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Posts Tagged ‘Or’

L’or termine l’année 2008 en hausse !

Dimanche, janvier 4th, 2009
Le plongeon du CAC 40 en 2008

Le plongeon du CAC 40 en 2008

L’or en termes d’euro est parvenu à clôturer sa 4ème année consécutive de hausse (+ 9%), tandis que l’indice principal des actions françaises CAC 40 affiche une baisse de 42 % ! L’or en termes de dollar est même parvenu à clôturer sa 8ème année consécutive de hausse (+ 4%).

Contrairement à ce que nous nous attendions, les actions de mines d’or n’ont pas échappé aux liquidations agressives des grands fonds spéculatifs qui tentaient désespérément de réduire leur effet de levier sur les marchés, sous les appels de marge et les demandes de remboursement de leurs clients. Le krach déclenché sur les mines d’or a été le plus violent jamais enregistré en si peu de temps, sur tout l’historique de l’indice Barron’s des mines d’or, qui a été créé en 1938 (…) LIRE LA SUITE DU SUIVI DU MARCHÉ DE L’OR N°18, PAR LEONARD SARTONI  (diffusé en texte intégral, en format PDF, avec l’aimable autorisation de l’auteur. 27 pages d’analyse. Un must pour comprendre les évolutions de l’or et son potentiel).

Léonard Sartoni est l’auteur du livre “2008-2015 : pourquoi l’or va battre la performance des actions et des obligations et comment vous pouvez en profiter” aux éditions Edouard Valys.

Protégé : Un investisseur qui nous conseille d’acheter des pièces d’or

Vendredi, janvier 2nd, 2009

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Acheter 160 pièces d’or type Napoléon ou bien un lingot ?

Jeudi, janvier 1st, 2009

Acheter tout ou partie d’un lingot en or n’a jamais été aussi simple qu’aujourd’hui. Évidemment vous pouvez toujours vous rapprocher de votre banquier. Cependant, vendre de l’or n’est plus son métier et il serait bien en peine pour vous répondre rapidement. Vous avez alors la possibilité d’aller sur internet et de passer par des sociétés très sérieuses qui vous permettent d’acheter de l’or issu de lingots, à partir du gramme ( Bullionvault, etc.). L’or que vous achetez, même si vous en êtes propriétaire, reste dans des coffres afin d’en garantir la qualité et la revente. Le principe est très bon (car il ne faut pas garder son or à la maison et, idéalement, plutôt le conserver dans un pays “neutre” ) , la formule est rapide et séduisante. Mais paradoxalement nous ne faisons pas de publicité particulière pour ce type de service car, selon nous, acheter de l’or sous forme de lingots (entiers ou fractionnés) n’est pas la meilleure manière pour réaliser les plus-values maximales en période d’augmentation du prix de l’or, et plus particulièrement lors des crises comme c’est le cas actuellement. Alors on achète quoi si on a 20000 € ? 160  Napoléons bien sur, et je vous explique pourquoi.

Entre 3000 et 5000 tonnes d’or sont détenues par les français. C’est plus que le stock conservé par la Banque de France (2600 tonnes) elle même ! Cet or est essentiellement gardé sous forme de pièces anciennes de type Napoléon. Un tel engouement est notamment décuplé lors des crises, aux moments où il devient plus difficile d’acheter des pièces d’or que de les vendre. Cet engouement est mesuré par une valeur que l’on nomme la prime. Elle était de zéro voire négative une bonne partie de l’année 2008, les pièces étaient vendues au prix de l’or qu’elles contiennent. Aujourd’hui, cette prime oscille entre 5 et 15% à cause de la crise. Ce qu’il est très intéressant d’observer, pour mesurer la prime, c’est la différence de cotation (en France) entre un napoléon 20F et une 20F Tunisie par exemple (cf. flux de cotation de CPROR). Ces deux pièces possèdent le même poids et la même quantité d’or (titre* de 900 °/oo) et pourtant les prix diffèrent car les Napoléons sont très demandés en ce moment. Cette différence de prix est la prime (pas tout à fait en fait car le 20F Tunisie a lui aussi une prime mais très faible). Il est important de noter que cette prime est variable suivant les pays.

Nous connaissons même une pièce encore plus séduisante que le Napoléon 20F : le Napoléon 10 ou Demi-Napoléon.

Article de Jean-François Faure

Le saviez-vous ?

Dans les années 80 la prime sur les Napoléons était proche des 100%. Si un Napoléon contenait pour 1000 Francs d’or, sa valeur globale était de 2000 avec la prime, motivant des faussaires à fabriquer de faux Napoléons à partir d’or bien réel pour empocher la différence, la prime. C’est ainsi qu’a été frappé la Marianne Coq de 1915. La dernière pièce d’or Marianne officiellement frappée par la France portant le millésime 1914, il était évident qu’il ne pouvait s’agir que d’un faux dans le cas d’une pièce datée de 1915. Aujourd’hui, les fausses Marianne Coq de 1915 sont vendues comme les autres pièces en or, sans prime évidemment. Les pièces d’or de la meilleure qualité et les plus simples à trouver sont les Marianne Coq “Liberté, Egalité, Fraternité” datées de 1907 à 1914. Ces pièces sont d’une qualité exemplaire car elles ont été refrappées entre 1951 et 1960 pour reconstituer les stocks d’or refondus ou disparus pendant les deux guerres mondiales. Ces pièces n’ont pas circulé et la comparaison avec les millésimes 1899/1906 (”d’origine”) permet immédiatement de voir la différence de qualité.

* Vous lirez avec intérêt nos autres articles à propos des pièces d’or :

Tout l’or du monde

Jeudi, janvier 1st, 2009

Tout l’or produit jusqu’à ce jour rentrerait dans un cube de 20 mètres de côté. Si on devait le distribuer à l’ensemble des habitants de la planète, cela représenterait 24 g par habitant, presque quatre Napoléons de 20 Francs. L’or est clairement une métal rare !

A LIRE POUR EN SAVOIR PLUS : Investir avec les pièces d’or. LE GUIDE

La grande confiscation : détention d’or illégale aux Etats-Unis entre 1933 et 1975

Jeudi, janvier 1st, 2009

Connaissiez-vous le “coup d’état” de Roosevelt du 5 avril 1933 ? A cette date, le président américain décrétait la détention d’or illégale pour les citoyens américains, et leur ordonnait de restituer pièces, lingots et certificats d’or aux banques fédérales de réserve avant le 1er mai 1933, au prix de $ 20,67/once. 

1933 est l’année où la Grande dépression a provoqué une sévère pénurie d’or. Le Emergency Banking Relief Act de 1933 avait été voté pour “fournir un soulagement à l’urgence nationale du secteur bancaire et pour d’autres objectifs”…
Tout refus de restituer son or entraînait une amende de 10 000 $ et 10 ans de prison. Ces mesures exceptionnelles visaient à empêcher le grand public de stocker de l’or physique. La solution était simple : rendre illégale la possession d’or directe. Mais comme souvent lorsqu’un gouvernement agit en urgence, cette loi capitale fut la pierre qui déclencha l’avalanche qui menace d’engloutir le dollar aujourd’hui.

En 1934, Roosevelt proclamait la confiscation de l’or des banques (Gold Reserve Act : en échange de certificats or non échangeables en or !)

Cette loi restera en vigueur aux USA jusqu’en 1975, à un moment où le dollar était déconnecté de l’or depuis quelques années.

Tout cela n’empêcha cependant pas les américains de s’acheter et se vendre de l’or “sous le manteau” et notamment de l’or sour forme de paillettes qui avait été oublié par la loi. Sans parler d’un grand nombre d’américains qui avaient tout compris à l’or et le conservaient dans des coffres en Suisse : Les réserves de richesse sont immobiles, mais la valeur que représente ces richesses (la monnaie) circule (cf notre article à propos des pierres de l’Île de Yap)

A lire http://www.the-privateer.com/1933-gold-confiscation.html (en anglais)

Les pièces d’or, de nouveau un cadeau en vogue

Dimanche, décembre 28th, 2008
Natacha et la clé du coffre bancaire où elle garde ses pièces d'or et celle de sa fille

Natacha et la clé du coffre bancaire où elle garde ses pièces d or et celle de sa fille

Pour la première fois depuis les années 70, offrir des pièces d’or pourrait redevenir une idée cadeau en vogue. Nous avons fait une petite enquête sur Facebook et nous avons trouvé Natacha, infirmière de quarante ans et mère d’Anaïs, jeune étudiante de vingt ans. Interview.

LORetLARGENT.info  : Connaissiez-vous l’or et les pièces d’or en particulier avant d’en offrir une à Anaïs ?

Natacha : Jusqu’à il y a encore 6 mois, pour moi, l’or c’était uniquement le métal précieux que l’on utilise principalement en bijouterie. Je savais vaguement que dans le passé il avait eu une plus grande importance mais je n’aurais jamais envisagé en acquérir pour moi, encore moins pour offrir autrement que sous forme d’un bijou. Quant aux pièces d’or, pour moi c’était ce que les grands parents offraient après guerre à leurs petits enfants pour les protéger en cas de coups durs  et assurer l’avenir. Avant cette année,  je n’avais jamais tenu dans mes mains une véritable pièce d’or. Bref, pour moi c’était un truc un peu vieillot qui ne correspondait pas aux canons d’un cadeau que l’on offre en ce début de XXIème siècle. Et puis il y a eu la crise…

LORetLARGENT.info : Justement, parlez-moi de ça. Vous êtes infirmière, vous n’êtes pas concernée par les traders londoniens qui sont virés par e-mail et votre travail ne devrait pas connaitre la crise. Expliquez-moi comment vous avez perçu cette crise et ce qui vous a poussé à acheter de l’or, non plus comme bijou, mais dans une logique de placement, d’assurance anticrises ?

Natacha : La crise, je suis comme tout le monde, je l’ai découvert par les médias. J’ai compris les implications qu’elle pouvait avoir dans l’économie réelle. Mes patients m’en parle, certains sont très inquiets, notamment les plus vieux qui ont connu la guerre. Selon eux, les choses peuvent commencer comme ça, monter sournoisement pendant quelques années et exploser quelques années après. Même si parfois je trouve tout cela un peu alarmiste,  je suis tout de même vigilante et prévoyante, notamment pour mes enfants. Et puis j’ai  vu  par hasard un reportage sur l’or dans le journal  tv. J’ai été surprise par ces gens qui se ruaient chez des numismates pour acheter ou vendre des pièces d’or car les prix commençaient à grimper. Jusqu’à peu, l’immobilier était pour moi la valeur refuge. Elle n’est donc vraisemblablement pas la seule… j’ai donc appris que l’or n’avait  cessé de grimper depuis le 11 septembre 2001.
Je suis passé sur eBay pour voir le prix des pièces d’or. Mais n’y connaissant  rien et n’ayant pas spécialement confiance, j’ai  alors tout bêtement fait appel  à mon banquier qui  m’avoua ne pas y connaitre grand-chose, mais qu’il allait se renseigner. Après plusieurs appels de relance et quelques semaines d’attente, j’avais enfin mes 20 pièces d’or, superbes ! Jusqu’à ce jour, ma référence en  matière  d’or était le “  vieux napoléon ” que ma grand-mère portait  autour du cou !
Pour conserver mes pièces d’or , ne voulant pas les garder à la maison, J’ai  quand même préféré payer 90 euros une année de location pour un petit coffre à la banque , une chance, c’était le dernier  disponible  ! Un service à améliorer !

LORetLARGENT.info : Et pourquoi offrir une pièce d’or comme cadeau de noël à votre fille ?

Natacha : J’ai trouvé ces pièces vraiment très belles et me suis dit que  lui offrir sa première pièce d’or serait un beau cadeau pour elle, original et pourquoi pas ensuite  constituer  un petit capital intéressant. (on avait d’ailleurs trouvé le blog LORetLARGENT.info). Je pense finalement qu’offrir des pièces d’or aujourd’hui est tout aussi pertinent que d’avoir une assurance vie ! Depuis tous  ces scandales financier je me demande quand même où l’argent de ces assurances est-il  réellement investit ?

LORetLARGENT.info : Et comment offre-t’-on alors une pièce d’or pour Noël ?

Natacha : J’ai tout bêtement présenté la pièce dans un petit écrin, joliment emballé et déposée au pied du sapin. Ma fille a adoré ! Mais il fallait que cette pièce  reste en lieu sûr. Si l’or est bien une valeur refuge, il vaut mieux qu’elle reste en sécurité dans un coffre assuré, dans une banque. Elle sait  qu’elle  peut disposer  de sa pièce, à tout moment, en cas de besoin ! Du moment qu’elle rempli totalement le rôle qu’on lui donne, c’est-à-dire prendre de la valeur en période crise et pouvoir la revendre à tout  moment.

Les napoléons seront-ils le must des cadeaux pour les prochaines années ? Pour la rédaction de LORetLARGENT.info c’est une évidence depuis notre rencontre avec Natacha.

La prime des pièces d’or expliquée aux novices

Lundi, décembre 22nd, 2008

Le prix d un napoléon est égal au prix de l or contenu + la prime

Il y a encore quelques temps cette fameuse prime était nulle voire négative pour le Napoléon 20F. En pleine crise, courant octobre 2008, elle culminait à 30% (nous avons observé un pic à 65%, mais non significatif selon nous), un record depuis presque trente ans. Mais la prime des pièces d’or, c’est quoi déjà ?

La prime est la différence entre le prix du métal précieux constituant la pièce et le prix négocié de celle-ci.

Ainsi, un napoléon pourrait avoir pour 110 euros d’or mais valoir 120 euros. La différence entre ces deux valeurs exprimée en pourcentage est la prime.

La prime d’une pièce est liée à plusieurs facteurs :

· la fabrication : Plus les pièces sont petites et difficiles à produire et plus leur prime risque d’être élevée (sur ce principe, les Napoléons 10F ont une prime plus élevée que les 20F plus grosses). Parfois des qualités spéciales (Belle épreuve par exemple) ont été produites, justifiant alors une prime plus élevée.

· la spéculation : la prime augmente suivant les principes de l’offre et de la demande. Dans une période où les pièces se vendent plus qu’elles ne s’achètent la prime sera nulle ou légèrement négative (dans ce cas les pièces sont fondues si leur qualité est médiocre). Au moment d’une forte demande ou emballement spéculatif, la prime liée à la spéculation grimpe en flèche. La prime est donc un indicateur très efficace sur l’état de l’offre et de la demande, du potentiel de cette dernière et aussi des actions à mener. Une prime négative, nulle ou faiblement positive doit motiver l’achat alors qu’une prime entre 70 et 80% doit pousser immédiatement à la vente (en France la TVA s’applique sur les ventes d’or pour les pièces dont la prime et supérieure ou égale à 80%).

· la conservation : une pièce de qualité, n’ayant pas de trace de manipulation gardera toute sa prime. De mauvaises conditions de conservation (contact avec les doigts, rayures, usure par le frottement…) entraineront une décote de 4 à 10% pouvant donner une prime négative. Dans ce cas les pièces sont fondues et revendues au prix du métal précieux. Sur ce principe, la prime du demi-napoléon est plus élevée que celle du napoléon car les pièces de 10 francs or étaient bien plus utilisées, donc potentiellement plus usées, que celles de 20 francs; au final il est donc plus difficile de trouver un demi-napoléon en excellent état alors que les napoléon “neufs” sont nombreux (essentiellement des refrappes Pinay Marianne-Coq).

· la collection : certaines pièces sont plus rares du fait de leur frappe en plus petit nombre ou bien de caractéristiques particulières liées à des critères de rareté numismatique. Ainsi un 100 Francs Bazor (pièce de 6,55 g) pourra dépasser les 10000 euros suivant son niveau de rareté et son état. Ce chiffre étant alors totalement déconnecté de la valeur de l’or de la pièce.

· l’emplacement géographiques : les pièces d’or ne sont pas recherchées de la même manière dans tous les pays. Ainsi, en Chine ou bien aux USA, les napoléons sont bien moins connues et l’on préfère y acheter des pièces locales, ou bien des Krugerrand voire des Souverains qui ont un rayonnement international.

Notions associées :

  • La prime de fond : Il s’agit de la prime moyenne que l’on observe en temps normal, en dehors des périodes de crise par exemple. La prime de fond des napoléons 20F et par exemple nulle ou légèrement négative. Celle des demi-napoléon (napoléon 10F) est d’environ 12% alors que celle du napoléon 20F est nulle voire légérement négative.
  • Différentiel de prime : Il s’agit de la différence entre la prime de fond et la prime la plus haute observée. Ce chiffre indique quel est le potentiel que représente la prime comme effet de levier dans le cadre de l’achat de pièces d’or. Le demi-napoléon (napoléon 10F) est la pièce avec le différentiel de prime le plus élevé (80%) alors que le napoléon 20F tourne autour de 30% depuis quelques années.

Echanges entre la rédaction et un lecteur de LORetLARGENT.info à propos de la prime :

Xavier (lecteur du blog): Pourquoi dites-vous qu’un lingot est “banal” ? Sa prime n’est certes pas élevée, voire nulle, mais n’est-ce pas justement le moyen d’acheter de l’or d’investissement à son prix de marché ? Lorsque ce prix montera (très haut, comme je l’espère), l’affaire se révélera intéressante. Une pièce supporte aujourd’hui une prime élevée, donc est intéressante à vendre mais pas forcément à acheter…

LORetLARGENT.info (Jean-François Faure): Si vous avez 20000 euros à placer, n’achetez pas un lingot. Attendez que la prime des Nap passe en dessous de 5% pour vous positionner.
La prime est un véritable effet de levier. Imaginons que vous achetiez dans quelques mois un lingot et pour le même prix l’équivalent en Nap 20F sans prime. Si vous revendez au moment où vous en avez besoin (vous n’avez pas perdu de vue que l’or est une assurance contre les crises, mais pas contre les problèmes de la vie, dans ce derniers cas, préférez d’autres placements), à poids d’or égal, vous aurez minimum 20% en plus avec vos pièces (la prime), sans parler d’une plus grande facilité à les écouler.
Pour résumer, partant du principe que les pièces d’or sont un placement anti-crise, une assurance dont vous récupérez largement la mise (habituellement une assurance est à fonds perdus), il faut dès le départ prendre en compte la notion de prime et surtout celle de différentiel de prime. Il faut acheter les pièces qui ont le plus fort potentiel de hausse entre la prime de fond (la prime moyenne en dehors des crises) et la prime la plus haute rencontrée au moment des crises. Sur un lingot il y a 5% de différentiel de prime, sur un demi-napoléon il y a 76%. Imaginez sur un investissement de 20000 euros ce que ça donne à la revente. Évidemment les pièces doivent êtres d’excellente qualité. (Surtout ne rien acheter par eBay, vous aurez environs 1/3 de pièces bonnes pour la fonderie même si les photos sont flatteuses).
Gardez à l’esprit que la seule chose qui doit motiver votre achat d’or (pièces ou autres) c’est la revente (quand et comment). Généralement il faut faire vite et au meilleur prix. Et le lingot n’a pas le meilleur classement dans ce genre de concours…

Xavier : (…) La prime pourrait-elle baisser si l’or monte et surtout si on assiste comme en ce moment à une explosion de la demande physique partout dans le monde, et en France en particulier ?

LORetLARGENT.info : Vouloir comparer les évolutions de l’once d’or avec celle de la prime sur le Napoléon, c’est comme comparer le moral des banquiers américains et anglais avec celui des ménages français. Mon image est un peu caricaturale, mais elle reflète bien que les critères sous-jacents la hausse de l’once d’or ne sont pas les mêmes que ceux de la prime du napoléon. A ce sujet, comparez l’envol de l’once d’or en mars et le calme plat de la prime à la même époque. En mars, les français n’avaient qu’une vague idée qu’une crise approchait et sont restés vendeurs sur le Napoléon jusqu’en septembre. Sachez qu’au mois de janvier, notre  propre banquier ne savait pas comment faire pour nous vendre des pièces d’or alors qu’il n’avait aucun problème pour à nous proposer du LYXOR GOLD. Bref, on parle du même métal précieux, mais certainement pas du même support d’investissement et la prime est un excellent révélateur de ce décalage entre l’once d’or des places boursières, connecté notamment aux fluctuations du pétrole et du dollar, et la valeur des pièces d’or vendues en France qui sont plus en phase avec le moral des petits investisseurs amateurs de valeurs tangibles, comme les lecteurs de ce blog par exemple.

Xavier : D’accord, je me rends à vos arguments, qui se tiennent. C’est un problème de support d’investissement et on peut considérer en effet que le moral des petits investisseurs n’est pas encore au plus bas, tandis que le cours de l’once reflète déjà la dégradation des anticipations des gros spéculateurs (ou le début de la fin des manipulations sur le COMEX). L’avenir nous le dira.

Quelques articles à lire pour illustrer l’effet de levier que représente la prime :

Livres à lire :
2008-2015 : pourquoi l’or va battre la performance des actions et des obligations et comment vous pouvez en profiter de Léonard Sartoni
Guide d’investissement sur le marché de l’Or de Yannick Colleu

La place de l’or en ce début de millénaire

Samedi, décembre 20th, 2008
De l or sur une salade servie dans un grand restaurant

De l or sur une salade servie dans un grand restaurant

Au cours des siècles, l’or a agité les passions pour le pouvoir et la gloire, pour la beauté, pour la sécurité, et même pour l’immortalité. L’or a été un symbole de l’avidité, un instrument de la vanité, et une contrainte puissante en tant qu’étalon monétaire. Aucune autre matière n’a jamais inspiré autant de vénération pendant une aussi longue période.

Dieu choisit l’or pour le tabernacle où les êtres humains devaient venir lui rendre un culte. Jason vit dans la Toison d’or la clé pour établir sa dynastie. Pour les pharaons égyptiens, l’or servait à confirmer leur magnificence, même dans l’au-delà. Crésus frappa ses statères en or et soudoya la Pythie de Delphes avec de l’or pour être rassuré sur son propre pouvoir. Crassus pensa que l’or pourrait acheter la gloire militaire et il finit avec de l’or fondu versé dans sa gorge. Les Byzantins s’attachèrent à l’or comme instrument de pouvoir et pour maintenir leurs nombreux ennemis à distance. Les Arabes l’utilisèrent, en parallèle avec leur talent militaire, pour ridiculiser le monde avec leur savoir-faire commercial. Les survivants de la Grande Peste se paraient d’or pour célébrer le fait d’être encore en vie.
Colomb pensait que l’or permettait d’accéder au paradis. Les Espagnols dépouillèrent de son or le Nouveau Monde dans une vaine tentative pour dominer l’Ancien. Les Asiatiques absorbaient l’or pour se protéger de l’inconnu. Isaac Newton, un savant qui passa des années à pratiquer l’alchimie, pensait qu’il avait compris la guinée en or, et il sous-estima grossièrement son importance. Les Anglais, et à leur suite les Européens et les Américains, construisirent des systèmes financiers complexes reposant sur l’or, espérant qu’il protégerait leur richesse contre l’irresponsabilité des gouvernements et l’impatience des pauvres. Les Forty-Niners ravagèrent la ferme de Johann Sutter en cherchant à vivre comme des rois. John Stewart MacArthur pensait que le processus de cyanuration lui apporterait la richesse mais il fut contré par encore plus avide que lui. Charles de Gaulle voyait en l’or une arme pour mettre ses rivaux à genoux afin que le monde puisse jouir de l’ordre que lui apporterait la France. Les gnomes de Zurich et les spéculateurs, pendant la fièvre du début des années 1980, se réfugiaient dans l’or comme derrière un bouclier invisible contre l’irrationalité de l’État.

Mais tout cela est de l’histoire. A l’aube du nouveau millénaire, l’or n’est plus au centre de l’univers. Les derniers vestiges des entraves dorées furent jetés par Richard Nixon en 1971. Quand ce Humpty Dumpty tomba de son mur, personne ne voulut vraiment le remettre à sa place. Dépossédé de ses pouvoirs sur le monde de la monnaie, l’or était émasculé. Maintenant l’avidité et le désir de pouvoir prennent d’autres voies. Nous avons renvoyé l’or à son rôle traditionnel en joaillerie et en décoration, même si de petites quantités naviguent dans l’espace ou accélèrent la circulation des bits informatiques. Dans une application encore plus innovante, de l’or 22 carats est saupoudré sur les salades de sashimi, le gigot d’agneau et autres plats de luxe.

Extrait de l’ouvrage de Peter Bernstein ”Le pouvoir de l’or : Histoire d’une obsession

Mais la glorieuse histoire de l’or est-elle vraiment achevée ?

Samedi, décembre 20th, 2008
Un trésor constitué de 6kg d'or trouvé en Allemagne. L'or que l'on pense enterré fini toujours par refaire surface.

Un trésor constitué de 6kg d or trouvé en Allemagne. L or que l on pense bien enterré fini toujours par refaire surface.

Pour répondre à cette question, nous devons revenir au commencement de cette saga.
Tout au long de l’Histoire, l’or a joué deux rôles - décoratif et monétaire - qui se sont renforcés l’un l’autre. L’or conférait la puissance à cause de son indiscutable et indestructible beauté, mais cette puissance était d’autant plus grande que l’or acquérait plus d’importance en tant que monnaie.
Néanmoins les ferments qui allaient conduire à la perte finale par l’or de son statut de monnaie apparaissent très tôt dans cette histoire. L’innovation par inadvertance du papier-monnaie par Hien Tsung, au IXe siècle, était la première étape dans cette voie. Des substituts encore plus efficaces à la monnaie métallique apparurent ensuite au Moyen Age, avec l’usage croissant de la monnaie de crédit comme les lettres de change et le développement en parallèle des activités de banque. Dès le VIIe siècle, l’accélération de la croissance du commerce et de la production avait causé un besoin urgent et croissant pour du numéraire. Avec le temps, l’or se révéla plus un handicap qu’un instrument efficace pour conduire les affaires.

L’étalon-or qui surgit presque par accident au XIXe siècle reconnaissait explicitement ce glissement dans la fonction de l’or, qui passait moins fréquemment de main en main. Dorénavant la plus grande partie de l’or monétaire restait, au contraire, dans les chambres fortes des banques comme la garantie collatérale suprême pour les monnaies de papier et les dépôts bancaires employés dans les transactions commerciales et financières en pleine expansion. L’or était consacré comme l’étalon absolu et la protection inattaquable - la garantie que les politiciens ne déclencheraient pas des émeutes en créant des formes plus abstraites de monnaie et en provoquant une inflation sauvage comme cela avait été sí souvent le cas par le passé. En 1928, George Bernard Shaw, que l’on ne peut soupçonner de conservatisme, résuma parfaitement cette attitude dans son Guide du capitalisme et du socialisme à l’usage de la femme intelligente : ” Vous devez choisir entre mettre votre confiance dans la stabilité naturelle de l’or ou bien dans l’honnêteté et l’intelligence des membres du gouvernement. Et, sauf le respect dû à ces gentlemen, je vous conseille, tant que le système capitaliste fonctionne, de voter pour l’or.”

Même ce rôle central de l’or était condamné d’avance. L’impatience des hommes politiques était loin d’être la seule force qui conduirait finalement à l’enterrer. L’issue était écrite dans la magnitude et la complexité croissante des activités financières en général et du fonctionnement des gouvernements en particulier. Il apparaissait de plus en plus irrationnel de gérer un système financier global avec un métal dont les sources avaient été arbitrairement distribuées par la nature, les principales d’entre elles se trouvant dans des pays aux régimes aussi contestables que la Russie ou l’Afrique du Sud. L’or était devenu un anachronisme.
Mesurée à partir de 1870 jusqu’au moment, en 1971, où Richard Nixon a tranché le dernier lien avec l’or en tant qu’étalon et protection, la longévité de l’étalon-or n’a été qu’une fraction de celle du besant des Byzantins. Christophe Colomb, John Locke, David Ricardo et Montagu Norman auraient été bien étonnés de découvrir que leurs vérités éternelles n’étaient pas aussi éternelles qu’ils le pensaient.

Et pourtant nous ne pouvons pas être certains que cette saga touche à sa fin. En 1875, comme nous l’avons vu, l’économiste anglais distingué Stanley Jevons avait prévenu que ” les hommes sont tenus pour si peu responsables des dégâts qu’ils font à la monnaie que ce n’est pas une bonne chose de laisser sa gestion à leur entière discrétion “. Néanmoins, la gestion discrétionnaire est précisément le système que le monde a choisi à la place des contraintes imposées par l’or. Enfin libérés des entraves dorées, tous les pays du monde fonctionnent désormais avec des systèmes monétaires et des devises convertibles en rien d’autre que les devises d’autres pays, tout ceci effectué sans coût, en pressant simplement sur les touches d’un clavier d’ordinateur. Nous n’avons plus de monnaie pouvant être testée avec une pierre de touche pour déterminer si elle est authentique.

Beaucoup de gens pensent que le dollar est le liant qui maintient tout le système ensemble, comme le fit l’or dans le passé. Aujourd’hui, en d’autres termes, le dollar américain semble jouer le même rôle sur la scène internationale que celui joué par la livre britannique au XIXe siècle. Mais, après la Seconde Guerre mondiale, les réserves d’or de la Grande-Bretagne étaient depuis longtemps épuisées, et l’offre de livres sterling était tellement supérieure à leur demande que leur valeur plongea.
Le dollar n’est pas plus un métal que ne l’était le sterling ; et il n’est pas différent des devises des autres nations. Il se trouve simplement que c’est encore le rivet central du système au début du XXIe siècle. Aucun rivet central n’a jamais duré indéfiniment, pas même l’or.
L’idée est répandue que le dollar a fait la loi non seulement à cause de la formidable puissance économique de l’Amérique mais aussi grâce à l’extraordinaire savoir-faire des financiers qui se sont succédé à la barre de la banque centrale américaine - le système de Réserve fédérale. Un article de Floyd Norris dans le New York Times du 14 mai 1999 était intitulé “Qui a besoin de l’or quand nous avons Greenspan ? “. Ce titre reflétait une opinion largement partagée à notre époque.

Rappelons-nous l’observation de Benjamin Disraeli en 1895 : “Notre étalon-or n’est pas la cause, mais la conséquence de notre prospérité commerciale. “De la même manière, les banquiers centraux de tous les grands pays du monde apparaissaient peut-être compétents dans les années 1980 et 1990 car les conditions économiques de ces années les faisaient apparaître compétents. Il n’y avait pas de conflit international majeur risquant de déclencher l’inflation. Les poussées inflationnistes causées par l’État-providence avaient été étouffées par le démantèlement d’une partie des filets de protection sociale et par l’obsession de comprimer les déficits budgétaires, pas seulement aux États-Unis mais aussi en Europe, dans une bonne partie de l’Amérique latine, et en Asie. L’économie mondiale était férocement concurrentielle, et les entreprises américaines étaient les plus compétitives de toutes. Les réserves pétrolières connues pendant ces années étaient beaucoup plus importantes qu’au début des années 1970. Bref, à la fin du XXe siècle, aucune force irrésistible ne mettait à l’épreuve les réelles compétences des banquiers centraux ni ne secouait le dollar dans sa position dominante.

Rappelons-nous aussi les observations de Marco Polo sur la devise de Kublaï Khan : ” La production de la monnaie [de Kublaï Khan], écrivait-il, est organisée de telle sorte que l’on peut réellement dire qu’il a maîtrisé l’art de l’alchimie… La procédure d’émission est aussi formelle et officielle que s’il s’agissait de pur or ou argent… La monnaie est authentique… Cette monnaie, le Khan en possède de telles quantités qu’il pourrait s’il le voulait acheter tous les trésors du monde. ” Si Marco Polo était encore parmi nous, il ferait sans aucun doute observer la remarquable ressemblance entre le dollar américain et l’émission monétaire de Kublaï Khan. Pourtant, nous ne sommes pas plus assurés de la permanence de l’hégémonie du dollar que de la dominance passée du papier-monnaie de Kublaï Khan, des pennies d’Offa, du besant, du dinar, du ducat, ou de la livre sterling. Durant les périodes de fièvre inflationniste de la fin des années 1970 et du début des années 1980, les gens apeurés et même ceux qui s’y connaissaient se détournèrent des dollars pour aller vers l’or. Dans les périodes inévitables où de telles turbulences réapparaîtront, l’Histoire pourrait bien se répéter elle-même. Les marchés de l’or sont développés et actifs.

Ainsi que Robert Mundell, lauréat du Nobel d’économie 1999, le fit remarquer en recevant son prix à Stockholm, “la chose principale qui fait défaut aujourd’hui est une monnaie universelle, un étalon de valeur, le lien entre le passé et le futur, et le ciment qui relie les différentes communautés humaines éloignées les unes des autres “. Il poursuivit en rappelant à son audience que l’or avait rempli ce rôle depuis l’époque d’Auguste jusqu’en 1914 et que “l’absence de l’or comme élément intrinsèque de notre système monétaire aujourd’hui rend, à cet égard, notre siècle - celui qui vient juste de s’écouler - unique depuis plusieurs milliers d’années “. Mundell exprime sa thèse avec emphase, mais l’absence de monnaie universelle continuera d’être une plaie pour l’économie mondiale tant que le problème ne sera pas résolu.
En mars 1997, bien avant de savoir qu’il serait un jour honoré par l’Académie suédoise, Mundell avait fait la prédiction suivante : ” L’or sera un élément du système monétaire international au XXIe siècle. ” C’était une déclaration audacieuse et sujette à controverse, inquiétante aussi. L’or sera peut-être de nouveau la protection ultime dans une période chaotique. Le retour de l’or à son rôle traditionnel de monnaie universelle est, cependant, peu probable, sauf si le dollar, l’euro et le yen cessaient tous les trois d’être des moyens de paiements acceptés internationalement.

L’histoire de l’or contient un enseignement plus profond, qui n’est pas rattaché aux qualités éphémères de ce que nous choisissons comme monnaie. Dans un sens plus général, l’histoire de l’or n’a pas de fin.
L’aspect le plus frappant de cette longue histoire est que l’or a fait trébucher la plupart des protagonistes du drame. Les uns après les autres, les personnages se sont comportés comme le voyageur de Ruskin qui s’est noyé agrippé à son or, et ils ont découvert trop tard que c’était l’or qui les possédait. Midas, Jason, Crésus, les empereurs byzantins, les survivants de la Grande Peste, Pizarre et son empereur Charles Quint, MacArthur le chimiste, Montagu Normaiì et Benjamin Strong, Charles de Gaulle et les fanatiques de l’or des années 1980 - tous étaient habités par l’obsession de l’or, mais ils étaient à la poursuite d’une illusion. Aucun ne connut le destin qu’il espérait.

Ceux qui pensaient que l’or était une protection contre les incertitudes de la vie ne comprenaient pas que la quête de l’éternité ne peut pas être satisfaite avec de l’or, ou par tout autre substitut : les dollars, les euros, ou ce que vous voudrez. L’or en tant que fin est absurde. La thésaurisation ne crée pas la richesse. L’or et ses substituts n’ont de sens qu’en tant que moyen : pour embellir, pour décorer, pour échanger contre ce dont nous avons besoin et que nous voulons réellement.
Peut-être que les héros les plus sages de notre histoire étaient les simples habitants de Jenné et de Tombouctou qui échangeaient dans le silence l’or contre le précieux sel dont ils avaient besoin pour vivre.

Extrait de l’ouvrage de Peter L. Bernstein “Le pouvoir de l’or : Histoire d’une obsession

D’autres articles LORetLARGENT.info à propos de l’histoire de l’or :

  • La ruée vers l’or de Californie - Histoire de l’or (4)
  • Une pépite de 7 kilos comme butoir de porte - Histoire de l’or (3)
  • Le vendredi noir du 24 septembre 1869 ou le scandale Fisk & Gould - Histoire
    de l’or (2)
  • Des humains et de l’or - Histoire de l’or (1)
  • Adversaires et défenseurs de l’or aux XIXème et XXème siècles
  • Les pièces de monnaie d’or et d’argent. D’abord un objet avec du sens.

    Vendredi, décembre 19th, 2008
    Pièces d'or 40F - Bonaparte premier consul

    Pièces d or 40F - Bonaparte Premier Consul

    Nous vous avons parlé de l’intérêt des pièces d’or comme assurance lors de période de crise. Nous avons aussi évoqué l’effet de levier que représente la prime, surclassant ainsi tous les investissements dans l’or physique connus. Bref, nous vous en avons parlé comme un placement, comme votre banquier pourrait vous détailler les avantages d’un tracker Lyxor gold, les belles photos en plus. Il ne manquerait plus que l’on voit un jour sur ce site une analyse graphique de l’évolution de la prime du napoléon. Même si pour l’instant nous gardons pour nous ce genre d’analyse, il est probable que cela arrive prochainement. Mais franchement ce ne serait pas rendre tous les honneurs qui sont dues à ces petits morceaux de métal. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’une monnaie ancienne d’or, d’argent, ou bien même d’un vil métal, reste avant tout un objet avec du sens.

    Patrice de la Perrière et Pierre Colombani nous en parlent avec toute la passion des numismates qu’ils furent.

    La monnaie se rattache à l’histoire de la ville, de la province, de l’État par lequel elle a été frappée. Elle est une de ses composantes. Elle en subit directement les fluctuations. Archaïque et grossière à ses débuts, indiquant ainsi le manque d’assurance, elle s’affine, s’équilibre, ” s’anoblit “, ses formes devenant plus élégantes, voire plus fonctionnelles, quand la cité devient plus puissante ; son esthétique s’améliore pour rivaliser avec le monnayage des cités voisines ou des États rivaux. Avec orgueil, elle porte sur ses flans le visage de ses héros, de ses rois, de ses dieux. Elle y célèbre ses victoires, ses armées, parfois ses passions (le quadrige représenté sur les monnaies de Syracuse indiquait le vif intérêt des Syracusains pour les courses de chevaux), ses emblèmes, ses symboles, clairs ou ésotériques.
    Certains empereurs ou tyrans ne sont représentés que sur quelques monnaies et pendant une courte période, montrant ainsi, soit la brièveté d’un règne, soit la haine tenace de leur successeur. Inscriptions et types monétaires ont une fonction de propagande. L’effigie de l’empereur peut être représentée sur les monnaies des décennies après sa mort, et cela dans des villes, des pays très distants.
    Que le poids des monnaies d’or et d’argent s’amenuise indique les difficultés d’un roi, d’une cité, l’inflation n’étant pas, hélas ! un phénomène de notre époque. Quels meilleurs témoignages d’une civilisation peut-on trouver ?

    Mais une monnaie d’or ou d’argent, ce n’est pas qu’une histoire, c’est aussi le plaisir de posséder une œuvre d’art.
    Pour le passionné de formes, d’esthétique, la monnaie présente les mêmes caractéristiques d’unité, d’équilibre des volumes, de stylisation, ou encore de maniérisme, voire d’abstraction, qu’un tableau, une statue, un bijou…
    Les villes, les rois, les tyrans faisaient appel aux meilleurs artistes, aux graveurs les plus célèbres pour illustrer leur monnayage. Que ce soit un Kymon, ou un Evainète, dans le monde grec, un Warin sous la royauté française. Les monnaies issues de notre Moyen Âge témoignent avec orgueil de la magnificence de l’art gothique et de l’extrême richesse de la cour de France. Elles nous retracent les préoccupations esthétiques et la recherche artistique d’une période, ce document exceptionnel s’insérant parfaitement dans le panorama d’un règne, d’une civilisation.

    Pour finir, une monnaie c’est le caractère fascinant de l’objet usuel. Une monnaie n’est pas créée pour le seul plaisir de la décoration, mais pour un usage très concret. Passée de main en main, elle a été caressée, appréciée, désirée, perdue, cachée par ses lointains possesseurs. Ces civilisations dont nous sommes issus et dont nous dépendons constituent notre patrimoine artistique, toute notre histoire. Elles les ont laissées en témoignage.

    Entre patrimoine virtuel et patrimoine palpable

    Jeudi, décembre 18th, 2008

    Et si l'avenir des placements anti-crise c'était gérer virtuellement de l'or bien réel ?

    La crise économique que notre planète traverse, à défaut d’être confortable, a au moins pour mérite d’avoir mis au grand jour un certain nombre de dysfonctionnements, un bon nombre d’entre eux étant survenus - voire survenant encore et toujours - au sein d’organismes à qui pourtant, très majoritairement, les états et gouvernements avaient, depuis des décennies, accordé une très large confiance : les établissements financiers. C’est-à-dire, schématiquement, les banques, les organismes de crédit et les établissements spécialisés dans l’épargne (même publique).

    Aujourd’hui la crainte des épargnants - et du commun des mortels - n’est plus tant de savoir si leurs économies sont raisonnablement fructueuses, que de savoir si elles ne sont pas tout simplement volatiles. L’on sait que l’Etat français garantit les dépôts bancaires à concurrence de 70.000 euros par personne, mais jusqu’à quel point ? Et si une faillite massive - que l’affaire Madoff aurait d’ailleurs pu parachever - survenait ? Si les plus grandes banques françaises en arrivaient au stade de la liquidation ? Combien représenteraient, pour l’économie publique, ces garanties tendant ainsi à dédommager des dizaines de millions de personnes ? La France elle-même ne se retrouverait-elle pas, elle aussi, en dépôt de bilan ?

    Même parmi les personnes qui n’ont pas 70.000 euros en banque - et elles sont une majorité -, mais aussi, à plus forte raison, parmi celles qui les ont ou qui ont même davantage, il se trouve un nombre croissant d’individus qui n’ont plus du tout confiance en les établissements bancaires, et qui, tous comptes faits, préfèrent finalement vider leurs comptes bancaires et récupérer leurs pactoles pour les protéger ” sous le matelas ” (ou dans le ” bas de laine “, pour citer une autre expression consacrée). C’est bien sûr sans compter les risques d’incendie, d’inondation, de cambriolage ou de toute autre forme de sinistre, mais au final, ces risques, même cumulés, sont-ils réellement plus élevés que celui de voir sa banque s’effondrer, puis l’Etat de se retrouver dans l’incapacité d’assumer les garanties données ?

    Un autre signe des temps, il existe une tendance sans cesse croissante, et on la doit à l’avènement d’Internet. Il s’agit des établissements que l’on peut qualifier de ” semi-bancaires “, tels Paypal, Moneybookers ou Google Checkout. Chaque jour, des millions de transactions entre particuliers mais aussi entre professionnels échappent au contrôle des banques (pas de chèque, pas de virement, pas de transaction par carte bancaire), mais aussi des services d’acheminement du courrier (pas de mandat-cash non plus !).

    Du 100 % virtuel, voilà qui serait une bonne idée. Après tout, grâce à l’argent-dette, c’est ce que font les banques depuis des décennies : vous prêter de la monnaie qui n’a jamais été frappée (au sens technique du terme), et seulement en dernier recours (retrait au guichet ou au distributeur) la convertir en monnaie palpable. D’ailleurs, même votre salaire est virtuel. Il n’est rien de plus qu’un jeu d’écritures entre deux banques, par banque centrale interposée (ce que l’on nomme chambre de compensation, qui ne pratique jamais de compensation au franc le franc, pour des raisons inhérentes au système monétaire).

    La bonne formule, la plus rassurante, sans doute la plus équilibrée aussi, serait de combiner le virtuel, finalement plus sécurisant que le système bancaire, avec des valeurs sûres et palpables (or, argent, etc.).

    Article écrit par Jean Lançon

    Fausses pièces d’or et faux lingots

    Jeudi, décembre 18th, 2008
    Lanalyse du différent monétaire permet au moyen dun microscope de détecter les faux napoléons

    L'analyse du différent monétaire permet au moyen d'un microscope de détecter les faux napoléons

    Dans les années 80 la prime sur les Napoléons était proche des 100%. Si un Napoléon contenait pour 1000 Francs d’or, sa valeur globale était de 2000 avec la prime, motivant des faussaires à fabriquer de faux Napoléons à partir d’or bien réel pour empocher la différence, la prime. C’est ainsi qu’a été frappé la Marianne Coq de 1915. La dernière pièce d’or Marianne officiellement frappée par la France portant le millésime 1914, il était évident qu’il ne pouvait s’agir que d’un faux dans le cas d’une pièce datée de 1915. Aujourd’hui, les fausses Marianne Coq de 1915 sont vendues comme les autres pièces en or, sans prime évidemment.

    Nous avons trouvé sur le blog Placements et métaux précieux un article à propos des faux napoléons :

    Il existe quatre sortes de faux Napoléons et une énigme.

    1. Les “tocs“: En métal vil, plaquée or. Elles ne valent rien. Elle sont relativement facilement détectable avec une bonne balance.
    2. Les “italiennes” ou “Montecatinis“: Elles furent fabriquées en Italie dans les années 1860. A cette époque, le cours de l’or était nettement inférieur à la valeur du Napoléon. De ce fait, il était très lucratif de faire des faux en or à partir de lingots. Le cours actuel de ce type de pièce est de +/- 80% de celui d’un vrai Napoléon.

    LA SUITE DE L’ARTICLE SUR PLACEMENTS METAUX PRECIEUX

    Les faussaires ne manquent pas d’imagination et ce sont aussi attaqués aux lingots.

    Le détection des faux lingots n’est pas facile quand le travail du faussaire est de bonne qualité.

    Il existe deux façons de faire un faux lingot: le lingot “plaqué-or” et le lingot “fourré”. Le premier est relativement facilement détectable, mais le second est difficile à reconnaître.

    Un lingot “plaqué-or” ou “toc” est un lingot fabriqué de toute pièce à partir d’un moule. Dans ce moule on coule un métal ou un alliage des métaux vils (généralement du bronze ou du tungstène) et par la suite on recouvre ce métal d’une fine pélicule d’or. En général dans ce cas il est impossible d’avoir un poids qui correspond au volume d’un vrai lingot. Comme on désire préserver d’abord l’apparence de la forme ce sera au détriment du poids. Ce type de lingot est plus léger qu’un vrai. Une bonne balance permettra de reconnaître ce type de fraude. Une griffure avec une pointe métallique confirmera qu’il s’agit bien d’un placage d’or.

    LA SUITE DE L’ARTICLE SUR PLACEMENTS METAUX PRECIEUX

    Evolution du prix de l’once d’or en dollars et potentiel

    Mardi, décembre 9th, 2008

    Une configuration de long terme édifiante
    En observant ce graphique, pris en base mensuelle depuis les années 1970, on remarque deux choses: une tendance globale foncièrement haussière et une période de consolidation relativement plane, qui s’est dessinée sous forme d’un triangle classique (voir MoneyWeek n° 5) durant les années 1980 et 1990. Dès lors, le biais haussier a repris ses droits et la sortie du très large triangle en question a induit un potentiel d’appréciation loin d’être encore épuisé!

    De nouveaux records historiques attendus
    Sur du plus court terme, on notera que la correction entamée en mars est venue tester un niveau de soutien important, situé autour des 700 $ l’once, et correspondant notamment à l’overlap majeur (voir  MoneyWeek n° 4) des sommets de 1980. Aussi, sur le plus long terme, tant que le support clé des 530 $ n’est pas enfoncé, de nouveaux élans haussiers sont attendus en direction des objectifs théoriques de sortie dudit triangle: 1 640 $ l’once dans un premier temps et jusqu’à 2 040 $ en extension.

    ARTICLE EXTRAIT DU NUMERO 11 DE MONEYWEEK ( disponible en kiosque dans les grandes gares ou par abonnement sur http://www.moneyweek.fr/ )

    L’intérêt d’investir dans les pièces d’or américaines

    Lundi, décembre 8th, 2008

    Vous connaissiez la préférence de la rédaction de LORetLARGENT.info pour le demi-napoléon et son différentiel de prime record. Mais saviez-vous que nous plaçons les pièces d’or américaines de 10 et 20 dollars respectivement sur la deuxième et la troisième marche du podium ?

    Bien sur j’en entends déjà dire “ces pièces sont difficiles à trouver”. Je dois alors leur répondre que ce n’est pas au moment où tout le monde va se ruer sur les pièces d’or, comme se fut le cas en octobre, qu’il faut s’y intéresser. C’était plutôt le moment de vendre. Ensuite, il n’y a pas que la rue Vivienne qui permette de trouver son bonheur, ni son banquier, et encore moins eBay. Mais ça, nous vous en reparlerons dans quelques semaines.

    Quant à ceux qui prétendent que ”leur prime est en permanence haute” nous répondons