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Archive for the ‘Matières premières’ Category

De l’or dans le Kurdistan iraquien

Mardi, avril 17th, 2012
Vera Valor

Le peuple Kurde a les mêmes traditions quant à l’achat et l’utilisation de l’or que le peuple des Indes : le métal jaune constitue une partie essentielle de leurs traditions de mariage. L’année dernière, environ 17 tonnes d’or étaient importées au Kurdistan , selon le Directorate qui régit le controle qualité de l’or dans la région du Kurdistan. La plus grande partie des importations de l’or proviennent de la Turquie et des Emirats Arabes et cela est souvent sous forme de bijoux, destinés essentiellement pour des mariages.

Cependant, les statistiques de 2011 sont moins favorables que celles de 2010, qui étaient estimées à plus de 23 tonnes. En Mai 2011, le prix de l’or de 21 carats avait monté de 228 dinars (($195 ou £123) l’once à 255,000 dinars ($218 ou £138) l’once. Une des conséquences faisait que les futurs mariés, qui étaient les seules personnes à acheter de l’or en 2011 (tout le monde vendait), ont revu à la baisse le montant d’or acheté d’environ 50 onces en 2009 à environ 20 onces en 2011. Tant la chute du dollar que la crise européenne sont des causes de la hausse du prix de l’or.

Une tradition au Kurdistan est de planifier des centaines de mariages le même jour – dû à l’immense organisation que cela implique, les couples s’inscrivent auprès d’agences qui organisent l’événement bien à l’avance. Certaines fois, ces mariages seront même reportés. Le Gouvernement Régional du Kurdistan a mis en place un prêt de mariage  pour les employés du gouvernement, mais dû à la crise causée par la hausse du prix de l’or, a décidé d’étendre les prêts à tous les citoyens.

Les ressources en or et pétrole du Kurdistan iraquien

Le Kurdistan iraquien a connu un taux annuel de croissance d’environ 10%, ce qui est similaire à celui de l’Inde, bien que le Kurdistan a une population nettement moindre, d’environ 4 millions.  Un décret annonçant l’interdiction de vol effectués par la RAF et l’USAF entre 1992 et 2003 a facilité le développement de champs pétroliers au Kurdistan : les réserves sont estimées à 45 milliards de barrils de pétrole, dont l’extraction a commencé en 2007. Il y a tellement de pétrole dans ce pays qu’à elles seules, les recettes obtenues de cette ressource, paieraient pour toutes les infrastructures et aucune taxe ne serait appliquée.

Le ‘point noir’ de la richesse pétrolière du Kurdistan est qu’on en oublie et néglige le  nombre important de gisements d’or dans ce pays – ces derniers ne sont pas exploités parce que personne n’en voit l’intérêt. Cela peut, bien sur, changer avec la hausse du prix de l’or et, aussi, du fait que le gouvernement iranien est en train de faciliter l’exploration de l’or dans les provinces voisines Kurdes iraniennes, l’un des projets menés conjointement avec Rio Tinto. Nous vous apporterons plus de précisions dans un prochain article.

 

In gold we trust !

Mardi, avril 17th, 2012
the-gold-tree-infographic

the-gold-tree-infographic by trustablegold.com

Connaissez-vous The Gold Tree ? Il s’agit d’une infographie extrêmement parlante et très simple sur la provenance de l’or d’investissement et sa destination. L’infographie a été réalisée par Trustable Gold.com, une compagnie spécialisée dans la comparaison des opportunités que représente chaque type d’investissement dans l’or. Lumineux !

Pour réaliser cette infographie, plusieurs sources ont été mises à contribution :
- Le bilan annuel de la demande en or qui émane du World Gold Council
- L’U.S. Geological Survey
- Gold Fields Mineral Services
- Trustable Gold

De ces différentes sources ont émané un arbre dont les racines représentent les différentes mines aurifères du monde entier par continent. On remarque que les réserves identifiées les plus importantes sont en Australie (7300t), suivies de celles de l’Afrique du Sud (6000t) et de la Russie (5000t.). On est loin des 1900t des réserves présumées en Chine, pourtant plus gros producteur d’or pour la 2e année consécutive. Ces différentes sources se sont basées sur des réserves d’or totales identifiées d’approximativement 50 000 tonnes.

Les branches de l’arbre représentent les différentes formes d’investissement :
- Les compagnies minières d’or
- L’or papier
- L’or physique.

Chacune de ces branches se décline en sous-produits or. Par exemple la branche or physique se termine en ramifications du type lingots, pièces de collection, médailles…

L’or jamais extrait depuis l’histoire de l’humanité représenterait près de 166 600 tonnes, or à l’usage d’investissement, de la joaillerie, de la technologie et des banques centrales compris.

Lien vers le site trustable.com

L’or, superpuissance économique et politique

Jeudi, avril 5th, 2012

Les pays détenteurs des plus importantes réserves d’or ont-ils plus de poids sur la scène économique et politique internationale ? Quels pays mènent cette course effrénée à l’or ? Qui en profite et qui en pâtit ? C’est à toutes ces questions que nous répondons dans ce dossier consacré à la géopolitique de l’or.

1.    L’or revient dans la course

En 2012, le sort des pays en difficulté (notamment ceux de la zone euro) pourrait bien dépendre des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine) dont l’émergence va forcément redessiner les grands enjeux géopolitiques et économiques. Cela devrait bouleverser la donne au niveau des pays économiquement dominants, jusque-là.

C’est dans ce contexte de crise et de chamboulements que l’or revient peu à peu dans le circuit des échanges commerciaux. L’Inde paie l’or noir de l’Iran en or jaune, publiait-on il y a peu. Dans les contextes de guerre et de crise économique, lorsque la confiance en la monnaie papier baisse ou que les échanges en monnaie ne sont tout simplement plus possibles, l’or redevient naturellement la monnaie de référence par excellence.

Cette émergence de l’or voit en parallèle l’abandon progressif du dollar dans les échanges internationaux. La Chine, plus gros producteur mondial d’or, contribue largement à ce glissement en défaveur du dollar et aimerait bien voir le yuan ou l’or détrôner le billet vert. Le fait que la Chine veuille adosser sa monnaie à l’or tend à le prouver (Lire Le Yuan bientôt adossé à l’or ?). C’est ainsi que le pays et son voisin le Japon ont décidé de ne plus utiliser le dollar US mais le yuan pour leurs échanges commerciaux bilatéraux.

Le phénomène n’aurait pas pris de l’ampleur si d’autres pays n’avaient pas suivi l’exemple de la Chine. L’Inde, l’Iran, la Russie et le Japon ont adopté la même stratégie. Et en Amérique du Sud, un pays a senti le vent tourner : c’est le Venezuela, qui a rapatrié 75% de ses réserves d’or physique, auparavant stockées dans des coffres bancaires européens. Cela augure de futurs et nombreux échanges en or au niveau international.

2.    L’or redistribue les cartes

Dans son dossier spécial « Géopolitique de l’or, Les faillites du système » (Numéro 53, Novembre – Décembre 2011), le magazine Diplomatie propose un Atlas très complet sur le sujet, signé Thomas Delage. Décryptage.

Économie du marché de l'or aujourd'hui - Diplomatie

La Chine est en 2010 le plus gros producteur d’or, avec 345 tonnes d’or extrait. Un chiffre en hausse par rapport à 2009. Derrière la Chine, on trouve l’Australie avec 255 tonnes produit, les Etats-Unis avec 230 tonnes, l’Afrique du Sud et la Russie avec 190 tonnes chacun, le Pérou avec 170 tonnes. Pour ce qui est de la consommation d’or, l’Inde caracole en tête avec 860 tonnes d’or consommé en 2010, principalement des bijoux en or. Le second pays consommateur d’or est loin derrière, avec 541 tonnes d’or.

On retrouve ces chiffres dans une infographie éditée par les Echos et dans le rapport annuel 2011 du World Gold Council.

Le Contrôle de l’or, source de puissance ? - Diplomatie

Les Etats-Unis, la Chine, la France, l’Italie, la Suisse et le Luxembourg sont en tête des états qui disposent des plus importantes réserves d’or, ce qui leur assure une stabilité et une puissance économico-politique certaine. C’est d’autant plus exact pour les pays dont la part des réserves en or est supérieure au total des réserves (réserves d’or et devises étrangères) : les Etats-Unis, la France, le Pays-Bas, l’Allemagne, le Portugal et… la Grèce ! Il est probable que ces réserves d’or aient fait pencher la balance en faveur de l’effacement de la dette (Lire La Grèce efface sa dette comme par magie !).

Mais les plus gros détenteurs d’or sont aussi les plus gros vendeurs d’or : le Fond Monétaire International à New-York, la Banque Centre Européenne à Francfort, la France et la Suisse ont vendu d’importants stocks d’or depuis 2007. Des pays de la zone euro pourtant fragilisés par la crise (Espagne, Allemagne) ont aussi, dans une moindre mesure, vendu une partie de leurs réserves d’or. Des opérations risquées en ces temps d’incertitudes économiques, comme nous le pointions dans notre article France, 2004 : soldes sur les réserves d’or !

Qui achète ces réserves d’or ? Principalement des pays asiatiques, la Chine, l’Inde, qui ont de faibles réserves d’or. On compte aussi parmi les principaux acheteurs la Russie, l’Arabie-Saoudite, le Mexique, autant de pays qui ne voient pas d’un bon œil la suprématie du dollar américain et préfèrent miser sur la stabilité de l’or physique.

A noter aussi, la prédominance des entreprises canadiennes et américaines en tête des entreprises de production d’or en 2010. Le canadien Barrick Gold et l’américain Newmont Minning ont respectivement produit 240 et 174 tonnes d’or.

Un mot enfin sur la Turquie, où l’extraction d’or, encouragée législativement par l’état, a permis à l’économie du pays de se relever. Avec ce nouveau poids économique, la Turquie a retrouvé une position dominante dans ses relations géopolitiques avec les pays voisins.

Ressources et conflits - Diplomatie

Ce qui ressort de cette carte ne laisse pas de place au doute : les ressources, dont l’or, sont à l’origine de nombreux conflits, c’est même la seconde source de conflits dans le monde. Les conflits de ressources se concentrent essentiellement et logiquement là où est extrait l’or : en Afrique subsaharienne, en Amérique, en Asie et en Océanie. Pas moins de 9 conflits sont en cours en République Démocratique du Congo, 6 en Colombie, 4 au Nigéria, 4 en Israël.

Les conflits sont particulièrement marqués par la violence dans les principaux pays producteur d’or : en Russie, en Australie, en Afrique du Sud et en Amérique centrale et latine (Mexique, Pérou, Brésil, Chili).

3.    L’or peut-il redevenir étalon ?

Les chiffres de la production d’or mondiale peuvent paraître importants, mais ils ne sont rien comparés aux sommes vertigineuses de l’économie mondiale. Compte tenu de cette relativement faible production annuelle d’or, un retour à l’étalon or paraît difficilement envisageable. Sinon, il prendrait une valeur inestimable et dangereuse sur le plan géopolitique : les risques de guerres seraient multipliés.

En revanche, l’or conserve plus que jamais son rôle de valeur refuge internationale. Le précieux métal jaune offre aux états qui en possèdent une puissance et une influence politico-économique certaine, surtout lorsque que la crise bat son plein comme en ce moment.

La Chine s’invite au LME

Mercredi, avril 4th, 2012

Le London Metal Exchange (LME) a annoncé mercredi 28 mars que Bank of China avait « candidaté » pour être membre de la bourse des métaux de Londres.

La nouvelle n’est pas anodine : c’est la première fois qu’une banque chinoise postule à la plus grande place de marché des métaux au monde. Bank of China se verra limitée au rang de membre de catégorie 2, c’est-à-dire qu’elle ne pourra exercer des transactions qu’à distance et ne pourra pas siéger au « ring » du LME. Mais l’information n’en est pas moins révélatrice, elle est même symbolique :

La Chine prend de plus en plus d’ampleur dans les échanges économiques mondiaux. Nous abordions justement à ce propos la montée en puissance du Yuan sur la scène internationale en début de semaine.

Avec son admission au sein du LME, la Chine met donc un pied dans un des marchés de matières premières de référence. Il ne faut pas perdre de vue que la Chine a pour projet de créer un marché de l’or asiatique côté en Yuan pour « contrecarrer » le COMEX et LBMA.

L’adhésion d’une banque chinoise au London Metal Exchange est donc le moyen d’exercer une forme de pression supplémentaire sur les « puissants » qui régulent les cours boursiers à l’heure actuelle.

Source : REUTERS

Fiche pays : les turcs et l’or

Mardi, avril 3rd, 2012

Crise et Turquie. Deux mots qui n’ont pas coutume d’être associés ces derniers temps. Et pour cause : depuis que l’état turc encourage l’extraction d’or sur son territoire, les finances du pays sont au beau fixe et la Turquie rayonne sur ses pays voisins. Alors que sa voisine la Grèce glisse sur la pente inexorable de l’endettement, la Turquie relève la tête après des décennies très difficiles. Portrait de cette nation qui doit beaucoup à l’or.

 

L’or de la Turquie en chiffres

La Turquie est au 22ème rang mondial des pays détenteurs d’or, avec 179,1 tonnes dans ses coffres (Chiffres World Gold Council – Janvier 2012). La Turquie est loin derrière la France, qui est l’un des plus gros détenteurs d’or au monde. En revanche, elle se place tout de même avant la Grèce, au 31ème rang, et l’Australie pourtant grosse productrice d’or, au 35ème rang.

L’histoire des pièces d’or en Turquie

En 1844, l’Etat turc introduit la livre turque en tant que devise officielle, en remplacement de l’akçe. A l’origine, la livre turque est une monnaie en or, elle équivaut 100 Kurush. De très beaux spécimens de ces pièces d’or circulent encore, des pièces de 25, 50, et 100 Kurush notamment.

La Turquie mise sur l’or et gagne

Depuis 2005, la Turquie a fait le choix de miser sur les ressources d’or présentes sur son territoire. Et bien que le pays ne soit pas aux premiers rangs des producteurs d’or dans le monde, deux facteurs l’ont placé dans une confortable situation économique et géopolitique:
-    Le pays a relancé massivement sa production d’or et produit tout de même 15 tonnes d’or par an.
-    Le cours de l’or est passé de 250 à 1900 dollars US en moins de 10 ans, augmentant de manière non négligeable la valeur globale de l’or extraite dans le pays.

La Turquie ou le véritable pouvoir de l’or

Précisons qu’en 2005, des modifications de la législation minière turque ont favorisé l’exploitation aurifère,  qui a triplé en quatre ans, et par conséquent le développement économique du pays. Alors que la Turquie faisait appel en 2001 au FMI pour la 18e fois, l’empire byzantin affiche aujourd’hui un des plus fort taux de croissance dans le monde, à l’égal des BRICS. Cette forte croissance économique, alimentée par l’extraction d’or, est un sérieux atout dans les échanges de la Turquie avec ses voisins et avec les pays occidentaux.

L’or vert : un métal soumis à une vraie démarche qualité

Samedi, mars 24th, 2012

Nous assistons actuellement à de grands élans de mobilisation et de prises d’initiatives, souvent collectives, de la part des industriels du milieu qui souhaitent promouvoir un or plus propre. Différents labels se font donc « concurrence » mais ne nous y trompons pas : ils ne sont pas tous aussi légitimes les uns que les autres, ils ne prônent pas tous les mêmes valeurs et n’ont pas forcément le même « poids ».

Certains labels portent plus sur le respect des droits de l’homme que sur les notions de protection de l’environnement et vice versa.

Ainsi le label Oro Verde défend un or vert et encourage une extraction propre, c’est-à-dire sans mercure ni cyanure. L’enjeu de ce label est de protéger l’environnement pour permettre aux activités agricoles de continuer à se développer en parallèle des activités aurifères (nous évoquions les différents critères et valeurs de cette certification Oro Verde précédemment). L’envergure de ce label, aux valeurs respectables, reste donc très localisée (dans la région de Choco en Colombie en l’occurrence).

D’autres chartes et labels vont, eux, mettre davantage l’accent sur les conditions de travail au sein des exploitations minières. Il s’agit clairement de prôner un commerce équitable de l’or et de veiller au respect de certaines normes sociales, économiques et environnementales. L’humain est au centre des préoccupations pour ces labels (à l’image du Fairtrade and Fairmined gold certification ou du FLO-CERT) : égalité des sexes, sécurité, interdiction de faire travailler les enfants (etc.) sont autant de critères essentiels pour obtenir cette certification.

Il existe également des réseaux regroupant différents acteurs miniers qui prônent un « or durable » (« sustainable gold »). C’est le cas de Solidaridad Network qui défend entre autre un programme et des engagements sur le marché de l’or dans différentes régions du monde (dans les Andes, l’Amérique Centrale, l’Amérique Latine, les Pays-Bas et l’Afrique de l’Ouest). Ce programme se veut une réponse à l’injustice sociale et les dommages environnementaux constatés dans les exploitations minières.

A noter également : l’initiative Artminers, organisation à but non lucratif qui valorise l’utilisation de technologies propre dans le processus d’extraction de l’or. L’organisation a notamment obtenue le soutien financier de la Banque Mondiale pour son projet de minage sans mercure.

Tous ces labels, ces certifications, ces chartes que l’on range communément sous l’appellation « d’or vert » ne sont donc pas tous équivalents et il est important d’en connaitre l’origine et les critères de délivrabilité. Il n’existe pas qu’une seule forme d’or vert et elles ne sont pas toutes synonymes d’éco-responsabilité.

De la même façon l’or vert est régulièrement associé, à tord, à l’or recyclé. Le recyclage de l’or n’est autre que la refonte du métal. C’est grossièrement le principal gagne pain des officines spécialisées dans l’achat et la vente d’or. Et le moins que l’on puisse dire c’est que le recyclage de cet or là n’a rien de très luxueux et colporte une image sordide et peu flatteuse du métal jaune… Les personnes ayant recours à ces officines sont bien souvent dans le besoin et prêtent à brader bijoux familiaux (quand il ne s’agit pas de dents en or…) pour en recevoir quelques pièces en retour. On est donc assez loin des valeurs écologiques et on repassera pour le côté éthique…

L’extraction propre : un processus contrôlé de bout en bout

Il existe de réelles initiatives qui visent à développer et démocratiser une extraction propre. C’est le cas de la charte « Clean extraction » née d’une coopération entre Aucoffre.com et le raffineur suisse Valcambi. La charte repose sur 3 critères essentiels :

- Extraction avec le moins d’impact possible sur l’environnement (sans mercure ni cyanure)

- Respect des conditions salariales et sociales des travailleurs

- Interdiction de faire travailler les enfants

Information, sensibilisation et responsabilisation des consommateurs sont les enjeux de cette charte.
C’est notamment ce qui a séduit Benoit Derenne, client de Gold & Forex International et Directeur de Fondation pour les Générations Futures qui a été véritablement conquis pas cette charte et la Vera Valor, première pièce labélisée « Clean Extraction », pour les valeurs qu’elle défend.

Le but de cette extraction propre d’un nouveau genre et de complètement garantir et certifier la traçabilité de la pièce (ici la Vera Valor) à toutes les étapes de la production : de la mine à la frappe !
Paul Mc Gowan (responsable du déploiement d’Aucoffre.com à l’international et Directeur Général de Lingold) était déjà revenu sur l’importance de la chaîne de production propre à l’occasion de sa visite de l’usine de Valcambi en Octobre dernier. Il faut bien comprendre que la charte Clean Extraction n’est pas un label illusoire ni un certificat de bonne conscience : l’ensemble du processus de l’extraction propre est strictement contrôlé par des auditeurs indépendants.

La chaîne de production de Valcambi fait donc l’objet de vérifications par Stewart Group Global, fournisseur de services d’inspections et d’analyses de métaux. La liste des contrôles effectués par l’organisme est tout à fait édifiante et accrédite totalement la charte Clean Extraction. Le rôle de l’auditeur indépendant, qui valide chacune des étapes de la production, est majeur à la certification du bien-fondé des engagements adoptés par Aucoffre.com et Valcambi.

Il est important pour l’or de voir ces formes de pratiques se démocratiser et se pérenniser dans les prochaines années. Il ne fait nul doute que c’est là que se trouve le futur marché du métal précieux qui doit nécessairement renouer avec éthique et respect des droits de l’homme. L’enjeu est grand puisque les résultats de notre enquête IFOP sur les Français et l’or démontrent que parmi les sondés :

- 77% sont disposés à épargner une partie de leur argent dans l’or si celui-ci est issu d’une filière d’extraction respectueuse des droits de l’homme.

- 74% sont disposés à épargner une partie de leur argent dans l’or si celui-ci est issu d’une filière d’extraction non polluante.

Des chiffres qui devraient faire réfléchir plus d’un industriel du marché de l’or et qui assurent de belles perspectives d’évolution à l’extraction de l’or.

Un Processus de Kimberley pour l’or ?

Vendredi, mars 23rd, 2012

Début Mars, un article paru dans le quotidien 20 minutes exposait la face cachée de l’or et les dérives actuelles de l’exploitation du minerai. Avec la hausse de son cours, l’or suscite toujours plus les convoitises et donne lieu à tous les excès ! Les acteurs de son marché ne peuvent plus rester passifs et se doivent de réagir :

L’or serait-il alors à un tournant de son histoire ? C’est la question que l’on peut se poser et elle est légitime tant le métal précieux se retrouve au centre de préoccupations géopolitiques, économiques et écologiques de notre époque.

On ne parlera pas de véritable révolution mais au moins d’évolution : il y a actuellement une réelle prise de conscience sur l’éthique du marché de l’or.

Eco-responsabilité, respect des droits humains et sociaux : les enjeux relèvent plus d’une démarche profonde, avec une véritable conscience, que d’un simple effet de mode.

Comme nous le soulignions déjà au sein de notre dossier consacré aux techniques d’extraction de l’or, malgré ses caractéristiques parfaites, le métal jaune a un prix.

L’extraction et la production de l’or s’apparentent bien souvent à un véritable fléau. Un fléau tout d’abord écologique, l’or étant responsable d’importantes catastrophes environnementales, mais aussi un fléau humain, avec des conditions de travail des mineurs déplorables…

Sur le plan social, l’or est souvent le corollaire de violence et de trafic. Car quand son cours augmente, il est l’objet de toutes les convoitises (Hausse des cambriolages : la soif de l’or grandit, voir aussi notre dossier sur l’or et sécurité, etc.). On le sait, la hausse du cours de l’once a engendré une ruée d’un nouveau genre avec une augmentation de la criminalité liée à son marché sans précédent. Mais le phénomène ne se limite pas uniquement à la petite délinquance : il prend une ampleur toute autre lorsqu’il s’agit de guérillas qui prennent le contrôle d’exploitations minières.

L’or sur les traces du diamant ?

Dans son numéro double 1103-1104, Courrier International du 22 décembre 2011 qualifiait l’or de « nouvelle cocaïne » pour exprimer l’importance de la chose.

Les groupes armés sont nombreux à se départager les mines d’or en Amérique latine, et notamment en Colombie premier producteur d’or de la région. Crimes, intimidations, massacres, corruption, tout ceci n’est pas sans rappeler le commerce des « diamants de conflits » (également connus sous l’expression « diamants de sang » ou encore « diamants de guerre ») en Afrique. Le trafic de ces pierres sert à financer l’équipement militaire des groupes armés qui exploitent les mines. Cette crise politique et économique mondiale a été en partie enrayée par la signature du Processus de Kimberley en janvier 2003.

Cet accord signé par 74 pays vise à éviter que des diamants bruts liés à de tels conflits armés et provenant de mines dirigées par des groupes rebelles ne se retrouvent sur le marché mondial. Cette réglementation passe par le contrôle des importations et exportations des diamants bruts afin de pouvoir en certifier l’origine de la mine jusqu’au bout de la chaîne de production.

Le processus de Kimberley témoigne donc d’une prise de conscience et d’engagements éthiques internationaux pour la commercialisation des diamants. La question d’appliquer de tels principes pour le marché de l’or devient de plus en plus urgente…

Mais l’or, de par ses caractéristiques, pose des gros problèmes de traçabilité : une fois fondu il est impossible d’en garantir l’origine. Il va donc falloir trouver une parade efficiente qui ne peut que passer par une entente internationale afin d’attribuer à l’or et son marché son propre « processus de Kimberley ».

On l’a bien compris le métal jaune peut-être rouge, entaché de sang (« gold blood », comme celui qui constitue les Krugerrand en Afrique du Sud), mais il est aussi bien souvent noir du point de vue de l’environnement.

Qu’il s’agisse d’orpaillage légal ou illégal, l’extraction d’or est peu respectueuse de l’environnement. Dans les deux cas les procédés d’extraction font appel à des éléments chimiques (mercure et cyanure) qui viennent littéralement contaminer les sols et cours d’eaux adjacents aux sites miniers. Les dégâts sont tout simplement irréversibles pour l’écosystème… On abordait en détail ces méthodes d’extraction de l’or dans le dossier que nous leurs avions consacré en Février dernier.

Les ressources en or ne sont pas illimitées et il devient donc de plus en plus difficile de trouver le métal précieux ce qui va nécessairement conduire à l’utilisation de procédés toujours plus invasifs pour l’environnement !

Là encore il est grand temps d’intervenir et d’apporter une règlementation stricte à l’exploitation des mines aurifères. mais le désastre n’est pas qu’environnemental, il est aussi humain : les conditions de travail sont souvent peu respectueuses des droits de l’homme et l’exploitation des mines passe malheureusement fréquemment par l’exploitation des hommes.

Face à tous ces troubles il est nécessaire aux acteurs du marché de l’or de réagir et de redorer le blason de la pépite.

Dans notre prochain dossier « L’or vert : un métal soumis à une vraie démarche qualité », nous vous parlerons de tous les labels et toutes les organisations qui veillent au respect d’une extraction plus respectueuse de l’environnement. Ce qui passe nécessairement par des normes strictes et des contrôles rigoureux !

Extraction de l’or : l’évolution est en marche !

Jeudi, février 23rd, 2012

On ne cesse de vous parler de l’or sur loretlargent.info : de sa valeur, son économie, sa fiscalité, sa répartition, etc… Mais jamais nous n’avons concrètement abordé la production de l’or. On l’a évoqué ici et là au détour de quelques notes de blog mais, techniquement quel est le processus d’extraction et de production du métal précieux ? Comment passe-t-on d’une pépite, d’un minerai, à un Krugerrand, un lingot ou encore un Napoléon ?

Ces questions méritent d’être soulevées car non seulement elles sont intéressantes d’un point de vue technique mais elles révèlent également quelques parts d’ombres dans l’extraction du noble métal…

Pour bien comprendre les différentes techniques d’extraction d’or et leurs évolutions il est nécessaire de les aborder dans un premier temps sous un angle historique.

Les âges d’or…

L’extraction de l’or remonte d’une certaine façon à la nuit des temps : le métal a toujours été très prisé par l’homme, on le retrouve dans toutes les grandes civilisations et il a très vite été adopté en tant que monnaie sous forme de pièces d’or.

En dehors de l’Antiquité, l’histoire de l’or prend surtout une dimension importante au XIVème et XVème siècle avec la conquête du Nouveau Monde et la découverte des Amériques motivées par la recherche du précieux métal. Ces nouvelles terres regorgent d’or et les civilisations locales, notamment Aztèques et Incas, vont faire l’objet de véritables massacres permettant aux Espagnols et Portugais de s’emparer de leur or et exploiter les mines alentours.

Il faut cependant attendre encore quelques siècles pour voir les prémices d’une évolution des techniques d’extraction de l’or.

En vérité, tout va se jouer au milieu du 19ème siècle avec la conquête de l’Ouest américain influée par la ruée vers l’or californienne. C’est là qu’apparaissent les « chercheurs d’or » comme on les conçoit aujourd’hui. Ceux sont ces premiers « pionniers » qui vont véritablement participer au développement des techniques d’extraction de l’or qui étaient à l’origine très rudimentaires et artisanales.

On retrouve le descriptif précis de ces techniques dans l’ouvrage intitulé « L’Or » de Henri Hauser paru en 1901, véritable trésor d’information sur ces techniques d’orpaillage « vintage » !

On y trouve donc :

• La technique du lavage à la batée : instrument que les chercheurs d’or plongeaient dans une rivière en imprimant une série de mouvements giratoires de façon à récupérer les paillettes ou pépites d’or du cours d’eau.

• Le long-tom : sorte de rampe dans laquelle le courant de l’eau vient remplacer le mouvement de bascule manuel effectué par l’orpailleur avec la batée (moins fastidieux et plus productif que la batée).
• Le sluice : dérivé « industriel » du long-tom qui permet de détourner un canal.

• L’extraction hydraulique : cette technique consiste à utiliser un canon à eau directement sur la roche pour extraire les sédiments et récupérer l’or qui se dépose par la suite au fond des sluices.

On peut voir à travers ces quelques exemples typiques et traditionnels d’extraction d’or que ces techniques ont connu, déjà à l’époque, de nombreuses évolutions. Dans une logique de rendement, l’utilisation d’explosifs pour extraire l’or du quartz s’est par la suite généralisée.

La révolution industrielle de l’or

Des techniques vintages, traditionnelles et artisanales, nous sommes passés à des processus toujours plus productifs.

Tout ceci débouche sur une véritable (et inévitable) industrialisation de l’extraction de l’or : le rendement et la productivité ont pris le pas sur l’esprit des pionniers de l’époque.

De nos jours les mines ressemblent davantage à des usines voire à des laboratoires. Divers procédés chimiques y sont employés pour extraire l’or.

Ainsi on utilise la lixiviation qui consiste en l’extraction par utilisation d‘un solvant, le cyanure, pour extraire l’or (on parle alors de cyanuration). L’utilisation du mercure pour amalgamer l’or, c’est-à-dire créer un alliage, est également très répandue. Enfin, l’acide nitrique joue lui aussi un rôle important dans le traitement de l’or puisqu’il va permettre d’en extraire le fer.

Cyanure, mercure, acide nitrique… l’extraction d’or est de nos jours beaucoup plus proche du tableau périodique de Mendeleïev que du portrait authentique de mineurs de l’Ouest !

La face cachée de l’or ou le revers de la médaille…

Avec les procédés chimiques utilisés dans l’exploitation contemporaine des mines et de l’extraction d’or, le métal précieux est entaché d’un lourd impact sur l’environnement.

Cette exploitation des minerais est en effet extrêmement polluante et, écologiquement parlant, l’or se paye au prix fort !

1. L’exploitation minière

En fait c’est l’ensemble de la chaîne de production de l’or qui est concernée : avant même l’intervention des substances chimiques on peut déjà remettre en cause la « simple » exploitation minière. Cette exploitation est souvent bien peu respectueuse de l’environnement, elle est même l’une des principales causes de la déforestation en Amazonie !

2. Mercure

Le mercure utilisé dès l’origine par les premiers orpailleurs pour extraire les impuretés de l’or est très néfaste sur l’environnement. Souvent rejeté directement dans les cours d’eau par les chercheurs d’or, le mercure est une véritable catastrophe écologique. Les premiers concernés étant bien évidemment les orpailleurs qui manipulent et inhalent les émanations de mercure à longueur de journée, mais c’est véritablement tout l’écosystème qui est touché.

3. Cyanure

Le mercure n’est pas le seul responsable, le cyanure est tout aussi dangereux et la contamination des eaux et sols qu’il engendre vient polluer les nappes phréatiques sur le long terme.

L’histoire de l’exploitation et de l’extraction de l’or n’est donc pas totalement « dorée » et son industrialisation vient « légèrement » ternir l’éclat du métal précieux.

De l’or « sale» vers l’or propre

C’est face à ce constat sans appel que se développe, encore timidement, le principe de l’extraction propre ou encore « clean extraction ». Elle correspond à une conviction, éthique et déontologie que certains professionnels du secteur ont à cœur de développer.

On ne peut plus ignorer l’impact de l’extraction de l’or sur l’environnement et, bien plus qu’un lobbying écologique, c’est une véritable prise de conscience qui frappe certains industriels.

C’est notamment la démarche de l’usine de raffinage d’or de Valcambi :

Cette usine suisse, partenaire du groupe minier américain Newmont, a développé une chaîne de production éco-responsable répondant à un cahier des charges très stricte en matière d’écologie.

Ainsi, en dehors du professionnalisme de ce raffineur haut de gramme et de sa reconnaissance internationale, la chaîne de production de Valcambi offre une traçabilité sur l’or sans équivalents.

Au sein de cette usine, l’or issu d’une extraction propre (sans cyanure ni mercure) n’entre jamais en contact avec de l’or ne respectant pas le cahier des charges de la clean extraction : cet or propre n’est jamais « pollué » ou « contaminé ».

Afin de garantir le respect de ces engagements plus de 55 000 analyses sont effectuées chaque année aux différentes étapes de la chaîne de production éco-responsable de Valcambi. Ces contrôles sont effectués par des organismes indépendants, ou bien directement par le gouvernement Suisse, garantissant 100 % de transparence !

C’est cette rigueur et ce professionnalisme qui ont conduit Aucoffre.com à faire appel au raffineur de Valcambi pour produire la Vera Valor, pièce-lingot issue de l’extraction propre.

Cette pièce-lingot garantie donc un or propre et permet une traçabilité à 100 % : de l’extraction jusqu’au coffre !

L’or qui compose la Vera Valor répond donc à l’ensemble des critères de la charte « Extraction Propre » et est extrait dans le plus pur respect de l’homme et de l’environnement.

Cette charte établie par Aucoffre.com et Valcambi repose sur 3 engagements essentiels :

1- extraction avec le moins d’impact possible sur l’environnement (sans cyanure ni mercure)
2- respect des conditions salariales et sociales des travailleurs
3- interdiction de faire travailler les enfants.

Il s’agit donc d’une véritable éthique et déontologie professionnelle que souhaite développer, ensemble, Aucoffre.com et Valcambi. L’objectif étant de responsabiliser et sensibiliser professionnels, industriels et consommateurs.

Le cours de l’or devrait battre des records en 2012

Mardi, janvier 10th, 2012

Crise oblige, le cours de l’or devrait connaître une nouvelle hausse en 2012, pour la douzième année consécutive. Il pourrait même franchir la barre des 2 000 dollars l’once. Trois agences confirment récemment ces prévisions : la London Bullion Market Association (LBMA), l’Agence Option Finance (AOF) et PricewaterhouseCoopers (PwC) dans un document publié en décembre 2011.

2 000 dollars l’once. Ce chiffre record peut paraître démesuré, mais rappelez-vous, le 6 septembre 2011, les cours de l’or avaient frôlé ce sommet, en étant à 1 921.15 dollars l’once. Si fin décembre, le cours de l’or est revenu à des chiffres plus modérés avec une baisse « saine et normale » dans un marché haussier (1 600 dollars l’once), l’évolution du cours de l’or sur l’année 2011 s’est avérée positive, avec 11% d’augmentation. En 2012 et compte tenu des faibles avancées politico-économiques et de l’aggravation de la situation économique, le même scénario a toutes les chances de se reproduire, avec des tendances d’évolution plus accentuées encore.

L’or est le seul métal à bénéficier d’une telle hausse de ses cours, que ce soit en 2011 ou dans les prévisions pour l’année 2012. LBMA a mené des études similaires pour d’autres métaux précieux. En 2012, le cours du palladium ne devrait augmenter que d’environ 2 euros. Le cours de l’argent devraient quant à lui baisser. L’or reste donc le seul métal précieux reconnu par les experts comme une matière fiable pour un investissement sûr et durable.

Les pièces d’Or Espagnoles : 25 Pesètes d’Alfonso XII

Vendredi, décembre 30th, 2011

Pièce de 25 Pésètes d'Alfonso XII

Sans nul doute les pièces de 25 pésètes d’Alfonso XII font partie des plus importantes de l’histoire d’Espagne.

Sa vie commence avec le coup d’Etat du Général Pavía le 3 décembre 1874, qui laissa derrière lui la fn de la république afn d’instaurer la mise en place du « Ministère de Régence » de la part d’Antonio Cànovas del Castillo, ce dernier voulant rétablir la monarchie Bourbonienne.

Cette gestion atteignit son paroxysme avec la venue en Espagne du fils d’Isabel II, qui dans son exil, lui avait laissé le trône trois ans auparavant.

Avec les Bourbons de nouveau au pouvoir, commence alors une nouvelle ère pour la consolidation de la Pésète, qui après 10 ans de monnayage uniquement en cuivre et en argent, voyait renaître son processus de fabrication en or. Une renaissance qui démontrait  la maturité et la croissance du nouveau système monétaire qui dépassa alors les 30 millions de pièces.

La conception des nouvelles pièces d’or qui allaient être mises en circulation s’établit au bout de 3 mois après l’arrivée d’Alphonse XII, moyennant un Ordre Royal.

Marques de Garantie de cette Pièce :

Très peu furent les personnes qui participèrent à la conception de cette monnaie. Une conception qui mobilisa l’économie du royaume durant une décennie. Concrètement, ils furent sept à y participer et à garantir la qualité du produit, faisant face aux responsabilités que cela engendrait, imprimant leurs initiales sur chacune d’elles, certifiant alors l’art, le poids exact ainsi que la bonne loi.

Le graveur alors désigné fût Gregorio Sellán Gonzalez, qui vit son travail perpétué avec la conception des pièces d’Alphonse XII et des deux premières de son fils Alphonse XIII.

Les sigles apparaissant sur les pièces sont les suivantes :

Graveur : G.S.: Gregorio Sellán González.

A côté de la mention ‘Ensayadores y Fiel de Balanza’ (Essayeurs et Balance à fléau ) :

DE M: Eduardo Díaz Pimienta, Julio Escosura Tablares et Angel Mendoza Ordoñez.

EM M: Julio Escosura Tablares, Mauricio Morejón Bueno et Ángel Mendoza Ordoñez.

MS M: Mauricio Morejón Bueno, Pablo Salas Gabarrell et  Ángel Mendoza Ordoñez.

MP M: Mauricio Morejón Bueno, Félix Miguel Peiró Rodrigo et Ángel Mendoza

Ordoñez.

Description et chiffres des pièces de 25 Pesetas d’Alfonso XII 

Pièce de l'année 1876

ALFONSO XII (1874-1885)

Année: 1876

Titre :  900 Millièmes

Diamètre: 24.09 mm

Poids: 8.08 gr.

Tranche gravée de 27 fleurs de lys.

Description :

Avers: ALFONSO XII-POR LA G. DE DIOS 1876/76 (Alphonse XII – par la grâce de Dieu) (entre les étoiles à 6 rais).Tête nue à droite. Au raz du cou : G.S (Gregorio Sellán). Poinçon apparent.

 Revers: REY CONSTL-DE ESPAÑA D.E 25 PESETAS.M. (Roi Constitutionnel d’Espagne) -( Ecu coronné entouré du collier de l’Ordre de la Toison d’or et posé sur un manteau royal arborant les armoiries de Castille, de Léon, d’Aragon, de Navarre et de Grenada en partie supérieure : au centre l’écusson des Bourbons. Bordure de points apparente.

(Informations extraites du Livre : Monedas de Oro de la Colección del Banco de España).

Pièce de l'année 1881

ALFONSO XII (1874-1885).

Année : 1881

Titre : 900 Millièmes.

Diamètre : 24.11 mm

Poids : 8.07 gr.

Tranche gravée de 27 fleurs de lys.

Description :

Avers: ALFONSO XII-POR LA G. DE DIOS 1876/76 (Alphonse XII – par la grâce de Dieu) (entre les étoiles à 6 rais).Tête nue à droite. Au raz du cou : G.S (Gregorio Sellán). Poinçon apparent.

 Revers: REY CONSTL-DE ESPAÑA D.E 25 PESETAS.M. (Roi Constitutionnel d’Espagne) -( Ecu coronné entouré du collier de l’Ordre de la Toison d’or et posé sur un manteau royal arborant les armoiries de Castille, de Léon, d’Aragon, de Navarre et de Grenada en partie supérieure : au centre l’écusson des Bourbons. Bordure de points apparente.

(Informations extraites du Livre : Monedas de Oro de la Colección del Banco de España).

La production de cette pièce s’initia en 1876 où fut inverti le sens du portrait du roi afin de la différencier des pièces d’argent et de cuivre. En 1962,  une demande spéciale émanait d’une entreprise américaine dont le siège était basé en Suisse. Cette dernière paya par avance tant les coûts que les bénéfices estimés. Des poinçons d’origine furent utilisés pour frapper les années 1961 et 1962 entre les étoiles.

Sur la tranche des pièces se distingue la gravure de 27 fleurs de lys, en trois groupes de neuf chacun.

Des pièces de cuivre furent utilisées tant pour les tests de fabrication que pour la vérification de la qualité du poinçon – ces pièces furent ensuite détruites afin d’éviter leur éventuelle circulation en cas de bain d’or.

En 1881, il fut décrété de mettre à jour le portrait du Roi,  et c’est à partir de ce moment-là que nous pouvons apprécier une grande différence comparé au portrait initial de 1876.  Des différences qui ne sont pas aussi notables parmi les frappes des années 1876, 1877, 1879 et 1880  où peuvent être observés de légers changements au niveau de la chevelure et des traits d’Alfonso XII.

Après son décès, toutes les pièces (à l’exception de celle de 2 pésètes) continuèrent à être frappées sur l’ordre de son épouse Marie-Christine d’Habsbourg, ce, jusqu’en l’an 1886 quand naquit son fils Alfonso XIII – de telle sorte qu’une année plus tard, soit en 1887, Sellan dessina la première esquisse du portrait de son successeur, relançant de ce fait le processus de fabrication des pièces, y intégrant celles de 20 et 100 pésètes de cette époque.

Pourquoi considérons-nous que cette pièce soit une bonne acquisition ?

La pièce de 25 pésètes est une des pièces d’or les plus populaires qui circulent actuellement sur le territoire espagnol, également primée de personnes de d’autres pays qui s’y intéressent tant à ce qu’elle représente d’un point de vue historique sinon économique.

Du fait qu’elle est une des pièces les plus connues, sa prime peut augmenter considérablement en temps de crise, affichant des valeurs très tentantes  et bien positionnées sur le marché de l’offre et de la demande – comme c’est le cas pour le Napoleón en France – ce dernier pouvant avoir une prime atteignant les 100% en périodes délicates.

Nous rappelons que la prime est la différence entre le prix du métal précieux constituant la pièce et le prix négocié de celle-ci, sa valeur dépend de différents facteurs que nous avons évoqués dans notre article . “La prime des pièces d’Or : explication pour les novices”.

Cette pièce est symbole d’épargne pour l’avenir, garantie de son bon état de conservation et qualité.

Le Poporo Quimbaya : représentant d’or de la culture préhispanique colombienne

Samedi, décembre 10th, 2011

Le Poporo Quimbaya au Musée d’Or de Bogota

En ce moment, au Musée de l’Or de Bogota, se trouve cette belle pièce qui fut acquise par la Banque de la République de Colombie en 1939 – pour sauver ce qui restait de l’orfèvrerie colombienne, celle-ci étant menacée de destruction.

Cet achat est considéré comme étant un pilier de la fondation du Musée de l’Or.

A l’époque, le Ministère de l’Education demanda à la Banque de la République d’acheter tous les dits objets tant d’or que d’argent appartenant à l’époque précolombienne et qui furent fabriqués par les indigènes afin  de les préserver.

Répondant à la demande du Ministère, certaines pièces (ou des fragments pour certaines d’entre elles) furent ainsi récupérées, jusqu’à ce qu’en 1939, le Poporo Quimbaya fut acheté à Doña Magdalena Amador de Bogota.

Histoire

Le Poporo Quimbaya appartient à la période classique Quimbaya et fut fabriqué aux environs de l’An 300 avant JC. Le groupe de Quimbaya habitait au milieu de la vallée du fleuve Cauca (maintenant appelée départements de Caldas, Quindio et Risaralda). Toutes les pièces trouvées dans cette zone reçoivent le nom de quimbayas et leur fabrication est propre au groupe bien que d’autres objets furent conçus par d’autres groupes de différentes périodes.

Ils étaient un peuple guerrier et se dédiaient à fabriquer des armes (lances, arcs, lance-pierres, fléchettes) pour lutter contre leurs ennemis.

Les Espagnols les connaissaient comme étant un peuple belliqueux qui avait pour habitude de se parer tout le corps de décorations et portaient des drapeaux ornés d’étoiles d’or. Ils se dédiaient aussi à l’exploitation minière d’or à l’aide de mécanismes avancés pour l’époque. C’était un peuple méticuleux, précis dans les moindres détails des pièces qu’ils fabriquaient – véritables oeuvres d’art, admirées de tout le monde de nos jours.

Le Poporo est en lui-même un récipient pour la chaux, cette dernière était mélangée et broyées à des feuilles de coca lors de rites religieux – ainsi s’obtenait l’extraction d’alcaloïdes.

Mais durant des décennies, il a été difficile d’identifier ce Poporo. Certains le décrivaient comme étant une bouteille ou un chandelier, un grand vase, un vase à fleurs ou un bol à fruits.

Description

Le Poporo Quimbaya pèse 777.7 grammes, haut de 23,5 cms, il a un diamètre de 11,4 cms dans sa partie la plus étroite. Il est composé d’or, selon la méthode de la cire perdue.

Couronné de quatre têtes sphériques, son corps se termine en forme de globe, reposant sur un socle de filigranes.

Le Poporo Quimbaya – en tant que symbole de la Colombie.

Il fut sélectionné en diverses occacions comme étant le symbole du pays producteur de café – par exemple, lors des 15ème Jeux Boliviens qui eurent lieu en 2005 en Colombie.

Pièce d’or colombienne  de 1500 Pesos

 

 

Avers de la pièce de 20 Pesos en aluminium et bronze

 

Ce fut le Poporo qui fut choisi pour être frappé sur l’avers de la pièce de 20 pesos en aluminium et celle de bronze de 1980 ainsi que celle de l’édition spéciale de la pièce d’or de 1500 pesos afin de célébrer les 50 ans de la Banque de la République (quelques 50000 pièces, de court légal : 0.9 g de poids, 0.085 pouce d’épaisseur et 1500 pesos de valeur nominale).

C’est un symbole qui a fait méditer les colombiens – à savoir avec quel courage et  valeur leurs ancêtres ont pu fabriquer de telles oeuvres d’art d’une beauté inégalée.

La culture d’El Dorado est beaucoup plus que celle relatée dans les livres d’histoire.

A quoi ressemble le travail dans une mine d’or?

Vendredi, décembre 9th, 2011

Profondeurs d’une mine

“Descendre dans une mine d’or c’est comme entreprendre un voyage a Hades. Il nous faut laisser les vêtements à l’extérieur, en surface, sous-vêtements inclus et, vêtus d’une combinaison, il faut rentrer dans une cabine en acier qui nous propulse en l’espace de deux minutes à une distance d’un mile à l’intérieur d’une roche. Tout en-bàs fourmille un monde bruyant, chaud et humide, animé par les lumières lancinantes des casques des mineurs. Une promenade de dix minutes le long d’une galerie creusée dans la roche dont la température naturelle dépasse les 37 degrés Centigrades suffit pour que chaque visiteur se sente plongé dans une atmosphère chaude-humide.
Ensuite, surgit le bruit des foreuses d’air comprimé qui mordent dans la roche solide, dominant ainsi le bourdonnement permanent des compresseurs de climatisation et le vacarme des wagons glissant sur leurs rails d’acier.
Sur un côté du tunnel, une étroite ouverture initie une descente d’un angle de presque 25 degrés, menant aux entrailles de la terre. Elle est haute d’à peine quarante pouces et est délicatement soutenue de piliers en caoutchouc. Dans le lexique minier, ceci s’appelle “bancada” – une poche.
Il semblerait que la roche y fasse pression sur les quatre côtés, que du toit se détachent de minuscules tâches formant des flaques d’eau tiède dans lesquelles les mineurs se retrouvent agenouillés, en plein devoir.
La large tête de la foreuse, dissimulée sous un subtil jet d’eau pour libérer la poussière, vibre en perforant la roche d’un point marqué de peinture rouge. Longeant un côté de la poche, une ligne continue de peinture rouge signale un filon d’or de quatre pouces, qui aux yeux du prophane, a un aspect absolument différent de celui des roches situées au niveau supérieur ou inférieur de celle-ci.

C’est dans un amas de petits cailloux blancs, étroitement mélangés, que reluit une minuscule particule d’or, se reflétant dans le faisceau lumineux de la lampe des mineurs. Extraire ce minuscule filon d’or situé à deux miles de profondeur ou plus, sous terre, génère un procédé couteux, laissant peu d’espoir.

Du fait que l’or se trouve disséminé entre les cailloux et conglomérats, il faudra non seulement monter et exploiter les fins grains du filon porteur d’or une fois celui-ci à la surface sinon qu’en plus il faudra remonter et briser une grande partie de la roche située sur les deux côtés du filon, puisqu’à chaque fois qu’il faut faire exploser la poche avec des charges de dynamite placées dans les trous faits par la foreuse, la roche se confond au conglomérat. ‘Ainsi l’explique Timothy Green dans son livre El Mundo de Oro, el trabajo realizado en una mina – Le Monde de l’Or, le travail effectué dans une mine.

Il est digne d’admirer le travail d’un mineur car il est soumis à des conditions extrêmes et risque sa vie à tout moment. S’enterrer à de telles profondeurs, où la lumière du soleil est totalement inexistente, la lumière artificielle devient un complément indispensable. Un travail complètement physique et éprouvant : forer, meuler, extraire, exposé au risque de contracter d’éventuelles maladies comme la silicose (causée par l’inhalation permanente de produits chimiques causant des effets irréversibles aux poumons et des difficultés respiratoires) et de glissements de terrain, devant assurer le renfort des tunnels creusés.

Pour trouver le filon d’or, il est nécessaire de travailler souvent soit courbés ou agenouillés sur de longs parcours.
Devant tant de paramètres, l’âge de départ à la retraite est plus avancé et la journée laborale maximale est d’ordinaire de 35 heures hebdomadaires – sachant que dans beaucoup d’autres pays, les conditions de travail peuvent être moins favorables. Il serait bon de valoriser le travail des mineurs pour extraire l’or – celui que nous achetons ou vendons de nos jours.

Visite de Valcambi SA. raffineur suisse d’or et de métaux précieux

Mercredi, octobre 5th, 2011

Hier nous avons visité l’usine façon « Fort Knox » de Valcambi. Impossible de renter sans montrer patte blanche. Vous laissez votre passeport à l’entrée et ensuite, une fois les portes vitrées blindées franchies, vous pouvez visiter les locaux sous bonne escorte.
L’affineur suisse de métaux précieux est basé à Balerna, à quelques centaines de mètres de la frontière italienne. Cette entreprise représente l’un des quatre leaders suisses – et mondiaux – de l’affinage de l’or. Elle est ainsi la première firme privée au monde à avoir proposé un « or vert » issu de l’extraction industrielle, tracé à chaque étape, depuis la mine jusque dans les locaux de l’usine.

Lors de cette visite nous avons accompagné les responsables d’AuCOFFRE.com qui venaient valider un partenariat de taille avec l’affineur : être le seul client français de Valcambi parmi la petite centaine que l’entreprise compte dans le monde. Nous avons demandé à Paul McGowan, le directeur général d’AuCOFFRE quel était l’intérêt de négocier directement avec un fondeur de métaux ? « La réponse est évidente : réduire les intermédiaires, pouvoir proposer un produit innovant (le Green Gold) et maîtriser totalement la traçabilité des produits que nous proposons. Valcambi était ainsi le partenaire idéal pour lancer notre pièce/lingot, la « Vera Valor », la pièce en or vert de 1 once proposée par AuCOFFRE.com et LinGOLD.com notre version internationale. Nous savons aujourd’hui qu’entre nous et la mine de Newmont dans le Nevada, qui gère une filière d’extraction propre de l’or, il n’y a qu’un seul intermédiaire : Valcambi. Dans le cadre de la Vera Valor, il était important que nous maîtrisions toute la chaîne de production, de l’extraction jusqu’à la vente, en passant par la découpe des flancs et leur frappe. Dans un contexte où l’on parle parfois de lingots fourrés, de fausses pièces, ce partenariat industriel nous permet d’avoir une garantie totale sur la probité du produit que nous proposons à nos membres. Valcambi est la seule société à pouvoir proposer un processus de raffinage qui isole l’or issu de l’extraction propre du reste de l’or, indispensable dans le cadre de notre charte « Extraction Propre / Clean extraction ». Il ne doit pas y avoir de contamination si nous voulons donner toutes les garanties à nos clients.»

Valcambi fête ses 50 ans d’existence. Cela donne lieu à l’édition d’un magnifique livre de photos dont nous vous partageons quelques clichés afin de finir en images.

Correction de l’or et de l’argent métal. Nos experts traquent le coupable.

Dimanche, septembre 25th, 2011

Le vendredi 23 septembre l’once d’or cotée a perdu 5,80% en une seule journée. La bulle explose, c’est la fin de l’or, après tous ces excès il était temps!! En réalité les choses encore une fois sont beaucoup plus simples.

Le COMEX a décidé pour une deuxième fois en moins de 2 mois d’augmenter les « Margin Call » c’est-à-dire les appels de marge. En gros à chaque fois que quelqu’un négocie de l’or via des contrats à terme ou des contrats futurs, il doit verser un minimum pour garantir la solvabilité de sa position. Lorsque les règles changent les spéculateurs doivent apporter dans de très brefs délais (moins de 24H) la somme manquante. Ceux qui ne le peuvent ou ne le souhaitent pas (problèmes de procédure, de montant d’engagements ou de fonds propres) sont tout simplement obligés de couper leur position dans l’urgence. Ce phénomène a pour conséquence mécanique une forte chute des cours puisque les ordres de vente affluent.

La dernière fois que cela s’était produit, il y a quelques semaines, les cours de l’or coté en Dollars n’ont quasiment pas baissé en euros puisque cela a été concomitant à une chute importante de l’euro en raison de la crise de la dette européenne. La baisse de l’or, compensée par la baisse spectaculaire de l’euro a permis au prix de l’or en euro de rester à peu près stable.

L’euro ayant atteint un cours d’équilibre « relatif » ces derniers jours, les augmentations d’appel de marge ont fait subir de plein fouet à l’or en euro la baisse de vendredi.

Néanmoins il convient de rappeler que cette correction, encore plus technique que technique puisqu’elle correspond à un changement des règles du jeux en cours de partie, est paradoxalement une excellente nouvelle pour ceux qui sont positionnés en long terme sur cet actif.

Il est essentiel de remarquer que l’or malgré une hausse fulgurante cet été, période traditionnellement de faiblesse, n’a corrigé que contraint et forcé par deux changements de règles du jeux. L’or ne baisse plus tout seul. Il faut l’aider par des contraintes règlementaires. Cela prouve la force de la tendance haussière.

Ensuite aucune dette d’état n’est en « l’état » remboursable, les inquiétudes demeurent et se renforcent chaque jour. Le retour à la croissance est illusoire, tout autant que l’efficacité de plans de rigueur qui n’ont pour effet que de créer de nouvelles récessions qui entrainent une telle baisse des rentrées fiscales que le remède est bien pire que le mal qu’il est censé combattre.

La demande d’or physique est toujours soutenue et on va voir les primes sans doute augmenter fortement car l’appétence des investisseurs avisés ne semble pas faiblir. Beaucoup étaient dans l’attente d’un tel repli pour rentrer sur le l’or. Le grand public lui, ne s’intéresse toujours pas à ce placement et reste plutôt vendeur du peu d’or détenu, encouragé par de très nombreuses publicités leur proposant de transformer leur or…. en argent !

Après la chute massive des indices européens de ces dernières semaines (les Etats-unis n’ont que peu perdu) et les erreurs de trading des banques désormais traditionnelles lors de chaque Krach (UBS 2 milliards d’€), certaines d’entre elles ont besoin de cash. Le marché interbancaire est sinistré et c’est la BCE qui assure à nouveau son rôle de préteur en dernier ressort.
Les banques US et asiatiques ne prêtent plus aux banques européennes depuis 10 jours, leur coupant net leur source de refinancement en dollars. Quelques banques n’ont pas eu d’autres choix que de « vendre » leurs réserves d’or (dont peut-être le vôtre au passage si votre or est dématérialisé sur un compte titres) accentuant la baisse « technique » en cours.

Il ne faut pas non plus oublier que la crise des dettes souveraines est déflationniste.
C’est ce que l’on vit. Lorsque tout baisse tout baisse. Les pertes sur actions sont en partie compensées par les gains sur d’autres marchés comme celui des matières premières. Ces prises massives de bénéfices entrainent à leur tour ces marchés dans la baisse.
Cet aspect est déflationniste à très court terme. À moyen terme une baisse de tous les actifs par la déflation conduit à la faillite totale ce qui est bon pour l’or. Pour lutter contre la déflation et le risque systémique la seule réponse crédible est rapide reste la monétisation des dettes (planche à billets) et cela aussi est bon pour l’or.
Cela n’empêche pas que les moments de correction sont toujours pénibles pour celui qui est rentré sur un point haut sur une valeur.

La Direction des Etudes Economiques d’Aucoffre.com maintient donc son objectif de 1800 points sur le CAC40 et d’une once d’or à 2500$ en première étape. Aucun des facteurs qui sous-tendent la hausse de l’or n’a disparu. Cette correction purement technique dans un marché long terme haussier devra être mise à profit pour rentrer sur l’or et protéger son patrimoine exposé aux dettes souveraines (comme les fonds euros des contrats d’assurance vie). Pour ceux qui sont déjà détenteurs, cette pause est un excellent moment pour renforcer ses positions et continuer à réallouer son patrimoine.

Charles SANNAT
Directeur des Etudes Economiques AuCoffre.com

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Sans regarder les cours je peux à la lecture des messages que je reçois savoir si le prix de l’or monte ou baisse. Lorsqu’il monte la question qui revient régulièrement est : « Est-ce encore le moment d’acheter ? ». A contrario lorsqu’il baisse la chanson devient « Est-ce le moment de vendre ? ».

Aujourd’hui je vais répondre à la deuxième question. La réponse est simple, et elle ne s’adresse qu’à ceux qui ont un horizon d’investissement et non à ceux qui jouent les allers-retours sur des horizons de temps très courts. La réponse est la suivante, d’ailleurs c’est une question : « Selon vous, les conditions macroéconomiques et monétaires qui sont à l’origine- tout le monde le reconnait- de la hausse des métaux précieux et de l’or en particulier, ces conditions ont-elles évolué favorablement ? Ou en d’autres termes les choses s’arrangent-elles ? ». Si à cette réponse vous répondez OUI, alors précipitez-vous pour vendre votre investissement or.

Alors si rien n’a changé, pourquoi cette baisse ? Et était-elle prévisible ?

Tous les marchés financiers sans exception sont le reflet des décisions d’acheteurs et de vendeurs dont la psychologie varie selon leur ressenti vis-à-vis des gains ou des pertes latentes qu’ils ont réalisées et de leur perception de la conjoncture. Les évènements qui surviennent ne sont que des déclencheurs intervenant sur un terrain déjà préparé. Ces acteurs des marchés ont des objectifs différents les uns des autres du fait des horizons d’intervention différents sur lesquels ils se positionnent. Cette situation créée des cycles différents sur les prix à l’instar d’une respiration. Lorsque les investisseurs ayant le même horizon ressentent, sans concertation, un besoin de concrétiser un profit ou de couper une perte ils créent ensemble une situation psychologiquement favorable à cette cette respiration des prix qui se traduira, par exemple, par une consolidation des prix après une longue hausse très profitable. L’omniprésence et l’excès d’information dans laquelle nous baignons font souvent oublier l’importance, en particulier pour les mouvement de court terme, du facteur psychologique dans le comportement des marchés financiers.

La semaine dernière a été marquée par d’importants mouvements baissiers sur les marchés actions en particuliers en Europe. L’utilisation des produits dérivés et des positions avec levier amplifie considérablement ces mouvements jusqu’à faire fondre totalement les portefeuilles de certains investisseurs (ou plutôt joueurs) imprudents. Les appels de marge poussent dès lors à vendre les lignes profitables pour couvrir les pertes des autres lignes, voire conduisent à la liquidation totale des portefeuilles par les courtiers. Ces liquidations, y compris sur les lignes profitables, entrainent des baisses de prix et, à la manière d’une boule de neige grossissant au fur et à mesure qu’elle dévale la colline, ces nouvelles liquidations pèsent un peu plus sur les prix.

Concernant l’or, était-il possible de l’anticiper ?

Ceux qui consultent mon blog régulièrement connaissent cet indicateur que j’utilise pour apprécier l’opportunité ou non de renforcer une position sur les métaux précieux. Il est mis à jour chaque semaine. Cet outil très simple (voir ci-dessous) mesure la distance entre les prix et la tendance de long terme du mouvement.
Fig1.

Dès lors que cette distance s’accroit exagérément la probabilité d’une correction qui ramènera les prix autour de leur tendance de long terme augmente considérablement. Il était donc aisé pour quelqu’un cherchant un point d’entrée de constater que le 9 août le prix de l’or étant entré en zone de surachat (zone rouge) il devenait urgent d’attendre que le soufflé retombe. Le bon point d’entrée se présentera lorsque le prix aura rejoint sa tendance ce qui se concrétisera par un indicateur en zone de survente (zone bleue).

Si cette correction vous inquiète, sachez néanmoins qu’elle est salutaire et vient à point nommé. En effet, les prix avaient pris une allure verticale inquiétante ces derniers temps qui ne garantissaient pas une hausse pérenne. Si maintenant les prix consolident pendant quelques mois ce sera l’assurance d’une belle et longue hausse. D’ailleurs pour le moment la baisse est insignifiante. Sur la base des prix de la LBMA (London Bullion Market Association : premier marché mondial pour les métaux précieux) les prix ont baissé d’environ 7% depuis leur plus haut du 5 septembre. À titre de comparaison la baisse de 2006 s’était traduite par un recul de 21% et celle de 2008 par une perte de valeur de 15% (tous les prix dont je parle sont en euros bien entendu).

Au delà du facteur purement psychologique et de la baisse de prix du fait du processus de liquidation de positions dont j’ai parlé en tout début je dois vous avouer une autre cause probable pouvant expliquer cette baisse. L’introduction du dollar comme monnaie de réserve à égalité avec l’or après la Ière Guerre Mondiale puis comme seule étalon monétaire après 1971, s’est traduite par une défiance progressive vis-à-vis du dollar américain. C’est le célèbre paradoxe de Triffin que l’économiste belge Robert Triffin mettait en évidence au début des années 60 : le statut de monnaie de réserve conduit « naturellement » le pays émetteur à alimenter la planète en devises et ce faisant mine progressivement la confiance que les autres pays placent dans cette monnaie au fur et à mesure que la masse monétaire de cette monnaie de réserve augmente. Jusqu’au jour où …
Dès lors l’ennemi du dollar prend la forme d’une monnaie saine et reconnue par tous. Dans un environnement macroéconomique où les taux, le rendement des actions et de l’immobilier sont historiquement faibles, les alternatives deviennent difficiles à trouver. Hormis l’euro aucune monnaie- le franc suisse venant de déclarer forfait- n’a la capacité à rivaliser avec le dollar … sauf peut être l’or qui attire de plus en plus de fonds, de particuliers et de banques centrales (acheteuses nettes en 2011).
Dans ces conditions est-il très extravagant d’imaginer que ces baisses de la semaine dernière aient pu être amplifiées volontairement par de savants montages. En faisant peur au plus grand nombre ne cherche-t-on pas à reculer l’échéance du grand jugement pour le dollar ?

Lorsque je fais le bilan ci-dessous des augmentations de marge qui ont été décrétées par le CME (marché à terme de New York) ces dernière semaines j’ai un peu de mal à croire que tout ceci ne fait pas partie d’un plan de maitrise du prix de l’or (entre le 11 et 24 août: augmentation de 50% de la marge requise sur le contrat à terme 100 onces d’or- contrat GC du Comex).

D’ailleurs la fête continue puisque lundi (demain) prend effet la décision émise vendredi après la clôture du marché à terme de New York d’augmenter la marge à nouveau de 21%.

Pour noyer quelqu’un la technique est simple : appuyez-lui sur la tête dès qu’il s’approche du bord de la piscine !

Yannick COLLEU
Tous les dimanches soirs (pseudo : Roque)
http://www.pro-at.com
Blog privé : http://cafebourse.tradesblog.eu/

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L’attaque contre le « silver » est de toute beauté. Le graphe journalier n’est plus d’une grande utilité et il vaut mieux se tourner vers l’hebdomadaire pour savoir où l’on va.

Sur le graphe hebdomadaire, on a validé la figure en « tasse avec anse inversée » et l’objectif de la figure nous renvoie précisément vers l’oblique de long terme NOIRE. Ce scénario funeste ne sera invalidé que si l’on repasse au dessus de la ligne de cou GRISE.

Idem pour le canal MARRON: nous sommes partis pour aller percuter le bas de ce canal, à moins que nous parvenions à nous extraire de ce canal par le haut, ce qui invaliderait la dynamique.

Le seul point positif sur cette unité de temps. On voit que des achats ont eu lieu sur les 61.8% de retracement de fibonacci. Il semblerait que des acheteurs se soient fait séduire par les soldes… Il reste à espérer que cela soit précurseur d’un rebond technique qui invaliderait « la tasse avec anse inversée » et le canal MARRON.

Pour de plus amples détails, je vous encourage à écouter la vidéo d’accompagnement du graphe.

(cliquez sur l'image pour voir la VIDEO - SILVER)

Tradosaure
http://tradosaure-trading.blogspot.com/

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LES BONUS : ANALYSE TECHNIQUE DU GOLD par Trado
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(Cliquez sur l'image pour voir la VIDEO - GOLD)

Champs, forêts et vignes : l’investissement dans la terre est-il un sérieux concurrent de l’or ?

Lundi, août 22nd, 2011

Investir dans la terre, entre vignes, forêts et maison de campagne, est-ce une bonne idée ? Quels sont les avantageset les inconvénients de ce type d’investissement et surtout, peut-il devenir une alternative à l’or ? LORetLARGENT.info fait le point pour vous.

Investir dans la vigne : un investissement de passionné…mais de longue haleine !
- Le marché de la vigne
Après la baisse des prix du marché de la vigne depuis 2005/2006, l’occasion d’investir dans la vigne peut être tentante. Depuis une trentaine d’années maintenant, le marché de la vigne a considérablement baissé, et ces derniers temps, le prix à l’hectare n’a jamais été aussi bas. Si à première vue, investir dans le vin semble être une affaire juteuse, ce projet nécessite cependant un énorme travail pour un rendement faible, de la patience et une plus-value sur le long terme.
- Le prix d’un vignoble
Le prix d’un vignoble est dépendant de plusieurs paramètres : le lieu, l’appellation, le classement de la propriété et la réputation du cru, le nombre de vignes à l’hectare, la qualité du terrain, et la méthode de culture. Il faut également compter dans le budget les frais pour l’équipement, l’analyse du sol, le traitement des vignes, l’entretien et la mise en bouteille. En 2009, le prix des vignes donnant des vins de qualité, dont les AOC, n’a progressé que de 2,5% : le prix moyen à l’hectare était de 93 300 euros. Le prix des vignes de vins de consommation courante a baissé de 3,4% passant à 10 600 euros/ha. (Sources : SAFER).
- Les différents investissements
Deux possibilités pour investir dans un vignoble : acheter un domaine ou simplement des parts via un Groupement foncier viticole (GFV), qui consiste à devenir copropriétaire d’un domaine exploité par un viticulteur, ce qui reste avantageux pour les investisseurs manquant de temps ou souhaitant garder leur activité.
- Les difficultés pour investir dans la vigne
Il convient de compter entre 5000 et 40000euros pour adhérer à un GFV et entre 1 et 3 millions pour l’achat d’un domaine de taille moyenne, ces prix variant en fonction de la taille et la réputation du domaine. Il est donc primordial d’avoir un budget de base assez important ! Le ROI n’est pas immédiat : il faut compter entre 3 et 5 ans après la phase de lancement pour pouvoir commencer à s’imposer face à la concurrence et récupérer des bénéfices.
De plus, investir dans un vignoble n’est pas seulement un placement « rentable » : l’investissement doit revêtir un aspect environnemental, pour la protection et la valorisation des ressources territoriales.
Investissements forestiers : le bon calcul au bon moment
- Qu’est ce qu’un investissement forestier ?
Un investissement forestier se fait soit par l’achat direct de parcelles de forêt, soit par l’achat de parts de groupement forestier. Forêts et bois privés constituent plus de 70 % des forêts françaises et concernent 3,5 millions de propriétaires. La taille moyenne est 2,6 hectares.
- Comment est calculée la valeur d’une forêt ?
Elle est définie selon la région d’implantation, la valeur du fond, la qualité de la station, des essences d’arbres, du cubage, de l’état sanitaire du peuplement et de son adaptabilité à la station, de la qualité des pistes d’accès, des aires de débardage, place de dépôt, de la conjoncture économique et de la vigueur du marché…
- L’intérêt de l’investissement forestier à première vue…
Il est de plusieurs ordres : l’investissement forestier est stable dans le temps, il ne subit pas les fluctuations des marchés financiers. Il représente également une source de revenus réguliers liés à la production de bois, qui est une matière première renouvelable à l’infini. C’est surtout au niveau fiscal que l’investissement forestier semble intéressant à première vue : pour tout investissement forestier réalisé jusqu’au 31 décembre 2010, les propriétaires de forêt de 5 à 25 hectares ou de parts de groupement forestier ont pu profiter d’un abattement sur leur ISR de 25% des sommes investies sous conditions d’un engagement de gestion durable de 15 ans.
Cet investissement est également un investissement sur le long terme et peut représenter un placement de transmission de patrimoine.
Le prix moyen d’un hectare de forêt non bâtie est de 3 170 euros, avec des disparités selon la nature du peuplement et du fonds, la valeur cynégétique, la desserte, la localisation géographique.
- …et en y réfléchissant bien !
Le marché du bois est en recul : en 2008, le prix des forêts a augmenté de 7,1 %, et 14 000 transactions ont été passées sur une surface de 118 000 ha. Cependant, en 2010, seulement 100.000 hectares de forêt s’échangent par an.
Les spécialistes s’accordent à dire que si l’on souhaite effectuer des placements « verts », les fermes photovoltaïques sont bien plus rentables que le bois. Christian Pinaudeau, secrétaire général du Syndicat des sylviculteurs du Sud-Ouest, ajoute qu’  » il est beaucoup plus rentable d’installer une ferme photovoltaïque sur une parcelle que d’y planter des arbres. Il faut comparer un rendement annuel de 2.500 euros l’hectare à une centaine d’euros » (Sources : bforbank.com).
L’investissement forestier est de plus soumis à des évènements extérieurs indépendants de la bonne volonté de son acquéreur : tempête, feux de forêts, attaque pathologique ou parasitaire, réchauffement climatique…
En clair, si un domaine forestier peut paraître rentable, il ne l’est que de façon indirecte : il est quasi-nul en terme de plus-value, à moins de revendre son domaine au bon moment.

Investir dans les terres agricoles : non-professionnel s’abstenir !
- Ce qu’il faut savoir
Investir dans les terres agricoles peut également être un bon moyen de diversifier son patrimoine.
Depuis 2 ans, on assiste à une baisse des revenus agricoles et le marché s’est réduit de 4% en nombre de transactions. Et pour la première fois depuis 1995, le prix des terres libres est en baisse : 5 090 euros/ha (- 1,6 %). Selon la nature et la localisation d’une terre, les prix peuvent varier : en Picardie par exemple, les terres dans la région du Santerre atteignent 11.000 euros l’hectare, contre 8.800 euros pour la Beauce (Sources : safer.fr).
Les investisseurs considèrent également ce marché comme fructueux : en effet, l’augmentation de la population mondiale, et par conséquent de la demande alimentaire devrait faire augmenter le prix des terres agricoles à long terme.
- Comment investir ?
Dans le cadre d’un projet de placement pur, le plus simple reste de souscrire des parts dans un groupement foncier agricole, ce qui évite les soucis de production et de gestion et permet de bénéficier d’une exonération partielle des droits de succession. Cependant, même pour ce genre de placement, il est nécessaire avant tout de vérifier la qualité du gestionnaire et de son patrimoine.
- Un investissement à long terme et de passionné !
Ce type de placement reste sensible à appréhender pour un non professionnel et nécessite des contraintes assez lourdes, telles que des taxes foncières, des baux ruraux à long terme (entre 18 et 25 ans), des récoltes aléatoires…
Investir dans une maison de campagne : le marché s’essouffle
Placer une partie de son capital dans une propriété d’agrément a été pendant longtemps l’un des sports favoris de certains investisseurs : aujourd’hui, il semble que cette pratique s’essouffle. Entre les frais imposés par ce type d’habitat spécifique, la gestion à distance de la maison, les freins sont nombreux. « Le marché des résidences en zone rurale est complètement gelé, même dans les régions attractives comme la Provence», ajoute Benoît Lechenault, responsable d’Agri France. Entre 1997 et 2007, l’augmentation des prix de ce type d’habitat avait enregistré une augmentation considérable, de 130 à 150%. Mais les deux années suivantes, ils ont subi une vilaine correction de 25 à 30% !
Investir dans les pièces d’or : du sûr, du long terme, du tangible
Le potentiel de progression du cours de l’or est immense : depuis plusieurs dizaines d’années, le cours de l’or ne fait que grimper et ces derniers mois, enregistre record sur record. Pour tout savoir sur l’investissement dans les pièces d’or, consultez notre guide en ligne.

Voir la vidéo de Charles Sannat sur le placement dans les terres agricoles :

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "