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Archive for the ‘Banques’ Category

Les perspectives économiques de 2012

Vendredi, janvier 13th, 2012
Vera Valor

Pas besoin de consulter Madame Irma ou Elisabeth Teissier pour découvrir ce que nous réserve 2012. Il suffit d’observer ce qui vient de se passer en 2011 pour le deviner. Le Directeur des études économiques d’AuCOFFRE.com, Charles Sannat, nous en trace les grandes lignes.

Les perspectives 2012 ne sont pas réjouissantes. On a du mal à imaginer une amélioration avec le manque de cohésion de la zone euro et l’absence de solutions durables à la crise.

1/ Le « découplement » zone Euro / USA en termes de croissance et de politique monétaire est le premier facteur d’aggravation de la crise économique mondiale actuelle. Grâce à une monétisation appuyée et un plan de soutien massif, les Etats-Unis vont connaître un semblant de croissance en 2012 alors que l’Europe file droit vers une récession grave et profonde.

2/ Les taux d’intérêt bas pratiqués par les banques centrales sont le 2e facteur d’aggravation. Les états sont de toute façon dans l’incapacité de rembourser des prêts à des taux plus élevés, car ceux-ci sont insolvables. Donc tant que des taux seront bas, la dynamique économique peinera à reprendre, c’est le serpent qui se mord la queue.

3/ Les problèmes de financement bancaires. Le risque de « credit crunch » (banques qui limitent leur offre de crédit) signifie en clair plus d’investissement, plus de prêts, et que les banques ne vont pas bien. Il faudrait qu’elles augmentent leurs fonds propres avec une augmentation de capital (ce qui est très compliqué à l’heure actuelle), soit en réduisant leur exposition aux crédits. Avec les règles de Bale III, de nouvelles normes pour « renforcer les banques » demandent aux banques de reconstituer leurs fonds propres, ce qui implique moins de financement. Cela constitue évidemment un autre facteur aggravant.

4/ Le financement de la dette des états : le plan de rigueur annoncé (et il va y en avoir plusieurs) implique une baisse des rentrées fiscales, ce qui nous conduit droit à la récession : pas de croissance = pas de solvabilité.

5/ Une année de forte volatilité sur les marchés fait que l’on va encore vivre aux crochets d’espoirs qui vont être déçus, on va sensiblement vivre la même année qu’en 2012 mais en pire !

6/ Les pays émergents vont connaître une fin d’année difficile, notamment la Chine dont le premier client est la zone euro qui va arrêter d’acheter et se replier sur elle-même.

Parmi les autres indicateurs négatifs, on n’entendra plus parler des entités financières supposées apporter de l’aide à la zone euro : le Fonds Européen de Stabilité Financière, le Fonds Monétaire Européen, ou encore le Mécanisme Européen de Stabilité sont des projets enterrés mort-nés.

En clair, nous sommes rentrés depuis 2011 dans un cycle de désendettement, avec toute l’austérité que cela comprend, qui va prendre du temps. Il y a cependant de bonnes opportunités à prendre, notamment sur l’or qui reste la seule et indubitable valeur refuge. Nul besoin d’en acheter des sommes astronomiques pour se mettre à l’abri des besoins futurs, un gramme par-ci, un gramme par-là… L’achat d’or n’est plus un argument commercial mais de survie !

« Goldman Sachs – Les nouveaux maîtres du Monde »

Jeudi, janvier 5th, 2012
New Jersey Goldman Sachs Tower

New Jersey Goldman Sachs Tower

Ils manipulent le monde, le cours du zinc et de l’aluminium, et pourquoi pas celui de l’or ? Nous vous présentons ce reportage édifiant d’un monstre qui était à la base au service du bien public et qui est devenu un monstre boulimique de capitaux. Humanistes s’abstenir !

Le reportage diffusé sur Canal Plus en novembre 2011 est édifiant. Il raconte, interviews à l’appui, l’ascension et la dégénérescence d’une banque multinationale échappant à tout contrôle. Nous l’évoquions déjà dans notre dossier  sur Le rôle des banques.

On parle de réguler les marchés ? De moraliser les banquiers ? Mais « les banquiers de Goldman Sachs sont malins, ils sont issus des meilleures écoles du pays et sont très habiles à contourner les nouvelles règlementations », confie la première journaliste interviewée.

Jusqu’aux années 80, Goldman Sachs était une banque responsable, sérieuse, la bonne banque de famille à qui l’on pouvait laisser « dormir » son or et ses liquidités. Puis dans les années 90, la machine s’est emballée, sous l’impulsion ultra libérale d’un Reagan à la tête des Etats-Unis.

Dans son blog « Naked Capitalism », Susan Weber (alias Yves Smith), une ancienne de la “pieuvre” y dénonce les changements du système bancaire dans les années 80. Les évènements ayant contribué au changement d’une simple banque en monstre sont de deux ordres. Dans les années 90, le marché du crédit devint plus important, plus risqué, plus profitable, plus rentable. D’autre part, le marché des produits financiers dérivés s’est développé et est devenu énorme. Un monstre est né.

« Un renard pour surveiller le poulailler »
John Cassidy, journaliste économique balance pêle-mêle : « Les grandes banques françaises ou allemandes ont créé des filiales qui ressemblent à tout point de vue à Goldman Sachs. Ce sont des casinos dissimulés à l’intérieur de banques à l’ancienne (…).Goldman Sachs conseillerait à ses clients de parier sur l’écroulement financier de l’Europe ». Un député européen vend aussi la mèche : « Goldman Sachs parie sur l’évolution des prix. Ils gagnent à chaque fois car ils font varier les prix en question, l’opacité totale des marchés leur permet ça. On est en train de créer + de risques qu’il n’en supprime ».

La manipulation des cours est rendue facile par des échanges ultra rapides avec des logiciels ultra rapides. Nous ne pouvons pas contrôler ce qui se passe dans ces échanges à haute vitesse.

Une des constatations les plus cyniques de ce reportage est qu’il est beaucoup plus rentable de détruire l’économie que de la soutenir. Alors comment peut-on espérer une sortie de crise, ou ne serait-ce qu’une amélioration économique en 2012 ? L’avenir sera beau pour les banques, mais les particuliers eux ont intérêt à placer leurs économies dans des valeurs sûres comme l’or, s’ils ne veulent pas les voir absorbées par l’hypoglycémie permanente des banques.

« Nous ne vivons pas en démocratie mais dans un système totalitariste inversé ».

Voir le reportage « Goldman Sachs – Les nouveaux maîtres du Monde »

Le rôle des banques hier et aujourd’hui

Jeudi, janvier 5th, 2012
Quel rôle jouent les banques dans la crise ?

Quel rôle jouent les banques dans la crise ?

« Nous traversons la crise la plus sérieuse que nous ayons connue depuis les années 1930. Nous faisons aujourd’hui face à une situation des plus inhabituelles », a récemment déclaré Sir Mervyn King, le directeur de la banque d’Angleterre. Et pourtant, l’année 2012 devrait être un millésime plus favorable pour le secteur bancaire, selon la société de gestion Axiom AI. Ce sont pourtant les banques qui sont au cœur des préoccupations économiques et de la crise « exceptionnelle » que nous traversons. Nous tenterons de répondre aux questions suivantes : quel est le rôle des banques dans la crise ? Avons-nous tort ou raison de les stigmatiser ? Peut-on sortir de ce système ? Enfin, quel rôle joue l’or auprès des banques ?

1. Elles ont perdu leur métier d’origine
Ce n’est pas un par hasard si le mot grec Τράπεζα qui désigne une banque signifiait « table » dans l’antiquité. A cette époque et jusqu’au haut Moyen-Age, la trapezisti était la table sur laquelle s’installaient les Trapeziens en Italie. Ces changeurs échangeaient des billets qui achetaient et vendaient les pièces de monnaie en circulation dans le pays. Ils pouvaient jouer le rôle d’intermédiaires et faire occasionnellement crédit, à l’instar des temples qui servaient aussi à stocker les monnaies. Il existe donc dès l’Antiquité des prêteurs. Les Romains très fortunés utilisaient des prête-noms. En s’enrichissant de cette façon, ils devinrent des financiers pratiquant le crédit.

C’est avec la prolifération des devises que l’activité des changeurs de monnaies s’est peu à peu transformée en banque. L’institutionnalisation de la lettre de crédit a permis aux marchands de pouvoir circuler sans risque de se faire voler les importantes sommes d’argent qu’ils étaient alors obligés de transporter.

C’est donc vers le Haut Moyen-Age que les banquiers, qui étaient alors des joailliers et qui gardaient l’or de leur client contre des lettres de change, décidèrent un jour de revendre cet or à plusieurs personnes à la fois : la banque moderne et les prêts avec intérêt étaient nés… de même que les premières crises monétaires. A force de prêter la monnaie de leurs clients, l’argent spéculé qui ne repose que sur des promesses de remboursement a fini par devenir une source d’endettement, jusqu’au niveau étatique. Car le volume d’emprunts en cours excède de plus en plus celui de l’argent en circulation pour les rembourser.

2. Les banques et la Loi Pompidou
L’exemple le plus flagrant des dérives de cette spéculation faite à partir de l’argent prêté est celui de la loi Pompidou en France en 1973. Pourquoi l’Etat a-t-il abandonné en 1973, la possibilité de financer lui-même son déficit au profit d’établissements privés sous contrôle du cartel bancaire ? L’article du blog L.I.E.S.I. y répond très bien.
Le début du problème vient du fait que les états ne peuvent plus frapper eux-mêmes leur monnaie. Prétexte évoqué : le risque d’inflation.

Avant, l’Etat battait la monnaie quand il avait besoin de payer ses dettes, il mettait en circulation ce qu’il fallait de liquidités. En 1973, le président Pompidou (alors ex directeur général de la banque Rothschild) a décidé (certainement pas tout seul) que dorénavant, ce serait les banques privées qui prêteraient à l’Etat, avec des taux d’intérêt responsables de l’actuelle dette souveraine.
A l’époque, la croissance permettait le remboursement de ces emprunts à taux élevés. Aujourd’hui, avec une croissance nulle voire négative, impossible de rembourser une dette qui ne fait qu’accroître.

Cette petite vidéo qui explique la dette publique reprend l’analogie de la baignoire. Elle explique aussi le rôle de la banque qui est de créer de la monnaie par le crédit : l’argent prêté par les banques ne sort pas de ses coffres. Il s’agit d’écritures comptables qui sont détruites au fur et à mesure que l’argent est remboursé.

Il faut toutefois relativiser les « méfaits » de la loi 1973 qui, même si elle a permis aux établissements bancaires d’engranger des sommes d’argent, n’est pas seule responsable de la dette souveraine des pays de la zone euro, qui souffrent plus d’une absence de gouvernance économique. Les banques ne sont pas responsables de tout. La spéculation qui a gonflé dans les années 80 et le manque total de régulation des marchés y sont plus pour quelque chose. Mais qui profite de cette absence de gouvernance, de régulation, de cet appétit vorace des capitaux ?

3. Goldman Sachs : comment le monstre a perdu la tête
Le reportage diffusé par et sur Canal Plus le 23 novembre dernier, « Goldman Sachs – Les nouveaux maîtres du Monde », met en lumière l’aspect tentaculaire du groupe bancaire le plus puissant du monde. Véritable holding de la finance, Goldman Sachs possède les pleins pouvoirs, au point d’avoir transformé l’économie mondiale.

• Et la tortue devint vampire
Dans le reportage, Susan Weber, une ancienne collaboratrice de l’établissement, explique comment « le monstre a échappé à son maître » à partir des années 80 avec une spéculation effrénée et une absence totale de contrôle sur les transactions réalisées par le géant financier. « Jusqu’aux années 80, les banques appartenaient à tous les associés. En 1999, Goldman Sachs se vend par actions à la bourse et perd une certaine moralité, la tortue devint vampire.

• Collusion avec le pouvoir, ramifications
Les banquiers issus de Goldman Sachs sont malins : « ils viennent des meilleures écoles du pays et vont contourner les nouvelles règlementations ». La collusion entre la banque et le pouvoir politique en place est de toute façon telle que celle-ci échappe en effet à tout contrôle, causant essentiellement des dégâts chez les classes moyennes et les plus pauvres.

• Le monstre a échappé à son créateur
John Cassidy, journaliste économique qui suit l’actualité de Wall Street Journal explique bien la transformation du système bancaire : « Les banques ne sont plus des banques, ce sont des machines spéculatives qui endettent, les banques ont commencé à jouer, à faire des paris entre elles, elles sont devenues des banques d’investissement ». Le cynisme d’un tel système n’échappe à personne et s’exhibe même.

4. Pourquoi les banques n’aiment pas l’or ?

L'heure de la fin de l'hégémonie du billet vert a-t-elle sonné ?

L'heure de la fin de l'hégémonie du billet vert a-t-elle sonné ?

Les relations qu’entretiennent les banques avec l’or sont ambigües. Elles n’aiment pas l’or pour les particuliers (car l’or est un actif mort qui ne rapporte aucun dividende), en revanche elle aime en avoir dans ses coffres, surtout en ce moment en temps de crise, car c’est le seul actif tangible sur lequel elle peut se reposer en cas de faillite monétaire.

Rappelez-vous, pour financer ses guerres, les Etats-Unis sont à court d’or. Schématiquement, ils tentent alors d’imposer l’hégémonie du dollar en supprimant l’étalon dollar. Nous sommes globalement dans l’incertitude économique la plus totale depuis que les monnaies reposent sur un système de change flottant et « s’équilibrent » entre elles.

Que faudrait-il alors ? Revenir au système de Gold Exchange Standard ? L’or prendrait une valeur complètement ahurissante et cela bouleverserait complètement la donne géopolitique face à l’inégalité des réserves d’or de chaque pays.

Non, il faudrait un peu de courage, moins de corruption au niveau étatique, et remettre un peu de moralité dans les marchés en nationalisant les banques par exemple et en les mettant sous tutelle. Même si elles ne sont que l’instrument d’un modèle de croissance mondiale sur le déclin, c’est aux politiques de se ressaisir de cet instrument pour servir le bien commun et non des intérêts personnels. N’est-ce pas là le vrai sens de la politique ? Rendez-vous pour les prochaines élections américaines et françaises de 2012, nous verrons bien, à ce moment-là, si nos hommes politiques sont prêts à prendre le pouvoir ou à s’y soumettre !

Pièce d’or Mexicaine : Once ou Libertad

Jeudi, décembre 22nd, 2011

L'Ange de l’Indépendance - Mexique

Nous allons aborder une des pièces d’investissement les plus vendues au monde, fabriquée sur le territoire mexicain. Il s’agit de l’Once ou de la Libertad.

Son origine remonte en 1981, venant enrichir le marché de l’or d’investissement où jusqu’alors seuls étaient présents le Krugerrand depuis 1960 et le Maple Leaf en 1979. Au début, cette pièce d’or mexicaine était dénommée ‘Once’ mais quelques années plus tard, son nom fut changé à celui de ‘Libertad’.

C’est une pièce ayant cours légal au Mexique (la pièce en argent n’est pas considérée de cours légal, seule celle en or), classée Type I et à la différence des autres pièces d’or, celle-ci n’a aucune valeur faciale. Ainsi, sa valeur doit être mesurée en poids. Si nous voulons calculer sa valeur faciale, nous pouvons l’obtenir en convertissant son poids selon le cours du jour de l’or’.

 

Origines

Dans les années 70, pendant que nous traversions une importante crise du pétrole, il fut nécessaire d’élaborer de nouveaux produits qui allaient permettre de se sortir de cette crise. C’est à ce moment là que la banque du Mexique, sous la direction de Gustavo Romero Kolbeck, confia le projet au Musée de la Monnaie de fabriquer une pièce d’or au poids d’une once, et qui serait liée historiquement parlant à la célèbre pièce de ‘50 pesos Centenario’ (dont nous parlons dans un autre article), et qui représentait le centenaire de l’Indépendance du Mexique.

Caractéristiques

Son poids est de 34.55gr, 900 millièmes d’or (de celles frappées entre 1981 et 1991), au diamètre de 34.50 mm, épaisseur de 2.50 mm, soit un poids total de 31.03 gr d’or et le restant d’argent pur.

Lors du pemier tirage entre les années 1981  et 1991, la pièce fut frappée en 3 poids distincts, à savoir : 1 once, une ½ once et ¼ d’once.

Entre 1989 et 1991, le tirage de la Libertad fut interrompu puis repris en 1991 en complétant la gamme de deux nouveaux poids : 1/10 d’once et 1/20 d’once. Ce qui signifiait que la pièce se déclinait en 5 poids différents.

En 1991, la pureté de l’or fut également revue pour cette pièce puisque celle-ci passa à 99,9 (0.999) – de même que le poids de l’Once à 31.10 gr.

Ces modifications sont désormais classées sous le Type II.

1 Once

 

1/2 Once

1/4 Once

1/10 Once

1/20 Once

 

Avers et Revers

 

Pièce d’or ‘Libertad’ de 1981.

 

L’avers de ces pièces affiche le blason du Mexique tandis que le revers ‘la Victoire Alada’ – la même que sur les pièces de 50 pesos Centenario. Dans sa main droite, elle tient une couronne de lauriers qui représente la victoire et dans la main gauche une chaine brisée qui représente la liberté – au fond, les volcans Popocatepelt et Iztaccihualt, le premier considéré comme une divinité durant l’époque préhispanique et vénéré par les Aztèques.

Surplombant les volcans et apposé aux côtés de la Victoire Alada est écrit ‘1 Once d’Or Pur’ (sur le côté gauche), l’année 1981 (sur le côté droit) et en-dessous : Mexico (ceci pour la pièce de l’année 1981).

Sur la pièce de 1994, apparait ‘1 Once’ sur le côté gauche, ‘Or Pur” sur le côté droit, et, sur les bords de la partie inférieure, nous observons l’année, Mexico et la loi.

 

Pièce d’or ‘Libertad’ de 1994

 

L’Aigle occupe la partie centrale de l’avers, exposé de profil gauche, avec les ailes levées, en position de combat, posé sur un figuier de Barbarie (symbole national du Mexique), tenant un serpent dans son bec. Sur tout cet ensemble est inscrit Estados Unidos Mexicanos (Etats-Unis Mexicains).

En 1996, l’apparence de cette pièce subit quelques changements. La Banque du Mexique décida d’opérer ces changements afin de rendre cette pièce plus attirante au public.  De cette manière, l’avers revêt maintenant en plus de l’aigle central du Codex Mendocino, les caractères de 10 escudos tout autour ainsi que différents types d’aigles appartenant au défilé de gouvernements de l’Etat Mexicain, en passant par le Premier Empire d’Iturbide, Porfirio Díaz, l’Aigle aztèque, etc …

Sur le revers, la Victoire Alada, considérée d’une toute autre manière de nos jours, met en évidence la colonne qui la soutient.

La disposition des lettres change également et celles-ci se trouvent maintenant sur la partie supérieure, sur le rebord. L’ordre de la légende apparait ainsi – en premier : 1 once d’Or Pur, puis l’année de la frappe et la loi.

 


Pièce d’or ‘Libertad’ de 1996

 

De par sa beauté, sa pureté, sa qualité et sa renommée depuis tant d’années, cette pièce est une pièce d’excellence, une référence pour  l’investissement au niveau mondial.

 

Tour du monde : ces pays qui ont fait faillite

Mercredi, novembre 23rd, 2011

Argentine, Islande, Russie. Ces trois pays ont un point commun : ils ont fait faillites mais s’en sont sortis. Comment ces pays sont sortis de la crise financière ? Les solutions qui ont été trouvées peuvent-elles être appliquées aux pays fragiles de la zone euro et à la France ? C’est ce que nous allons voir dans ce dossier consacré à ce tour du monde des désastres économiques.

Islande, la banqueroute des banques

Un événement somme toute assez récent. C’était il y a trois ans et l’Islande pensait difficilement pouvoir se relever d’une telle épreuve.

Tout a commencé dans les années 2000, lorsque les banques islandaises se sont noyées dans une politique d’endettement. En 2008, alors que la première crise financière mondiale éclate, les trois principales banques, compte tenu des risques pris, sont touchées de plein fouet. Le montant des dettes contractées est alors largement supérieur au PIB de l’Islande et la couronne islandaise devient la monnaie la plus surévaluée du monde. Les Islandais ont eux aussi massivement emprunté, entrainant une inflation dans le pays et des taux d’intérêt élevés. La dette des banques est si disproportionnée par rapport à la richesse du pays que l’Etat ne peut garantir de nouveaux emprunts pour le remboursement de la dette. Les créditeurs exigent des paiements de la part des banques qui ne peuvent plus emprunter. Résultat : les banques déposent le bilan.

La solution trouvée pour sortir de cette crise ? Les banques ont été nationalisées, le gouvernement a fait appel au Fond Monétaire International qui lui a accordé une aide de 2,25 milliards de dollars et a multiplié les mesures d’austérité. Mais la mesure la plus importante du pays a été de se baser à nouveau, comme avant, sur son économie réelle. Fini la pêche sur les marchés boursiers !

Aujourd’hui l’économie du pays semble rétablie malgré le climat économique international morose, avec une croissance de 2,5% pour la première moitié de cette année 2011. C’est déjà mieux qu’en France !

Argentine, lorsque les portes des banques se sont fermées

Entre 1998 et 2002, la crise éclate en Argentine, la situation économique et sociale empire de jour en jour. L’origine de cette crise ? Une déflation sévère du peso argentin due à la déflation du real brésilien et à l’inflation du dollar US. Les exportations sont alors bloquées, le dollar ne rentre plus suffisamment dans le pays provoquant une réduction de la circulation monétaire. Les importations brésiliennes envahissent le marché. Les salaires sont réduits, le chômage augmente. L’économie argentine est paralysée.

A ce stade, la solution proposée par l’Etat argentin est d’émettre des reconnaissances de dette. Appelées LECOP, elles servent de moyen paiement et circulent au même titre que la monnaie fiduciaire. Le gouvernement décide également d’adosser le peso à un panier de monnaies, au lieu du seul Dollar US, pour stabiliser le commerce extérieur.

L’acmé de la crise argentine se situe en 2001 lorsque le gouvernement, pour endiguer la fuite des capitaux et la crise des liquidités, limite les retraits bancaires à 250 pesos par semaine et interdit tout transfert d’argent vers l’extérieur. Les Argentins trouveront même leurs banques portes closes pendant plusieurs jours, leur interdisant l’accès à leur épargne, le change de leurs pesos en dollars et le retrait de leur argent.

En 2002, l’Argentine décide alors de faire défaut sur sa dette et de dévaluer fortement sa monnaie pour retrouver une compétitivité. Aujourd’hui, la croissance est repartie, elle dépasse même les 7% par an, ce qui a valu à la présidente argentine, Cristina Kirchner, d’être réélue, le 23 octobre dernier, après un raz-de-marée électoral.

Selon un article du Monde : « La consommation est en plein essor, avec 4 % d’augmentation par an, et le taux de chômage dépasse à peine 7 %. La croissance a été de 8 % en moyenne depuis 2003, à l’exception de 2009. L’Argentine bénéficie en outre de l’envolée des prix des matières premières, notamment du soja, dont elle est le troisième exportateur mondial.

La Russie et les GKO

Depuis 1991, la Russie n’était pas au mieux de sa forme avec une balance commerciale négative et l’augmentation de ses déficits due à des recettes fiscales insuffisantes. La Russie émet alors des titres publics en roubles sur des échéances de trois mois, ce sont les GKO, abréviation de Gosudarstvennoe Kratkosrochnoe Obyazatelstvo. Le serpent se mord alors la queue : plus le déficit se creuse et plus l’Etat émet des GKO, le remboursement de ces derniers nécessitant l’émission de nouveaux GKO. La dette publique explose, l’état n’est plus solvable, et les liquidités se raréfient. On assiste alors à la dévaluation du rouble et à un défaut de la dette russe.

La solution adoptée par l’Etat : le rachat par la Banque Centrale russe de ces titres (c’est ce qu’on appelle la monétisation de la dette publique) et un plan de sauvetage du FMI d’un montant de 4,8 milliards de dollars US. Mais cela ne suffira pas, 80% des encours ne seront pas remboursés, le reste le sera avec une décote de 90%.

Pour la Russie, cette crise a été en un sens positive, puisque, avec l’aide du FMI, elle a permis au pays de redevenir compétitif et de relancer sa croissance. L’Agence russe d’information internationale RIA Novosti titrait même il y a peu La Russie peut faire face à toute crise économique.

Pourquoi la Grèce est menacée d’une faillite similaire à celles de la Russie, l’Argentine et l’Islande ?

La situation de la Grèce n’est pas très éloignée de celle de l’Argentine dans les années 90. Le pays est en déficit fiscal, connaît un déficit des balances de paiement, une récession et une dette grandissante. L’Euro ne permet pas à la Grèce d’avoir recours à la dévaluation, tout comme le dollar ne le permettait pas à l’Argentine en 2001.

Si l’on s’inspire de l’histoire économique de l’Islande, l’Argentine et la Russie, un défaut de la dette pourrait être envisagé, d’autant plus que la dette est détenue principalement par les banques et en euros et non par des investisseurs étrangers. Mais en aucun cas, de nouveaux prêts et les politiques d’austérité, politique actuellement proposée aux grecs, ne sortiront le pays de la crise. Ces politiques ne font qu’augmenter le chômage, réduire les recettes fiscales et ne permettent pas de relancer l’économie. Il faudrait un véritable plan de relance pour cela, qui comprendrait un soutien de l’emploi, au pouvoir d’achat et aux investissements.

L’autre solution serait une sortie de l’euro, de la même façon que l’Argentine a stoppé la convertibilité peso-dollar. Une solution qui serait dommageable pour la Grèce, et surtout pour les autres pays européens. Une sortie de la Grèce de la zone euro serait lourde de conséquence pour la l’Italie et la France, déjà très mal en point. C’est le scénario du château de carte. Si des mesures radicales ne sont pas prises pour la Grèce, l’Euro pourrait bien ne plus valoir un rouble et la crise systémique qui se profile en Europe deviendrait difficilement évitable.

Quand la monnaie papier ne vaut plus rien

Ce que l’on retient de la faillite de ces trois états, c’est aussi la fragilité des monnaies papiers qui ne reposent sur rien, si ce n’est la confiance que lui accordent les États. En cas de crise, ces monnaies, et l’épargne des citoyens par la même occasion, perdent totalement leurs valeurs. Cette fragilité est inhérente aux monnaies depuis qu’elles ne reposent plus sur l’or. De même que les Etats n’ont pas suffisamment de réserves d’or pour maintenir l’économie des pays sur la voie de la stabilité en cas de faillite.

Ce qu’il faudrait pour éviter le pire, c’est une nouvelle devise de réserve mondiale. C’est ce qu’explique le LEAP dans le numéro de 4 de son Magazine d’Anticipation Politique, daté de novembre 2011. Cette devise de réserve mondiale s’adosserait notamment à l’or, et plus uniquement au dollar comme c’est aujourd’hui le cas. Autres priorités mises en avant le Magazine : la mise sous tutelle publique partielle ou totale des banques et la mise en place d’infrastructures publiques, à l’échelle mondiale. Des décisions globales et mondiales pour garantir aux États une relative sécurité économique.

G20 : rencontre au sommet

Vendredi, novembre 4th, 2011

Les 20 plus grandes puissances mondiales se sont rassemblées pour trouver une solution à la crise systémique mondiale. Comme prévu, à l’ouest rien de nouveau… Pourquoi devions-nous nous y attendre ?

La crise financière européenne au cœur des débats

Les Européens ne semblent pas défavorables au départ de la Grèce au vu de sa « faible contribution » au PIB européen, a déclaré le ministre français des Affaires Européennes, Jean Leonetti. Quant à l’Italie, troisième économie européenne, ses perspectives économiques sont pessimistes. « Chevalier Blanc » de la zone euro, la Chine a proposé son aide financière à deux conditions : être certain de l’efficacité du Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF) et avoir la garantie des pays les plus stables de la zone euro (Allemagne et France).

Le G vain

Mais ne nous leurrons pas, le sommet du G20 est plus une réunion du type Rotary Club qu’une rencontre de supers héros à la rescousse du monde. Car le vrai problème, ce sont les banques en perpétuelle quête de profit et non les pays qu’elles ont endetté. L’Europe aujourd’hui aurait plus intérêt à nationaliser ses banques et à les mettre sous tutelle, mais comme chacun le sait, les politiques sont inféodés aux banques. Ce n’est pas avec quelques « tirages d’oreilles » en vigueur que la crise systémique profonde que nous vivons va changer.

Ne nous trompons pas d’ennemi

Comme nous pouvions nous y attendre, aucune décision révolutionnaire n’a été prise pendant ce sommet. Le pire est donc à redouter : une catastrophe économique comme les Etats-Unis l’ont vécu en 2007 avec des banques qui finiront par mettre la clé sous le paillasson, victimes de leur voracité. Mais avant de se faire, elles seront prêtes à tout pour renflouer leurs coffres.

Le cours de bourse de la BNP n’est pas son seul problème

Vendredi, novembre 4th, 2011

BNP Paribas prend des mesures radicales pour s’adapter au contexte économique et réglementaire.

Interrogé hier, son Directeur Général Baudoin Prot a annoncé une décote de 60% sur les titres grecs détenus (mais disait avant que la Grèce n’était pas un problème).

Plus surprenant, la BNP a mis en œuvre un programme de cession massive des obligations d’états détenues en particulier sur des pays comme l’Italie, l’Espagne ou le Portugal, générant au passage une perte de 362 millions d’euros. Cela pose deux questions.

La première qui rachète ces obligations que la BNP ne veut plus? La deuxième question est pourquoi la BNP en particulier mais les banques en général continuent à inciter leurs clients à investir de façon importante dans les contrats d’assurance vie fonds euros pourtant composés très majoritairement d’obligations d’état de plus en plus risquées.

La banque diminue son exposition aux dettes souveraines mais pas les particuliers.

Enfin, il a été confirmé la poursuite de la stratégie de réduction de la taille du bilan (en clair la BNP diminue volontairement son volume d’activité et d’engagements), ainsi qu’un plan social massif dans la BFI (banque de financements et d’investissements), certainement le premier d’une longue série qui va toucher l’industrie bancaire française et mondiale dans les prochains mois.

L’ensemble de ces mesures a généré une baisse de 71% du bénéfice net trimestriel. Mais comme le disait le même Baudoin Prot il y a quelques semaines: « le seul problème de BNP Paribas c’est son cours de bourse ».

Enfin, sachez le quand même, l’essentiel est préservé puisque que le Directeur Général a affirmé que « rien ne va dans le sens d’une suppression de la rémunération des actionnaires ».

Ha! me voilà bigrement rassuré. Pas vous?

Charles SANNAT
Directeur des Etudes Economiques AuCOFFRE.com

Gestion de patrimoine et or : les conseils de Thierry Faure

Vendredi, octobre 21st, 2011

Thierry Faure, responsable de clientèle

Actuellement, 80% du patrimoine des Français est investi dans l’immobilier qui selon la courbe de Friggit (évolution actuelle du prix de l’immobilier par rapport aux revenus des Français) n’est pourtant pas le marché le plus rassurant qui soit. Le pouvoir d’achat immobilier reste très bas actuellement. En outre, un bien immobilier est peu liquide, contrairement à l’or physique.

Selon Thierry Faure, l’assurance-vie reste un bon placement car « les rendements sont sûrs et garantis par l’état », mais la législation est en train de changer. « C’est intéressant dans une problématique de succession, et quand on a bien avancé dans la vie ». Autant dire que chez l’or et l’argent, nous avons notre avis tout fait sur la question et pour nous, l’assurance-vie n’est pas le placement le plus sûr qui soit actuellement.

Si notre conseiller en banque privée a moins peur de la solvabilité des banques de que de celle des assureurs, nous sommes en droit de douter avec un exemple comme Dexia (la première de la liste ?). Certaines banques sont quand même très exposées à la dette grecque pour avoir contracté des prêts toxiques. Il n’y a qu’à voir les mauvais résultats des actifs bancaires lundi dernier : BNP Paribas, Société Générale et Crédit Agricole sont sur la sellette. A ses clients, Thierry Faure conseille de bien choisir sa banque en ce moment, de s’orienter vers celles qui, comme le Crédit Mutuel, ne sont pas cotées en bourse.

Quid de la répartition du patrimoine dans l’or ?
Sur ce point aussi, nous marquons un léger désaccord. Notre conseiller estime que seulement 5 à 10% du patrimoine doivent être placés dans l’or, dont au moins la moitié dans l’or physique. Notre position est différente sur plusieurs points : pour nous, l’or papier ne vaut pas mieux que n’importe quelle action boursière, avec un risque de perte réel. En revanche, nous nous rejoignons sur la problématique de la livraison effective en cas de crise : si tout le monde venait à réclamer ses parts d’actions en contrepartie physique, il risquerait d’y avoir un sérieux problème… Mais concernant la proportion du patrimoine réservé à l’or, de l’ordre de 5 à 10%, cela nous paraît un peu léger !

Nous chez l’or et l’argent, nous défendons une répartition bien supérieure du patrimoine dans l’or, à hauteur de 30 voire 50% du panier. Car en cas de faillite des banques par exemple comme nous le craignons, que couvrirait 5 ou 10% de son patrimoine placé dans l’or ? Rien.

Les monnaies virtuelles : une alternative aux monnaies fiduciaires ?

Mercredi, octobre 12th, 2011

N’importe qui peut battre sa propre monnaie, comme en témoigne l’émergence de nouvelles monnaies locales. Avec l’avènement d’Internet, des réseaux sociaux, des plateformes communautaires, une nouvelle forme d’échange d’argent, plus simple, plus rapide, plus interactive a trouvé sa place : les monnaies virtuelles ou e-currencies. Fini les échanges de pièces de monnaie sonnantes et trébuchantes, tout se passe derrière l’écran, en un clic de souris ou un appel de téléphone mobile. Peuvent-elles être un bon placement ? Et les Français sont-ils prêts à franchir le pas de la virtualité ?

L’argent virtuel a commencé à circuler sur Internet par le biais des jeux vidéo, avec par exemple le PED, la monnaie courante dans le jeu virtuel en ligne Project Entropia. Cette unité de compte, transférable en devises réelles, était propice à toutes les spéculations, comme le Linden Dollar de l’univers virtuel Second Life. Le géant des réseaux sociaux, Facebook, se devait lui aussi d’avoir sa propre monnaie, le crédit Facebook permettant d’acheter des cadeaux virtuels (gifts) et des jeux édités sur Facebook. Avec ces exemples, les achats semblent ici limités à la sphère du jeu et du divertissement, mais il est aussi possible d’acheter n’importe quel bien de consommation (à condition que la boutique en ligne l’accepte) avec de l’argent virtuel. C’est le cas du Bitcoin.

1. Le cas Bitcoin : quand chacun crée son propre argent

Crée en 2009 par un mystérieux personnage, Satoshi Nakamoto,  dont on ne sait finalement pas grand-chose, le Bitcoin est une monnaie décentralisée (gérée par réseau de façon collective), virtuelle, en peer to peer. Ce système permet à toute personne disposant d’une connexion Internet d’envoyer et de recevoir anonymement des pièces électroniques. Les flux de monnaie, les échanges, les transactions ne sont contrôlées par aucune institution financière ou économique. Pour avoir accès à ces Bitcoins, il suffit de télécharger le logiciel disponible sur le site. Une adresse Bitcoin est ensuite fournie gratuitement à l’internaute et lui permettra d’échanger sa monnaie virtuelle.
Concrètement, que peut-on acheter avec ces pièces virtuelles ? Une liste non exhaustive est présentée sur le site français Bitcoin.fr, et les produits ou services consommables sont aussi  variés que l’hébergement en ligne, des logiciels éducatifs, des e-books, des vêtements et accessoires, et même des produits alimentaires. Le principe est simple : pas d’intermédiaire. Le système repose sur un réseau P2P décentralisé et des transactions sécurisées par cryptage. Les échanges de Bitcoins sont directs, sous couvert d’anonymat et bien sûr sécurisés…
Le 15 septembre dernier, 7 274 850 Bitcoins circulaient, avec une variation de 5,12 à 5,6 dollars dans la même journée, ce qui représente un montant total de 40 millions de dollars. C’est donc devenu une monnaie crédible. En outre, le fait qu’elle fonctionne sans tiers de confiance présente des avantages certains : elle ne présente aucun frais, n’est pas soumise aux taxes et s’utilise dans le plus parfait anonymat.
Chacun, avec un minimum de connaissance en informatique, est donc capable de générer sa propre monnaie, de faire des échanges sans passer par la case banquier… C’est en quelque sorte le retour à la monnaie privée, mais virtuelle.

2. Un succès qui dérange

Le succès d’une telle monnaie dérange les établissements bancaires et les marchés financiers, d’autant que le Bitcoin devrait être prochainement convertible dans 15 monnaies officielles. En France, la CIC a récemment décidé de fermer le compte de la société Macaraja, intermédiaire du site Mt.Gox, spécialisé dans l’échange de Bitcoins en devises officielles. La SAS qui enregistrait 500 transactions par jour effectuées dans la monnaie virtuelle, a vu clore ses comptes sous le prétexte qu’elle exerçait illégalement une activité bancaire et d’agent de change et que le Bitcoin n’était pas une monnaie virtuelle. Pour le moment, la justice a tranché en faveur de la monnaie « sans odeur ». Le patron de Macaraja lui, estime que le Bitcoin n’est qu’un « bien immatériel créé gratuitement à partir d’un logiciel gratuit, ne constituant pas un titre de créance et n’ayant pas de contrepartie ».
Ouvert à la spéculation, le Bitcoin a pourtant connu des pics spéculatifs importants depuis sa mise en circulation sur le web : la valeur du « bien immatériel sans contrepartie » a atteint un pic à 23€ depuis sa création où il ne valait que quelques centimes, pour plafonner actuellement aux alentours de 3,5€. La menace que représente une telle monnaie est donc bien tangible pour le système monétaire, surtout à l’heure où les monnaies fiduciaires vacillent : nous ne sommes pas sûrs de garder la monnaie unique très longtemps à cause de la dette souveraine et le dollar qui ne cesse d’être dévalué à cause d’une politique hyper-inflationniste… Si la quantité de l’or est finie, l’argent virtuel, lui, peut-être généré à l’infini et peut donc concurrencer les autres monnaies sur leur terrain.

3. Le revers pas très brillant de la médaille

Si les monnaies virtuelles font la nique aux monnaies réelles en cours et qu’elles revêtent un aspect révolutionnaire en échappant au contrôle des systèmes bancaires et étatiques, elles présentent néanmoins de gros défauts.
- Monnaie virtuelle et fiduciaire = même combat
Toute monnaie virtuelle convertible en devises courantes présente les mêmes défauts que ces dernières : elles sont soumises à la spéculation, ne peuvent pas échapper à l’inflation et peuvent donc être dévaluées jusqu’à ne rien valoir du jour au lendemain.
- Vide juridique = nouvel eldorado pour les mafias ?
Transactions qui ne laissent pas de traces, anonymat, certaines monnaies virtuelles échappent à tout contrôle. Elles servent donc de monnaie d’échange entre mafieux, dealers et servent des transactions illégales, facilitant ainsi le blanchiment d’argent. Autre aspect déplaisant, en cas d’arnaque ou d’effondrement du système de la monnaie virtuelle, vers quelle autorité le consommateur honnête peut-il se retourner ? Face au danger représenté par le Bitcoin, deux sénateurs démocrates américains ont demandé en juin dernier la cessation de ce système. Des sanctions gouvernementales pourraient bien mettre fin à la monnaie du jour au lendemain, sans autre forme de procès.
- Pas une vraie monnaie d’échange
Pour servir de monnaie d’échange, le Bitcoin doit être accepté par les e-commerçants. Pour le moment, le choix reste limité, alors qu’avec l’or vous pouvez à peu près tout acheter !
- Risque réel de cambriolage virtuel
Le piratage est la bête noire des échanges sur le net. En juin dernier, le site Bitcoin.org a subi une faille de sécurité sans précédent : les hackers ont pu avoir accès à plusieurs milliers de données personnelles (login, adresse e-mail, mot de passe codé).  On peut lire sur 01net.com que ce n’est pas le premier problème de sécurité rencontré par Bitcoin. Un utilisateur s’est déjà fait voler 25 000 Bitcoins sur son compte (500 000 dollars à l’époque). Conséquence directe de cette cyber-attaque : la chute vertigineuse du cours de la monnaie, passant en l’espace de quelques heures de 12 euros à quasiment… plus rien. Zéro pointé !

4. En France on préfère l’or sonnant et trébuchant !

Le pari d’implanter une monnaie virtuelle en France n’est pas gagné. Si elle intéresse une clientèle marginale (joueurs en ligne, libertaires, trafiquants…) voire quelques contrariens, elle ne cible pas la majorité des épargnants français, habituée aux actifs tangibles d’une part et qui aime sentir des espèces sonnantes et trébuchantes dans sa poche. Les Français ont tissé un lien affectif avec leurs monnaies. Aux Etats-Unis, les portes-monnaies n’existent pas, il n’existe que des portes-cartes de crédit, aucune pochette n’est réservée à la monnaie. La culture de la monnaie va avec notre Histoire qui est riche, la monnaie est témoin des époques dont elle est millésimée. Même si les Français utilisent de plus en plus leur carte de crédit, ils aiment bien avoir un peu de « liquide » à portée de main.
Déjà chez loretlargent, nous n’avons jamais soutenu aucune devise papier, ni été fan de l’or papier, notre méfiance de contrarien allant naturellement à l’encontre des établissements émetteurs d’ETF. Pour nous, seul l’or possède une valeur tangible qui lui est propre et ce depuis son existence. Car seul l’or a toujours servi de monnaie de change. Même si l’or perdait de sa valeur, celle-ci n’atteindrait jamais zéro, comme ça a failli être le cas pour le Bitcoin cet été.
La seule chose intéressante dans cette monnaie virtuelle est la possibilité de la créer par un particulier et qu’elle ne soit régulée ni par un état, ni par aucune banque C’est une monnaie libre qui dans cette mesure ne peut pas être manipulée. Contrairement à l’or, ni les devises en cours et encore moins le Bitcoin ne remplissent leur rôle de stockage de valeur.
Le seul vrai rempart à votre liberté individuelle est l’or sous forme de pièces, avec lequel on peut tout acheter, et non pas une monnaie virtuelle soumise aux mêmes lois que les monnaies fiduciaires, aux banques et aux états.
Lire aussi le livre blanc sur « Les monnaies virtuelles : Les nouveaux circuits financiers clandestins », de Marie Garbez

L’impossible sauvetage des banques

Lundi, octobre 10th, 2011

Il y a plus d’un an, dans un article intitulé « faudra t’il encore sauver les banques » j’attirais l’attention de tous sur l’aspect inévitable d’un nouveau plan de soutien au secteur financier et bancaire.

Force est de constater qu’après la première intervention des états fin 2008 début 2009, aucune des raisons ayant conduit à cette crise n’avaient été traitées.

En 2011, il arrive ce qui devait arriver. Les banques sont fragiles et manquent cruellement de fonds propres puisqu’elles se sont évertuées sous l’amicale compréhension de nos gouvernants à distribuer en dividendes et bonus ce qu’elles auraient pu conserver sous forme de réserves pour se renforcer. Souvenez-vous des grands titres de la presse financière de l’année dernière! « Record historique de bénéfices pour les Banques », « les bonus à nouveau au plus haut ».

Une fois encore, nous assistons à une nationalisation des pertes mais à la privatisation des gains.

Il faut tout de même noter un changement d’envergure par rapport au climat de 2008. Il y a 3 ans nous ne parlions pas ou peu de faillite d’état. Cela restait une hypothèse de travail à peine crédible. Celui qui l’évoquait était très vite taxé de « déclinologue ». Bref, la réalité actuelle est que les états ne sont tout simplement plus en capacité d’agir et de sauver à nouveau le système bancaire.

La preuve est venu ce week-end de Belgique puisque nos voisins belges sont désormais menacés par Moody’s de dégradation de leur note en raison de leur soutien à DEXIA.

Il est important de rappeler que Dexia est une « petite » banque ». La taille de son bilan est d’environ 500 milliards d’euros. En France rien que BNP Paribas a un bilan d’une taille supérieure à 2 000 milliards d’euros! Nos banques sont désormais trop grosses pour être sauvées par les états sans entrainer ceux-ci dans leur chute.

L’accord de principe Franco-allemand d’hier sur la nécessaire recapitalisation des banques achoppe encore sur la meilleure des solutions pour y parvenir ; Merkel et Sarkozy ayant renvoyé les aspects concrets au prochain sommet du G20 dans un mois (en novembre).

Pourquoi une telle absence de solution? Pour une raison finalement assez simple.

Soit les états prennent en charge la recapitalisation de chacune de leur banques respectives. Cela aura pour conséquence quasi mécanique la dégradation, par les agences de notation, de la note des pays concernés. La France ne veut pas de cette solution qui entrainerait une augmentation importante du coût de notre dette puisqu’une dégradation de la note conduit à une augmentation du taux d’intérêt. Donc la dette devient plus chère.

La France souhaiterait faire intervenir le FESF (fonds européen de stabilité financière). Le FESF emprunterait dans ce cas directement les sommes nécessaires à la BCE (banque centrale européenne) qui imprimerait le nombre de billets correspondants. De cette solution les allemands ne veulent pas, car faire fonctionner la « planche à billets » est à terme hyper inflationniste. Nos amis d’outre Rhin restent traumatisés par la période d’hyperinflation des années 20 qui avait amenée à l’avènement du nazisme.

Ils n’accepteront cette solution qu’en dernier recours, d’ici un mois par exemple.

Encore une fois, nous n’avons plus le choix des solutions. Il ne reste plus que la monétisation, c’est-à-dire le recours massif à la planche à billet. Cela fera baisser l’euro, et va renchérir le coût de nos importations dans les prochains mois à commencer par le prix du litre d’essence. Mais c’est à ce prix que le système économique et financier pourra continuer à tourner, jusqu’à l’apparition hélas parfaitement prévisible de nouvelles pertes du système bancaire qu’il faudra à nouveau combler. Les banques ne peuvent pas avouer l’étendue de leurs erreurs. Elles feront tout pour sauvegarder leurs intérêts. Elles cacheront la réalité, encore une fois. Il faudra à nouveau les sauver pour la troisième fois. Sans doute en 2014, lorsque les pertes causées par la future explosion de la bulle immobilière en Europe ne pourront plus être masquée.

Charles SANNAT
Directeur des Etudes Economiques AuCOFFRE.com

Recapitalisation des banques : quel risque pour l’or ?

Lundi, octobre 10th, 2011

Pendant ce temps-là, la crise de la zone euro s’intensifie. Heureusement, le duo franco-allemand s’est rencontré ce dimanche 09 octobre et a pris des décisions pour sauver la monnaie unique. Les problèmes seront réglés d’ici le sommet du G20 en novembre, nous assurent-ils… La solution est simple : il suffit de recapitaliser nos banques… Il fallait y penser !

Ô sombre euro de l’amer…
Vendredi, Wall Street finissait en baisse « à cause de la crise de la zone euro ». Faut dire, il y avait de quoi : dernièrement, les agences de notation ont montré qu’elles n’accordaient guère de crédit à Silvio Berloscuni et ont dégradé la note de la dette à long terme de l’Italie pour la 2e fois en 2 semaines. Idem pour l’Espagne, autre « grosse économie » de la zone euro, qui est passée de AA+ à AA-, assortie d’une perspective négative. Et à présent, c’est la Belgique que Moody’s envisage de déclasser…

Par effet de contagion, l’étau se resserre autour de l’Allemagne, modèle économique et locomotive de la zone euro. L’euro, monnaie fiduciaire en pleine crise de foi, ne remplit plus son rôle de monnaie dite de confiance. 54% des Allemands souhaitent revenir au Deutschemark, surtout du côté de l’ex-RDA où l’on reste très attaché à l’ancienne monnaie teutonne. L’Allemagne qui freine des 4 fers quand il s’agit d’injecter du capital dans les banques de leurs voisines cigales va devoir prendre une décision pour la survie de son économie : sortir de l’euro ou participer à une politique économique commune.

Une sortie de la zone euro envisageable ?
Le quotidien économique Handelsblatt révélait il y a deux semaines « la vérité » sur la dette cachée de l’Allemagne qui s’élèverait à 2000 milliards d’euros. On nous vante la parcimonie de notre voisin Outre-Rhin, dont les dépenses publiques sont moindres par rapport aux nôtres mais dont l’endettement est de 500 milliards d’euros supérieur au nôtre…

En revenant à une monnaie nationale, les pays endettés pourraient dévaluer leur monnaie afin de créer une dynamique économique à court terme, favoriser l’exportation, sortir la planche à billet et réduire ainsi le montant de leur dette avec une politique inflationniste, ce qui est le scénario le plus probable.

Avec une telle politique, les monnaies courantes auraient bien peu de valeur et ne rempliraient plus leur rôle de stockage de valeur. L’or serait le seul actif à bien se comporter dans une telle situation, comme l’histoire économique nous l’a déjà prouvé, et serait même le seul actif tangible à garder de la valeur et à servir d’unité de compte. Aucun risque pour l’or avec une recapitalisation massive des banques, en revanche un gros risque pour votre épargne et vos comptes bancaires… A moins que d’ici là vous ne réinvestissiez tout votre capital dans l’or physique !

Des banques poubelle pour sauver l’or ?

Mercredi, octobre 5th, 2011

L’Europe va mal, la zone euro va entrer en récession, la note de l’Italie dégringole deux fois en deux semaines, l’Allemagne nous ment et nous spolie, Dexia suit la pente de Lehman Brothers, CAC 40 en dessous des 3000 points… que de sombres nouvelles aux unes économiques ce matin ! L’initiative de créer des « bad banks » (ni plus ni moins des banques poubelle) pour gérer les prêts toxique d’un côté et l’épargne des clients de l’autre suffira-t-elle à sauver notre argent ?

Pourquoi il faut se méfier des banques
Il ne faut pas être un économiste chevronné pour s’en convaincre, il suffit juste de constater les faits depuis le scandale des subprimes aux Etats-Unis en 2008. Par effet de domino à retardement, la faillite de la banque qui avait pleinement participé à la création de produits bancaires toxiques, est en train de retomber sur le coin du museau des banques européennes, qui s’étaient laissé séduire par de la promesse de remboursement de crédit (dette).

Les banques sont exactement à l’origine du dysfonctionnement économique actuel. Pourvoyeuses de crédit, elles se sont enrichies sur le dos des dettes souveraines. Et qui dit crise bancaire dit menace pour votre épargne.

Dexia pointée du doigt
La franco-belge Dexia, banque communale à l’origine, est la première victime de la crise de la dette, après avoir suivi une politique de diversification calamiteuse. En voulant démanteler sa banque en plusieurs départements, le holding Dexia espère éviter les répercussions de ses activités toxiques (soit 95 milliards d’euros d’actifs à risque) sur les comptes courants, l’épargne de ses clients, ses autres activités… Cette décision accompagne celle de 21 projets de restructuration des banques de l’Union Européenne.

Joaquin Almunia, responsable de la concurrence de l’UE se veut rassurant : « Depuis octobre 2008, dans le cadre de notre régime d’exception dû à la crise, nous avons pris des décisions concernant la restructuration de 25 banques et avons vu la liquidation ordonnée de 11 autres. La seule décision négative que nous ayons dû prendre a concerné une petite banque portugaise ».

Or ce n’est pas en séparant le grain de l’ivraie que le mal sera résolu. La création d’une banque poubelle ne sera pas sans conséquence et devrait notamment peser prochainement sur la note de la France…

Si les banques souhaitent épargner l’épargne de leurs clients, les états ne pourront, à terme, plus capitaliser le secteur bancaire. Il faudra bien prendre l’argent là où il dort, à savoir dans l’épargne des Français. Non, votre argent n’est en ce moment pas en sécurité à la banque sous forme de compte épargne ou d’assurance vie. Une crise du système bancaire constitue clairement une menace pour tous les comptes qu’elle abrite. Aujourd’hui Dexia, et demain, très bientôt la Société Générale ? BNP Paribas ? Et ça ne sera pas sur vos écrans. Certes, votre banquier ne vous conseillera jamais de retirer l’argent de votre compte épargne pour le placer dans de l’or physique, car ça ne lui rapporte rien ! Mais croyez-moi, où que soit votre or, il ne pourra pas vous le prendre.

L’or prend de plus en plus de place dans les échanges monétaires

Mercredi, septembre 28th, 2011

C’est un signal fort des temps de crise. Les états accordent de plus en plus d’importance à l’or dans les échanges monétaires. Parler de retour à l’étalon or serait peut-être un peu précipité mais mieux vaut être à l’écoute des signes avant-coureurs de bérézina économique.

Nous vous avions déjà parlé de la société de courtage suisse Six Securities qui acceptait le règlement des transactions boursières en or. A Wall Street le 14 septembre dernier, c’est un trader de Donald Trump Organisation qui a effectué un dépôt de caution de 176 000$ non pas en monnaie fiduciaire mais en or physique (soit 3 lingots de 32 onces chacun), ouvrant ainsi la voie à l’or physique comme moyen de paiement dans certaines transactions financières.

Depuis le mois de mai, l’état de l’Utah reconnait officiellement l’or et l’argent comme monnaies de change. La loi promulguée dans l’état stipule que « Les pièces d’or et d’argent sont à nouveau change légal dans la région de l’Utah »… La grosse révolution, c’est que les pièces de monnaie en or frappées aux Etats-Unis sont désormais considérées comme des devises et non plus comme des biens imposables par l’état.

Une bonne nouvelle pour les possesseurs d’or
Si pour le moment aucun américain n’est prêt à se départir de ses pièces d’or pour payer des biens de consommation courante, cela pourrait pourtant arriver plus vite que prévu. Avec une dette souveraine qui donne le vertige, une croissance nulle, un taux de chômage en hausse constante et un dollar sans cesse dévalué à cause d’un choix de politique hyper inflationniste, nos confrères américains vont bientôt être confrontés à une crise monétaire sérieuse où seul l’or aura de la valeur.
Jusque là, l’or thésaurisé sous forme de pièces, de lingots ou de bijoux était « inutilisable » du moins comme moyen de paiement, à moins de l’échanger contre de la monnaie fiduciaire. Dans l’Utah, on peut désormais payer son cheeseburger en Liberty et il y a fort à parier que d’autres états vont suivre son exemple…

Pour les partisans de l’étalon-or, de plus en plus nombreux, c’est le début d’une victoire, mais peut-on vraiment s’en réjouir ? Oui si vous avez placé une bonne partie de votre épargne dans de l’or, la plus liquide des valeurs refuge. Mais malheur à ceux qui n’ont pas d’autre choix pour le moment que fonctionner avec les devises telles que le dollar ou l’euro. Car même si l’état accepte de se départir de 7% de taxe, c’est une habile façon de faire rentrer l’or dans ses caisses.

Les états font de la rétention d’or
Certains signes de malaise économique transparaissent plus clairement dans ce qui pourrait être assimilé – en exagérant à peine – à de la confiscation d’or. En Autriche par exemple, il n’est désormais plus possible de retirer plus de 11 onces d’or physique à la fois à une banque (ce qui représente à peu près un tiers de lingot), soit disant pour « limiter le blanchiment d’argent ».
En Italie, le même scénario se profile, comme si d’un commun accord, les états faisaient peu à peu main basse sur l’or ou faisaient tout pour le retenir dans leurs caisses.
Sans compter la Chine qui cherche depuis 2009 à échanger ses bons du Trésor américains contre de l’or et la plupart des banques centrales qui remplissent leur coffres d’or…

Epargnants, investisseurs, soyez à l’écoute de ces signes avant qu’il ne soit trop tard et ayez les bons réflexes !

L’Or pour une gestion de trésorerie alternative des entreprises.

Mercredi, septembre 28th, 2011

Le 20 Septembre 2011 la société SIEMENS a fait les gros titres de la presse financière française pour avoir retiré 500 millions d’euros d’une grande banque française qui ont été placé directement en « sécurité » à la Banque Centrale Européenne.

Ce que peut faire SIEMENS à savoir ni plus ni moins ouvrir un compte à la BCE n’est pas à la portée des millions d’entreprises européennes qui partagent les même préoccupations.

Si les particuliers s’inquiètent à juste titre pour leur épargne, il en va de même pour les chefs d’entreprises qui ne savent plus à quels saints se vouer pour la gestion de leur trésorerie.

Comment un dirigeant peut-il sauvegarder son cash dans une période de gros temps?

Tout d’abord, les placements pour les entreprises sont peu nombreux et tournent essentiellement autours de ce qui est appelé SICAV monétaires. Réputés sans risque ces placements court terme n’ont que de très faibles rendements (inférieur à 1%). Relativement liquides, ils ont la faveur des trésoriers et patrons.

Pourtant ce qui est moins connu c’est que l’appellation même de SICAV monétaire est erronée. Pourquoi? En réalité une sicav monétaire est une sicav obligataire à très très court terme. Il s’agit de lignes de financement à 48 ou 72h00 voire un peu plus et soit dit en passant souvent « roulée » ce qui signifie que ces positions sont reconduites de jours en jours sur des périodes qui ne sont plus du court terme! C’est donc bien un crédit qui est accordé à un emprunteur. Une sicav monétaire est donc en réalité une SICAV obligataire.

L’autre point essentiel est la composition de tel placements. Qui a besoin de financement à court terme? Majoritairement des banques ou des institutions financières afin combler leur besoins de liquidité dans le cadre de leur opérations quotidiennes. Plus la situation économique s’aggrave, plus les banques et institutions financières auront besoin de recourir à cette source bon marché de financement.

Quelle est l’implication de ces deux informations? Celui qui place son argent « sans risque » dans une SICAV monétaire place en réalité dans une SICAV obligataire, et l’épargnant va prêter à travers sa SICAV en grande partie à des banques. Pensez-vous dans l’état actuel de la situation que ce soit une attitude complètement exempte de risque?

Imaginons une faillite de la Grèce. Cela pourrait entrainer quelques grandes banques françaises dans la tourmente. Dans le cas ou l’Etat français pour des raisons financières ne pourrait pas intervenir que resterait-il du placement monétaire de ce client?

Il faut être conscient de la réalité de ce type d’épargne. Les SICAV monétaires sont risquées. Certes il est moins dangereux de prêter à 4 jours que sur 30 ans. Mais lorsque vous prêtez vous avez toujours le risque de ne jamais être remboursé ce qui est un principe aussi vieux que l’humanité.

Les entreprises ont le droit d’acheter de l’or physique au même titre que n’importe quel SICAV. L’or physique est un produit « financier » comme les autres au terme de la législation.

Néanmoins dans la période économique troublée que nous traversons l’Or reste le seul actif tangible avec lequel une entreprise peut diversifier sa trésorerie.

C’est pourquoi la société Aucoffre.com a lancé la GTA, la Gestion de Trésorerie Alternative, pour permettre à toute entreprise d’investir une partie de ses excédents en Or.

La société SIEMENS aurait sans doute pu investir une partie de ces 500 millions d’euros dans de l’or. Si les banques tombent les monnaies et le système économique ne pourra tenir. Dans un tel cas de figure, seul l’or pourra conférer une protection réelle aux trésoreries d’entreprises.

Désormais, les entreprises ne sont plus démunies et des solutions existent.

Charles SANNAT
Directeur des Etudes Economiques AuCOFFRE.com

Valeurs refuge : le Franc Suisse peut-il concurrencer l’or ?

Jeudi, septembre 15th, 2011

La crise du système bancaire mondial appesantie par les mauvais résultats enregistrés par le Crédit Agricole, la Société générale et BNP Paribas dans le collimateur de Moody’s en début de semaine a provoqué une ruée vers les valeurs refuge comme les monnaies fortes. Si le Franc Suisse a la cote, est-ce un bon placement ? Peut-il concurrencer l’or ?

Des monnaies fortes pour combien de temps ?
Parmi les « monnaies refuge », le yen a été peu à peu délaissé au profit – ou plutôt au détriment – du Franc Suisse. Affaibli par la catastrophe qui s’est abattue sur le pays en mars dernier, le Japon a tout fait pour déprécier le yen afin de ne pas gêner le rythme de ses exportations. C’est donc vers le Franc Suisse que se sont naturellement tournés les investisseurs et les épargnants en quête de valeurs refuge.

L’avantage d’une monnaie forte telle que le Franc Suisse ou encore la Couronne norvégienne est qu’elles reposent sur une économie réelle. Le Franc Suisse est en grande partie adossé aux réserves d’or du pays, ce qui lui confère une certaine stabilité et lui évite d’être l’enjeu de spéculation gonflant artificiellement son cours. L’atout de la Suisse et de la Norvège réside également dans le fait que ces deux économies « petites mais fortes » sont ouvertes, axées sur une politique budgétaire concrète et qu’elles profitent d’un surplus de comptes courants.

Les pays refusent que leur monnaie soit des valeurs refuge
Comme pour le yen, la Suisse et la Norvège ont tout intérêt à freiner le cours de leurs devises si les pays ne veulent pas se retrouver eux aussi bloqués au niveau des exportations. C’est ce qu’a commencé à mettre en pratique la Suisse en achetant de l’euro en masse récemment, afin que son franc ne devienne pas la valeur refuge à la mode et que son cours se retrouve du coup surévalué.

Le hic des monnaies dites de confiance est qu’elles sont embringuées de gré ou de force dans le système monétaire flottant et de ce fait, s’ajustant les unes par rapport aux autres, leur valeur ne peut que fluctuer. Le déséquilibre est permanent.

Les monnaies sont vouées à une mort certaine, l’or non.
Pour conclure, une devise ne peut à notre avis pas constituer une excellente valeur refuge dans la mesure où elle reste prisonnière du système monétaire international : dévaluée ou surévaluée, une monnaie de confiance est de toute façon vouée à disparaître tôt ou tard. Alors que l’or, lui, ne périt jamais, a toujours une valeur qui lui est propre même au minima.

Vous entendrez sans doute votre conseiller financier – qui blêmit au seul mot « or » – dire qu’il est trop tard pour acheter de l’or. Normal, généralement ce ne sont pas les mieux placés (sans vouloir faire de jeu de mot) pour en parler. D’autre part, l’or ne rapporte rien (sauf à vous si vous le revendez au bon moment pour réaliser une plus-value) et ne fait pas travailler la banque. Il a donc plus intérêt à vous vanter les mérites de ce que rapportent ses illusoires produits bancaires.

Profitez de la consolidation passagère de l’or
Non il n’est pas trop tard pour acheter de l’or, d’autant que son cours baisse en ce moment. Le dollar renforçant sa position face à l’euro suite aux derniers déboires grecs, l’or serait temporairement délaissé au profit du billet vert. Sauf que ça n’est qu’illusion. Il faut au contraire profiter de cette consolidation passagère de l’or pour placer une partie de votre épargne avant que son cours remonte. Pour le moment, si l’or n’arriver pas à fixer autour des 1900$, une baisse technique à 1777$, puis 1704 est envisageable, avant de monter à nouveau en flèche. La valeur « avant-bulle » étant estimée par nos spécialistes aux alentours de 5000$, il y a encore de la marge…

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "