable, s’agissant en fait d’un solde disponible dans un compte équivalent à la quantité d’or qui va s’acheter – ou les impôts liés à l’importation, ceux-ci se sont montrés plutôt efficaces d’un point de vue ‘officiel’ mais pas du tout de côté ‘officieux’. Selon les données officielles, les importations d’or ont chuté de 80% en juin par rapport à mai.

L’or physique d’investissement continue d’être un objet très apprécié pour les indiens, surtout pour les fermiers et les agriculteurs. Il est aussi utilisé au moment de festivités, des fêtes traditionnelles de familles indiennes et sert, principalement, pour faire face aux écarts de prix des matières premières alimentaires cultivées par les agriculteurs ou fermiers. Cette préférence pour l’or relève du domaine public et sera le moteur d’une croissance importante au cours des prochains mois, du marché noir d’or physique d’investissement en Inde.

Source : The Wall Street Journal

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "