Quelles pièces d’or faut-il acheter ?
Acheter des pièces d’or est donc la meilleure manière d’investir dans l’or pour assurer vos » arrières « , offrir une autre sécurité à vos proches ou tout simplement diversifier vos placements. Mais quelles pièces acheter ?
En premier lieu, vous devez raisonner dans une logique d’investisseur et non de collectionneur, de numismate. Cela veut dire que vous devez vous diriger exclusivement vers les pièces qui rentrent dans la catégorie de l’or » investissement « . Tout ceci est parfaitement codifié par l’administration fiscale au plan européen.
Sont ainsi considérées comme or » investissement » les pièces d’une pureté (proportion d’or, ou titre*) égale ou supérieure à 900 millièmes qui ont été frappées après 1800, qui ont (ou ont eu) un cours légal dans leur pays d’origine et dont le prix de vente n’excède pas plus de 80% de la valeur de l’or qu’elles contiennent.
Ces 80% représentent la prime précédemment évoquée. Aujourd’hui, la prime sur les Napoléons, Pesos, Souverains et autres Krugerrand est nulle ou légèrement négative. La prime est un véritable effet de levier qui démultiplie votre placement en or sur le long terme. Seules les pièces d’or possèdent une telle prime potentielle.

Reportez-vous au glossaire pour en savoir plus sur la notion de prime : principal critère déterminant
pour apprécier qu’une pièce d’or est plus avantageuse et sûre à l’achat que tout autre support lié à l’or.
Il est essentiel de vous focaliser sur l’achat de pièces ayant la prime la plus basse et dont le prix se rapproche le plus possible du prix de leur poids en or. Ainsi vous gardez intact tout le potentiel de hausse de la pièce, tant au niveau de l’or qu’au niveau de la prime qui ne pourra qu’augmenter dans le temps.
Le saviez-vous ?
Dans les années 80 la prime sur les Napoléons était proche des 100%. Si un Napoléon contenait pour 1000 Francs d’or, sa valeur globale était de 2000 avec la prime, motivant des faussaires à fabriquer de faux Napoléons à partir d’or bien réel pour empocher la différence, la prime. C’est ainsi qu’a été frappé la Marianne Coq de 1915. La dernière pièce d’or Marianne officiellement frappée par la France portant le millésime 1914, il était évident qu’il ne pouvait s’agir que d’un faux dans le cas d’une pièce datée de 1915. Aujourd’hui, les fausses Marianne Coq de 1915 sont vendues comme les autres pièces en or, sans prime évidemment. Les pièces d’or de la meilleure qualité et les plus simples à trouver sont les Marianne Coq
« Liberté, Egalité, Fraternité » datées de 1907 à 1914. Ces pièces sont d’une qualité exemplaire car elles ont été refrappées entre 1951 et 1960 pour reconstituer les stocks d’or refondus ou disparus pendant les deux guerres mondiales. Ces pièces n’ont pas circulé et la comparaison avec les millésimes 1899/1906 (« d’origine ») permet immédiatement de voir la différence de qualité.
Il est préférable de garder à chaque pièce sa patine d’origine. Les professionnels conseillent aux particuliers de ne jamais nettoyer leurs pièces sous peine de laisser un aspect brillant artificiel qui sera le témoin d’une usure grave; le métal aura été attaqué, les détails de la pièces seront définitivement abimés.
Une pièce de monnaie est un véritable témoin de notre histoire. Généralement aussi petites que nos Euros, ces pièces en or font appel à tout un vocabulaire technique numismatique pour les décrire et désigner leur qualité. Le glossaire à la fin de ce guide reprendra les éléments essentiels mais il existe des ouvrages très bien faits pour aller plus loin.
Bien qu’il n’existe pas de méthode scientifique pour apprécier la qualité des pièces d’or, il y a cependant une échelle de notation basée sur des critères objectifs (qualité d’un détail) et subjectifs (aspect global). Ainsi, une pièce de qualité B (pour Beau) sera de qualité plutôt médiocre, réservée pour la fonderie, alors qu’une pièce FDC (Fleur de Coin) sera comme neuve, sans aucune trace d’usure , avec l’intégralité de son « velours » de frappe. Reportez-vous au glossaire pour voir les état de conservation intermédiaires.
Acheter dans une logique d’investissement une pièce d’or légèrement usée ou patinée n’est absolument pas un problème. Ce qui est important, c’est qu’elle n’ait pas perdu de matière, c’està - dire que son poids en or, au moment de l’achat, soit sensiblement le même que son poids d’origine, et que sa qualité lui permette de prendre dans le temps une prime de rareté.
Les pièces qui vous intéressent dans une logique d’investissement : Nous avons exclu de cette sélection toutes les pièces qui pouvaient avoir, dès à présent, une prime trop importante.
- 20 Francs Or ou « Napoléon »
Le Napoléon est » LA » pièce d’or dans l’esprit des français. Peu connue en dehors de nos frontières, elle est pourtant l’une des pièces les plus conservées au Monde, principalement par les français qui y sont très attachés.
Elle a été frappée entre 1802 et 1914 (puis refrappée dans les années 1950/60). Il en existe de nombreux types, tous de 21mm de diamètre et d’un poids de 6,45 g, dont certains n’intéressent pas l’investisseur car la prime est déjà très élevée (Bonaparte, Napoléon Ier, Louis Philippe, …). Elles ont plus d’intérêt pour les numismates.
Les pièces à choisir pour investir seront plutôt des Cérès, des Napoléon III Tête Nue ou bien Tête Laurée, des Génie IIIème République, et des Marianne Coq « Dieu Protège la France » ou bien « Liberté, Egalité, Fraternité ».
Frappées en grand nombre, ces pièces sont aujourd’hui faciles à trouver et leur prime est presque
nulle. Elles coûtent leur poids en or. Dans les années 80, elles valaient 1 fois et demi à 2 fois leur poids en or tant elles étaient recherchées.
Pour en savoir plus, reportez vous à la page : La Marianne Coq 20F, la pièces d’or Napoléon emblématique.

- Les pièces d’or américaines. Liberty 20 dollars et Indien 10 dollars
Vous connaissiez la préférence de la rédaction de LORetLARGENT.info pour le demi-napoléon et son différentiel de prime record. Mais saviez-vous que nous plaçons les pièces d’or américaines de 10 et 20 dollars respectivement sur la deuxième et la troisième marche du podium ? (LIRE LA SUITE DE l’ARTICLE)
- 50 Pesos mexicain en or
Considérée comme un pièce lingot en raison de son poids plus élevé (41,67 g.) , la 50 Pesos mexicaine est une pièce très appréciée en France (à tort) par les investisseurs car sa prime est pour l’instant nulle. Malheureusement, son différentiel de prime est faible (potentiel de hausse de la prime) et donc nous la déconseillons en vue d’un placement.
- Krugerrand d’Afrique du Sud
Frappée en Afrique du Sud depuis 1967, le Krugerrand est la pièce de référence pour les investisseurs du monde entier. Sa prime est nulle et son titrage en or (proportion d’or) de 916.67 °/oo est légèrement supérieur à celui des Napoléons. D’abord frappée suivant un poids d’une once, elle est déclinée depuis 1980 en 1/2 , 1/4 et 1/10 d’once. Son différentiel de prime est analogue au napoléon, c’est un bon placement. LIRE NOTRE ARTICLE COMPLET SUR LE KRUGERRAND

- Souverain Britannique
Nous rentrons dans cette catégorie toutes les pièces d’or frappées par le Royaume-Uni depuis la loi monétaire du 22 juin 1816 à l’exclusion des pièces australiennes, canadiennes et sud-africaines. Cette pièce pèse 7,988 g. et titre 916,67 °/oo d’or. Les investisseurs s’intéresseront plus particulièrement aux types Georges V et Elizabeth II qui ne supportent pas de prime de collection.

- Union Latine
Ces appellations regroupent les pièces frappées entre 1865 et 1927 par l’Autriche, l’Autriche-Hongrie, la Belgique, la Bulgarie, la Grèce, l’Italie, Monaco, la Roumanie, la Russie, la Sardaigne et la Serbie.
Ces pièces sont d’une taille et d’un poids identiques aux Napoléons français dont elles se sont inspirées dans le cadre de la Convention de Paris en 1865.
L’investisseur se tournera plus spécialement vers les Léopold II de Belgique et les Victor Emmanuel II d’Italie dont la prime est nulle.
Les autres sont plus rares et possèdent donc une prime plus forte.

- 20 Francs Tunisie
Cette pièce, frappée dans le cadre de la l’Union Monétaire Latine, possède des caractéristique physiques identiques au Napoléon 20F. Plutôt courantes, leur prime est analogue à celle du Napoléon. Leur différentiel de prime est faible et donc nous la déconseillons à l’achat.
Le Saviez-vous ?
De 1865 à 1927, plusieurs pays se réunirent autour de la France pour adopter une monnaie unique, l’Union Latine, rendant possible des transactions sur des bases monétaires communes, bien avant l’Euro.
C’est pour cette raison qu’encore aujourd’hui la cotation d’un Napoléon de 20 Francs, d’un Victor Emmanuel II Italien de 20 Lires ou bien d’une Confédération Suisse de 20 Francs Suisses sont identiques à qualité et rareté équivalentes. Au total, 58 pays rejoignirent l’Union Monétaire Latine y compris des pays de l’Europe de l’Est, d’Amérique Latine ou bien du Maghreb.
Vous visiterez avec intérêt le site www.unionlatine.com




