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Archive for the ‘Finances personnelles’ Category

Le braquage d’or, corollaire de la hausse du cours du métal précieux.

Jeudi, janvier 28th, 2010

Pas une semaine sans que l’on ne parle d’un braquage de pièces d’or ou de lingots. Les braqueurs liraient-ils la presse économique ? En effet, même si le cours de l’once d’or se retrouve en ce moment dans une phase de consolidation, la récente hausse du métal précieux n’a échappé à personne, surtout pas aux voleurs qui veulent  également « investir » dans le tangible. 

Les voleurs ne s’y trompent pas et savent que voler une banque est devenu aujourd’hui presque impossible. Dérober les économies d’un particulier c’est tellement plus simple et tout particulièrement l’or. En effet il possède le suprême avantage de devenir anonyme dès qu’il est fondu, sans perdre de valeur. C’est, par exemple, plus difficile avec les diamants qu’il faut retailler.

Dans le milieu du banditisme les informations circulent vite et n’importe qui peu devenir un indicateur volontaire ou involontaire : un(e) employé(e) de maison, le salarié d’une entreprise, une femme (un homme) qui parle un peu trop à ses ami(e)s, voire des enfants qui discutent dans la cour d’une école.

Deux modes opératoires:

- L’effraction simple:  le voleur rentre, trouvent la cachette ( ils sait déjà où elle se trouve),  fracture le coffre s’il y a  et repart avec le butin. Tout doit être réglé en moins de cinq minutes.

- Plutôt que de perdre du temps  à ouvrir des coffres qui sont de plus en plus compliqués,  certain emploie  une méthode traumatisante qui consiste à prendre en otage une personne  de la famille pour forcer une deuxième à ouvrir le coffre.

L’alarme « gentillette » pour laquelle vous avez souscrit un contrat ne sera d’aucune utilité car les interventions des agents de sécurité s’opèrent en moyenne en 30 minutes. Les braqueurs sont déjà loin et vous sur le carreau…. 

Publicité Groupama - Cet idiot ne retrouve plus ses économies enterrées dans le jardin

Sur les forums dédiés à l’or on trouve de nombreux partisans de « l’or planqué au fond du jardin ». Même si son côté romanesque la rend sympathique, grave erreur!

En effet, si vous ne parlez pas de votre cachette vous courez le risque qu’à votre  décés, personne de votre entourage ne soit au courant. Vous ferez le bonheur d’ un jardinier, d’un maçon, d’un plombier ou bien d’enfants qui trouveront votre trésor. 

Et je ne parle  pas du risque stupide que vous ayez vous même oublié  votre cachette et que vous vous retrouviez, tel le « malheureux » de la publicité Groupama, à transformer votre jardin en gruyère pour remettre la main sur vos économies. 

La solution serait alors d’en parler à une personne de confiance.  C’est déjà une personne de trop. Lors d’une conversation entre ami(e)s le:   »On a un peu d’or caché à la maison, en cas de coup dur »  dans la bouche de cet ami(e) deviendra « Nos voisins ont de l’or chez eux » en parlant à une troisième personne, etc. Jusqu’au dernier maillon de la chaîne que vous retrouverez un jour en train de vous ligoter devant la cheminée et à vous menacer avec le tisonnier pour vous demander le code du coffre… 

Bref : pas de pièces d’or et de lingots à la maison. 

Alors quelle solution ? L’idéal est de garder son or dans un coffre bancaire, soit en son nom propre , soit par le biais d’une société qui  garde votre or en banque  dans des coffres mutualisés et assurés sur leur valeur, comme par exemple  Bullionvault pour les lingots ou bien AuCOFFRE.com pour les pièces d’or

Si vous avez votre propre coffre en banque, assurez-vous que le guichetier demande votre carte d’identité (à moins qu’il ne vous connaisse bien). L’intérêt des coffres bancaires c’est qu’ils sont assurés, que tout est consigné (vos passages) et filmé (sauf dans la salle des coffres évidemment). 

Quand à l’intérêt de passer par une société qui gère votre garde c’est de pouvoir à tout instant remettre en vente votre or, sans avoir à vous déplacer. Acheter et vendre des pièces d’or depuis son canapé… 

Coupure de presse à propos de braquages d’or récents: 

- Vol d’or : Braqueurs « bien renseignés » (LEFIGARO.FR) 

- Carmaux. Le menuisier avait craqué devant les pièces d’or. (LADEPECHE.FR) 

- Un gang aurait volé des lingots d’or à des retraités. (LEFIGARO.FR) 

- 500 000 euros de lingots volés chez un héritier Peugeot (LEPARISIEN.FR) 

- Des pièces d’or dérobées à un septuagénaire (La Nouvelle République)

Un critère essentiel pour l’achat des pièces d’or : le différentiel de prime

Samedi, janvier 23rd, 2010

Au lendemain du pic de la crise (le 10/10/08) nous avions comparé les primes instantanées des pièces d’or avec leurs primes de fond (la prime normale, hors crise). Le résultat, le différentiel de prime, est sans appel et donne une idée neuve de ce qu’il faut acheter en matière de pièce d’or.

De manière générale on lisait ici et là qu’il fallait exclure de son achat les pièces avec une prime de fond largement positive. En fait, tous les spécialistes qui avançaient ces chiffres ont connu les pics des années 70 et 80 mais jamais une crise comme celle que nous vivons actuellement. Il est clair que ceux qui avaient des demi-napoléons en bon état (état TTB minimum) à vendre le 10 octobre sont ceux qui ont le plus démultiplié leur investissement dans l’or physique.

Dans cette étude, nous n’avons pas tenu compte du napoléon à 190 euro car ce phénomène n’a tenu qu’un seul jour et pour avoir téléphoné à CPR à ce moment, les pièces étaient réellement achetées à 150 euros …

Dans notre classement exit donc le Pesos, les Unions Latines et autres pièces habituellement conseillées pour leur prime nulle voire légèrement négative en temps normal. Ces pièces restent cependant très intéressantes en raison de leur prix actuel pour un placement de long terme pour lequel personne n’est capable de prédire quelle pièce sera recherchée (prime forte) ou pas (prime faible).

Classement des pièces d'or avec le meilleur différentiel de prime

Classement des pièces d or suivant leur différentiel de prime

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Jeune et amateur de pièces d’or

Mercredi, janvier 13th, 2010

Les personnes mal renseignées pensent qu’acheter des pièces d’or est une affaire concernant les gens ayant connu la Seconde Guerre Mondiale. Ce n’est pas totalement faux dans le sens où ceux qui ont vécu les privations de liberté et de confort savent que l’or, et plus particulièrement les pièces d’or, sont un formidable outil de protection contre les crises depuis environ 6000 ans. Il n’existe pas de raison que cela soit différent aujourd’hui.

En 1939 un napoléon 20F se négociait 300 Francs, grimpant à plus de 5000 en 1945. C’était alors la seule valeur permettant de conserver intact son patrimoine pour ceux qui avait su en acheter au bon moment et de la meilleure manière. Evidemment ce n’était pas en 1944 qu’il fallait acheter mais anticiper et se placer dès 1933 lorsque tous les signaux indiquaient que des choses graves se profilaient à l’horizon. Les libres penseurs prévoyaient dès cette époque que tout pouvait exploser. Seuls les politiques et les suiveurs habituels n’auront rien vu venir jusqu’à la veille du conflit. Acheter de l’or avant la Guerre était alors une chose simple, cela devint beaucoup plus risqué pendant. En effet, les allemands interdisaient aux français d’en posséder plus de 6 grammes. Ce fut l’occasion de la mise en place d’un système de marché noir où seule la loi de l’offre et la demande régnait.

Faut-il faire un parallèle avec cette époque et dire que nous sommes le 1933 du 21ème siècle. Je n’irai pas jusque là mais de nombreux indicateurs nous incitent à penser que nous rentront dans une période incertaine. Nombreux pensent que nous y sommes déjà. Je considère que l’on doit rester serein et qu’il ne faut pas pour autant acheter un fusil ou bien fabriquer un abri antiatomique au fond de son jardin. Cependant, il serait tout aussi stupide de ne pas agir que de ne pas souscrire une assurance incendie pour sa maison.

Les raisons pouvant provoquer une instabilité mondiale sont légions : perte de pouvoir et de crédibilité de l’Empire Américain, perte de valeur du dollar sans véritable monnaie mondiale de substitution, réorganisation géopolitique à l’avantage des BRIC ( Brésil, Russie, Inde et surtout Chine), origines de la dernière Crise économique non réglées, instabilité croissante de certaines régions pouvant littéralement exploser à la moindre étincelle (Iran, Pakistan, etc.), matières premières de plus en plus rares aux mains de certains et utilisées par d’autres, problèmes climatiques croissants. Voulez-vous que je poursuive la liste et que je remplisse la page ?

Bref, vouloir se prémunir de ces risques devrait donc être aujourd’hui une attitude naturelle de la part des jeunes actifs et des nouveaux parents qui n’ont pas nécessairement connus de périodes troublées mais qui voient clairement à quoi cela pourrait ressembler. Se prémunir ne veut pas dire ne plus consommer, ne plus vivre, ne pas investir en bourse ou bien dans l’immobilier. Cela veut juste dire qu’il faut aussi épargner selon un mode qui révèle systématiquement sa valeur lors de chaque crise : acheter de l’or et plus particulièrement des pièces d’or.

Les analystes économiques pensent qu’avoir de 5 à 20% de son patrimoine sous forme de pièce d’or est suffisant pour garantir les pertes éventuelles que l’on aurait sur le reste. En effet, la multiplication du cours de l’or en cas de crise, et à plus forte raison des pièce en raison de l’effet de rareté (traduit par la prime), est telle que les gains peuvent être cinq à dix fois supérieurs à l’investissement initial. 15% de votre patrimoine qui valent cinq fois plus pendant une crise compensent les 80% de perte que vous aurez sur le reste (vos actions, votre immobilier, vos assurances vie) en raison de la nécessaire inflation (et donc perte de valeur de la monnaie) et des pertes de valeur des entreprises.

Vous êtes convaincu que l’or physique est l’achat raisonnable du moment, mais pourquoi vous conseiller de le faire sous forme de pièces plutôt que de lingots ? Vous aurez une réponse détaillée en lisant l’article « Acheter 170 pièces d’or type Napoléon ou bien un lingot ?« . Je ne parle même pas de l’or papier (certificats, fractions d’un lingot, etc) qui s’évanouit avec l’effondrement d’une économie. Pour faire bref, seul l’or physique sous forme de pièce d’or est efficace pour vous protéger, en effet vous devez retenir qu’un lingot ne vaudra jamais beaucoup plus que la valeur de l’or qu’il contient alors que les pièces, très demandées en période de crise, voient leurs prix flamber bien au-delà de ce qu’elle valent en or. Cette différence est traduite par la prime qui est le critère fondamental à comprendre pour savoir pourquoi, comment et quand il faut acheter des pièces d’or.

Nous sommes en 2010 et le napoléon n’est plus la seule pièce qu’il est bon de posséder lorsqu’on réside en France. Pour savoir quelles pièces il est bon d’acheter et comment, vous lirez avec intérêt le guide  »Pourquoi et comment investir avec les pièces d’or«  et l’article « Pièces d’or : apprendre à faire les bons choix selon votre profil d’épargnant« .

Jean-François FAURE

Acheter des pièces d’or est un acte militant.

Mercredi, janvier 6th, 2010

Pourquoi acheter ou vendre des pièces d’or au 21ème siècle ? Cette question je me la suis posée de nombreuses fois à titre personnel et aussi en tant que président d’AuCOFFRE.com.

A titre personnel, avant de m’intéresser à l’or, j’ai d’abord été lecteur de gens tels que Bill Bonner ou bien Paul Krugmann. J’avais alors l’intime conviction, dès la fin 2007, que tôt ou tard nous allions payer les dérives des systèmes financiers et monétaires. Comment était-il possible que des organismes de crédit puissent continuer de prêter à des gens qui ne seraient même pas capable de rembourser les seuls intérêts d’emprunt du bien qu’ils allaient acheter ? Comment le pays le plus endetté du monde, les USA, pouvait-il continuer de vivre au crédit du reste des nations ? Comment ce même pays peut-il en toute impunité jouer de la planche à billets pour financer son économie sans en payer le véritable prix un jour ou l’autre ? La crise actuelle a déjà apporté son lot de réponses mais le pire reste à venir car aucun problème n’est réglé. Cela arrange trop de monde que l’on puisse poursuivre les affaires « as usual » là où une refonte profonde serait nécessaire. Le G20 proclamait haut et fort avoir apporté des solutions. En fait, tout ça n’était selon moi que de la poudre aux yeux pour journalistes ou bien Hedge founds en attente d’un signe de reprise. Un Madoff n’était finalement qu’un produit dérivé de ce système perverti et les paradis fiscaux avaient bon dos. Le gros du problème reste à régler : que faire d’un dollar qui n’a de valeur que la confiance que l’on a dans la richesse des américains, et d’un système financier déconnecté de la réalité . « Pourquoi voulez-vous que ma Banque investisse dans les entreprises lorsqu’elle dégage tant de profits avec les produits dérivés » disait en substance Daniel Bouton, l’ex-président de la Société Générale. Toute la crise que nous vivons et que nous allons vivre se résume finalement à la phrase de ce banquier.

De nombreux défenseurs de ce système prônent que c’est grâce à lui que les entreprises se développent, que l’économie avance pour le bien être de tous. Ils nous feraient presque croire que ce sont eux qui ont apporté l’eau courante et la lumière dans les foyers, ou plus récemment le téléphone puis l’internet. Ce n’est que le discours de personnes qui veulent légitimer l’existence de l’argent casino des marchés financiers. Savez-vous que seules 8% des sociétés qui ont levé plus de 75000 $ finissent dans le top des sociétés les plus profitables aux USA ? (Etude Inc). Nombreuses sont les sociétés pour lesquelles une existence en bourse relève plus des relations publiques voulues par leurs investisseurs que d’une réelle possibilité de financement. Faisant de manière objective le constat de ce que cela leur coûte et des bénéfices, beaucoup de dirigeants se retireraient des marchés s’ils avaient encore suffisamment d’autonomie au sein de leur propre boite. Les grands gagnants dans un casino ne sont ni les joueurs ni les croupiers distributeurs de cartes mais le casino lui même. Les retraités américains, qui avaient misé leurs vieux jours sous forme d’actions de sociétés trop grosses pour faire faillite, en tirent à présent les leçons.

jf_autravail

Jean-François FAURE est l'éditeur du blog LORetLARGENT.info et président fondateur d'AuCOFFRE.com SAS.

Bref, fin 2007 je souhaitais acheter de l’or pour assurer mes arrières face à ces problèmes que je pressentais. Mais pourquoi l’or ? Je pourrais vous déballer à nouveau les 10 bonnes raisons que vous lirait dans notre guide mais au final, je ne dirais qu’une chose : acheter des pièces d’or, ça a du sens. Du sens car c’est tangible et relève aujourd’hui clairement d’une action militante. Un membre (client) d’AuCOFFRE.com m’a clairement dit au téléphone «Je vous achète des pièces d’or car j’emm…e mon banquier qui tente de me vendre des forfaits de téléphone mobile, des alarmes ou des services à la personne plutôt que de faire correctement son métier de base. Si je pouvais, je retirerais tout l’argent que j’ai chez lui. Je vais déjà commencer par fermer mon livret A». Sans pour autant jeter la pierre à toutes les banques, je partage parfois le point de vue de ce membre lorsqu’on tente de me vendre des produits complexes que le banquier n’est pas lui même capable de m’expliquer en dehors des taux de rentabilité théoriques que je pourrais lire tout seul sur la brochure en papier glacé.

L’or ne va pas promettre une rentabilité ou un rendement (il en serait bien incapable). Le rendement c’est une notion que j’associe à la valeur travail. L’or sous forme de pièces d’or doit être plutôt vu comme la plus belle des assurances. Une assurance dont vous pouvez récupérer un jour ou l’autre une bonne partie de la mise et qui révèle tout son potentiel lorsque le reste de votre patrimoine se porte mal. L’or est un placement simple, compréhensible, que vous pouvez expliquer à vos proches et dont vous pouvez même leur faire profiter. Vous pouvez offrir des pièces d’or à ceux que vous aimez (que ce soit de la main à la main ou bien sous forme de chèque cadeau pour les plus modernes), même s’ils ne connaissent rien à l’or, ils savent tout de suite la valeur de ce présent. Pensez-vous que ce soit possible, ou tout au moins avec autant de sens, s’il s’agissait d’un tracker avec le cac40 comme sous jacent ?

Dans nos pays nous avons trop tendance à vouloir nous arranchir pendant notre sommeil, pendant que nos actions grimpent, et à nous protéger grâce au travail des autres. Ce raisonnement a provoqué la crise de 29 et celle que nous vivons actuellement. Que font des pays comme l’Inde et la Chine pendant ce temps ? Pour s’enrichir ils travaillent et pour se protéger ils achètent de l’or.

Les pièces d’or ne sont pas une promesse comme un vulgaire bout de papier, elles portent en elle leur propre valeur. Elles sont le placement d’avenir d’un monde qui recherche la simplification, la franchise et le retour à des valeurs solides.

Et pour vous enrichir ? Travaillez plus ou bien investissez dans les entreprises de vos amis.

Jean-François FAURE

Appel à témoignagne : Vous souhaitez parler d’une mauvaise expérience avec votre banque ou votre banquier ? Vous souhaitez réagir à propos des dérives des banques et du système financier ? Vous avez une idée précise de ce  à quoi devrait ressembler une banque respectable aujourd’hui ?
Envoyez nous vos réactions sur info[ AT ]loretlargent.info (remplacez [ AT ] par @), elles donneront lieu à un article spécifique.

Consolidation du cours l’or ? C’est le bon moment d’acheter des pièces d’or

Jeudi, décembre 17th, 2009

Les phases de consolidation sur le cours de l’or sont l’occasion de découvrir à bon compte les avantages de cette véritable « assurance vie » du reste de votre patrimoine. Pour ceux qui possèdent déjà des pièces d’or et en connaissent les nombreux avantages, c’est le moment de se renforcer.

J’en entends déjà dire «moi je pense que l’or va continuer de descendre en raison de toutes les nouvelles de reprise ». Reprise ? Quelle reprise ? Celle du moral des traders de la City qui se voient proposer deux ou trois emplois par jour depuis quelques mois  ? La reprise du moral de votre banquier qui va pouvoir de nouveau faire son job comme il en avait l’habitude « avant » ? Autour de moi, personne ne me parle de reprise. Les budgets de nombreuses sociétés sont toujours bloqués dans l’attente de jours meilleurs. Les trésors de guerre de certaines arrivent bientôt à épuisement et les incertitudes sur l’emploi de leurs salariés n’ont jamais été aussi importantes. Bref, rien n’a été réglé et l’on navigue actuellement dans un vaste nuage de fumée.

Pour continuer sur cette métaphore, je dirais que la maison a connu le feu au niveau de la cave et qu’il est encore temps de souscrire une assurance incendie pour ceux qui ne l’avaient pas fait. En effet, la structure a été touchée et il reste des braises encore vives ça et là, personne ne sachant vraiment où et comment les éteindre. Vous pouvez même considérer que vous avez eu de la chance car vous savez à présent que la maison pourrait brûler en entier très prochainement.

Dans ce contexte, acheter de l’or c’est alors un peu faire le pari de Pascal : Ne pas en avoir et vous avez tout à y perdre. En avoir et vous avez au pire toujours la possibilité de le garder et de vous rattraper sur le reste (actions, immobilier, etc).

Ceux qui pensent aujourd’hui qu’il ne faut pas acheter de l’or car la bourse donne des signes de reprise sont ceux qui achètent systématiquement à la hausse lorsqu’on parle de l’or dans le magazine Capital de M6 et vendent à la baisse lorsque plus personne n’en parle au JT de 20H. Bref, les mêmes qui perdent aussi systématiquement sur les actions car ils appliquent la même stratégie à leur portefeuille boursier. L’or est encore à cette heure le placement préféré des contrariens même si des nouveaux entrant en découvre les qualités.

Aujourd’hui, le prix de pièces d’or reste intéressant à l’achat, notamment en raison d’une prime en dessous des 5% pour les napoléons et de 5 à 7% pour les krugerrands.

jf_autravail

Jean-François FAURE est l'éditeur du blog LORetLARGENT.info et président fondateur d'AuCOFFRE.com SAS.

Toutes les pièces d’or ne se valent pas suivant ce que l’on souhaite en faire et le contexte dans lequel on se trouve. Il faut arbitrer lors de l’achat sur les pièces qui correspondent le plus à votre profil et savoir vous diversifier. Il m’est arrivé de conseiller à des gens d’acheter des napoléons car ils habitaient en France mais aussi des 20F Tunisie (peu demandées en France et donc avec un potentiel de prime locale faible) car ils avaient une maison secondaire dans la ville de Tozeur, en plein désert tunisien (lieu ou la prime de cette pièce sera élevée en cas de forte demande sur l’or). A d’autres, je leur conseillais plutôt des souverains en plus de quelques krugerrands car ils faisaient la navette entre la France et la Chine pour des raisons professionnelles.

Nous conseillons de manière générale :

  • Pour les acheteurs moyen et long terme de se positionner sur les napoléons 20F, pour ceux qui jouent la carte de la France. Pour ceux qui souhaitent pouvoir monnayer leurs pièces à l’international, ils peuvent s’orienter aussi sur les 20F Suisse, les Souverains et les Krugerrands. Le 50 Pesos est aussi intéressant, en raison de sa prime très basse, mais dans la stricte logique du long terme, pour le jour où tout explose…
    Pour info : le Souverain est une pièce recherchée dans toutes les anciennes colonies britanniques mais aussi l’Allemagne, la Grèce et la Chine.
    Le Napoléon est essentiellement reconnu en France, Suisse et Belgique.
    Le Krugerrand est la pièce d’or internationale. Où que vous soyez, cette pièce sera recherchée.
    Le 20Francs Suisse est la pièce d’or connue de tous les anciens investisseurs dans l’or physique, plus particulièrement des Allemands, des Suisses et des Français.
    Enfin, la 50 Pesos Centenario pourra se monnayer facilement en dehors de la France dans tous les pays hispanophones.
  • Pour ceux qui sont un peu plus joueurs et qui pensent comme moi que l’on va connaître une nouvelle hausse du cours de l’or  et pourquoi pas un rush sur les pièces d’or à la fin de l’année, ils peuvent se positionner sur les krugerrands qui peuvent connaître des pénuries importantes. Il peuvent aussi suivre le cours des 10 et 20$ US (Eagle et Double Eagle), qui ont des différentiels de prime très importants, et acheter lorsqu’ils repèrent une prime plus basse (ne pas espérer cependant une prime de fond en dessous de 10%). De telles pièces peuvent gagner ou perdre plus de 50 euros en moins d’une journée. Enfin, pour ceux qui veulent jouer la carte locale, notre pièce préférée pour tenter des coups à la hausse reste sans aucun doute la pièce d’or napoléon 10F ou demi-napoléon qui pourra prendre 10 euros en moins d’une journée (ce qui est énorme sur une pièce qui est cotée autour de 80 euros). En France, le demi-napoléon est la pièce avec le différentiel de prime le plus élevé. Mais attention, nous la conseillons pour les connaisseurs car il faut savoir l’acheter au bon moment (prime entre 12 et 20%) et il faut surtout (surtout) être certain de sa qualité (état TTB minimum).

Lisez « Pièces d’or : apprendre à faire les bons choix selon votre profil d’épargnant » pour en savoir plus.

En bref :

  • Vous n’avez pas encore de pièces d’or ?
  • Vous avez déjà des pièces ? Ne vendez pas mais renforcez-vous.
  • Pour le long terme : Achetez des napoléons, des souverains (anciens ou Elisabeth II), des 20F Suisse ou des 50 Pesos.
  • Pour le court terme : achetez des krugerrands, des 10 et 20$ sur un repli de la prime, ou bien des demi-napoléons de très bonne qualité lorsque la prime est située entre 12 et 20%. Vous savez qu’avec ces achats vous prenez des risques mais, en cas de gains, vous pouvez vite multiplier la mise. Cela vous demandera du temps, mais vous avez tout à gagner en surveillant le cours de ces pièces et en créant des alertes pour recevoir un e-mail lorsqu’un seuil (cours et/ou prime) est dépassé à la hausse ou à la baisse.

Vous lirez avec intérêt :

Acheter 170 pièces d’or type Napoléon ou bien un lingot ?

Mardi, décembre 1st, 2009

Pièce d'or de type Napoléon III Tête Laurée

Acheter tout ou partie d’un lingot en or n’a jamais été aussi simple qu’aujourd’hui. Évidemment vous pouvez toujours vous rapprocher de votre banquier. Cependant, vendre de l’or n’est plus son métier et il serait bien en peine pour vous répondre rapidement. Vous avez alors la possibilité d’aller sur internet et de passer par des sociétés très sérieuses qui vous permettent d’acheter de l’or issu de lingots, à partir du gramme ( Bullionvault, etc.). L’or que vous achetez, même si vous en êtes propriétaire, reste dans des coffres afin d’en garantir la qualité et la revente. Le principe est très bon (car il ne faut pas garder son or à la maison et, idéalement, plutôt le conserver dans un pays « neutre » ) , la formule est rapide et séduisante. Mais paradoxalement nous ne faisons pas de publicité particulière pour ce type de service car, selon nous, acheter de l’or sous forme de lingots (entiers ou fractionnés) n’est pas la meilleure manière pour réaliser les plus-values maximales en période d’augmentation du prix de l’or, et plus particulièrement lors des crises comme c’est le cas actuellement. Alors on achète quoi si on a 26000 € ? 170  Napoléons biensur, et je vous explique pourquoi.

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D’abord, il faut dire que le lingot a quelques inconvénients : difficile de le partager pour le vendre en plusieurs morceaux, délicat à transporter (considéré comme objet contondant aux portiques des aéroports), impossible à envoyer par la Poste (pas d’assurance au-delà de 5000 euros de valeur envoyée), existence de faux lingots plaqués or et fourrés de tungstène (lire cet article),  etc. La liste est longue mais le plus pénalisant se passe du côté du prix de revente car vous ne le vendrez jamais bien plus cher que sa valeur en or. Vous pourriez rétorquer que c’est tout ce qu’on lui demande, mais, à choisir, autant prendre des pièces d’or qui peuvent faire bien mieux.

Entre 3000 et 5000 tonnes d’or sont détenues par les français. C’est plus que le stock conservé par la Banque de France (2600 tonnes) elle même ! Cet or est essentiellement gardé sous forme de pièces d’or anciennes de type Napoléon. Un tel engouement est notamment décuplé lors des crises, aux moments où il devient plus difficile d’acheter des pièces d’or que de les vendre. Cet engouement est mesuré par une valeur que l’on nomme la prime. Elle était de zéro voire négative une bonne partie de l’année 2008, les pièces étaient vendues au prix de l’or qu’elles contiennent. Ce qu’il est très intéressant d’observer, pour mesurer la prime, c’est la différence de cotation (en France) entre un napoléon 20F et une 20F Tunisie par exemple (cf. flux de cotation de CPROR). Ces deux pièces possèdent le même poids et la même quantité d’or (titre* de 900 °/oo) et pourtant les prix diffèrent car les Napoléons sont très demandés en ce moment. Cette différence de prix est la prime (pas tout à fait en fait car le 20F Tunisie a lui aussi une prime mais plus faible). Il est important de noter que cette prime est variable suivant les pays.  Nous connaissons même une pièce encore plus séduisante que le Napoléon 20F : le Napoléon 10 France ou Demi-Napoléon.

J’ai décidé de prendre le Napoléon 20F comme exemple car il s’agit de la pièce la plus connue en France mais le même raisonnement pourrait être tenu avec les pièces d’or de type 20 Francs Suisse Vreneli , Souverain (et plus particulièrement demi-souverain), Krugerrands, Eagle, Liberty, qui possèdent une reconnaissance mondiale encore plus large.

Article de Jean-François Faure

Le saviez-vous ?

Dans les années 80 la prime sur les Napoléons était proche des 100%. Si un Napoléon contenait pour 1000 Francs d’or, sa valeur globale était de 2000 avec la prime, motivant des faussaires à fabriquer de faux Napoléons à partir d’or bien réel pour empocher la différence, la prime. C’est ainsi qu’a été frappé la Marianne Coq de 1915. La dernière pièce d’or Marianne officiellement frappée par la France portant le millésime 1914, il était évident qu’il ne pouvait s’agir que d’un faux dans le cas d’une pièce datée de 1915. Aujourd’hui, les fausses Marianne Coq de 1915 sont vendues comme les autres pièces en or. Les pièces d’or de la meilleure qualité et les plus simples à trouver sont les Marianne Coq « Liberté, Egalité, Fraternité » datées de 1907 à 1914. Ces pièces sont d’une qualité exemplaire car elles ont été refrappées entre 1951 et 1960 pour reconstituer les stocks d’or refondus ou disparus pendant les deux guerres mondiales. Ces pièces n’ont pas circulé et la comparaison avec les millésimes 1899/1906 (« d’origine ») permet immédiatement de voir la différence de qualité. Les refrappes semblent neuves et leur aspect est légèrement plus rouge car l’alliage comporte un peu-plus de cuivre, tout garantissant le titre 900/1000 ème.

Adresse pour acheter des Napoléons et d’autres pièces d’or : AuCOFFRE.com

* Vous lirez avec intérêt nos autres articles à propos des pièces d’or :

Taxer les pièces d’or : faisons un point suite au vote du Sénat

Vendredi, novembre 13th, 2009

Le 1er janvier 2009, nous avons connu une revalorisation de la taxe sur les plus-values mais les grands principes restent inchangés depuis 2006 concernant la taxation de l’or d’investissement et des métaux précieux au sens large. Le Sénat était en passe de voter une revalorisation de 8.2% de cette taxe mais l’amendement concerné a été rejeté. Plus de peur que de mal.

La taxe sur la revente.

Jusqu’à fin 2005 le vendeur de pièces d’or était systématiquement taxé de manière forfaitaire sur la base de 8% du produit de la vente. Le principe est largement assoupli depuis 2006 pour se rapprocher du modèle de taxation des valeurs mobilières.
La taxe forfaitaire de 8% sur le produit de la vente des pièces d’or n’est pas supprimée mais les investisseurs peuvent opter pour le régime des plus-values réelles dès lors qu’ils peuvent justifier du prix et de la date d’acquisition. Notez que la valeur de la taxe forfaitaire reste inchangée malgré les revalorisations du 1er janvier 2009  (l’article 150 VK du CGI n’a pas été modifié).

(…) LIRE LA SUITE DANS NOTRE GUIDE COMPLET ET REMIS A JOUR : TAXES ET FISCALITE DE L’OR EN FRANCE

Le métal jaune n’est pas une épargne de vieux et/ou d’incompétents

Jeudi, septembre 24th, 2009

Encore une idée préconçue qui s’est progressivement en place depuis la fin des années 60 avec l’irruption dans nos pays de la modernité importée des US. Le goldeux est un retraité portant bretelles …

Cette appréciation portée sur le métal jaune n’est pas sans fondement ni logique dans la mesure où la gestion remarquable que les US firent de leur monnaie et de leur économie durant les 20 années qui suivirent la seconde guerre mondiale fut un exceptionnel élément de stabilité monétaire, financière et économique.

La monnaie-papier a connu sous la fameuse ombrelle de Bretton Woods une période de stabilité historiquement exceptionnelle. Durant toutes ces années, le système financier a connu un développement durable. Un développement soutenu par des instruments monétaires tellement solides que les américains a fini par en ignorer les fondements …

C’est dans ce contexte que le métal précieux s’est progressivement dévalorisé aux yeux des élites de nos pays, glissant progressivement du statut de garant du système monétaire à celui d’investissement de (grand)-père de famille puis à celui de relique numismatique
puis, last but not least, de matière première de bijouterie …

Sa subite appréciation à l’orée des années 2000 n’a pas évidemment changé la donne. L’idéologie économique ordinaire l’ayant classé « matière première », sa brutale appréciation n’a fait que confirmer aux yeux des économistes de support de spéculation sur les marchés des métaux (…) LIRE LA SUITE DE L’ARTICLE CHEZ NOTRE PARTENAIRE ARGENT-OR.BLOGSPOT.COM

Marge de progression de l’or

Lundi, septembre 14th, 2009

En 1999, souvenez-vous, il fallait débourser 250 dollars pour une once d’or. Une once, je le rappelle, c’est 31 grammes. Désormais il vous en coûte plus de 900 dollars l’once soit un cours multiplié par près de quatre en huit ans. Alors, est-ce trop tard pour en acheter ? Et comment investir sur le métal précieux ?

Un petit zoom sur le marché de l’or : après un pic atteint en mars à plus de 1032 dollars l’once, l’or navigue dans la zone des 800/1000 dollars, véritables niveaux historiques. A ce prix,  l’or n’a-t-il pas malgré tout mangé son pain blanc ? Est-ce qu’il n’est pas trop tard pour prendre le train en marche ?

Si on raisonne en tenant compte de l’inflation et en déflatant les prix, il y a encore une énorme marge parce que le record de 1980 était à 850 dollars. Si on prenait en compte l’inflation, ces 850 dollars correspondent à 2200 dollars d’aujourd’hui. Ça laisse encore de la marge. Cependant il faut replacer dans le contexte : 1980, c’était juste avant la guerre Iran-Irak, on était donc dans des circonstances aussi très particulières et il y a eu derrière une chute de 40% en deux mois. L’or peut être très volatile. Cependant, dans le cas présent la hausse a été plus continue et cela nous laisse supposer qu’il y a une vraie demande et une vraie marge de progression. Des experts de la Société Générale disent ainsi que l’or pourrait monter de 50 à 100 dollars par an durant les prochaines années. Ces experts pensent qu’il est bien de détenir 5 ou 10% de son portefeuille ou de son patrimoine en or. Nous pensons que dans la période actuelle, 20% de son patrimoine sous forme d’or est encore raisonnable. N’oubliez pas, l’or est l’assurance vie du reste de votre patrimoine. De la même manière que vous ne souscrivez pas une assurance incendie le jour où votre maison brûle, ce n’est pas en plein coeur d’une crise, lorsque le JT de TF1 vous annonce que les acheteurs dévalisent la Rue Vivienne ou bien AuCOFFRE.com pour acheter des napoléons et autres krugerrands, qu’il faudra vous réveiller. L’or c’est maintenant qu’il faut l’acheter, à bon compte.

Toutes les considérations sur l’inflation, mais surtout sur la déflation, portent à penser à une hausse de l’or.

Vous lirez avec intérêt :  Pourquoi le cours de l’or est-il condamné à la hausse ?

Notre « coup de coeur » du moment : le demi-napoléon.

Jeudi, août 6th, 2009
Le Napoléon 10 Francs, ou Demi-Napoléon. Une jolie petite pièce d'or avec un beau potentiel pour l'investissement dans l'or physique mais difficile à trouver dans un état acceptable (pouvant soutenir une prime).

Le Napoléon 10 Francs, ou Demi-Napoléon. Une jolie petite pièce d'or avec un beau potentiel pour l'investissement dans l'or physique mais difficile à trouver dans un état acceptable (pouvant soutenir une prime).

Notre conseil du moment pour rentrer dans le monde formidable des pièces d’or: achetez quelques demi-napoléons (les napoléons 10F). En effet, leur prime de fond (la prime la plus couramment observée en dehors des périodes de crise) est généralement de 5 à 15 % En ce moment, la prime instantanée est proche de la prime de fond mais le potentiel de retour vers des niveaux haut (80 à 100% comme c’était le cas en octobre 2008) reste forte en cas d’un vif intérêt pour les pièces d’or.

Début 2008 nous n’aurions pas nécessairement conseillé d’acheter prioritairement ce type de pièce car nous pensions à tort que sa prime était déjà bien haute et qu’il était potentiellement plus intéressant de partir d’une prime nulle comme c’est le cas avec nos bons vieux nap 20F. Et pourtant, force est de constater que le demi-napoléon est la pièce avec le différentiel de prime le plus élevé. Elle est passée d’une prime de fond d’environ 13 % à une prime record de 93% en octobre 2008. Le différentiel de prime est donc de 80 % ! Largement au-dessus des pièces d’or américaines en 10 et 20 $ (différentiel de prime d’environ 50% ), du demi-souverain (différentiel de 30 %). Exception faite de « l’accident » du napoléon 20F au dessus des 170 euros, son différentiel de prime n’est finalement que de 27 à 30% en cas de crise (comme le Krugerrand).

Attention cependant à la qualité de ce que vous achetez. La prime n’est possible que pour les pièce d’un état de qualité TTB au minimum. Et pour les demi-napoléons, qui ont beaucoup circulés, c’est déjà plus difficile d’en trouver.

Les membres d’AuCOFFRE.com profitent de la consolidation actuelle pour acheter des pièces d’or.

Samedi, juillet 11th, 2009

Les membres d’AuCOFFRE.com ne s’y sont pas trompés et ont perçu le dernier repli de l’or comme un signal d’achat à bon compte sur leurs pièces d’or favorites : les napoléons 20F et les krugerrands 1 once.

« Le marché sur AuCOFFRE.com étant actuellement plus acheteur que vendeur, nous sommes obligés de faire rentrer des pièces provenant de nos fournisseurs du marché professionnel afin de répondre à la demande croissante. Les pièces en vente par les membres trouvent tout de suite preneur si elles sont vendues au prix du marché. Nous avons même été obligés de travailler avec des gens que l’on considère comme des concurrents, en plus de nos fournisseurs habituels, afin de faire rentrer de nouvelles pièces dans le système. Rien que sur la journée du vendredi 10 juillet, 260 napoléons et 90 krugerrands ont été achetés afin de répondre au carnet d’ordres. Presque 5 kilos d’or achetés sous forme de pièces, dont 95% seront conservés dans les coffres de notre société pour le compte de nos clients. Nous sommes de plus très heureux d’avoir pu proposer en exclusivité des krugerrands millésimés 2009, tout neufs.

Aujourd’hui, la plate-forme on-line n’est représentative que de 10% des transactions qui sont réalisées par le biais AuCOFFRE.com. En effet, avec un carnet à l’achat plus important qu’à la vente, les pièces qui sont vendues pour un bon prix trouvent preneur avant même de pouvoir êtres mises en vente sur la plate-forme.

Actuellement, nous avons sur la plate-forme publique des pièces un peu plus chères qui trouveront preneur lors de la remontée de l’or et des pièces mises en vente par le « membre » AuCOFFRE.com lui même afin d’y dynamiser les échanges. Si nous ne jouions pas ce rôle de régulateur, aucunes pièces ne seraient visibles sur le site comme étant en vente. En effet, toutes celles qui sont proposées au bon prix ont déjà dix acheteurs avant même d’apparaître sur le site.

La responsabilité des banques dans la crise que nous vivons depuis plusieurs mois est clairement établie. La confiance que tout un chacun leur porte est durablement affectée. Nos client « membres » ne s’y trompent pas et veulent rester libres, ne pas dépendre d’un quelconque établissement bancaire pour leurs achats de pièces d’or. AuCOFFRE.com répond pleinement à cette demande en offrant toutes les garanties de qualité, de transparence, et de sécurité quant aux services proposés. Grâce au dynamisme de ses centaines de membres, au caractère innovant et exclusif de ses services, AuCOFFRE.com conforte donc sa place de leader en temps que plateforme indépendante d’achat/vente/don de pièces d’or en temps réel en France.»

Des souverains plein les portes

Samedi, juin 27th, 2009

Le fils d’un riche industriel en savon et en huile demeurant à Salonique, en Macédoine, rappelle ainsi ses souvenirs :  » Ma famille a transformé toute sa fortune en souverains avant l’invasion allemande, au cours de l’hiver 1941. Nous avions au moins 3 000 souverains cachés derrière l’encadrement des portes. A chaque coup de vent, ma mère se précipitait pour voir sí l’argent n’était pas tombé. Dès que les Allemands sont arrivés, ils ont occupé l’usine et, sans ce pécule, nous serions morts de faim. Une fois par an, nous démontions les portes pour prendre l’argent qui nous permettait de vivre. Bien que nous ne nous en soyons pas rendu compte sur le moment, la majeure partie de nos parents et de nos amis avaient agi de même. Mais mon grand-père, qui avait fait confiance à la monnaie grecque, se retrouva avec des liasses de billets sans valeur, et perdit toute sa fortune.  »

Timothy Green

Les français vendent leur or

Mercredi, juin 3rd, 2009

Parmi les moyens que les Français ont trouvés pour avoir plus d’argent, il y en a un qui est de plus en plus courant, c’est de vendre une partie de ses biens personnels. Certains se débarrassent de leurs vêtements, d’autres de leurs meubles, mais ce qui se vend le mieux en ce moment, c’est l’or. L’or qui, en temps de crise, est une valeur-refuge dont le cours a littéralement explosé. On ne le sait pas toujours, mais en France les familles possèdent beaucoup d’or, qu’il s’agisse de bijoux ou de pièces de monnaie. Mais alors qui est vraiment prêt à racheter vos trésors de famille et quel prix pouvez-vous en tirer ? C’est une enquête de Stéphane Leroux pour M6.

Les journées de travail de Serge Navarro commencent toujours au même endroit, face au distributeur de billets. Six retraits, 500 € à chaque fois et en petites coupures. Son objectif, comme tous les jours, dépenser au moins 3000 € avant le coucher du soleil. Serge est pressé.

Ce matin, il a un rendez-vous très important dans le sud de la France. Ça se passe dans un bureau de tabac. Salut rapide à la patronne, Serge est attendu ici comme le loup blanc. Cela fait une heure que ces clientes patientent et toutes ont dans leurs mains quelque chose de très personnel à lui montrer. Ce sont des pièces de collection ou de vieux bijoux et à condition que ce soit bien de l’or, Serge rachète tout, rubis sur l’ongle. Résultat, toutes les clientes repartent avec quelques dizaines voire quelques centaines d’euros.

Revendre son or de famille pour augmenter son pouvoir d’achat, c’est devenu un réflexe de plus en plus courant. Car avec la crise, le métal jaune n’a jamais eu autant la cote. Longtemps planqué derrière des portes blindées, l’or refait surface en pièces, en bijoux, en lingots et même sur les maillots de bain. De l’Inde à la Chine, en passant par les Émirats arabes, la demande en or explose. On en vend même dans les rues, car c’est devenu la valeur-refuge en ces temps de crise. Avec la faillite des banques, la valeur du métal précieux a doublé et atteint des sommets, plus de 20 000 € le kilo. C’est deux fois plus cher qu’il y a cinq ans, le problème c’est que pour fabriquer tous ces lingots, les fonderies ont besoin de nouveaux arrivages. La production des mines ne suffit plus et désormais les chercheurs d’or ont trouvé un nouveau filon, vos bijoux de famille.

En France, dans les journaux, des publicités se multiplient, elles vous promettent toutes des paiements cash, de l’argent facile. Alors, de la montre à gousset de pépé à l’alliance de votre ex-femme, que valent réellement vos trésors de famille ? Et qui sont les professionnels qui en tirent profit ?

Lorsqu’on cherche à se faire un peu d’argent avec ses bijoux de famille, le plus dur ce n’est pas de s’en séparer, mais de savoir à quel prix les vendre. Et à Strasbourg comme ailleurs, c’est dans ce genre de petites boutiques très discrètes, que se trouve la réponse. Nous sommes chez Thierry Kostik, un négociant en métaux précieux. En dix ans d’activité, il n’avait jamais vu autant de monde dans ses murs.

Six jours sur sept, les clients défilent. La plupart vont vendre des bijoux, boucles d’oreilles dépareillées, bagues, colliers, broches, tout se négocie et parfois, certains arrivent avec beaucoup plus en poche. Des trésors.

Ce monsieur, par exemple, il a un grand projet familial, mais pas assez d’argent pour le réaliser. En revanche, il a apporté avec lui quelque chose qui pourrait bien le tirer d’affaire. La solution à son problème d’argent tient peut-être dans cette petite boîte en bois. Il y a là quelques bijoux précieux, mais aussi des pièces d’or venues de toute l’Europe et parfois très anciennes.

« Cette pièce-là est une pièce très intéressante d’Alfred Herzog, c’est une très bonne monnaie. C’est une pièce frappée en peu d’exemplaires de 1893. »
En plus du précieux Herzog, Monsieur possède plus de 150 pièces et pour couronner le tout, il a même un lingot d’un kilo. Un trésor amassé par sa famille pendant plus d’un siècle et conservé précieusement en cas de coup dur.

« Elles viennent d’où toutes ces pièces ?

J’ai du côté de mon père des gens qui étaient la génération de la guerre, mais ici dans la région, c’était assez spécial aussi. Avoir une pièce d’or ou un lingot, c’était la sécurité. »

Une fois l’expertise passée, il reste à Thierry Kostik à fixer le prix de la marchandise que lui apportent les clients, à commencer par les bijoux. Pour cela, Thierry suit en direct les cours de l’or sur son ordinateur. Comme pour les actions, le métal précieux s’échange sur les plus grandes places boursières du monde. Ce jour-là par exemple, sa cote officielle est de 23,53 € le gramme, mais étrangement ce n’est pas le prix que le marchand propose à ses clients.

Explication : 23,53 € le gramme, c’est le prix de l’or pur à 100 %, le plus précieux, l’or 24 carats, comme le lingot par exemple. Mais beaucoup l’ignorent, les bijoux sont en fait composés d’un alliage avec seulement 75 % d’or pur. On parle alors d’or 18 carats. Évidemment, le prix au gramme n’est pas la même.

Comme il n’y a que 75 % d’or, le prix d’un gramme de bijoux passe donc de 23,53 € à 17,60 €. Là-dessus, il faut encore enlever la taxe de l’État, les différents frais de Thierry et bien sûr sa commission. Résultat, le prix qu’il est prêt à payer à ses clients pour leurs bijoux est de 14,10 € le gramme. On est bien loin de la cote officielle. Cela dit, pour ces bracelets, il y en a tout de même pour près de 700 €. Ajoutés à ces pièces rares et son lingot, ce client va décrocher le jackpot. En moins de vingt minutes, Thierry lui fait une proposition a priori difficile à refuser :

« 49 056,93 nets payés en chèque immédiatement. Maintenant, la décision vous appartient.
Je ressors ici avec la somme en chèque. »

Immédiatement, sans discuter.

C’est très bien. On peut y aller. Je ne m’attendais pas à ce que j’obtienne un chèque de ce montant-là, c’est sûr.

Voilà votre chèque. »

49 000 € payés sur-le-champ, c’est beaucoup d’argent, mais pour Thierry, l’affaire vaut le coup. L’or est rare sur Terre et en ce moment, tout le monde en veut. Les tarifs explosent, Thierry peut donc revendre immédiatement tout le métal jaune qu’il achète en faisant au passage un bon bénéfice. Pour s’en rendre compte, il suffit de passer dans la pièce d’à côté.

Alexia, la femme de Thierry, reçoit un client comme elle en voit de plus en plus depuis le début de la crise. Un client qui n’a plus confiance en sa banque et qui cherche à placer son argent dans une valeur sûre, le lingot d’or. Et voilà ce que devient une partie des bijoux que Thierry rachète, il les revend sous forme de lingots. Et entre les deux, le prix a beaucoup grimpé.

Souvenez-vous, il rachète les bijoux en or en ce moment autour de 14 € le gramme, ces bijoux sont ensuite envoyés dans une fonderie, mais pour fabriquer un lingot d’un kilo, il faut bien plus qu’un kilo de bijoux. Car dans toutes ces bagues et ces bracelets, il y a des alliages qui partent à la poubelle au moment de la fonte. Il y a aussi une petite déperdition due à l’opération de fusion. Au final, il lui faut près d’un kilo et demi de bijoux pour fabriquer un lingot d’un kilo qu’il va pouvoir revendre sur la base de 23 € le gramme. À ce tarif, la vente d’un lingot d’or lui rapporte 3500 € de bénéfices et pas besoin de pousser le client pour qu’il achète.

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La transaction est conclue, le client recevra son lingot dans une semaine. Ajouté à la commission de Thierry Kostik, ce kilo d’or lui revient donc à plus de 24 000 €. Un gros chèque, de quoi donner le sourire au patron. Avec toute cette folie autour de l’or, le chiffre d’affaires de Thierry Kostik a bondi de 30 % cette année. Avec sa femme, ils touchent à eux deux plus de 7 000 € nets par mois. Un commerce rentable qui attise de plus en plus d’appétit. Sur ce marché, tout l’enjeu est d’être le premier à vous racheter votre or. Du coup, à côté des boutiques classiques comme celle de Thierry, de nouveaux acheteurs sont apparus et leurs techniques, elles, n’ont plus rien de traditionnel.

Carpentras dans le sud de la France, 28 000 habitants et certainement beaucoup d’or caché sous les matelas. Et pour mettre la main dessus, il y a déjà du monde sur les rangs, une dizaine de bijouteries qui se mettent toutes à racheter de l’or.

Il y a même une boutique spécialisée comme celle de Thierry Kostik, une concurrence rude qu’un homme compte bien casser. C’est Serge Navarro, notre chercheur d’or. Il vient d’arriver en ville et tout de suite, il a l’œil.

« Il y a un petit marché, c’est le vendredi, il faudra le noter. C’est toujours intéressant parce qu’il y a les habitants des petits villages voisins qui viennent sur Carpentras ce jour-là, ça serait intéressant de faire une animation le jour où il y a le marché. Les gens viennent acheter leurs légumes et après ils viennent me vendre leur or ou avant, comme ça ils peuvent acheter plus de légumes. »

Serge Navarro, c’est un malin. Ancien VRP dans les cosmétiques, il est aujourd’hui un des 40 commerciaux de VPO, une société spécialisée dans le rachat d’or partout en France. Contrairement à Thierry Kostik, Serge, lui, n’a pas de boutique. C’est un acheteur itinérant. Dans chaque ville traversée, sa mission est de trouver un commerce qui voudra bien l’accueillir. Un commerce si possible où il y ait du passage. Pour ça, l’idéal, c’est le bureau de tabac.

Le problème de Serge est que son métier ne parle à personne. Alors, plutôt que de longs discours, Serge fait tout de suite une démo, à la limite d’en faire trop, jusqu’à se croire déjà comme chez lui. Le résultat, trois fois sur quatre, sa petite technique ne fonctionne pas.

Pas question d’insister pour Serge Navarro, il n’a que trois jours par mois pour trouver des partenaires dans une dizaine de villes. Alors pour ne pas perdre de temps, il utilise toujours la même méthode et lorsque le poisson commence à mordre, Serge a un argument imparable pour le ferrer : l’argent.

« Qu’est-ce que je gagne ?

Je vous explique : je travaille pendant deux jours, vous allez toucher sur le montant des achats directs et indirects, 10 % nets, c’est-à-dire que si je fais 3400 € d’achat chez vous, vous allez toucher 340 €. »

Gagner de l’argent sans rien faire, l’argument semble plaire à madame. Le contrat est simple, ils doivent juste accueillir Serge deux jours tous les trois mois. Serge n’a pas beaucoup de temps alors il n’hésite pas à leur forcer un peu la main.

« Pourquoi ça vous intéresse Madame ?

Là, on fait des choses, on a des gens qui viennent. C’est sympa d’avoir une animation. En plus, à Carpentras, il n’y a pas grand-chose. »

En vingt minutes, l’affaire est conclue.

Serge reviendra ici pour acheter de l’or d’ici deux mois. Des contrats comme celui-ci, il en a signé 150 en deux ans, un record dans la boîte.
Ne pas avoir de boutique propre et pouvoir s’installer n’importe où pour quelques jours seulement, c’est l’un des secrets de son business. Mais pour que ce soit vraiment rentable, il y a une autre condition. Le commercial doit racheter l’or au plus bas prix possible. Alors à chaque fois, il met le paquet.

Ce matin, l’opération vient de commencer chez un buraliste d’Arles, les clientes font déjà la queue. Toutes ont raclé leurs fonds de tiroir pour y trouver une vieille médaille de communion ou une gourmette et espèrent bien gagner un peu d’argent. Serge va leur racheter leur or à 8,20 € le gramme, c’est le tarif décidé par son patron.

8,20 € le gramme, c’est tout de même 40 % de moins que le prix proposé par Thierry Kostik ce même jour dans sa boutique à Strasbourg. Malgré ce tarif peu compétitif, Serge a du succès. Son truc, c’est de laisser penser aux clientes qu’elles font toujours une bonne affaire.

La tactique de Serge fonctionne parfaitement, les clientes ne négocient pratiquement jamais. Car dans 90 % des cas, elles n’ont tout simplement aucune idée du cours de l’or.

« Ça sera 115 € pour vous.

Je ne pensais pas en arriver à ce prix-là »

115 €, en réalité ce n’est pas le meilleur prix. Si cette dame s’était rendue chez le bijoutier du coin ce jour-là, elle aurait récupéré 20 % de plus. Un manque à gagner important pour elle, qui vit avec le RMI.

« Je ne touche que 395 euros chaque mois. Ça me permettra de souffler un petit peu.

Pourquoi vous n’avez pas cherché à vendre ce bijou ailleurs ?

Je ne sais pas, parce que je n’y ai jamais pensé peut-être. »

Avec un argumentaire et des méthodes publicitaires bien rodés, la société parvient même à fidéliser ses clients. En moyenne, un sur quatre reviendrait régulièrement vendre son or. Des opérations comme celles-ci, Serge en fait une centaine par an. Il est aujourd’hui le meilleur commercial du groupe et son salaire est en conséquence, jusqu’à 5 000 € nets par mois, c’est deux fois le revenu normal d’un VRP.

Après chaque opération, Serge retrouve une chambre d’hôtel. Il y a encore deux ans, ce représentant de 54 ans était au chômage. Depuis, il a relancé sa carrière avec le rachat d’or. Les bonnes semaines, Serge parvient à récolter jusqu’à quatre kilos de métal précieux. Et pour lui, peu importe que ses bijoux n’aient pas été rachetés au meilleur prix du marché. Au contraire, il est persuadé de rendre un service aux familles.

Serge ne garde jamais l’or avec lui. Chaque soir, il l’expédie à son employeur et surprise, les bijoux et les pièces rachetés à travers toute la France vont quitter le pays, car celui qui les attend impatiemment se trouve à l’étranger, en Allemagne.

À deux heures de route de Strasbourg, une zone industrielle avec, au milieu, un bâtiment discret. Dans le business de l’or, la première règle c’est la sécurité.

Roland Martin est le patron de Serge Navarro. C’est dans ces bureaux qu’arrive tout l’or récolté en France par ses commerciaux.

« Ce que vous voyez ici, c’est si vous voulez la présentation germanique et la présentation française. » Il y a même les fameuses tantes de rachat d’or version originale et bien sûr en version française. Quatre femmes trient, ici, toute la journée les paquets d’or arrivés de toute Europe.
« Et ça arrive d’où ?
C’est une action qui a été faite à Marseille.
Vous avez racheté pour combien ?
Sur cette action, il y en a eu pour 5128,11 €. »

Roland Martin a eu l’idée de s’attaquer au marché français il y a cinq ans. Pour acheter cet or, il a embauché en France une quarantaine de commerciaux, un bataillon deux fois moins important qu’en Allemagne et pourtant, c’est en France que la société réalise aujourd’hui ses meilleurs chiffres.

« La France est un pays fascinant, c’est peut-être le plus beau pays du monde.

Et où il y a de l’or sous les matelas.

Ou dans des sacs de mayonnaise. J’ai vu des fermières arriver chez moi avec des sacs, qui me proposaient des pièces de plusieurs générations. On voyait les âges et c’était pour acheter un tracteur. Donc c’est quelque chose que vous ne trouvez vraiment pas en Allemagne. L’Allemand a toujours eu le deutsche mark, il lui faisait confiance. Le Français faisait confiance à son louis d’or. »

Et Roland n’est pas difficile sur la marchandise, des couronnes du vieil oncle, au dentier de mémé, il achète tout ce qui brille, à condition que ce soit bien de l’or.

Si Roland fait tout pour acheter un maximum de bijoux et de pièces, c’est parce qu’il a de très gros clients qui lui rachètent son métal précieux et au prix fort. Ce ne sont pas des particuliers qui voudraient faire un placement, mais des industriels qui ont besoin d’or pour fabriquer par exemple des puces électroniques, des pièces informatiques ou encore des prothèses dentaires. Bref, de gros consommateurs.

Alors, pour les fournir plus rapidement, Roland a mis en place sa propre fonderie. C’est la zone la plus sécurisée de la société. Derrière cette porte, il y a l’homme qui fait gagner des millions à l’entreprise.
Quand il est là-dedans, il est le seul qui peut entrer ou ouvrir. Là, vous pouvez essayer de lui mettre un revolver, ça ne va pas l’impressionner, même pas un bazooka.

Chaque jour, ce grand gaillard au look de forgeron s’isole ici pour fondre des centaines de bijoux. Ils sont jetés dans un four chauffé à 1500 degrés, puis le métal en fusion est versé dans un moule et pas question d’en laisser une goutte. En quelques minutes, tous les bijoux ont été transformés en ce cake grisâtre, de l’or 18 carats. Mais comme il est encore brûlant, le fondeur va brusquement le plonger dans un bain d’eau froide. Une fois refroidi, ce bloc d’or va pouvoir être revendu à des industriels.

Ce genre d’opération assure une marge confortable à la société de Roland Martin. Comme par exemple avec ce petit lingot de 430 g. Pour le fabriquer, Roland Martin a acheté pour environ 3000 € de bijoux, il devrait à l’arrivée en tirer le double, 6 000 €, soit 3000 € de marge brute. Il doit bien sûr payer toutes ses charges et ses employés. Au final, il en tire quand même une somme rondelette.

« Combien ça vous rapporte, ça ?

Je vais gagner là-dessus 800 € en net et puis je paye les impôts. Les impôts d’entreprise en Allemagne sont de 53 % plus élevés qu’en France. On gagne bien notre vie, mais on ne devient pas millionnaire d’un jour à l’autre. »

Avec la crise financière qui s’annonce durable, le cours de l’or ne devrait pas chuter de sitôt. Pour la première fois cette année, la société de Roland Martin affirme qu’elle devrait réaliser près de 8 % de bénéfices nets.

Emission CAPITAL sur M6 du 26 avril 2009 – Transcription ABW

Mes objets et pièces d’or sont-ils exonérés d’ISF ?

Mercredi, mai 27th, 2009

Les bijoux en or, en pierre ou métaux précieux ne sont exonérés d’ISF que s’il s’agit d’antiquités, c’est-à-dire s’ils ont plus de cent ans. Si tel n’est pas le cas, ils doivent être déclarés en fonction de leur valeur vénale, ou au prix auquel ils ont été acquis si l’achat a eu lieu à l’occasion d’une vente publique qui s’est déroulée il y a moins de deux ans. Il convient également de retenir la valeur du bien tel qu’il figure dans un acte estimatif datant de moins de cinq ans rédigé à l’occasion d’un inventaire, d’une donation ou d’une succession. S’agissant des pièces et lingots d’or, ils doivent être déclarés pour leur valeur au 1er janvier 2009. A défaut de marché officiel organisé en France, vous pouvez retenir les cotations établies par les professionnels, notamment CPR Or. Lu sur LeFigaro.fr

La thésaurisation

Mercredi, mai 27th, 2009

Pourquoi thésaurise-t-on ? Par défiance envers les moyens de paiement fiduciaires. Par crainte d’une guerre, d’une révolution, d’une dévaluation, d’un impôt. Pour n’avoir pas à payer de droits de succession. Pour rester fidèle à certains réflexes ancestraux, qui font que l’or refuge et l’or réserve prolongent l’or fétiche (…) LIRE LA SUITE DANS NOTRE DOSSIER « POURQUOI THESAURISE-T-ON ? »

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "