Publicité

Au cinéma, dans la littérature, le casseur de coffres-forts est souvent associé au gentleman cambrioleur. La réalité est bien moins romantique que cela ! Alors cassons… le mythe !

De la « Casa de Papel » à « Army of Thieves », Netflix aime les braqueurs de coffres !

La plateforme de streaming a trouvé un véritable filon pour capter de nouveaux abonnés. Les histoires de casses de coffre-fort fonctionnent toujours très bien. On trouve dans les deux énormes succès récents de la Casa de Papel et d’Army of Thieves (l’armée des voleurs en québécois), une des raisons de la fascination du public pour ceux qui arrivent à ouvrir des coffres-forts. C’est l’œuvre de personnes intelligentes, très intelligentes même. Elles arrivent à déjouer les systèmes de sécurité les plus complexes, les énigmes les plus compliquées. Et très souvent, ces « cerveaux » sont pacifistes.

« Robin des Bois » à l’origine de toutes les légendes du voleur bienfaiteur

Affiche du film Robin Hood de 1922 avec Douglas Fairbanks

Robin Hood est un personnage de légende en Angleterre dont on parle depuis le 13ème siècle. Il sera le héros de nombreux livres puis de films y compris des dessins animés. Ce voleur qui prend aux riches pour redonner aux pauvres a tout pour séduire. Encore mieux, il va jusqu’à récupérer l’impôt collecté par les seigneurs pour le restituer aux citoyens.

« Arsène Lupin » : cambrioleur puis gentleman

Le personnage littéraire de Maurice Leblanc est né au début du 20ème siècle. Il aura son heure de gloire pendant la Belle Epoque, mais son mythe perdure toujours aujourd’hui entretenu par de nombreux fans. Récemment, le gentleman cambrioleur a lui aussi eu les honneurs de Netflix dans une série interprétée par Omar Sy.

L’auteur fera évoluer son personnage de cambrioleur à gentleman cambrioleur jusqu’à détective. On oublie toutefois qu’il laisse sur son passage quelques cadavres et pas mal de trahisons.

Publicité

Les voleurs ont-ils un cœur d’artichaud ?

Dans les films ou la littérature, le voleur, le braqueur de coffres tombe très souvent amoureux. Non seulement il est pacifiste, mais en plus il est séduisant, que demander de plus ? Dans Haute Voltige, le voleur joué par Sean Connery tombe amoureux de l’agent d’assurance interprété par Catherine Zeta-Jones ; el Professor de La Casa de Papel craque pour la flic Lisbonne… Dans le monde du cambriolage au cinéma, le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas.

Les braqueurs de coffres-forts sont-ils vraiment sympas ?

Pas de suspense : la réponse est non ! En fait, le génie qui utilise ses oreilles pour détecter les cliquetis des mécanismes de la serrure pour trouver le code… C’est rare, très rare.

Une étude de la police de Zurich en Suisse a établi des statistiques sur les casses de coffres-forts :

  • 50 % ont été arrachés et transportés ailleurs ;
  • 25 % ont été ouverts en utilisant la clef trouvée sur place par les cambrioleurs ;
  • 14 % ont été forcés par un pied de biche ou un tournevis ;
  • 10 % sont fracassés avec une masse ou une pioche ;
  • 10 % ouverts avec un chalumeau ou une meuleuse.

Il reste donc 1 % d’ouverture à l’oreille ou à l’intelligence.

Mais attention, il faut savoir que 98 % des auteurs de cambriolages ne restent pas plus de 5 minutes sur le lieu de leur forfait. Un coffre-fort reste donc un rempart efficace pour éviter un vol.

Les braquages finissent mal

C’est la grande différence entre l’art et la réalité. Dans la vraie vie, un casse de coffre-fort se termine très souvent par une arrestation ou pire par une blessure grave ou la mort. La victime peut être le propriétaire des objets mais aussi le braqueur.

Du côté du tribunal, un cambriolage est passible de 5 ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende. Si le voleur est armé, on passe dans la catégorie supérieure du vol à main armé, c’est un vol aggravé. La peine encourue est de 20 ans de réclusion criminelle et 150 000 euros d’amende.

Bien loin d’un happy end !

Article précédentL’or en euros au rebond ?
Article suivantLes obligations souveraines vont-elles céder leur sceptre à l’or ? (rapport In Gold We Trust)
Je suis entrepreneur sur le web depuis 1999. Diplômé de l'école de journalisme de Bordeaux, j'ai tout d'abord été journaliste-reporter radio pendant 10 ans. J'anime plusieurs médias sociaux et blogs sur les entreprises, la tech, la finance, le marketing digital.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Veuillez entrer votre commentaire !
Veuillez entrer votre nom ici