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Archive for the ‘Banques’ Category

Frappe des pièces d’or de la Monnaie de Paris – 1795-1914

Jeudi, février 4th, 2010

Le nombre de pièces d’or est exprimé en milliers.

De Litra

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Valeurs des pièces d’or courantes durant la Seconde Guerre mondiale

Jeudi, février 4th, 2010

Evolution du cours des Napoléons 20F, des Souverains et d’un kilo d’or durant la Seconde Guerre Mondiale et l’immédiate après guerre.

ANNEE
DATE
NAPOLEON 20F
SOUVERAIN
1 KILO D’OR
1939
septembre
274.49 francs
(pas de prime)
346.16 francs
47 608 francs
1940
fin juin
825 francs
1000 francs
1940
31 décembre
1400 francs
1800 francs
1941
mi-septembre
1500 francs
(39% de prime)
1900 francs
185 000 francs
1942
9 novembre
4950 francs
5950 francs
1943
3 août
2075 francs
2475 francs
1944
20 janvier
3000 francs
(22% de prime)
3650 francs
425 000 francs
1944
4 août
4000 francs
4975 francs
1945
28 mai
4950 francs
(42% de prime)
5725 francs
600 000 francs
1945
2 août
3812 francs
4587 francs
1946
2 mai
6631 francs
7750 francs
1947
28 mai
2600 francs
2837 francs
1947
24 novembre
3650 francs
(36% de prime)
4250 francs
460 000 francs
1948
31 janvier
3500 francs
4300 francs
1950
26 juillet
4250 francs
(24% de prime)
590 000 francs

De Litra

La fête continue pour les banquiers

Vendredi, juillet 24th, 2009

Ils s’étaient engagés à mettre un frein à leur avidité. Mais, à peine sauvés de la faillite à coups de milliards de fonds publics, les banquiers ont repris leurs bonnes vieilles habitudes : accumuler des profits à tout prix.
Souvenez-vous, c’était à Londres début avril. Les maîtres du monde, réunis au G20, promettaient, croix de bois, croix de fer, de mettre fin aux scandales de la finance mondialisée, aux excès de l’argent fou, aux dérives du « toujours plus » (de fric). Enfin, on allait encadrer les rémunérations des banquiers, coupables de pousser «à une prise de risques excessifs». Enfin, on allait contrôler les bonus déments des traders. Enfin, on allait mettre un terme à l’avidité et à la cupidité de ces financiers gavés de primes extravagantes, de stock-options indécentes et de parachutes dorés sur tranche. Pure illusion ! A peine sauvés de la faillite à coups de milliards de fonds publics, banquiers et traders ne pensent qu’à une chose : s’en remettre plein les poches, tout de suite, maintenant, sans même attendre une hypothétique sortie de crise. Surtout, que tout recommence comme avant, que la fête continue !

Depuis quelques semaines, les exemples se multiplient des deux côtés de l’Atlantique. Dernier en date : la banque d’affaires américaine Goldman Sachs, qui a pourtant échappé au pire grâce aux 10 milliards de dollars déboursés par le contribuable. Ses dirigeants de l’époque avaient d’ailleurs profité de l’aubaine puisque, selon le Financial Times, ils auraient vendu en pleine tourmente quelque 700 millions de dollars d’actions qu’ils détenaient. Quelques mois plus tard, Goldman Sachs a recouvré la santé. Comment ? Essentiellement en prêtant très cher à ses clients de l’argent qu’elle emprunte à très bas coût auprès de la
Réserve fédérale, c’est-à-dire l’Etat. La banque a même annoncé vouloir s’acquitter au plus tôt de ses dettes envers le gouvernement. Bonne nouvelle, se dit-on. Erreur. Cet empressement à rembourser n’abuse que les naïfs. Il s’agit, pour le patron de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein, de s’affranchir des contraintes liées à cette aide publique, à commencer par le plafonnement des rémunérations.

Extrait d’un article écrit par EMMANUEL LÉVY, HERVÉ NATHAN ET MARC PERELMAN pour le magazine MARIANNE du 18 au 24 juillet 2009

Confessions d’un banquier pourri

Mardi, juin 30th, 2009

Cet article est extrait du livre Confessions d’un banquier pourri

(…) Nous proposions d’autres produits au moins aussi dangereux que les subprimes : par exemple, des prêts à taux réduits taillés sur mesure pour les gogos des collectivités locales. L’une de nos cibles de prédilection ? Les municipalités qui cherchaient à débloquer des fonds en urgence pour financer des actions spectaculaires, juste avant des élections. Pour ces clients institutionnels qui ont besoin de sommes importantes sans comprendre grand-chose à notre métier, notre arnaque est toute simple : nos prêts à taux variable sont indexés sur un ratio quelque peu mystérieux entre le dollar et l’euro. Jusque-là, tout va bien. L’euro est au mieux, c’est rassurant. Et puis, l’élément clé, c’est que la collectivité ne commence à rembourser qu’au bout de vingt ans. Allez savoir qui sera aux commandes à ce moment-là ! Ceux qui auront souscrit l’emprunt auront disparu depuis longtemps. Il vaudrait mieux, d’ailleurs ! Parce que les taux d’intérêt de ces prêts à effet  » boule de neige  » sont calculés de manière cumulative. Indexés sur les taux de change, mais aussi sur les matières premières ou toutes sortes d’indicateurs plus ou moins bidons, ils laissent à nos clients l’illusion d’avoir fait une bonne affaire… en nous offrant la certitude de les raser jusqu’à l’os !
Outre les mairies, nous avions facilement convaincu pas mal d’offices HLM et d’hôpitaux publics de recourir à ces prêts magiques. Comment ? Nous disposions d’atouts décisifs. Le nom de La Banque, d’abord, respectable. Vénérable, même. Le professionnalisme de nos équipes, ensuite, aguerries à entourlouper dignement n’importe quel amateur. La prestigieuse identité de nos premiers clients, qui rassuraient les suivants.
Enfin quelques menus avantages accordés aux décideurs de chacun de ces organismes. Que celui qui n’a jamais eu besoin d’un prêt immobilier à titre personnnel lève la main ! Dans La Banque, les  » gestes commerciaux  » – on préférait ce mot-là à celui de corruptíon, définitivement très laid – faisaient partie du métier. Nous avions ainsi décidé d’assouplir les conditions d’accès aux prêts à taux zéro pour certains de nos très bons clients, en particulier ceux qui appuyaient nos propositions auprès de leurs employeurs. C’était notre liberté. Ils en ont bien profité. En interne, nous avions baptisé ces prêts personnels les POTT,  » Prends l’Oseille et Tire-Toi « . Tout un programme.

Rien n’a changé.

Dimanche, juin 28th, 2009

Cet article est une citation du livre Confessions d’un banquier pourri

On lit partout que cette crise a du bon. Qu’elle va mettre un terme aux excès, aux rémunérations délirantes, aux primes à l’échec. Qu’on va réinventer le capitalisme. Que les PDG vont (enfin !) devenir responsables. Que les traders (mais oui !) vont se calmer. Et que le temps des folles spéculations est derrière nous.
Mais que s’est-íl passé en vérité durant ces huit derniers mois ?
Les banquiers – enfin les dirigeants de banques – sont-ils désormais responsables sur leurs biens propres, comme ce fut autrefois le cas dans de grandes maisons ? Non.
Les paradis fiscaux sont-ils toujours bien vivants ? Accueillent-ils encore la trésorerie de la plupart des multinationales en activité et le patrimoine des grandes fortunes mondiales ? Même s’ils vont devoir faire quelques concessions, la réponse est : oui.
A-t-on renoncé aux miraculeuses cachettes que représente le maquis du hors-bilan ? Ces cavernes comptables inaccessibles au commun des mortels – épargnants, journalistes ou même analystes financiers – existent-elles toujours ? Oui.
Les banquiers ont-ils eu la décence de rendre l’argent ? D’abandonner leurs bonus extravagants ? leurs parachutes en or massif ? Non, non, encore non.
Et la transparence des comptes, s’est-elle vraiment améliorée ? De nouvelles règles plus contraignantes sur la communication financière ont-elle été adoptées ? En aucun cas.
Qu’ont fait les ministres des Finances et les chefs d’État qui se réunissent de plus en plus souvent – encore récemment à Londres – pour masquer leur impuissance ? Rien. Ou si peu.
Il faut regarder la réalité en face : oui, cette sorte de banquiers dont j’ai été sont pourris. Oui, ils se sont gavés pendant vingt ans, et encore oui, ils pensent que le festin va bientôt reprendre. Personne ne souhaite renoncer à l’autorégulation. D’ailleurs, l’opacité représente pour eux à la fois un réflexe et un mode de vie.
La situation reste d’une extrême gravité, la confiance n’a plus cours sur les marchés. Les règles de la finance doivent maintenant être bousculées. Mais ils ne veulent rien entendre. Donc, la crise va se prolonger. Pas huit mois, comme certains tycoons ont pu d’abord l’imaginer, mais plutôt un an, peut-être deux. Au minimum.
Et puis, un jour, les bourses seront tombées tellement bas que la probabilité de gagner à nouveau de l’argent augmentera. Jusqu’à devenir irrésistible. Les actions remonteront, l’économie se redressera, et on sera sortis d’affaire. La seule question est : quand ?

Le système honnête d’avant 14

Lundi, juin 8th, 2009

Les banques centrales des divers pays détenaient de l’or dans leurs coffres. L’or était utilisé pour soutenir les devises papier. Si un pays dépensait trop en produits externes, sa devise fuyait vers des pays étrangers. Elle revenait en paiement de biens ou de services fournis par le pays d’accueil. En cas de déséquilibre — c’est-à-dire lorsqu’un pays étranger se retrouvait avec plus de la devise d’un autre pays qu’il ne pouvait en dépenser en biens et services de ce pays –, le surplus qui en résultait était présenté à la banque centrale pour être remplacé par de l’or. Les déséquilibres de tous les pays étaient réglés dans la seule chose qu’aucun d’entre eux ne pouvait imprimer ou contrefaire : l’or. Si une nation accumulait un déficit commercial persistant, elle se voyait retirer son or.

Cela encourageait la banque centrale à faire quelque chose pour le protéger. En général, les taux d’intérêt grimpaient, ce qui avait pour effet de récompenser l’épargne et de décourager le flux de fonds vers l’extérieur.

Le système était net. Il était honnête.

Par Bill Bonner – Chronique Agora

Paroles d’un visionnaire

Lundi, juin 8th, 2009

Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques  priveront les gens de  toute possession, d’abord par l’inflation, ensuite par la récession,  jusqu’au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquis”

Thomas Jefferson (1802)
troisième président des États-Unis d’Amérique de 1801 à 1809

L’or des banques centrales

Mercredi, mai 20th, 2009

Mars 99, l’or est quasiment au plus bas, à 250 $ l’once. Le 11 mars 2008, il cote plus de 1000 $ l’once. En dix ans, le prix de l’or a explosé et malgré la reprise des marchés financiers, vous avez remarqué que le prix de l’or ne baisse pas. Pourquoi ? Parce qu’une banque centrale accumule des réserves d’or et a annoncé qu’elle avait secrètement, sans en parler à personne, multiplié ses réserves d’or de près de trois, c’est la Banque Centrale chinoise.

La Banque Centrale chinoise a annoncé qu’elle détenait le cinquième stock d’or dans une banque centrale, car les banques centrales ont de l’or. Elles ont de l’or, c’est historique. Depuis qu’elles ont été créées, c’est un élément de stabilisation à l’époque où il n’y avait pas d’autre étalon que l’or pour déterminer la valeur des échanges et la valeur des devises.

Depuis la libre convertibilité de la plupart des devises, l’or a perdu en importance et début 99, la plupart des banques centrales décident que l’or ne leur rapporte rien et décident de vendre l’or. La Banque d’Angleterre commence à vendre son stock d’or entraînant la chute de l’or, la France la suit, l’Espagne, le Portugal, quasiment tous les pays sauf les États-Unis, sauf l’Italie, sauf l’Allemagne.
D’un côté il y a tous ces vendeurs, Banque d’Angleterre en tête, mais aussi la Banque Nationale suisse, de l’autre côté il y a une banque centrale qui accumule des réserves en or, c’est la Chine. Toutes les banques centrales ont de l’or pour se garantir contre d’éventuelles crises, contre un éventuel chaos dont on a parlé, dont on parle moins, une sorte de fin du monde où les monnaies ne vaudraient plus rien et il n’y aurait plus qu’un seul moyen d’échange, ce serait l’or. On rappelle que l’or ne rapporte rien et pourtant l’or continue à monter.

Alors, les banques centrales aujourd’hui ont des stocks d’or, on voit trois camps se dessiner dans le cadre de ces banques centrales :
- Celles qui veulent se débarrasser de leurs stocks d’or en pensant que l’or n’est pas stratégique. On compte, par exemple, dans ces banques centrales, la Banque de France.
- Celles qui souhaitent conserver leurs stocks d’or, mais qui ne veulent pas se livrer à une bataille ni dans l’achat, ni dans la vente, c’est par exemple l’Allemagne et l’Italie.
- De l’autre côté, il y a deux pays qui sont face à face, encore une fois, en train de s’affronter. D’un côté les États-Unis qui ont aujourd’hui 8000 tonnes d’or dans leurs réserves, qui décident de ne pas y toucher et qui pourraient bien remonter si la Chine faisait mine de vouloir les attaquer sur ce terrain. De l’autre côté, la Banque Centrale chinoise qui vient de passer le cap des 1000 tonnes d’or et qui annonçait ouvertement qu’elle allait continuer à acheter de l’or.

Alors, l’or des banques centrales va être probablement un nouvel épisode de la guerre de l’or qui dure depuis des siècles. L’or des banques centrales, c’est un thème qu’il faudra suivre de très près.

Marc Fiorentino – PDF d’Euroland Finance pour AlloFinance TV

L’or de la Banque de France

Dimanche, avril 26th, 2009
Les barres de 12,5 kg d'or de la Banque de France

Les barres de 12,5 kg d'or de la Banque de France

C’est le trésor le mieux gardé de France. En plein cœur de Paris reposent 2 500 tonnes d’or, un magot estimé à 54 milliards d’euros. Ce trésor, ce sont les réserves d’or de la Banque de France. Depuis plus de trente ans, aucune caméra n’était entrée dans ce lieu ultra protégé. TF1 a eu le privilège de descendre, pour vous, dans les coffres de la banque de France. Voyage au royaume du métal précieux à trente mètres sous terre.

Avant de découvrir l’or, il faut franchir ce bloc d’acier étincelant, cette muraille de sept tonnes. Passé cette porte blindée, on pense déjà toucher le métal précieux, non c’est simplement l’antichambre. Il faut être patient et descendre encore à vingt-six mètres sous terre. Et devant nous, une seconde porte colossale. Seuls cinq agents de la Banque de France ont un accès permanent au coffre et donc les clés pour nous y emmener.
Pour des raisons de sécurité, les gardiens du trésor ne doivent pas être reconnus. Ils travaillent à la Souterraine, c’est cette chambre inaccessible où dort l’or de la France depuis 1920. Pendant quatre ans, mille ouvriers ont construit cette forteresse souterraine.
« Dans la Souterraine de la Banque de France, l’or se présente sous deux aspects. Vous avez la barre, elle pèse 12,5 kilos, cela représente à peu près 250 000 euros et vous avez quelque chose de beaucoup plus léger, le lingot. Le lingot pèse un kilo pour à peu près 20 ou 25 000 euros. »
Et au total, 2 500 tonnes d’or reposent sur ces étagères. Cela représente 54 milliards d’euros. Depuis cinq ans, le stock a diminué, la France a vendu 500 tonnes d’or pour acheter des devises en dollars et en yens.

– « Et alors, c’est quoi votre travail ici ?
– On les manipule énormément. Nous ne sommes que trois en France à le faire.
– Et ça vous fait quoi de manipuler de l’or ?
– D’abord, c’est beau et puis c’est mythique. Il faut le voir, il faut l’entendre aussi, on dirait du cristal.
»

Et tout cet or a bien failli être volé. Nous sommes en juin 1940, les Allemands sont à Paris. Quatre officiers nazis se présentent à la Banque de France et demandent qu’on ouvre les coffres. Oui, mais ils sont vides. L’or est déjà sur les routes.

Tristan Gaston-Breton, auteur du livre Sauvez l’or de la Banque de France ! L’incroyable périple (1940-1945) « Il y a 2 800 tonnes d’or à évacuer, ce qui est considérable. Vous avez donc – de mémoire – 400 ou 450 camions parce qu’en plus il faut réquisitionner des camions, ils ne sont pas tous là, la plupart sont partis sur le front. On fait ça de nuit et puis là on file vers les ports. Après, on partait vers Dakar, vers les Antilles, vers les États-Unis qui sont les trois grandes destinations. »
Seule une caisse de 50 kilos d’or est déclarée perdue, elle est tombée dans le port de Brest et certains disent qu’elle a été repêchée. Après la guerre, l’or retrouve son écrin. Aujourd’hui, avec ce stock de 2500 tonnes, la France est le troisième plus gros détenteur d’or au monde derrière les États-Unis et l’Allemagne.

Christian Noyer – Gouverneur de la Banque de France : « Cet or, c’est la forme ultime de paiement dans le monde. Ça fait partie de ce qui donne le crédit à la France, à l’économie française, c’est de la monnaie sous une autre forme que nous gardons précieusement contre tous les vols, toutes les tentations qui pourraient exister. Et comme vous l’avez vu – je peux vous le garantir – c’est très bien gardé. »

Jamais des cambrioleurs n’ont essayé de rentrer, c’est de toutes les manières impossible. Avant de ressortir, nous longeons ces caisses en aluminium, encore de l’or. Et puis, au détour d’une salle, des sacs de pièces sonnantes et trébuchantes : des dollars qui rappellent la ruée vers l’or.

Notre voyage au royaume de l’or aura duré deux heures, avant de remonter vers le monde extérieur.

Reportage TF1 – Transcription ABW

Entre patrimoine virtuel et patrimoine palpable

Samedi, avril 18th, 2009

Et si l'avenir des placements anti-crise c'était gérer virtuellement de l'or bien réel ?

La crise économique que notre planète traverse, à défaut d’être confortable, a au moins pour mérite d’avoir mis au grand jour un certain nombre de dysfonctionnements, un bon nombre d’entre eux étant survenus – voire survenant encore et toujours – au sein d’organismes à qui pourtant, très majoritairement, les états et gouvernements avaient, depuis des décennies, accordé une très large confiance : les établissements financiers. C’est-à-dire, schématiquement, les banques, les organismes de crédit et les établissements spécialisés dans l’épargne (même publique).

Aujourd’hui la crainte des épargnants – et du commun des mortels – n’est plus tant de savoir si leurs économies sont raisonnablement fructueuses, que de savoir si elles ne sont pas tout simplement volatiles. L’on sait que l’Etat français garantit les dépôts bancaires à concurrence de 70.000 euros par personne, mais jusqu’à quel point ? Et si une faillite massive – que l’affaire Madoff aurait d’ailleurs pu parachever – survenait ? Si les plus grandes banques françaises en arrivaient au stade de la liquidation ? Combien représenteraient, pour l’économie publique, ces garanties tendant ainsi à dédommager des dizaines de millions de personnes ? La France elle-même ne se retrouverait-elle pas, elle aussi, en dépôt de bilan ?

Même parmi les personnes qui n’ont pas 70.000 euros en banque – et elles sont une majorité -, mais aussi, à plus forte raison, parmi celles qui les ont ou qui ont même davantage, il se trouve un nombre croissant d’individus qui n’ont plus du tout confiance en les établissements bancaires, et qui, tous comptes faits, préfèrent finalement vider leurs comptes bancaires et récupérer leurs pactoles pour les protéger  » sous le matelas  » (ou dans le  » bas de laine « , pour citer une autre expression consacrée). C’est bien sûr sans compter les risques d’incendie, d’inondation, de cambriolage ou de toute autre forme de sinistre, mais au final, ces risques, même cumulés, sont-ils réellement plus élevés que celui de voir sa banque s’effondrer, puis l’Etat de se retrouver dans l’incapacité d’assumer les garanties données ?

Un autre signe des temps, il existe une tendance sans cesse croissante, et on la doit à l’avènement d’Internet. Il s’agit des établissements que l’on peut qualifier de  » semi-bancaires « , tels Paypal, Moneybookers ou Google Checkout. Chaque jour, des millions de transactions entre particuliers mais aussi entre professionnels échappent au contrôle des banques (pas de chèque, pas de virement, pas de transaction par carte bancaire), mais aussi des services d’acheminement du courrier (pas de mandat-cash non plus !).

Du 100 % virtuel, voilà qui serait une bonne idée. Après tout, grâce à l’argent-dette, c’est ce que font les banques depuis des décennies : vous prêter de la monnaie qui n’a jamais été frappée (au sens technique du terme), et seulement en dernier recours (retrait au guichet ou au distributeur) la convertir en monnaie palpable. D’ailleurs, même votre salaire est virtuel. Il n’est rien de plus qu’un jeu d’écritures entre deux banques, par banque centrale interposée (ce que l’on nomme chambre de compensation, qui ne pratique jamais de compensation au franc le franc, pour des raisons inhérentes au système monétaire).

La bonne formule, la plus rassurante, sans doute la plus équilibrée aussi, serait de combiner le virtuel, finalement plus sécurisant que le système bancaire, avec des valeurs sûres et palpables (or, argent, etc.).

Article écrit par Jean Lançon

La manipulation du prix de l’or et de l’argent

Mardi, avril 14th, 2009

Une anomalie notoire du marché de l’or et de l’argent existe depuis juillet 2008 sur le COMEX (marché des contrats à terme de New York). Il s’agit de positions vendeuses colossales sur l’or et l’argent de la part de deux ou trois grandes banques US. Les lignes qui suivent sont le résumé du travail d’Adrian Douglas de www.marketforceanalysis.com

positionsvendeuses

Le graphique ci-dessus nous montre l’importance des positions vendeuses nettes de 3 banques US sur le marché des contrats à terme (COMEX) de New York, pour l’or. Le graphique suivant nous montre la même situation pour le marché de l’argent, mais avec les positions de seulement deux grandes banques US. La situation est encore pire !

positionvendeuseargent

Stupeur! En novembre 2008, deux banques US (Anonymes selon la législation du COMEX) représentaient 99% des positions vendeuses nettes des commerciaux sur l’argent. Ces deux banques contrôlaient donc quasiment l’entier des positions vendeuses nettes des commerciaux, et leurs contrats de vente représentaient 25% de la production mondiale annuelle d’argent!

Une plainte a été déposée pour tentative de manipulation du marché. Toujours en cours…

Ce qui est sidérant, c’est de constater que les 3 banques qui vendent l’or et l’argent à découvert ont pris des positions massives dès le début de la crise en juillet 2008, et qu’elles n’ont pas réduit leurs positions malgré la hausse du prix de l’or et de l’argent, comme si elles tentaient sciemment de freiner la hausse du prix de l’or et de l’argent coûte que coûte, au moins jusqu’à la date fatidique du G20!

A mon avis, leur but est clairement de convaincre les investisseurs que l’or ne peut pas offrir un refuge intéressant pour leurs capitaux, et donc qu’il vaut mieux rester dans l’obligataire. Il sera intéressant de voir comment ces banques vont gérer ces positions vendeuses anormalement élevées dans les semaines à venir. Il est probable qu’ils profitent du retour des beaux jours sur les marchés boursiers pour s’en délester progressivement, ce qui devrait produire un rebond du prix de l’or.

Selon Adrian Douglas, J.P. Morgan et HSBC font partie de ces trois banques. Ce qui est plus inquiétant, c’est qu’elles sont aussi les dépositaires des ETFs GLD et SLV sur l’or et l’argent. Se servent-elles de leurs stocks pour shorter le marché? Ce serait une pratique qui pourrait très mal se terminer pour les banques en question en cas de ruée sur l’or physique et de défaut sur le COMEX !

Article écrit par Léonard Sartoni (extrait de son Suivi n°19 – en format PDF sur LORetLARGENT.info)

Léonard Sartoni est l’auteur du livre « référence » : 2008-2015 : pourquoi l’or va battre la performance des actions et des obligations et comment vous pouvez en profiter

Ce premier guide en langue française sur le marché de l’or ne pouvait être écrit que par un investisseur à temps plein sur ce marché. Léonard Sartoni vit en Suisse de ses investissements dans ce domaine. La richesse de son expérience et de ses connaissances difficilement condensée dans ces 200 pages vous éclairera sur un univers méconnu autant qu’attractif sur un plan financier.  » le dernier grand marché haussier de l’or remonte aux années 70. Depuis, aux yeux du grand public, ce métal précieux est tombé aux oubliettes. Il est temps de le redécouvrir car une nouvelle heure de gloire est  » dans les tuyaux  » ! « 

Léonard Sartoni parraine AuCOFFRE.com, la plateforme d’achat, vente et don de pièces d’or avec garde en coffres bancaires.

Changement de mentalité chez les banques centrales européennes ?

Jeudi, avril 9th, 2009

La Chine, la Russie et d’autres banques centrales achètent de l’or. Cette nouvelle tendance à l’achat d’or par les banques centrales asiatiques, du Brésil et du Golfe (qui disposent encore de très peu d’or relativement à leurs réserves en dollars) est un facteur de soutien pour le prix de l’or. Quant aux banques centrales occidentales, elles se montrent de moins en moins enclines à se débarrasser d’un métal qui pourrait figurer comme constituant d’une nouvelle monnaie de réserve mondiale, désirée par la Russie et la Chine.

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Dans le tableau ci-dessus, figure la proportion en or des réserves en devises étrangères des banques centrales, et non le taux de couverture en or de la monnaie ! Comme la Fed possède peu de devises étrangères dans ses réserves, son stock d’or apparaît important, mais relativement à la quantité de dollars qui figurent dans la masse monétaire M3, ce stock d’or ne représente que 1,6% de M3.

Les candidats potentiels pour de gros achats d’or ces prochaines années sont dans l’ordre d’apparition sur la liste: le Japon, la Chine, la Russie, Taiwan et l’Inde.

Fait remarquable, au mois de mars, une banque européenne, signataire des accords de Washington II (fixant un quota de vente à 500t par année), a acheté de l’or ! C’est un fait remarquable, car depuis le début des années 80, les banques centrales européennes n’ont jamais cessé de liquider leurs stocks d’or, ce qui contribuait à peser sur le prix de l’or, qui est passé de $850 en 1980 à $256 en 2001.

Quant aux USA, leurs réserves d’or n’ont pratiquement plus bougé depuis 1980, en se tenant aujourd’hui à 8’133t. Mais le doute subsiste quant à la proportion d’or qui serait actuellement louée à des fins de contrôle du prix de l’or, donc n’existant plus physiquement dans les réserves, mais sous forme de papier.

Fort Knox, réserve d’or des USA, construit en 1937.

Le Fonds Monétaire International (FMI) avait annoncé depuis une année la vente de 403t d’or sur les 3′217 qu’il détient en réserve. Durant le G20, le marché de l’or était nerveux en spéculant sur de possibles ventes supplémentaires du FMI. Pour l’heure, le FMI a simplement dit qu’il allait attribuer la vente de ces 403t d’or pour aider les pays pauvres. Que cette annonce fasse partie d’un plan délibéré pour brider le prix de l’or en ces temps difficile est évidemment questionnable. Mais il sera impuissant à contrer les forces du marché sur le long terme. Lorsque le prix de l’or est passé de $200 à $850 vers la fin des années 70, le FMI vendait 1′600t d’or sur le marché, sans pouvoir arrêter la hausse. A ces ventes s’ajoutaient encore celles des USA qui liquidaient une partie de leur stock d’or.

Aujourd’hui les stocks d’or des banques centrales sont beaucoup plus bas et l’état de l’économie est bien plus moribond que pendant la stagflation des années 70. Le prix de l’or n’a plus beaucoup d’adversaires de taille pour freiner sa hausse. Au contraire, il possède aujourd’hui des alliés de taille avec des pays comme la Chine ou la Russie !

Article écrit par Léonard Sartoni (extrait de son Suivi n°19 – en format PDF sur LORetLARGENT.info)

Léonard Sartoni est l’auteur du livre « référence » : 2008-2015 : pourquoi l’or va battre la performance des actions et des obligations et comment vous pouvez en profiter

Ce premier guide en langue française sur le marché de l’or ne pouvait être écrit que par un investisseur à temps plein sur ce marché. Léonard Sartoni vit en Suisse de ses investissements dans ce domaine. La richesse de son expérience et de ses connaissances difficilement condensée dans ces 200 pages vous éclairera sur un univers méconnu autant qu’attractif sur un plan financier.  » le dernier grand marché haussier de l’or remonte aux années 70. Depuis, aux yeux du grand public, ce métal précieux est tombé aux oubliettes. Il est temps de le redécouvrir car une nouvelle heure de gloire est  » dans les tuyaux  » ! « 

Léonard Sartoni parraine AuCOFFRE.com, la plateforme d’achat, vente et don de pièces d’or avec garde en coffres bancaires.

Réglementation de la vente d’or en Europe par les banques centrales

Samedi, avril 4th, 2009

Le 8-3-2004, 15 banques centrales européennes renouvelaient, à Bâle, l’accord de Washington signé 1999 pour réglementer les ventes d’or pendant 5 ans et réguler le marché : le plafond des ventes autorisées passe de 400 à 500 t/an pour la période 2004-09. Les signataires (12 banques centrales de la zone euro, de la BCE, la Banque nationale suisse et la Riksbank suédoise) représentent 40 % des réserves mondiales d’or (34 000 t). La Banque d’Angleterre, restée à l’écart, a promis de ne plus vendre d’or d’ici à 2009 (elle en a vendu 400 t depuis 1999). La France est autorisée à vendre 100 t d’or/an (mais depuis le traité de Maastricht, l’or est la propriété des banques centrales nationales et « n’est pas à la disposition des gouvernements ». Seuls les intérêts dégagés par la cession de l’or pourraient être utilisés par le gouvernement, ce qui ne représenterait que 33 M€/an, une contribution très faible au désendettement du pays). Source : Quid.fr

Les banques centrales gèrent leur or comme un investisseur particulier

Mardi, mars 24th, 2009

Les banques centrales détiennent environ 30000 tonnes d’or. 10000 pour les USA, entre 8 et 10000 pour l’Europe et le reste pour les autres pays.

En 1999, il y a eu les accords de Washington. Ces accords regroupaient une quinzaine de banques centrales, avec l’accord des Américains et du FMI, disant en résumé « les banques centrales peuvent vendre leur or mais elles vont le vendre d’une façon ordonnée et raisonnable et cet accord durera cinq ans… » Les banques centrales ont vendu d’une façon ordonnée l’équivalent de 400 tonnes par an sur une période cinq ans. Cet accord a été renouvelé en 2004 et il expirera cette année, en 2009.

Est-ce qu’on peut s’attendre donc à ce que les banques centrales changent de comportement et qu’elles se mettent – pourquoi pas – à réinvestir dans l’or parce que c’est une si bonne affaire ?

Il est extrêmement délicat aujourd’hui, pour une banque centrale, de vendre son or parce que c’est un des rares actifs à s’être apprécié en valeur. Donc d’un point de vue purement stratégique, nous les voyons mal vendre aujourd’hui leur or physique.

Ainsi, les Russes ont décidé d’augmenter leurs réserves à hauteur de 10% en or, ils en sont déjà à 4%. Ca fait aussi des années que l’on nous explique que les Chinois vont commencer à mettre de l’or dans leurs réserves et le FMI, à ce sujet, a fait savoir qu’il voulait vendre 400 tonnes. Ces 400 tonnes rentreront dans un accord réglementé et ça n’affectera pas le prix de l’or.

En fait, les banques centrales se comportent exactement comme n’importe quel investisseur qui se demande « est-ce que j’ai intérêt à investir mes liquidités en or ou en bons du Trésor de tel ou tel pays souverain », etc. sachant que c’est de la gestion de trésorerie. En effet, la banque centrale doit normalement avoir des réserves assez liquides et donc il s’agit d’une question d’arbitrage, une question de gestion optimale de trésorerie. L’or peut en faire partie et l’attitude des banques centrales devrait être d’essayer d’acheter quand il est bas et de vendre quand il est haut. Cela dit, elles ont de tels stocks qu’elles se sont autodisciplinées. En effet, si elles se mettaient à jouer comme un pur investisseur sur le marché, elles déstabiliseraient complètement le marché de l’or. C’est pour ça qu’elles se sont tissé un certain nombre de règles pour ne pas amplifier la volatilité du marché, mais fondamentalement leur raisonnement est identique à celui d’un investisseur.

La Banque d’Angleterre relance “la planche à billets”

Vendredi, mars 13th, 2009

Mercredi, la Banque d’Angleterre a débuté la mise en place de sa politique de décrispation du marché du crédit en faisant marcher “la planche à billets”. Cette création de monnaie : à hauteur de 75 milliards de livres sterling dans un premier temps : 84 milliards d’euros, va lui servir à acheter aux banques des emprunts d’Etat et des obligations d’entreprises avec un objectif : abreuver les banques de liquidités à tel point qu’elles accordent plus facilement des crédits aux particuliers et aux entreprises.

Cette nouvelle orientation de la politique monétaire de la banque d’Angleterre était nécessaire après l‘épuisement progressif de l’arme des taux d’intérêt : le principal d’entre eux étant passé de 5% au mois d’aout 2008 à 0,5% la semaine dernière : sans grands résultats pour l’instant il faut bien le reconnaître. LIRE LA SUITE SUR EURONEWS