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L’affaire Troadec : une histoire d’or… depuis 1940 !


L’or de la famille Troadec, à l’origine du terrible drame qui a coûté la vie à quatre personnes début mars, est peut-être en passe de révéler d’autres secrets de l’Histoire. Et si le drame permettait de lever le voile sur une partie du trésor disparu de la Banque de France en 1940 ?

Entre la Bataille de l’or de 1940 et l’évacuation organisée par la Banque de France, on fait le point sur un pan de l’Histoire qui vient de refaire surface.

réserve en or de la banque de france

De la famille Troadec à l’or de la Banque de France

« L’or de la famille Troadec » serait-il en partie celui perdu lors de la Bataille de l’or ? La première piste évoquée par la mère de Pascal Troadec parle d’un trésor de lingots et de pièces d’or, trouvé en 2006 dans un immeuble du début du XXe siècle du quartier de la Recouvrance, à Brest. Son mari, artisan plâtrier aurait ainsi mis la main sur un « magot » perdu.

Sauf que ce magot n’est pas n’importe lequel. Dans un article du 11 mars, le journal Le Télégramme évoque la possibilité que ce trésor perdu soit issu de l’or évacué par la Banque de France en 1940, alors que le pays faisait face à l’invasion nazie. Et de citer le témoignage d’une sexagénaire dont le père, en 1940, a remonté du fond du port de Brest une caisse d’or tombée lors de l’évacuation. D’abord caché pour être soustraite aux Allemands, l’or est finalement abandonné dans un immeuble désaffecté après la guerre, alors que la Banque de France tente de le retrouver. Et ce serait finalement le père de Pascal Troadec qui l’aurait retrouvé en 2006. La boucle historique serait-elle bouclée ?

En 1940, Brest et la Banque de France livrent la Bataille de l’or

Pour mieux comprendre les origines de l’histoire, il faut donc se pencher sur la Bataille de l’or, c’est-à-dire les opérations d’évacuation de l’or de la Banque de France en 1940. Qui trouvent elles-mêmes leurs racines 10 ans plus tôt, en 1930, quand la Banque de France édite un document détaillant « les mesures de sauvegarde à prendre en cas de guerre dans les parties du territoire exposées aux atteintes de l’ennemi » (Les Secrets de l’or, Didier Bruneel, éditions Cherche-Midi).

lingots valeur étalon or

En 1934 et 1940, 77 millions de pièces d’or sont fondues en lingots. Au total, près de 446 tonnes d’or sont préparés pour être plus rapidement évacués en cas de conflit. Pendant la drôle de guerre, entre septembre 1939 et mai 1940, l’or commence à servir pour les opérations de « cash and carry », pour acheter du matériel de guerre. Des centaines de tonnes commencent à transiter vers d’autres pays. En mai 1940, le ministre des Finances entreprend d’expatrier le reste de l’or français, devant l’avancée des Allemands. Les succursales de la Banque de France envoient leurs stocks de métal précieux vers les ports de Toulon, du Verdon et de Brest.

Quatre convois au total, entre mai et juin, expatrient l’or vers la banque fédérale américaine à New York, vers la Royal Bank of Canada à Ottawa et vers Casablanca. Et pas seulement, puisque l’or est aussi envoyé à Fort-de-France, à Dakar et à Beyrouth… « En 1940, la Banque de France détenait quelques 3000 tonnes d’or, détaille Didier Bruneel dans son livre Les Secrets de l’or. 1700 tonnes ont pu quitter les ports français entre le 2 et le 20 juin 1940. Ce fut la plus grande « flotte de l’or » qui n’ait jamais vogué sur les mers. »

…Et les trésors perdus de la Bataille de l’or

Cette évacuation ne se fait pas sans incident. Didier Bruneel évoque par exemple les douaniers enfermés par des marins après avoir réclamé des ordres de missions impossibles à obtenir. Mais aussi des napoléons échappés d’un sac déchiré, ramassés à la hâte par les marins pour les remettre dans le sac à l’abri des regards. Ou encore les velléités d’attaque de la marine anglaise sur trois navires français à Fort-de-France, sur fond d’incertitudes liées à l’armistice. « Si tout cela tombait dans les mains d’Hitler, l’effet sur la suite des hostilités pourrait être décisif. »

C’est dans l’un des incidents cités par Didier Bruneel qu’on trouverait le lien avec le magot perdu de Brest. « Tout l’or est arrivé en Afrique à l’exception d’une caisse (50 kilos) qui serait tombée dans les eaux du port de Brest lors de l’embarquement en catastrophe ». Et la caisse, « malgré les recherches effectuées à la fin de la guerre », n’a pas été retrouvée officiellement.

Au total, parmi les divers incidents, 395 kilos d’or ont disparu.

La question de la sauvegarde des richesses… et de la spoliation de l’or

Au-delà du terrible fait-divers, l’histoire des lingots brestois soulève aussi des questions sur le devenir du métal précieux dans des périodes d’instabilité, de crise politique ou de guerre.

  • Expatrier son or pour garantir la sauvegarde de son épargne. C’est la solution qui a été mise en place par le gouvernement bien avant le début de la Seconde Guerre mondiale, et appliquée dès l’invasion allemande. Avec des richesses mises à l’abri à l’étranger, le pays pouvait assurer une certaine sauvegarde et préparer l’avenir.
  • Eviter la spoliation de ses biens. La crainte de Churchill quant au chargement aurifère des trois navires à Fort-de-France était claire : il avait peur que les Allemands ne mettent la main sur des stocks d’or importants. « Si tout cela tombait dans les mains d’Hitler, l’effet sur la suite des hostilités pourrait être décisif », cite Didier Bruneel dans son livre Les Secrets de l’or.

Mais il faut aussi dire que ces deux paramètres s’appliquent aussi aux particuliers. On en parlait dans notre dossier « le risque de confiscation de l’or est-il réel ? ».

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Oui il l’est : l’or est un actif tangible, qui peut garantir une valeur ou servir à payer des dettes souveraines. A leur arrivée en juin 1940 à New York, des tonnes d’or français ont ainsi manqué d’être échangées contre des dollars. « Il était à prévoir que si un jour les Etats-Unis entraient à leur tour en guerre, le dollar perdrait fatalement une partie de sa valeur, alors que l’or conserverait la sienne », cite Didier Bruneel qui explique ainsi le refus des financiers français d’échanger leur actif tangible contre une monnaie papier susceptible de se dévaluer. Et en Martinique, les navires français sont passés très près d’une confiscation britannique, alors que Churchill cherchait aussi à asseoir son propre stock d’or !

Autant dire que pour le particulier, la question de la sauvegarde de l’or se pose aussi.

Et le contraire, c’est à dire le rapatriement, est aussi vrai. En cas de craintes géopolitiques ou de crise économique, l’une des premières solutions étudiées par les banques centrales est de rapatrier l’or détenu à l’étranger. En 2013, la Pologne a organisé le rapatriement de son or, suivant ainsi l’exemple donné par l’Allemagne et par la Suisse.

Le stockage de l’or dans les banques centrales reste toujours une question délicate… surtout dans des périodes économiques et monétaires où il vaut mieux assurer une certaine stabilité financière avec de l’or physique ! Et là aussi, la question se pose pour les particuliers.

Les meilleures solutions pour garder de l’or en sécurité, tout en ayant la possibilité d’en disposer rapidement en cas de crise consistent soit à le conserver chez soi (avec un maximum de garanties comme celles offertes par la Gamme “Max”) ou dans des coffres externalisés, hors-circuit bancaire pour éviter tout risque de spoliation. Privilégiez la localité proche et immédiate des coffres (France et pays limitrophes : Belgique, Suisse…).
En règle générale sur le marché de l’or, plus les circuits sont courts et fermés, plus les risques de spoliation, de pertes, de contrefaçons et de recel sont réduits.

A propos de Jean-François Faure

Jean-François Faure
Jean-François Faure. Président d’AuCOFFRE.com. Voir la biographie.

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