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Archive for the ‘Argent’ Category

Russia – Gold mining in some of the harshest conditions in the world

Mardi, mars 9th, 2010
Vera Valor

Every winter, an ice road is laid across 400 km (250 miles) of tundra to carry supplies to one of the world’s most isolated gold mines. There is no other way for heavy machinery to reach Kupol, the $700 million Arctic mine behind a resurgence in Russian gold production after five straight years of decline. « It’s one of the harshest climates I’ve worked in, and I’ve worked in the Atacama desert in Chile and at 15,000 feet in Indonesia,” said Patrick Dougherty, general manager at Kupol. “But I don’t get to pick where the gold is.”….. LIRE LA SUITE SUR NOTRE BLOG ANGLAIS, GOLDCOIN.ORG

The Latin Monetary Union – 1865

Mercredi, mars 3rd, 2010

The Latin Monetary Union was the first attempt to unify European currencies.

« Before long, all Europe, save England, will have one  money ». This was written by William Bagehot, the Editor of « The Economist », the renowned British magazine, 120 years ago when Britain, even then, was heatedly debating whether to adopt a single European Currency or not.

The story began when Belgium adopted the French franc in 1830. Switzerland harmonized its currency to the franc in 1848 and Italy joined in 1861, both retaining the names of their national currencies but adjusting their values to match the franc. In 1865, this arrangement was formalised as the Latin Monetary Union……. LIRE LA SUITE SUR BLOG ANGLAIS, GOLDCOIN.ORG

L’Union Monétaire Latine – 1865

Mardi, novembre 3rd, 2009
leopoldii-avers

Pièce d'or Belge issue de l'Union Monétaire Latine - Léopold II 1871 - avers

Entente humaine très applaudie du bout des lèvres, même outre Manche, l’Union latine marque la première tentative d’unification monétaire européenne ; mais elle consacre aussi les premiers accrocs à l’institution napoléonienne de l’an XI.

Antérieurement à 1860, il existait, par l’adoption du régime de germinal, une communauté monétaire de fait entre la Belgique, la France, l’Italie et la Suisse. Elle avait été rompue, car ces divers pays avaient dû, pour juguler la fuite de leurs monnaies d’argent, en abaisser le titre. C’était une belle cacophonie. La Suisse avait porté à 800 millièmes ses pièces de 2 francs et au-dessous. L’Italie s’était contentée de 835/1 000. Et la France, passant outre aux objections du Corps législatif sur l’intangibilité du statut légal, avait décidé timidement, pour ses besoins en petite monnaie, de ramener à 0,835 le titre des 50 et 20 centimes (loi du 25 mai 1864).

Une conférence, réunie à l’initiative des Belges en 1865, se donna pour objet de rétablir l’harmonie entre les monnaies divisionnaires des quatre États et de créer une circulation commune.

L’or français envahissait la Belgique dans toutes ses transactions, et il avait cours légal depuis 1861. Mais le délégué belge observa que son pays, écartelé entre la France, l’Angleterre, la Hollande et l’Allemagne, formait le trait d’union naturel pour les règlements de ces Etats. Les uns y puisaient le métal jaune ; les autres l’argent. L’encaisse de la Banque nationale subissait les contrecoups de ces mouvements qui perturbaient l’escompte et le commerce. Belgique, Italie, Suisse réclamèrent en conséquence l’adoption de l’étalon or. Néanmoins, les Français obtinrent que fût sauvegardée, tant bien que mal, la loi du 7 germinal an XI. Sur cette base fut signée la convention qui réduisait uniformément à 835 millièmes le titre des monnaies inférieures à 5 francs. Celles-ci, toutefois, ne recevraient valeur libératoire entre les particuliers que jusqu’à concurrence de 50 francs pour chaque paiement, et leur émission était limitée à 6 francs par habitant. Système très simple, et qui recueillit dès septembre 1868
l’adhésion de la Grèce.

La convention de 1865 avait, en somme, défini trois types de monnaies :
1° En or, au titre de 0,900 ;
2° La pièce d’argent de 5 francs, au poids de 25 g et au titre de 0,900 ;
3° En argent, de 2 francs, 1 franc, 50 et 20 centimes, au titre de 0,835.

Théoriquement, il n’était pas dérogé au Franc germinal, sorte de fétiche français, qui était maintenu à l’état de fiction, comme le cinquième de la pièce de 5 francs. Mais, au lieu de 4,5 g d’argent fin, il n’en contenait plus, dans sa réalité concrète, que 4,175 g. Comme la livre de l’ancien régime, il cessait d’être exactement matérialisé.

On comprend aussitôt quel parti les spéculateurs allaient tirer de ces décisions. Prises à une date où l’argent primait, avantageuses à ce moment-là pour les cinq pays associés, elles tournèrent à la perte sèche après 1871, dès que le métal blanc se déprécia. N’importe quel étranger pouvait acheter 16 francs d’argent, se rendre à l’Hôtel des monnaies et y faire frapper 4 pièces de 5 francs, qui lui permettaient d’obtenir un beau napoléon. La France voyait fuir son or.

L’Allemagne profita sans vergogne et bénéficia largement de l’occasion. Ses agents portaient à Paris et à Bruxelles des lingots d’argent provenant de la récente démonétisation des thalers, les transformaient en pièces de 5 francs, qu’ils convertissaient en billets, puis en or. Pour mettre un terme à ces pratiques et ne pas devenir des réservoirs de métal au rebut, la Belgique, la France, l’Italie et la Suisse limitèrent (1874) et bientôt suspendirent (1876) la frappe des écus. L’Union latine, battant de l’aile, subsista jusqu’en 1914 ; au fur et à mesure que se résorbèrent, dans les encaisses des cinq pays, les pièces de 5 francs, ils se rapprochèrent inéluctablement de l’étalon or.

Antoine Lacroix et Paul Dupieux

Les caractères de la monnaie métallique

Jeudi, octobre 15th, 2009

Les métaux précieux, essentiellement l’or et l’argent, ont, très tôt dans l’histoire de l’humanité, montré les qualités requises pour remplir les fonctions dévolues à la monnaie et pour constituer l’ossature de divers systèmes monétaires. D’une durée pratiquement indéfinie du fait de leurs propriétés physiques, les métaux précieux ne sont pas fongibles, leur production annuelle s’ajoutant au stock existant accumulé depuis des siècles (tel bijou d’or dont se pare une élégante parisienne provient peut-être d’une pépite ramassée au bord d’un torrent asiatique, il y a plus de deux mille ans). Ils sont homogènes, c’est-à-dire qu’ils présentent la même valeur dans toutes leurs parties, proportionnellement à leurs poids. Contrairement aux pierres précieuses, et au diamant, par exemple, « dont la valeur augmente comme le carré du carat », ils sont divisibles, c’est-à-dire qu’ils gardent leur valeur à l’unité de poids, lorsqu’on les fragmente pour les utiliser dans les transactions les plus minimes. On peut, enfin, les reconstituer en masses du poids désiré.

Les métaux interviennent dans deux systèmes monétaires :
— l’un utilise un seul métal précieux, c’est le monométallisme ;
— l’autre utilise deux métaux précieux : c’est le bimétallisme.

La coexistence de deux monnaies n’est pas sans poser de problèmes. Si l’une d’elles est moins appréciée que l’autre, cette disparité met en jeu le mécanisme de la « Loi de Gresham » que l’on peut rapidement exposer. Lorsque dans un pays circulent deux monnaies, si l’une des monnaies a une valeur nominale égale à la valeur métallique, elle est dite « forte » ou « droite ». « Mauvaise » est par contre la monnaie qui représente une valeur métallique – en tant que lingots – inférieure à la valeur prescrite par les dispositions légales. La monnaie forte disparaît, absorbée par la thésaurisation ou expédiée à l’étranger, et la monnaie faible demeure seule en circulation. On dit que « la mauvaise monnaie chasse la bonne ». De nombreux exemples historiques d’expériences bimétallistes illustrent le fonctionnement de cette loi.

Monométallisme ou bimétallisme ne signifient pas que la circulation soit composée d’un seul métal ou de deux métaux. Le déroulement des échanges implique une organisation monétaire plus complète, comportant des pièces d’autres métaux pour assurer la totalité des règlements – en particulier de bronze, de nickel, etc.

Les deux systèmes se différencient par certaines caractéristiques tenant à la frappe libre, au pouvoir libératoire et à la fixation d’un rapport légal entre les deux monnaies.

Dans le monométallisme, la frappe libre et la force libératoire illimitée n’existent que pour le métal pris comme étalon.

La liberté de la frappe ne signifie pas la possibilité offerte à quiconque d’ouvrir un Hôtel des Monnaies, mais celle de porter des lingots du métal-étalon à l’atelier officiel pour les faire transformer en pièces, à poids égal, ou bien déduction faite des frais de monnayage. Quant au pouvoir libératoire, droit reconnu au débiteur d’éteindre sa dette en versant de la monnaie à son créancier, la loi le confère au seul métal-étalon. Dans un système monométallique, les monnaies d’appoint ont un pouvoir libératoire limité à une certaine somme fixée par la loi. Si l’or, par exemple, est le métal de la monnaie étalon, il n’y a pas de rapport légal entre sa valeur et celle de l’argent. Ce rapport n’existe que dans le bimétallisme qui assure aux deux métaux la frappe libre ainsi que le pouvoir libératoire illimité. Ce système, on le conçoit, contient en germe des difficultés organiques : il ne peut fonctionner convenablement que dans la mesure où le rapport légal ne s’écarte pas trop du rapport commercial. Or, l’offre et la demande sur les marchés des métaux précieux créent un cours de l’or et un cours de l’argent dont le rapport risque bien vite de différer du quotient légal, mettant en jeu la loi de Gresham.
Qu’il s’agisse du monométallisme ou du bimétallisme, la masse monétaire peut évidemment comporter de la monnaie de papier et de la monnaie scripturale qui, pour un fonctionnement régulier du système, doivent pouvoir être convertibles en pièces du métal-étalon, ou des deux métaux-étalons. Le billet convertible est lui-même un instrument de règlement, doté du cours légal illimité.

Extrait du livre de Jules Lepidi : L’Or

Les 30 deniers de Judas

Dimanche, novembre 30th, 2008

Judas l’Iscariote est passé dans l’Histoire pour avoir livré Jésus contre monnaies sonnantes et trébuchantes. Sa réputation a été éternellement ternie pour du métal brillant. Pour quelle somme mirifique, ce damné de l’Eglise a-t’il vendu son âme au diable ?

Ces 30 deniers étaient-ils l’équivalent de nos pièces de 20 Francs Or communément appelés des Napoléons ? Le cas échéant, on pourrait savoir que Jésus avait été mis à prix à près de 3900 euros, en admettant une petite prime sur le poids en or de ces pièces sous le règne de Ponce Pilate dans les années 30.

Alors que les oracles économiques nous promettent les sept plaies d’Egypte et notamment Sept années de vaches maigres, quand l’or et l’argent semblent redevenir des valeurs sûres pour préserver notre pouvoir d’achat, cette question des 30 deniers de Judas et de la valeur attribuée à la capture du Christ m’a semblé intéressante.

La réponse est des plus étonnantes et dévalorise encore ce compagnon de Jésus, le premier trésorier de la Chrétienté. En effet, Judas, l’apôtre représenté traditionnellement avec une bourse, était en charge des finances de Jésus et de ses disciples. Le denier n’est pas une pièce d’or. Quelle surprise !

Du latin, denarius, le denier était l’une des monnaies de base de l’Empire romain. Il avait cours dans la majeure partie de l’Europe, la totalité de l’Afrique du Nord et du Proche-Orient et s’est perpétué jusqu’au Moyen-âge dans les Royaumes d’occident et dans de nombreux états arabes sous le nom de dinar. Cette pièce d’argent a été créée en 212 av J.-C. pour financer la deuxième guerre punique qui opposa Rome et Carthage. Dans le système monétaire bimétallique mis en place à cette époque, le denier qui titre 950 ‰ d’argent côtoyait le monnayage en bronze plus classique. A sa création, il pèsait 4,51 grammes mais l’inflation monétaire aidant, il fut dévalué vers 140 avant J-C et ne pèsait plus alors que 3,96 grammes d’argent.
A l’aune de cette information, Judas l’Iscariote aurait livré le Christ pour 118,8 grammes d’argent, soit près de 3,82 onces. Au cours du Comex en ce premier dimanche de l’Avent, la valorisation de cette trahison semble assez dérisoire, puisque l’once de métal blanc vaut aujourd’hui 8,03 euros.
Est-ce à dire que la tête de Jésus aurait été mise à prix 30 euros et 67 centimes.
Non, je vous rassure.
Les cours actuels de l’argent sont exceptionnellement bas. Sous l’Empire romain le ratio Or/argent était de 12, contre 75 en ce moment. Au cours de l’or aujourd’hui, avec un ratio de 12, l’once d’argent vaudrait 53 euros donc le denier coterait 6,82 euros en admettant qu’il n’y aît aucune prime à l’achat de cette pièce. Cela hisse le prix de la trahison à 204 euros et 60 centimes.

Mais cette évaluation n’est pas non plus réaliste. Les soldats de l’Empire romain avait un salaire considéré comme confortable, qui s’élevait à 500 deniers par an, sans compter les primes de campagne, d’expatriation, la cantine, les réductions sur le vin, etc… Ces 30 deniers équivalaient donc en pouvoir d’achat à l’équivalent d’un mois de salaire de base d’aujourd’hui, soit environ 1300 euros.

Vous pourriez en conclure deux choses :
La première, c’est qu’à l’aune de cette récompense, l’amitié d’un Judas ne valait pas grand chose …
La deuxième, c’est que l’Argent est totalement sous-évalué en ce moment. Pour donner le même pouvoir d’achat que du temps d’Hérode, l’once d’argent devrait valoir 340 euros ou 440 dollars.
Tout investisseur serait bien avisé d’acheter l’argent aux cours très faibles actuels.

Auteur : Max de Talent

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "