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Archive for the ‘Banques’ Category

Entre patrimoine virtuel et patrimoine palpable

Jeudi, décembre 18th, 2008

Et si l'avenir des placements anti-crise c'était gérer virtuellement de l'or bien réel ?

La crise économique que notre planète traverse, à défaut d’être confortable, a au moins pour mérite d’avoir mis au grand jour un certain nombre de dysfonctionnements, un bon nombre d’entre eux étant survenus - voire survenant encore et toujours - au sein d’organismes à qui pourtant, très majoritairement, les états et gouvernements avaient, depuis des décennies, accordé une très large confiance : les établissements financiers. C’est-à-dire, schématiquement, les banques, les organismes de crédit et les établissements spécialisés dans l’épargne (même publique).

Aujourd’hui la crainte des épargnants - et du commun des mortels - n’est plus tant de savoir si leurs économies sont raisonnablement fructueuses, que de savoir si elles ne sont pas tout simplement volatiles. L’on sait que l’Etat français garantit les dépôts bancaires à concurrence de 70.000 euros par personne, mais jusqu’à quel point ? Et si une faillite massive - que l’affaire Madoff aurait d’ailleurs pu parachever - survenait ? Si les plus grandes banques françaises en arrivaient au stade de la liquidation ? Combien représenteraient, pour l’économie publique, ces garanties tendant ainsi à dédommager des dizaines de millions de personnes ? La France elle-même ne se retrouverait-elle pas, elle aussi, en dépôt de bilan ?

Même parmi les personnes qui n’ont pas 70.000 euros en banque - et elles sont une majorité -, mais aussi, à plus forte raison, parmi celles qui les ont ou qui ont même davantage, il se trouve un nombre croissant d’individus qui n’ont plus du tout confiance en les établissements bancaires, et qui, tous comptes faits, préfèrent finalement vider leurs comptes bancaires et récupérer leurs pactoles pour les protéger ” sous le matelas ” (ou dans le ” bas de laine “, pour citer une autre expression consacrée). C’est bien sûr sans compter les risques d’incendie, d’inondation, de cambriolage ou de toute autre forme de sinistre, mais au final, ces risques, même cumulés, sont-ils réellement plus élevés que celui de voir sa banque s’effondrer, puis l’Etat de se retrouver dans l’incapacité d’assumer les garanties données ?

Un autre signe des temps, il existe une tendance sans cesse croissante, et on la doit à l’avènement d’Internet. Il s’agit des établissements que l’on peut qualifier de ” semi-bancaires “, tels Paypal, Moneybookers ou Google Checkout. Chaque jour, des millions de transactions entre particuliers mais aussi entre professionnels échappent au contrôle des banques (pas de chèque, pas de virement, pas de transaction par carte bancaire), mais aussi des services d’acheminement du courrier (pas de mandat-cash non plus !).

Du 100 % virtuel, voilà qui serait une bonne idée. Après tout, grâce à l’argent-dette, c’est ce que font les banques depuis des décennies : vous prêter de la monnaie qui n’a jamais été frappée (au sens technique du terme), et seulement en dernier recours (retrait au guichet ou au distributeur) la convertir en monnaie palpable. D’ailleurs, même votre salaire est virtuel. Il n’est rien de plus qu’un jeu d’écritures entre deux banques, par banque centrale interposée (ce que l’on nomme chambre de compensation, qui ne pratique jamais de compensation au franc le franc, pour des raisons inhérentes au système monétaire).

La bonne formule, la plus rassurante, sans doute la plus équilibrée aussi, serait de combiner le virtuel, finalement plus sécurisant que le système bancaire, avec des valeurs sûres et palpables (or, argent, etc.).

Article écrit par Jean Lançon

Le taux directeur de la FED à 0% (ou presque). What else ?

Jeudi, décembre 18th, 2008

Nous l’attendions et nous y voilà. Le taux directeur de la FED est presque à 0%. Mais en quoi consiste ce taux et qu’elles seront les conséquences ? A quoi devons-nous nous attendre en Europe ?

S’il faut prendre une image, cela revient pour Ben Bernanke, le patron de la Réserve fédérale, à monter dans un hélicoptère et à jeter des sacs de billet par la portière, d’inonder le monde avec des liquidités pour faire redémarrer la machine. Il dit aux Américains : “dépensez votre argent parce que, placé, il ne vous rapportera rien. Empruntez parce que cela ne vous coûtera rien”.

Ce taux représente les intérêts que les banque américaines devront payer sur les emprunts à court terme qu’elles vont opérer sur le marché interbancaire afin de financer leurs besoins en liquidités. Descendre le taux à zéro rentre donc clairement dans la logique de relancer l’économie. L’argent est “moins cher” pour les banques et elles répercutent alors sur leurs propres clients cette tendance. Acheter le dernier écran plat, une voiture ou bien  une maison coûte moins cher.

” Super ! Alors on va tous se remettre à consommer demain et le prix de ma maison va repartir à la hausse. “ En fait ce n’est pas aussi simple et l’exemple récent du Japon nous montre que descendre le taux directeur en dessous d’un certain seuil ne relance pas l’économie mais la fait au contraire rentrer dans le système vicieux de la “trappe à liquidités“. En bref, les banques ne prêtent plus à des taux trop bas et préfèrent garder les liquidités acquises à bras prix. En effet, en dessous d’un certain seuil, les banques supposent que les taux ne peuvent que remonter et dans ce cas elles “revendront” plus cher cet argent qu’elles auront gardé. Conscient du problème, la FED a glissé une petite phrase a ce sujet dans son communiqué de presse en indiquant qu’elle “s’attend à ce que la faiblesse de l’économie actuelle l’oblige à laisser son taux à un niveau exceptionnellement bas pendant un certain temps”. Si les banques n’ont aucune visibilité sur une éventuelle remonté prochaine des taux, autant prêter l’argent aux clients et ne pas le garder.

Jean-Claude Trichet, de la Banque Centrale Européenne, partage quant à lui l’analyse du risque de trappe à liquidités et a déjà fait savoir qu’il souhaitait marquer une pause suite aux baisses de taux survenues les semaines précédentes. Il estime qu’il y a des limites. A l’heure actuelle, le taux de la BCE se situe à 2,5%, et étant donné que l’inflation chute rapidement, il est peu probable que l’on ait droit à une autre diminution du taux.

Islande : retour sur la faillite d’un pays développé

Mercredi, décembre 17th, 2008

Début octobre 2008, la République l’Islande, Etat insulaire de l’océan Atlantique Nord qui ne compte que 316 000 habitants, a été contrainte de prendre le contrôle de son système bancaire en procédant à la nationalisation des trois principales banques. Outre la crise financière mondiale qui frappe le pays de plein fouet, l’Islande paie aussi les frais de son développement vertigineux des dix dernières années. Dans le classement 2007/2008 de l’Indicateur du développement humain (IDH) du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), l’Islande occupe en effet la première place.

Les raisons de la crise
Cette formidable croissance a été obtenue au prix d’un fort endettement des entreprises, notamment des banques - les comptes de l’État affichant, eux, un excédent. Pour compenser l’écart entre la faiblesse de la production locale et le haut niveau de vie des habitants, les banques islandaises ont massivement emprunté en Suède et au Royaume-Uni. Cet endettement a contribué à un énorme essor des banques locales : lorsque la crise a éclaté, les activités financières représentaient huit fois le produit intérieur brut (PIB) du pays. Mais au fil du temps, la dette a représenté un double problème pour l’Islande. Pour continuer à emprunter, les établissements bancaires ont dû augmenter leurs taux d’intérêts, alourdissant ainsi la charge de la dette. Puis, compte tenu de l’insuffisance de l’épargne nationale, ces dettes
ont été contractées en devises fortes (euro et livre ster-ling). Quand, en pleine crise de liquidité, les banques étrangères ont cherché à récupérer leurs mises auprès des banques islandaises, ces dernières leur ont proposé de les rembourser dans la monnaie locale, ce que les banques étrangères ont refusé, contribuant ainsi à l’effondrement de la couronne islandaise.

Vers une sortie de crise
Après la nationalisation des banques, ?’État islandais doit désormais honorer les dettes bancaires, libellées en devi-ses. C’est la raison pour laquelle il s’est tourné vers le Fonds monétaire international (FMI) et l’Union européenne (UE). L’institution financière internationale, a accordé un prêt de 2,1 milliards de dollars, tandis que les pays nordiques (Danemark, Finlande, Norvège et Suède) ont, de leur côté, décidé conjointement d’accorder à leur partenaire au sein du Conseil nordique une aide additionnelle de 2,5 milliards de dollars. D’autres pays, dont la Pologne et la Russie devraient également octroyer une aide à l’Islande qui estime avoir besoin d’une aide totale de 5 milliards de dollars (3,9 milliards d’euros). Le gouvernement islandais a évalué que le coût de la crise bancaire pourrait atteindre 85 % de son PIB, soit 1 100 milliards de couronnes (7,2 milliards d’euros).

Extrait du n°2960 de Problèmes Economiques

Le plan de sauvetage des banques françaises

Mercredi, décembre 17th, 2008

D’un montant potentiel de 360 milliards d’euros, le plan de sauvetage français s’appuie sur deux piliers :
- Une enveloppe de 40 milliards d’euros destinée à d’éventuelles recapitalisations,
- La création d’une société de refinancement de droit privé, dont l’État est actionnaire à 34 % et les banques à 66 %. Présidée par Michel Camdessus, cette société refínancera les établissements de crédit en leur prêtant du cash en échange d’actifs de ” bonne qualité “. L’État se porte garant à hauteur de 320 milliards d’euros. Contrairement au plan britannique, qui garantit à hauteur de 320 milliards d’euros les prêts entre les banques, le plan français ne vise pas à refaire démarrer le marché interbancaire, mais à inciter les banques à prêter à nouveau aux ménages et aux entreprises.
Selon Patrick Artus, cette solution risque d’entériner la disparition du marché interbancaire, en habituant les banquiers à ne pas se prêter les uns les autres.

Extrait du n°2960 de Problèmes Economiques

Toucher son salaire en espèces

Mardi, décembre 9th, 2008

Votre banque n’a pas encore fait faillite, mais vous ne souhaitez plus lui confier votre argent. Ou alors, c’est elle qui ne vous fait pas confiance, et vous voilà privé de compte. Dans ces conditions, comment toucher votre salaire ? Vous avez le droit de le percevoir en liquide. Mais à une condition: ne pas être trop bien payé. LIRE LA SUITE DE CET ARTICLE EN PREPARATION SUR ECO89

LORetLARGENT.info se pose une autre question : Et si une entreprise décide de donner une bonification à un salarié sous forme de pièces d’or ? C’est original et certainement très apprécié de son destinataire mais n’est-ce pas assimilé à une donation classique (et donc imposé sur la base de 60%) ? La réponse dans un prochain article.

Les salles de marchés rendent-elles les traders fous ?

Dimanche, décembre 7th, 2008

La compétition est souvent féroce au sein d’une salle de marché et la course aux bonus y est réelle. Aux yeux de tous, un bon trader sera avant tout celui dont le bonus est le plus élevé. Cet environnement peut donc inciter une minorité de traders à prendre des risques trop élevés et parfois même à détourner les règles, uniquement dans l’optique de briller face aux autres… Cette thèse est renforcée par le constat suivant : même dans le cas d’une fraude, le mobile est rarement l’enrichissement personnel. En effet, il est difficile voire impossible pour un trader de détourner les fonds de sa banque à son profit. Le principal mobile de Nick Leeson ou de Jérôme Kerviel n’a jamais été l’enrichissement personnel mais un ” ardent désir de briller “. Nick Leeson était considéré par sa hiérarchie comme un trader vedette et était adulé par ses pairs. L’envie de préserver sa réputation l’a sans doute incité à utiliser sa connaissance des procédures de contrôle pour camoufler ses pertes et donner l’illusion d’une véritable expertise des marchés. La situation de Jérôme Kerviel ressemble étrangement à celle de son ancien confrère britannique. Issu d’un milieu modeste, il avait une forte envie de prouver qu’il était un trader d’exception.
Les travaux de recherche montrent qu’il ne s’agit pas de cas isolés, et que la plupart des individus sont dominés par l’excès de confiance. L’histoire financière regorge d’exemples de traders brillants qui se sont effondrés du jour au lendemain. L’exemple emblématique est celui de Victor Niederhoffer. En 1997, il est considéré comme le meilleur gérant de hedge fund au monde et publie dans la foulée un livre intitulé The Education of a Speculator. La même année, il enregistrera des pertes spectaculaires victime de la crise asiatique mais surtout de son ego, et il sera forcé de clôturer son fonds alternatif.

Extrait de la revue “Problèmes économiques”

L’interdiction bancaire, menace croissante en temps de crise

Jeudi, décembre 4th, 2008

S’il y a une leçon que les banques ont parfaitement tirée de la crise des subprimes qui est à l’origine de la récession actuelle, c’est bien qu’il n’est pas conseillé de prêter de l’argent (ou alors très peu) à des personnes indésirables (à moins qu’elles ne le soient que très, très peu).

En France, les banques et établissements de crédit disposent d’un allié que l’Etat - c’est-à-dire le contribuable - met à leur disposition : la Banque de France. Cet organisme de mission publique a en effet pour rôle, entre autres choses, de centraliser les données sur les incidents de paiements.

Il convient dans un premier temps de rappeler un fait fondamental : la Banque de France, en tant que conservateur de ces données, n’est jamais l’auteur d’un fichage, ni d’un défichage d’ailleurs, ni même un arbitre.  A une seule exception près : les dossiers de surendettement (mais nous y reviendrons plus loin).

En temps de crise, on le sait, ces fichiers s’alimentent de façon beaucoup plus consistante qu’en périodes fastes, et les raisons en sont clairement identifiables : limitation du risque lié aux découverts et aux facilités de caisses, difficultés engendrées chez les particuliers faute d’obtenir un crédit (même temporaire), chèques rejetés de façon plus radicale qu’en temps normal, etc. Et du jour au lendemain, l’on se retrouve ainsi fiché en Banque de France.  En temps de crise, quasiment personne, même parmi les plus honnêtes d’entre nous, n’est à l’abri d’une telle déconvenue.  Quelles sont alors les conséquences ?

L’on a coutume de parler d’interdiction bancaire dès lors que l’on est fiché en Banque de France. Et c’est une erreur. Pour mieux comprendre, examinons les principaux fichiers tenus par la Banque de France.

Le Fichier des Incidents de Crédit au Particulier

C’est sans doute le fichier ” fourre-tout ” de la Banque de France, en ce sens où il recense aussi bien les mensualités de crédit non honorées que les découverts non comblés. Il existe des règles strictes de procédures et de délais pour déclencher une inscription dans ce fichier, et toute personne pensant avoir été fichée abusivement a le loisir de demander réparation auprès de la Justice. Mais dans la pratique, la solution la plus efficace consiste à régulariser sa situation à l’égard de la banque ou de l’organisme de crédit. Sinon vous resterez fiché 5 ans.

A noter qu’il n’y a pas d’interdiction de crédit liée à ce fichier. Cependant, dans la pratique, aucun établissement financier ne vous prêtera un seul centime si vous apparaissez dans le fichier.

Toutefois, ce fichier recense aussi les plans de surendettement, et là les procédures diffèrent un peu, en ce sens où d’une part c’est la Banque de France qui arbitre l’endettement, et également elle qui porte l’inscription au FICP (lequel est maintenu 10 ans).

Par ailleurs, les plans de surendettement impliquant que la personne surendettée ne doit en aucun cas contracter de nouvelles dettes, l’inscription au FICP pour cause de surendettement induit de fait une interdiction de contracter un crédit ou un découvert bancaire.

Le Fichier Central des Chèques

Ce fichier, peut-être le plus connu de tous, recense tous les rejets de chèques pour défaut de provision.  Contrairement aux autres fichiers tenus par la Banque de France, il induit une réelle interdiction : celle d’émettre des chèques. Mais là encore, cette interdiction n’est pas délivrée par la Banque de France, ni même par le fait de l’inscription d’un incident dans ce fichier, mais par l’injonction de ne plus émettre de chèques, adressée, par sa banque, au tireur du chèque qui a été rejeté.

Votre banque ne peut toutefois pas rejeter un chèque de façon brutale, et qui plus est, il y a toute une procédure précise qui est prévue : le non-respect, par votre banque, de cette procédure, peut facilement entraîner l’annulation pure et simple de l’injonction - et donc de l’interdiction bancaire.

Pour plus d’informations : SOS Interdiction Bancaire

Le Fichier National des Chèques Irréguliers

Le FNCI centralise les déclarations de perte ou de vol de chèques et enregistre les numéros de compte bancaire des interdits bancaires, les références des comptes clos et les caractéristiques des faux chèques, dans le but de prévenir l’utilisation frauduleuse de chèques. Il n’y a pas de relation de causalité directe entre une interdiction bancaire et ce fichier, sauf dans les cas - assez rares, mais semble-t-il de plus en plus courants - où une personne interdite d’émettre des chèques continue d’en tirer (ce qui peut la conduire au Tribunal Correctionnel).

En conclusion :

En raison de la frilosité actuelle des établissements financiers, le risque pour chacun de se retrouver interdit bancaire - ou au moins fiché au FICP - est de plus en plus grand. La prudence est donc de mise, et la meilleure façon de s’en protéger en attendant que la crise s’estompe, est d’anticiper sur les éventuelles difficultés auxquelles vous risqueriez d’être confrontés (dénonciation de votre découvert habituel, augmentation substantielle des frais bancaires, utilisation de votre carte de crédit et de votre chéquier, etc .).

Paroles d’un visionnaire

Mardi, novembre 25th, 2008

Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques  priveront les gens de  toute possession, d’abord par l’inflation, ensuite par la récession,  jusqu’au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquisâ€

Thomas Jefferson (1802)
troisième président des États-Unis d’Amérique de 1801 à 1809

Qui pourrait sauver les banques Suisses

Mercredi, novembre 12th, 2008

L’exemple de la (quasi ?) faillite de l’Islande nous amène à nous poser des questions sur d’autres états très marqués par leur activité financière. Le plus amblématique de tous est la Suisse. Qui pourrait venir au secours des banques de ce pays si elles venaient à péricliter ? Visiblement pas l’État Suisse. Explications :

UBS a un bilan de 2 000 milliards de dollars, auxquels viennent s’ajouter 1 000 milliards pour le Crédit Suisse. Ces 3 000 milliards représentent près de 10 fois le PIB de la Suisse. C’est vraiment ce que j’appelle « trop gros pour être sauvé ». Sans oublier que l’effet de levier fin 2007 était de 40 pour le Crédit Suisse et de plus de 64 pour UBS.

Une baisse de 16% de la valeur des actifs d’UBS ne détruirait pas seulement son capital propre mais aussi 100% du PIB de la Suisse.

(…) Si cela se produisait, le Trésor US renflouerait-il UBS ?

Felix Salmon - contreinfo.info

Le système honnête d’avant 14

Mercredi, novembre 12th, 2008

Les banques centrales des divers pays détenaient de l’or dans leurs coffres. L’or était utilisé pour soutenir les devises papier. Si un pays dépensait trop en produits externes, sa devise fuyait vers des pays étrangers. Elle revenait en paiement de biens ou de services fournis par le pays d’accueil. En cas de déséquilibre — c’est-à-dire lorsqu’un pays étranger se retrouvait avec plus de la devise d’un autre pays qu’il ne pouvait en dépenser en biens et services de ce pays –, le surplus qui en résultait était présenté à la banque centrale pour être remplacé par de l’or. Les déséquilibres de tous les pays étaient réglés dans la seule chose qu’aucun d’entre eux ne pouvait imprimer ou contrefaire : l’or. Si une nation accumulait un déficit commercial persistant, elle se voyait retirer son or.

Cela encourageait la banque centrale à faire quelque chose pour le protéger. En général, les taux d’intérêt grimpaient, ce qui avait pour effet de récompenser l’épargne et de décourager le flux de fonds vers l’extérieur.

Le système était net. Il était honnête.

Par Bill Bonner - Chronique Agora

La date de valeur des chèques

Mardi, novembre 4th, 2008

On dépose un chèque au guichet de sa banque et à peine rentré chez soi que l’argent est déjà sur son compte. Génial !

En fait, non. Parce que si on regarde bien, en “date de valeurâ€, l’argent est effectivement sur le compte mais à vous uniquement trois jours plus tard. Pourquoi ?

LIRE LES EXPLICATIONS SUR JOE-LE-PLOMBIER.COM

Crise de liquidités ou de solvabilité ?

Mardi, octobre 14th, 2008

Depuis le début de la crise, les experts réels ou autoproclamés avaient tout compris. Pour les uns et les gouvernements, ce serait une crise de liquidités. Pour les autres, c’est une crise de solvabilité.
Qu’en est-il vraiment et que se cache-t-il derrière ce sabir de financier ? LIRE LA SUITE DE L’ARTICLE SUR AGORAVOX (et les commentaires aussi)

Docteur Duchmoll nous donne les “clés” pour enfin comprendre la crise financière

Mercredi, octobre 1st, 2008

Beaucoup de personnes se plaignent de ne pas comprendre ce qui se passe, pourquoi les bourses craquent, pourquoi des banques font faillite, pourquoi le capitalisme semble (semble) aller bien mal… C’est pourtant très simple…

CLIQUEZ pour LIRE la suite de cette vision grinçante et décalée de la crise financière.

Sarkozy s’engage sur la garantie des dépôts dans les banques. Mais avec quel argent ?

Mardi, septembre 30th, 2008

Le président Sarkozy l’a promis, aucun déposant français ne perdra ” un seul euro parce qu’un établissement financier se révélerait dans l’incapacité de faire face à ses engagements “. En effet, le Fonds de garantie des dépôts (FGD) indemniserait, en cas de faillite d’une banque, ses déposants à hauteur de 70.000 euros.  Mais combien y a-t-il d’argent dans ce Fonds de garantie ? Comment fonctionne-il ?

Le fonds agit de manière préventive, sur proposition de la Commission bancaire comme ce fut le cas en 1999 avec le Crédit Martiniquais, ou de façon curative en indemnisant les déposants. ” Mais il ne pourrait rembourser des millions de clients en cas de défaillance d’une grande banque, explique un spécialiste. Dans ce cas, les autorités interviendraient de façon préventive en injectant des capitaux ou en l’adossant à un autre établissement. ” C’est tout le sens de la déclaration de Nicolas Sarkozy, qui s’est engagé ” quoi qu’il arrive ” à ce que ” l’Etat garantisse la sécurité et la continuité du système bancaire et financier français “. Fin août, les placements des résidents français s’élevaient à 1646 milliards d’euros (dépôts à terme, dépôts à vue, comptes sur livrets, etc.), plus que la dette de la France ou bien l’équivalent de 80000 tonnes d’or (la Banque de France possède moins de 3000 tonnes d’or).

Mais voilà, à ce jour, le Fonds de garantie est quant à lui doté de seulement 1,8 milliards d’euro, trois fois que ce que l’affaire Kerviel aura coûté à la Société Générale.

Existe-il alors un Super Fond de garantie pour les Etats en faillite ?

“Le secteur bancaire européen est stable. Fortis ne fera pas faillite.” Ah bon ?

Lundi, septembre 29th, 2008

Nous lisions le 20 septembre (il y a 9 jours) dans la presse Belge les déclarations d’Herman Verwilst, CEO de la banque belge Fortis : “Fortis ne tombera pas en faillite. Si vous ne me croyez pas, croyez ceux qui contrôlent. Tant les autorités belges que néerlandaises confirment que le secteur est stable. Ne croyez pas que les faillites aux USA vont conduire à la même chose en Europe”. Le CEO de Fortis a souligné que les banques touchées aux Etats-Unis étaient des banques d’investissements. “Elles ont une profession totalement différente de la nôtre. Elles travaillent sur le marché des capitaux tandis que nous, nous récoltons des fonds et accordons des prêts”, a-t-il expliqué.

Aujourd’hui, si les contribuable belges, néerlandais et luxembourgeois n’avaient pas mis la main à la poche, Fortis serait bel et bien en faillite comme Lehman Brothers. La BNP, qui attendait une telle aubaine (!), était disposée à racheter la banque pour environ 1€ par action si les Etats du Benelux n’avaient pas pris les choses en main.

Bref, si demain vous entendez un responsable du Crédit Agricole ou de la BNP vous annoncer haut et fort que sa banque ne risque pas la faillite, car elle n’est pas exposée de la même manière que ses homologues américaines, méfiez-vous …

A lire : Et si ma banque faisait faillite

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" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "