La Newsletter
Inscription
Désinscription

 
Catégories
Liens
aucoffre

Après l’effondrement de 2018 – Le Contrarien – Matin du 29 juin 2012

Le Contrarien - Matin du 29 juin 2012

Je discutais hier avec un membre de notre communauté des détenteurs d’or. Celui-ci m’a posé une question très simple et très complexe. A quoi pourrait ressembler le monde de demain?
Vaste sujet passionnant.

La prospective est le plus sur moyen d’écrire des âneries qui ne se réaliseront sans doute jamais. Alors je préfère raconter une petite histoire. Il faut le prendre comme étant de la science fiction, tout en sachant que souvent certaines choses deviennent réalité.

Avant notre conte, quelques tendances lourdes que nous voyons poindre. Par exemple en Grèce, selon une étude du ministère de l’agriculture de 2012, 66% des grecs souhaitent retourner vivre à la campagne. Les magasins en ville restent pleins, mais avec 400€ par mois, on vit beaucoup mieux à la campagne avec des maisons très peu chères, un potager, quelques poules qui permettent d’améliorer l’ordinaire sans grever un budget bien trop restreint.

Un article du mois de juin 2012 et d’ailleurs bien d’autres réflexions en cours, convergent pour montrer que la voiture et la mobilité telle qu’elle est conçue jusqu’à maintenant est un héritage dépassé du début du siècle dernier. Au moment où les technologie permettent le télétravail, que les flux logistiques sont d’une telle efficacité qu’une commande sur amazone peut être livrée au fin fonds de la Creuse en 48 heures, que la notion même de déplacement devient obsolète notamment par exemple en ce qui concerne les trajets absurdes domicile-travail.

Enfin, l’exode rural est un héritage de la révolution industrielle. Les campagnes se sont dépeuplées au profit des villes où les usines avaient besoin de bras et de mains d’œuvre pour assurer une production de masse.
Nous n’avons presque plus d’usines, et là où nous en avons encore, nous avons besoin de moins en moins d’ouvriers. Il n’y a donc plus d’intérêt (en tout cas de moins en moins) à payer très cher le fait d’habiter en ville qui n’est plus un rempart contre le chômage.
Le temps va donc venir où nous passerons de l’exode rural à l’exode urbain.

Alors comment pourrait être le monde d’après ? Ce pourrait être l’histoire de Charle Ingles et de la petite maison dans la prairie avec Internet haut débit. Un mélange d’ancien et de moderne, une vie à mi chemin entre décroissance subie ou volontaire et progrès techniques.

Janvier 2023 : le froid était mordant dans le petit village de la Creuse où Jean Caisse avait trouvé refuge après avoir tout perdu lors du grand effondrement de 2018. Cinq ans déjà et la vie avait changé.
Excédée par des dépenses de plus en plus importantes et l’incapacité des états du sud de l’Europe à réduire leur déficit, l’Allemagne était sortie de l’euro le 1er mars 2018. Cela avait été une catastrophe. Libérée de la rigueur germanique, les états de l’Europe du Sud, qui avaient déménagé la Banque Centrale européenne à Athènes, avaient imprimé tellement de monnaie que celle-ci avait en peu de temps perdue toute valeur. Plus personne n’en voulait. Seules les pièces d’or et d’argent permettaient des échanges économiques réduits à leur plus simple expression.

Ce grand effondrement s’était accompagné de problèmes sociaux majeurs, tout particulièrement en France, lorsque l’état providence n’avait plus été capable de fournir des minima et autres aides qui avaient permis d’acheter la paix sociale pendant des années. Les banlieues s’étaient révoltées, faisant passer les émeutes de 2005 pour un joyeux moment de récréation. Il y avait eu des morts, beaucoup. L’armée avait été envoyée pour ramener l’ordre. Le problème avec l’armée, c’est qu’ils sont efficaces, terriblement efficace. Si les émeutes avaient pris fin assez vite, ce ne fut pas le cas d’une délinquance omni présente dans les grandes villes. D’ailleurs, on n’ y trouvait plus aucun travail. Le taux de chômage atteignait 50% et 80% chez les jeunes.
Les gens ne pouvaient plus payer leur loyers, ni même leur charges de copropriété. Les ascenseurs n’étaient plus entretenus depuis bien longtemps. La vie en ville était très vite devenue épouvantable.

Je me souviens encore de ces articles que l’on lisait en souriant presque sur les grecs qui rêvaient de retourner à la campagne. Nous ne savions pas que nous ferions pareil quelques années plus tard.
Les petits villages s’étaient vite remplis. D’abord les citadins les plus aisés qui disposaient de maisons de campagne ou de résidences secondaires étaient partis les premiers. Pour eux c’était facile.

En 2012, j’avais senti que quelque chose ne tournait pas rond dans ce système, et du coup j’avais transformé les économies dont je disposais sur mon livret A en or. J’avais épargné je m’en souviens encore car je me sentais presque riche, 100 000 euros sur divers comptes bancaires que je conservais pour acheter un appartement à Paris. Lors du grand effondrement (c’est comme ça que les gens parlent de ce moment maintenant), j’ai tout perdu. Les comptes ont d’abord été bloqués pour éviter les « bankrun », puis l’argent placé avait été laminé par l’inflation. Avec 100 000 euros en 2023, on achetait tout juste une miche de pain d’un kilo. Mes savants calculs me montraient que le nouveau billet de 100 000 € que venait de sortir la BCUES (Banque Centrale de l’Union Européenne du Sud) équivalait au billet de 5€ que nous avions dans nos poches en 2012.
La vie dans les campagnes s’était finalement assez vite organisée. Presque plus personne n’utilisait de voiture. L’essence était trop chère, trop rare désormais et tout le monde préférait la garder pour se chauffer un peu l’hiver… quand il y en avait. Les brocantes qui amusaient tant les bobos à l’époque étaient devenues permanentes. Tous les matins, sur les places de tous les villages, se tenaient des marchés où les gens échangeaient le peu qu’ils avaient. Localement, on arrivait encore à peu près à se nourrir, mais dans les villes c’était une catastrophe et le marché noir florissait en raison des tickets de rationnement.

Je ne m’en étais pas sorti trop mal, car en 2012 mes 15 000 euros placés en or m’avaient permis d’acheter une vingtaine de napoléons. J’en avais utilisé la moitié pour acheter une vieille bicoque dans la creuse avec 8000m² de jardin !!! Bon, la maison était en très mauvais état, mais le toit me tenait au sec et la vieille cheminée permettait d’avoir à peu près chaud…. dans une pièce.
Le reste de mes pièces d’or, je les ai utilisées pour acheter du matériel de jardinage, des graines pour mon potager, une serre pour mes plants, et de quoi construire un grand poulailler. Au début je n’avais que 20 poules. Maintenant, j’avais agrandi mon installation. Mes 2000 poulets me permettaient de très bien vivre par rapport à beaucoup d’autres. D’abord je n’avais pas faim, et ensuite, j’étais en train, dans ce nouveau monde, de devenir riche. Tous avaient besoin de mes poulets ou de mes œufs. D’ailleurs les paysans qui avaient vite compris la nouvelle situation étaient devenus les nouveaux riches. Les cadres, les banquiers, les traders, les avocats, ne servaient plus à grand chose dans cette société. C’étaient des nouveaux pauvres. En général ils vivaient très mal cette déchéance, eux qui étaient habitué au confort et aux belles voitures…

Heureusement une histoire comme celle là restera toujours à l’état de fiction. Cela n’arrivera jamais puisque aujourd’hui se tient un sommet européen qui, je n’en doute pas, sera, selon le communiqué final, un grand, très grand succès sur le chemin de l’Europe fédérale qui nous sauvera….

Si jamais cela ne fonctionne pas, et bien il se pourrait que le monde d’après ressemble à la petite maison dans la prairie (…) LIRE LA SUITE

>>> LE CONTRARIEN DU MATIN 29 JUIN – LISEZ L’INTEGRALITE <<<

Leave a Reply

ENGLISH ESPANOL ITALIANO CHINESE

Recherche
Partager le Blog
Share |

Suivez-nous sur TWITTER :
http://twitter.com/GOLDCOINorg

Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "