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Posts Tagged ‘Immobilier’

L’Amérique à la retraite

Jeudi, décembre 11th, 2008
Vera Valor

Imaginez ce qui arrive à une économie lorsque des millions de gens vieillissent en même temps. Enfin, pas besoin d’imaginer. Il suffit de regarder ce qui se passe au Japon depuis 1989. (…) La population américaine vieillit – comme celle du Japon. Mais son baby-boom est venu une dizaine d’années plus tard. L’Américain moyen a quarante cinq ans, il a 68 000 dollars placés dans son plan 401(k), et il doit  69 227 dollars sur un emprunt immobilier et 8 000 dollars sur un emprunt à la consommation. Il lui reste  dix à quinze ans pour épargner assez d’argent pour sa retraite. S’il veut une pension équivalente aux deux tiers de son salaire, il devra épargner quelque chose comme 500 000 dollars pendant les quinze prochaines années. Comment fera-t-il ? C’est impossible.

Extrait tiré du livre du livre de William Bonner L’Empire des dettes : A l’aube d’une crise économique épique

Ce livre a été écrit en 2006. Comment ce qui apparaissait déjà impossible il y a deux ans pourrait-il devenir possible alors que la bourse a perdu depuis la moitié de sa valeur et que l’économie sera durablement déprimée ? Les américains devront donc travailler plus longtemps. Encore faudra-t-il qu’il y ait du travail pour tout le monde…

Immobilier : le nombre de permis de construire s’effondre

Mardi, octobre 28th, 2008

Le nombre de permis de construire sur trois mois est en baisse de 23,3%. Les mises en chantier reculent de 8,1%. Sur douze mois, le nombre de mises en chantier atteint 385.143 unités, loin de l’objectif du gouvernement. LIRE LA SUITE SUR LESECHOS.FR

Emprunter coûte de plus en plus cher.

Vendredi, octobre 17th, 2008

Vous voulez emprunter sur 20 ans pour votre future maison ? Prévoyez aujourd’hui un taux théorique d’environ 5,4%. Conséquence de la crise financière et des problèmes de refinancement des banques : les taux d’intérêts des prêts immobiliers ont fortement augmenté en octobre, de +0,05% à +0,35%, selon les régions et les durées de prêts.

Mais ces chiffres restent théoriques car votre banquier est-il tout simplement disposé en ce moment à vous prêter ?

Une fausse idée à propos de l’argent : louer, c’est gaspiller son argent

Vendredi, octobre 17th, 2008

Lu sur monargent.lecho.be :

Même si vous payez le loyer d’un bien pendant des années, vous ne recevrez rien de concret en retour à la fin du bail. Il est alors facile d’interpréter la location comme un gaspillage d’argent. Mais cela est valable pour de nombreux produits de consommation courante. Pensez à la nourriture ou au carburant. Après consommation, vous vous retrouvez aussi les mains vides.

En outre, si on suit ce raisonnement, les propriétaires gaspillent aussi une partie de leur argent (pensez aux intérêts qu’ils doivent rembourser à la banque). Si vous contractez un prêt de 200.000 euros auprès d’une banque pour 20 ans à 5% d’intérêts, vous aurez payé presque 114.000 euros d’intérêts à la fin de l’emprunt.

Imaginez maintenant que vous placiez à 5 ou 6% la différence entre votre loyer et ce que vous payeriez pour rembourser un crédit pour le même bien immobilier. Dans de nombreux cas, la location serait le meilleur choix. Télécharger le simulateur pour choisir entre acheter ou louer un bien immobilier (format excel)

Immobilier : qui peut encore emprunter ?

Mardi, octobre 14th, 2008

Quel est actuellement le salaire net mensuel minimum pour emprunter ? La hausse des salaires n’a pas suivi celle des taux d’intérêt des crédits immobiliers. Du coup, il est plus difficile d’emprunter que par le passé. Quel est le salaire net mensuel minimum pour emprunter ? LIRE LA SUITE DE L’ARTICLE SUR LESECHOS.FR

La crise financière, et maintenant ?

Mardi, septembre 23rd, 2008

Alors que les marchés financiers sont encore chancelants après les événements des dernières semaines concernant le système bancaire américain, les experts se demandent ce qui va maintenant se passer. Il est bien difficile de faire des prévisions, bien difficile d’y voir clair. Tomaso Padoa-Chioppa est un ancien ministre italien des finances qui dirige désormais un groupe de réflexion baptisé  » Notre Europe « . Laurent Cohen-Tanugi est lui un avocat d’affaires français qui a publié un rapport intitulé l’Europe dans la mondialisation. Dans Agora sur Euronews TV, tous les deux parlent de ce que l’Union européenne doit faire pour sortir de la pire crise financière survenue depuis des décennies.

Tomaso Padoa-Chioppa
C’est la première fois depuis la deuxième Guerre mondiale – je crois – qu’une crise financière majeure qui a ses racines aux Etats-Unis dans un marché immobilier américain et dans les institutions financières américaines. Reste, comme le système financier est global, comme la confiance qui est le facteur fondamental pour la stabilité est devenue un phénomène également global, cette crise est déjà une crise qui intéresse la finance internationale et donc l’Europe.

Laurent Cohen-Tanugi
Tout à fait, la crise est déjà en Europe. Alors, l’exposition des banques européenne semble être moindre qu’aux Etats-Unis mais on voit bien même les marchés émergents sont touchés, les bourses… la Russie a été obligée de fermer ses marchés boursiers pendant deux ou trois jours, la bourse chinoise a énormément chuté, donc personne n’est épargné.

Tomaso Padoa-Chioppa
Oui. Il y a un élément qui est – je crois – aussi spécifiquement américain, c’est que les ménages sont fortement endettés. Ils ont normalement emprunté pour acheter leurs maisons et ils ont tendance à dépenser les fruits d’une augmentation de la valeur de leurs maisons. Donc si tout cela change de direction, le niveau de la consommation et des achats pour les ménages américains va baisser et l’économie va en souffrir.

Laurent Cohen-Tanugi
C’est tout un système en fait qu’on appelle la finance de marché, qui s’est mis en place depuis une vingtaine d’années et qui aujourd’hui explose et que les risques qui ont été pris de manière totalement démesurée et puis des normes bancaires… on est sortis, en fait, du système de régulation bancaire traditionnel pour aller vers des systèmes de marché que plus personne ne contrôle ou ne comprend et c’est ça qui est dangereux. Pour revenir à l’Europe, ce qu’on peut dire c’est que l’Europe dans cette crise se comporte plutôt bien puisque… D’abord, c’est une chance formidable d’avoir l’euro. Deuxièmement, la Banque Centrale européenne a véritablement assuré son rôle en injectant de la liquidité depuis un an en quantités très importantes, en se coordonnant avec les autorités américaines et puis l’Europe apparaît comme une zone de stabilité aujourd’hui. C’est quelque chose de très important.

Tomaso Padoa-Chioppa
Tout à fait. Elle a ainsi démenti toutes les prévisions et les jugements négatifs qu’on avait entendus tout au début de l’euro quand on disait qu’en cas de crise financière la construction qu’on venait de mettre en place n’aurait pas fonctionné. C’est exactement le contraire qu’on a vu. Reste – à mon avis – qu’il y a une grosse lacune, c’est que la monnaie est une seule monnaie, la politique monétaire est une seule politique monétaire, les injections de liquidité se décident vite et d’une manière courageuse à Francfort, mais la supervision financière est restée cloisonnée entre pays. Elle n’est pas homogène malgré les directives communes et il n’y a pas de partage d’informations suffisant. Donc, si vraiment un établissement majeur en Europe devait se trouver en difficulté, ces défauts viendraient en lumière d’une manière très forte.

Laurent Cohen-Tanugi
C’est vrai qu’on se demande des fois si une crise d’une telle ampleur s’était produite en Europe aujourd’hui, avec le degré d’intégration, à part la BCE on ne voit pas au niveau… qu’est-ce qui remplacerait le Trésor américain aujourd’hui en Europe. C’est là où on voit quand même le déficit d’intégration et de coordination qu’on a aujourd’hui dans l’Europe financière.

Tomaso Padoa-Chioppa
Non seulement qui remplacerait le Trésor américain, mais aussi quel serait le point d’où on voit l’ensemble des systèmes financiers européens parce que du point de vue monétaire, on le voit de la BCE. Du point de vue financier, il n’y a aucun endroit où les données sont collectées et partagées. Donc je crois qu’il y a une raison pour être prudent dans l’optimisme.

Laurent Cohen-Tanugi
Pour l’avenir, comment après la décision qui vient d’être prise par le Congres américain…

Tomaso Padoa-Chioppa
Mais je pense que la clé en ce moment est la confiance. Tant que les gens sont dans la panique, elle ne bouge pas. Toute crise, par définition, est quelque chose qui se passe rapidement. Personnellement, je pense qu’il y a plus que cette crise aiguë, il y a dans le background le fait que l’économie américaine ne peut pas continuer à avoir une croissance élevée qui est fondée sur la dette extérieure et que les prix des matières premières resteront élevés et vont augmenter encore plus parce que la pression est déterminée par le fait qu’un tiers de l’humanité est en train d’élever ses niveaux de vie et nous présente un scénario – me semble-t-il – dans lequel il y aura plus d’inflation et moins de croissance de toute manière.

Laurent Cohen-Tanugi
Il y a peut-être une opportunité pour l’Europe, si on arrive à sortir de cette crise pour, prendre sa place… avec une économie américaine qui a donc les difficultés que vous dites, les pays émergents qui sont quand même, eux aussi, affectés par la crise…ou qui ont également un certain nombre de fragilités, donc l’Europe doit véritablement avoir une stratégie pour la mondialisation, une stratégie positive, que la stratégie de Lisbonne qui est une stratégie d’adaptation à la mondialisation est certes nécessaire et doit être renforcée, améliorée mais il lui faut également, à l’Union européenne, une stratégie économique extérieure pour pouvoir influencer la mondialisation et pour pouvoir jouer… l’Europe est après tout la première puissance économique et commerciale du monde, elle ne joue pas encore aujourd’hui le rôle qu’elle devrait jouer dans la régulation de l’économie mondiale.

Tomaso Padoa-Chioppa
Je suis d’accord et je crois qu’une des leçons à en tirer est qu’il faut plus d’Europe et pas moins d’Europe devant ces événements.

Laurent Cohen-Tanugi
Absolument.

La FNAIM découvre que le marché de l’immobilier se porte mal.

Mardi, septembre 23rd, 2008

Connaissez-vous le point commun entre une agence de notation et la FNAIM ? C’est leur capacité de changer radicalement d’avis sur un sujet en moins de 24h.

René Pallincourt, le président de la FNAIM (Fédération Nationale des Agents Immobiliers) vient enfin de découvrir la gravité de la crise immobilière et accepte de reconnaître que « oui, le marché de l’immobilier ne va pas si bien ». Cette brutalité du ralentissement de l’activité, déclare-t-il, « observée tant sur le marché du neuf que sur celui de l’ancien, a de quoi surprendre les observateurs les plus avertis, y compris ceux qui accusent aujourd’hui les agents immobiliers de vouloir à tout prix soutenir un discours optimiste, au motif de la préservation de leurs intérêts ». Le patron de la Fnaim propose, sans scrupule, d’appeler à l’aide… les pouvoirs publics pour « contribuer au développement d’un système bancaire national sain, caractérisé par des critères prudentiels protecteurs des emprunteurs » et… les banques, pour « desserrer les conditions d’octroi des prêts relais et plus largement, des crédits ».

Était-il suffisamment naïf pour penser que les prix de l’immobilier allaient grimper jusqu’au ciel pendant 30 ans ? Le marché de l’immobilier est cyclique, avec des mouvements de hausse des prix et de baisse. Aujourd’hui pour acheter un appartement, il faut environ 5 ans de salaires bruts, contre 2 à 3 ans en 2000. On a connu la chute des prix de l’immobilier dans les années 90. Pendant sept ans, entre 1990 et 1997, les prix de l’immobilier ont baissé. Aujourd’hui, certains particuliers ont complètement oublié que ce genre de dévaluation pouvait arriver, visiblement le président de la FNAIM aussi.

Prudence croissante des français vis à vis de la bourse et de l’immobilier

Jeudi, septembre 11th, 2008

6% des Français répondent oui à la question : «  Personnellement, l’évolution de la Bourse sur les derniers mois a-t-elle plutôt tendance à vous inciter à acheter des actions ?  ». C’est 9 points de moins qu’en 2005. 

« Nous retrouvons aujourd’hui les niveaux observés juste après l’éclatement de la bulle financière du début des années 2000, souligne Frédéric Chassage, directeur conseil chez TNS Sofres. Cette période est encore présente dans les esprits, permettant à certains de relativiser les turbulences actuelles. Mais, pour les autres, la prise de distance pourrait être plus profonde.  »

Cette frilosité va bien au-delà de la bourse : «  Pour la plupart des investissements, que ce soit pour l’achat d’une voiture ou encore dans l’immobilier, le contexte est le plus défavorable depuis la création du baromètre « , souligne Michaël Pergament, responsable de l’étude chez TNS Sofres.

La folie de l’immobilier est donc elle aussi bien terminée. 81 % des sondés estiment que la période n’est pas propice à l’investissement dans la pierre, contre 77 % en janvier.

Constat flagrant sur le terrain : Les ventes dans l’immobilier ancien ont chuté en moyenne de 25% au premier semestre en province. Toutes les grandes métropoles sont touchées : -15% à Lyon ou à Toulouse et jusqu’à -30% à Marseille. De leur côté, les prix commencent à baisser. La région parisienne n’est pas épargnée non plus puisque cette baisse était en moyenne de 14% en Ile-de-France par rapport à la période correspondante de 2007.

Dans l’esprit des français, l’immobilier reste cependant encore une valeur-refuge - à l’inverse des actions -, mais ils ne le considèrent plus comme un placement sans risque.

Mais l’immobilier est-il fondamentalement une valeur refuge lorsqu’il vous reste encore plus de 15 ans pour devenir réellement propriété de votre bien ?

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "