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Archive for the ‘Bourse’ Category

Un krach imminent inquiète les Bourses

Vendredi, août 27th, 2010

Alors que les Etats-Unis peinent à sortir de la tourmente économique qui les accapare depuis des mois et qu’une rechute semble inévitable, plusieurs investisseurs restent aux aguets et s’inquiètent d’une configuration plutôt peu commune dans les cours de Bourse : cette configuration appelée « présage d’Hindenburg » laisse supposer un imminent krach boursier…

Le « présage d’Hindenburg »

Depuis quelques jours, les résultats des marchés boursiers déçoivent : chute de 6% de l’Eurostoxx 50 en quatre séances, -4,5% sur le Dow Jones…Mais c’est une toute autre peur qui envahit la communauté des analystes techniques depuis mi-août : le présage d’Hindenburg. Cette théorie, basée sur l’observation statistique, part du principe que lorsque qu’au cours d’une même séance, une quantité élevée de valeurs atteint un cours de Bourse au plus haut depuis 52 semaines et qu’un autre groupe de titres s’établit à un cours plancher de 52 semaines, cela va se conclure par un nouveau krach à la Wall Street. D’où vient ce constat ? Simplement du fait que cette configuration, depuis 25 ans, a précédé tous les krachs boursiers : et ce phénomène a été observé dernièrement, le 12 août dernier…

A vue de nez, le raccourci est un peu facile mais quand on sait l’influence de l’analyse technique sur la prise de décision dans les salles de marché, le débat mérite d’être engagé. Car si cette théorie s’avère fondée, la première conséquence serait la chute des marchés.

Mais que s’est t-il exactement passé le 12 août dernier ? Dans la même journée, au moins 2,9% des valeurs américaines du NYSE ont atteint un pic de 52 semaines, alors qu’au moins 2,6% des valeurs sont retombées à un plus bas de 52 semaines : c’est ce qu’on appelle comme expliqué plus haut le  «présage d’Hindenburg ». Pour que ce scénario panique devienne un scénario catastrophe, il faut en revanche que la configuration se reproduise dans les 35 jours qui suivent. Et selon Robert McHugh du site Internet Marketoracle, ce fut le cas dernièrement, le 20 août dernier…

Dans l’histoire des krachs, cette configuration a été systématiquement repérée : avant le krach boursier de l’automne 2008, quelques semaines avant le krach boursier de 1987, avant la panique d’octobre 1989, les crises asiatiques de 1998…bref, la récurrence du scénario n’est sans doute pas liée au hasard.

Scepticisme des optimistes !

Pourtant, certains pensent que ce scénario n’a pas de chances de se réaliser. A la base, la véracité du présage d’Hindenburg revient à Jim Miekka, qui édite un bulletin d’information,  le Bull & Bear Rapport Sudbury. Cet indicateur trouve lui-même sa source dans un autre indicateur : le high low logic index, décrit par un économiste américain dans les années 1970, Norman Fosback. Ce dernier a expliqué le principe de la baisse des marchés lorsque dans le même temps, un nombre importants d’actions atteint un nouveau sommet et un nombre important touche un plus bas.

Concrètement, le krach boursier validé par le présage d’Hindenburg  est défini par une chute rapide d’au moins 15% des indices boursiers dans les quatre mois suivants : cette configuration aurait alors 30% de chance de se produire, et donc 70% de chances de ne pas se produire…Mais à fortiori, cette forte probabilité n’exclue tout de même pas l’imminence du krach.

Le krach ne passera pas

Dans un contexte de peur et de phobies, vers quoi se tourne-t-on ? Il est évident que l’économie mondiale ne cesse de tourmenter les investisseurs, l’économie américaine en tête de liste, et que l’imminence de ce krach ne va rien arranger à l’affaire. En période de krach boursier, il y a généralement une valeur qui ne perd pas de sa splendeur et qui reste à flot pour sauver les derniers pécules des investisseurs : l’or, en hausse depuis 10 ans, la meilleure protection contre les crises !

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Réforme de Wall Street : la fin de l’étalon dollar ?

Mardi, juillet 20th, 2010

La réforme de Wall Street initiée par Barack Obama a définitivement été votée par le sénat américain le 15 juillet dernier. Cette loi est définie selon la presse américaine comme  « la plus vaste réforme du secteur financier américain jamais opérée depuis la Grande Dépression »… Pour mieux conjurer le spectre d’une 2e Great Wave ?

Ne plus réitérer les mêmes erreurs

Cette réforme vise notamment à ce qu’une crise telle que celle que le monde traverse actuellement ne se reproduise plus jamais. Cette réforme va-t-elle réellement éviter les dérives des marchés financiers ou ne servira-t-elle qu’à colmater les brèches laissées par la crise ? En 2007, la «  crise des subprimes » américaine a été le début de l’effondrement du château de cartes, affaiblissant au passage le dollar, la crédibilité des banques et le pouvoir de consommation. Cette nouvelle réforme vise ainsi à ne plus jamais engendrer le monstre créé par les banques centrales à la fin des années 90 : finis les prêts à taux longs impossibles à rembourser !

Les mesures de la réforme

Concrètement, en quoi consiste la réforme ? En bref :

- Un conseil de « régulateurs » sera chargé de surveiller les établissements importants qui, en cas de faillite, pourraient devenir une vraie menace pour l’économie (ex : les  banques comme Goldman Sachs, Morgan Stanley ou Citigrou).

- Les banques commerciales ne seront également plus autorisées à spéculer pour leur propre compte : en d’autres termes, elles ne pourront investir plus de 3% de leurs fonds propres dans des activités de marché à risque. De plus, les banques seront chargées de «  mettre de côté » davantage de fonds propres afin d’anticiper les éventuels risques.

- Côté consommateur, un organisme de défense, le  « Bureau of Consumer Financial Protection » (« bureau de protection financière du consommateur ») va être mis en place afin de protéger les consommateurs des pratiques excessives dans le secteur bancaire et financier, comme les ventes de produits immobiliers très périlleuses, les crédits à la consommation, etc. De leur côté, les banques devront s’assurer de la capacité de l’emprunteur à rembourser.

- Quant aux subprimes, la réforme prévoit dorénavant qu’ils devront « passer soit par une bourse, soit par une chambre de compensation ».

Une mise en œuvre longue à la détente

La réforme doit être mise en place par une dizaine d’agences fédérales qui seront en charge de la rédaction de plusieurs centaines de textes : selon la Chambre de Commerce Américaine, 533 nouvelles régulations, 60 enquêtes et 94 rapports sont attendus… La réforme est loin d’être immédiate (de trois à quatre ans) et le marché de Wall Street a encore le temps de connaître des soubresauts et des pertes de vitesse…

De la défaillance du système mondial

Cette réforme suffira-t-elle à redresser la situation économique des Etats-Unis, frappés de plein fouet par la marée (de l’or) noire que l’on surnomme déjà « le Tchernobyl américain » ? A en juger les symptômes qui gangrènent l’économie du pays (insolvabilité des banques, nivellement de la middle class par le bas, saisies immobilières, licenciements, échec des interventions en Irak et en Afghanistan…), on peut en douter. Cette réforme, bien que nécessaire, semble plutôt sonner le glas d’un système monétaire vacillant qui repose non plus sur une valeur réelle telle que l’or mais sur la méfiance des investisseurs.

Critiques de la réforme

Certains républicains ne sont pas vraiment en faveur de cette réforme. Les raisons ? Ils prétendent qu’on freinant l’industrie de Wall Street, elle risque également de faire baisser les crédits, donc la croissance et la création d’emplois.

Une autre critique vient entacher cette loi : cette réforme ne règle en rien le problème crucial de la crise de 2008, à savoir le marché du logement.

Longue mise en œuvre de la réforme

La réforme doit être mise en place par une dizaine d’agences fédérales qui seront en charge de la rédaction de plusieurs centaines de textes : selon la Chambre de Commerce Américaine, 533 nouvelles régulations, 60 enquêtes et 94 rapports sont attendus… La réforme est loin d’être immédiate (de trois à quatre ans) et le marché de Wall Street a encore le temps de connaître des soubresauts et des pertes de vitesse…

En attendant la réforme…on prend les devants !

En d’autres termes, les Etats-Unis sont encore loin de se remettre de la crise économique de 2008, et leur monnaie, le dollar, en prend un sacré coup derrière les oreilles. La méfiance envers les banques, malgré cette réforme, reste encore un fait et les américains ne sont pas prêts à se laisser «  berner » une seconde fois.

Dans un tel contexte, et malgré les promesses que la réforme annonce,  l’heure est encore une fois à la prudence. A l’heure où les bourses sont encore déstabilisées, le placement le plus sûr reste l’or et les métaux précieux. Valeur refuge depuis des siècles, l’or physique est un incontournable en matière de placement de confiance.

L’or du Kazakhstan

Jeudi, juillet 8th, 2010

Le Kazakhstan, un pays cinq fois grand comme la France, détient environ 4 % des réserves d’or mondiales.

Le Président  de la République du Kazakhstan, Noursoultan Nazarbaïev, annonce «  En 2015, nous pouvons parvenir à une production d’or de plus de 70 tonnes et devenir l’un des plus grands producteurs au monde du métal ». Comment ? Le pays possède plusieurs mines d’or exploitables et riches en métal précieux.

Le projet aurifère de Kyzyl : des ressources inépuisables ?

Une étude de préfaisabilité a confirmé la viabilité économique du projet aurifère de Kyzyl, au Kazakhstan, où les opérations pourraient débuter en 2013. Le programme de forage actuellement mis en place afin de convertir les ressources minérales en réserves est un franc succès, et les ressources sont telles que la mine pourrait être utilisée pendant quasiment 16 ans, selon les estimations. Ce projet dispose d’une réserve minérale initiale estimée à 3,78 millions de dollars d’or.

Complexe minier de Vasilkov
De plus, la production d’or du pays a été renforcée par le lancement d’un plan de 700 millions de dollars dans le complexe minier de Vasilkov (le plus grand gisement d’or du Kazakhstan et du monde entier) situé au nord du pays. L’usine devrait contribuer à stimuler la production d’or au Kazakhstan de 75 % d’ici 2011.

D’ailleurs, selon Reuters, une source aurait affirmé en juin dernier que la société Glencore (spécialisée dans le négoce de matières premières et dans l’exploitation minière), projetait de coter en bourse les principaux actifs de ses mines d’or, principalement constitués de la mine de Vasilkov.

Une bonne nouvelle pour ceux qui souhaitent investir dans l’or papier ? Personnellement, sur l’Or et l’Argent, on est plutôt comme Saint Thomas d’Aquin, on préfère croire ce que l’on voit et on privilégie les vertus d’un or physique que l’on possède en propre à la versatilité d’une mine pas encore exploitée !

Les goldbears ne vont pas tarder à croasser

Mercredi, juin 16th, 2010

La correction sur l’or et l’argent a commencé, sur l’argent vous avez une ETE facile à voir, 18.80/19.50/18.60, la baisse risque donc de nous ramener aux alentours de 16$ l’once. Exprimé en euro, ce sera plus compliqué.

Sur l’or vous êtes sur l’épaule de droite qui ne devrait pas monter bien plus haut que 1226$. Les Goldbears vont encore nous servir qu’ils avaient bien vu cette fin de bulle……lol……. Je répondrais simplement qu’ils sont sur la F5 de Fibonacci, et sauf évènement exogène, comme sur la F4, et la F3, c’est un point de consolidation (…) CLIQUEZ POUR LIRE SUITE ET CONSULTER LE GRAPHIQUE.

Le Vix : l’indice de crise ambiante

Jeudi, février 4th, 2010

Lu sur fr.wikipedia.org

Le VIX est l’indicateur de volatilité du marché financier américain. Etabli quotidiennement par le Chicago Board Options Exchange (CBOE), cet indice est calculé en faisant la moyenne des volatilités sur les « call » et les « put » sur l’indice Standard & Poor’s 500 (SPX).

Plus la valeur de cet indice est forte, plus les marché ont une nervosité élevé et donc un pessimisme élevé. Une faible valeur, à l’inverse, indique un relatif optimisme sur le marché financier américain. La variation de cet indice est plus importante que sa valeur elle-même. S’il croît, il indique un pessimisme croissant, s’il décroît, c’est l’inverse.

Vous pouvez consulter le VIX sur BLOOMBERG

Analyse de la consolidation actuelle de l’once d’or.

Dimanche, janvier 24th, 2010

La consolidation actuelle a montré des signes de faiblesses en termes de dollars, mais pas en termes d’euros. Selon mes indicateurs techniques, si le niveau des $1091 ne tient pas, nous aurions un feu rouge qui s’allumerait. En théorie, nous pourrions redescendre jusqu’à la zone des $1000-$1030. En termes d’euros, ce serait la rupture des 750 euros qui pourrait nous ramener jusqu’à la zone des 700-720 euros.

Si les $1091 tiennent, ou si nous n’avons qu’une fausse cassure passagère, alors l’impulsion de hausse débutée l’automne dernier continuera probablement jusqu’en avril-mail 2010, et nous pouvons encore viser un objectif entre $1′400 et $1′500 (qui correspondrait environ à 1000 euros l’once, selon le taux de change). Si la consolidation se prolonge vers le bas, alors cela voudra dire que le dernier sommet à $1226 (815 euros) correspondait à la fin de l’impulsion de hausse intermédiaire débutée en septembre, et qu’une période de consolidation prolongée se mettrait en place avant le départ d’une nouvelle impulsion de hausse. Le risque de baisse maximal serait de 10%-12% depuis le niveau actuel, et correspondrait à des ventes paniques en direction de la zone support 680-700 euros, qui correspond aussi au support mobile de très long terme pour ce marché haussier (support mobile ou moyenne mobile = terme technique pour désigner le lissage avec une courbe de la tendance haussière du prix, qui oeuvre comme une moyenne du prix, en éliminant les pics à la hausse et à la baisse).

Comme toujours, la meilleure stratégie pour un investisseur axé sur le long terme consiste à acheter la panique et à vendre l’excès d’optimisme. Je ferais quand même deux remarques importantes à ce propos. Le dernier sommet à $1226 ne correspondait pas à un optimisme extrême, en tout cas rien à voir avec celui qui prévalait lors des précédents sommets de mai 2006 et de mars 2008. Ajoutons encore que l’écart du prix avec sa moyenne mobile de long terme est resté relativement modeste par rapport aux écarts qui existaient en mai 2006 et en mars 2008 : ceci montre que nous avions encore un certain potentiel de hausse pour terminer l’impulsion. Et comme cet écart est justement beaucoup plus réduit que lors des précédentes impulsions de hausse, notre risque de baisse est beaucoup plus faible depuis les niveaux actuels! C’est ce qui me fait dire que sortir de ce marché pour éviter une baisse possible de 10%, tout en prenant le risque de rater une hausse de 30% quelques semaines ou mois plus tard, est une stratégie que je ne défends pas du tout.

C’est cette moyenne mobile de très long terme (la MM325jours) qui m’a toujours permis de signaler les plus belles opportunités d’achat de ce marché haussier. Seul l’épisode du krach de 2008 est parvenu, pour la première fois depuis 7 ans, à défoncer ce support mobile, mais qu’on ne rêve pas : cette fois, un nouveau krach sur les marchés n’entraînerait pas le cours de l’or comme il l’a fait en 2008. Pourquoi? Parce que lorsque les gens vendaient tous leurs actifs sans discernement en 2008, ils ne se doutaient pas que nous étions au bord d’un effondrement du système financier, et que la fermeture des banques, qui se seraient produite, les aurait rendus otages d’une possible refonte monétaire, en dévaluant massivement la monnaie papier, le cash sur lequel tout le monde se précipitait. La gravité de la situation échappait à la plupart! Si une nouvelle crise devait se produire, je suis persuadé que l’or ne sera pas vendu de la même façon, car les institutionnels et les banques centrales, aguerris par la crise de 2008, sont à présent au courant des risques terribles qui pèsent sur le système. Evidemment que, si un nouveau krach devait se produire, les traders obnubilés par le court terme, les spéculateurs en proie à des appels de marge et autres mains faibles se mettraient à vendre toutes leurs positions sur l’or, ce qui pourrait causer un creux passager, au début de la panique, mais ensuite vous auriez beaucoup de professionnels et de banques centrales qui profiteraient de l’occasion pour acheter MASSIVEMENT de l’or physique.

Nous avons connu une crise financière en 2008, mais la prochaine sera d’ordre monétaire, car la santé financière des Etats sera en cause, avec de possibles cessations de paiement pour plusieurs Etats. Et dans une crise monétaire, inutile de vous dire ce qu’il y a de plus sûr à détenir : l’or physique. Nous pourrions assister à une sortie massive de certaines obligations d’Etat pour chercher refuge dans n’importe quoi de tangible qui puisse retenir sa valeur. Dans cette course-là, le marché de l’or est le bénéficiaire numéro 1.

La faiblesse du cours de l’or que vous avez ressentie dernièrement est due au resserrement des conditions de crédit en Chine. La Chine dirige les marchés aujourd’hui. Souvent, après un tel changement dans sa politique monétaire, les marchés mondiaux subissent une forte correction dans les deux à trois mois à venir. Les traders anticipent cela en ce moment même et ont vendu leurs positions sur les matières premières et les marchés émergents, ce qui explique la faiblesse du cours de l’or. Si nous n’avons qu’une correction de 20% à 30% sur les marchés boursiers, alors ce ne sera pas encore le début de la prochaine crise, ce ne sera qu’une correction dans un marché soutenu principalement par l’inflation. En effet, tout l’argent qui a été créé pour soutenir l’économie en 2008 va finir par se retrouver dans le circuit économique, et c’est pour cette raison que les bourses ont continué de progresser, malgré les mauvais indicateurs économiques.

L’inflation va inévitablement refaire son apparition, tôt ou tard. La prochaine crise également, mais elle pourrait intervenir plus tard que ce que les pessimistes pensent, car les plans de relance et les injections monétaires soutiennent encore les marchés. Actuellement, nous nous trouvons dans l’oeil du cyclone. Pour les mois à venir, il faut s’attendre à voir le prix de certains produits agricoles reprendre l’ascenseur, pour des raisons fondamentales, ce qui va encore aggraver la situation de bien des personnes, déjà fortement touchées par la crise. Des manifestations violentes sont à prévoir. Certaines personnes, après avoir tout perdu, n’ont tout simplement plus rien à perdre, comme dirait Gerald Celente.

En résumé, mon avis est que nous avons deux options pour le marché de l’or : ou bien l’or reprend l’impulsion de hausse commencée en septembre et marque un sommet intermédiaire en avril-mai à $1′400-$1′500, ou bien l’or continue à corriger en zig-zag jusqu’au mois de juin avec un plancher moyen à 700 euros, puis passe l’été plat, pour attaquer l’automne avec un objectif au-delà de $1′500, avec les premiers effets visibles du retour de l’inflation, ou les premiers effets des risques souverains qui pèseront sur certains Etats à ce moment-là. Une chose est sûre, on ne va pas s’ennuyer en 2010 sur les marchés financiers!

Article écrit par Léonard Sartoni

Léonard Sartoni est l’auteur du livre « référence » : 2008-2015 : pourquoi l’or va battre la performance des actions et des obligations et comment vous pouvez en profiter

Ce premier guide en langue française sur le marché de l’or ne pouvait être écrit que par un investisseur à temps plein sur ce marché. Léonard Sartoni vit en Suisse de ses investissements dans ce domaine. La richesse de son expérience et de ses connaissances difficilement condensée dans ces 200 pages vous éclairera sur un univers méconnu autant qu’attractif sur un plan financier.  » le dernier grand marché haussier de l’or remonte aux années 70. Depuis, aux yeux du grand public, ce métal précieux est tombé aux oubliettes. Il est temps de le redécouvrir car une nouvelle heure de gloire est  » dans les tuyaux  » ! « 

Léonard Sartoni parraine AuCOFFRE.com, la première plateforme d’achat, vente et don de pièces d’or avec garde en coffres bancaires.

Analyse technique graphique du cours de l’once d’or – Les bases

Mardi, septembre 22nd, 2009

Qui n’a jamais rêvé de prévoir  l’évolution des valeurs boursières et, dans notre cas, celle du cours de l’once d’or. Malheureusement, la formule magique n’existe pas et ceux qui attendaient plus pourraient arrêter ici leur lecture. Il est clairement difficile d’avoir des certitudes quant aux évolutions du cours de l’or tant les facteurs exogènes sont nombreux et représentent autant de variables pouvant le faire évoluer à la hausse ou à la baisse : offre et demande courante des marchés financiers, de l’industrie, de la bijouterie et des particuliers, événements exceptionnels (crise), manipulation des cours par les banques (phénomène observé fin 2008), production des mines, revente par les banques centrales de leurs stocks d’or, évolution du dollar, voire même phénomènes météorologiques (l’Inde, premier acheteur mondial d’or, est sensible aux effets de la mousson dans ses achats d’or lors de la saison des mariages en automne). La liste n’est pas exhaustive et pourtant elle donnerait déjà le tournis au plus puissant ordinateur afin de dégager une tendance forte.

Cependant, à l’instar d’un médecin, nous pouvons faire un diagnostic et nous avons à notre disposition un instrument pouvant donner des pistes de réflexion facilitant nos arbitrages d’achat ou de vente : l’analyse technique graphique.

Les modes de représentation.

A l’image de l’action d’une entreprise, l’once d’or est cotée sur les plus grandes places boursières mondiales. Vous pouvez ainsi à tout instant connaître sa valeur, principalement en dollar, qui émane de l’offre de vendeurs et de la demande d’acheteurs soumis aux facteurs précédemment évoqués. Il est alors possible d’appliquer au cours de l’or toute la batterie d’instruments d’analyse traditionnels basés sur l’étude de ses évolutions sur une période plus ou moins longue. Un dessin étant plus explicite qu’un long discours, plutôt que d’étaler des chiffres et des dates indigestes, les opérateurs boursiers ont décidé de formaliser ces données selon des modes de représentation graphiques plus ou moins complexes. De tels modes de représentation pouvant être invariablement choisis pour représenter le cours selon le détail d’une séance, d’une semaine ou bien d’un mois.

Forme continue

continue

Bâtonnets ou Bar-Charts

bar-chart

barchart-detail

Chandeliers japonais

chandeliers

chandelier-detail-bougies

Supports et résistances

En vous remémorant les évolutions chiffrées du cours de l’or, vous avez probablement fait de l’analyse technique sans le savoir en ayant constaté qu’il avait tendance à freiner son évolution à la hausse ou bien à la baisse, comme bloqué par un plafond ou bien un plancher de verre. Ces barrières invisibles sont les outils de bases des chartistes et se nomment « Résistance » et « Support ».

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Tracer de telles lignes n’est pas trop difficile, il vous faut repérer sur le graphique des points d’inflexion pouvant s’aligner de manière plus ou moins flagrante.
Un graphique ne possède généralement pas une seule ligne de support ou bien de résistance mais pourra en contenir plusieurs selon l’échelle de lecture que l’on applique.
Des cours ronds peuvent aussi être des barrières psychologiques à franchir à la hausse ou à la baisse. Les 1000 $ l’once sont ainsi une résistance importante dans l’esprit des cambistes pour l’once d’or durant les années 2008 et 2009.

Pour résumer, une ligne de résistance traduit la présence d’un plus grand nombre de vendeurs, la ligne de support exprimant quant à elle que les acheteurs sont massivement présents.

Ces lignes sont donc des consensus et leur franchissement est annonciateur d’un changement plus ou moins radical dans les évolutions du cours de l’or.

Si les acheteurs sont plus nombreux que les vendeurs à la limite du seuil de résistance, cette ligne sera franchie et pourrait alors être interprétée comme un signal d’achat sérieux si le dépassement est au minimum de 3% au dessus. Si le dépassement est ample, cette ancienne ligne de résistance pourrait alors devenir le nouveau support.

signalachat

A l’inverse, si les vendeurs sont plus nombreux que les acheteurs au niveau de la ligne de support, la ligne sera transpercée et il sera possible de voir ce phénomène comme un signe de vente si la descente dépasse au minimum de 3% en dessous. Dans le cas d’un dépassement à la baisse du support, il est fort probable que cette ligne devienne une nouvelle résistance.

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Tendances

Les supports et les résistances peuvent prendre la forme de lignes non-horizontales et l’on parle alors de droites de tendance pouvant être haussières ou baissières.
Il faut trois points d’inflexion alignés pour qu’une droite puisse être considérée comme une tendance.

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Il existe des tendances long termes (à l’échelle de plusieurs mois ou d’années) et des tendances court terme (à l’échelle de quelques semaines). Il est ainsi possible de voir par exemple des tendances court terme baissières à l’intérieur d’une tendance long terme haussière.

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Moyennes mobiles

Les moyennes mobiles sont des courbes qui permettent de formaliser l’évolution d’un cours lorsque ses tendances ne sont pas très claires. Nommée MMxxx, la moyenne mobile est calculée en prenant la moyenne des cours sur une période données : 10, 20, 50, 100, 200 jours de cours. La MM100 est ainsi la moyenne des 100 derniers cours, répétée par tranche de 100 cours.
Associée à la courbe d’évolution, la moyenne mobile permet de lisser les accidents de courte durée et non significatifs et ainsi avoir une tendance plus lisible.

Pour choisir la meilleure moyenne mobile, on retiendra celle qui correspond le mieux aux points de résistance et de support de la courbe générale du cours de l’or.

moyennemobile

Les moyennes mobiles ont elles aussi une valeur de support et de résistance. Le franchissement significatif à la hausse d’une moyenne mobile baissière pourrait par exemple inciter à l’achat si plusieurs séances confirment une telle tendance. On pourra là aussi appliquer la règle des 3% pour assurer le coup.

Exemple d’analyse technique du cours de l’or.

Le public français à la chance de pouvoir écouter quotidiennement les analyses de tradosaure sur son blog : http://tradosaure.blogspot.com/. Abonnez-vous à la newsletter et vous recevrez quotidiennement une analyse. Ce genre de site est idéal pour se faire petit à petit sa propre expérience en matière d’analyse graphique.

trado

Pour récupérer des graphes de l’évolution de l’or, en dollar ou en euro, je vous conseille le site de référence http://www.24hgold.com Vous pouvez aussi visiter la rubrique dédiée de Boursorama, LesEchos.fr et kitco.com

Est-il possible d’utiliser l’analyse graphique pour anticiper l’évolution du cours des pièces d’or ?

Les quelques principes évoqués peuvent êtres appliqués à l’évolution du cours des pièces d’or puisqu’il s’agit d’un marché d’offre et de demande. Cependant les pièces ne sont pas cotées sur les places boursières et de ce fait les tendances sont à analyser à l’échelle de plusieurs semaines avec les évolutions du cours de l’once d’or comme sous-jacent infléchissant la cotation des pièces de manière lente et parfois décalée de plusieurs jours. Autre point important à noter : l’once d’or est cotée en dollar et les pièces d’or qui nous concernent suivent les évolutions de l’euro. Il serait donc plus judicieux d’analyser les évolutions de l’or en euro afin de se rapprocher des tendances que le cours pourrait imprimer aux pièces.

Le cours des pièces et celui de l’or peuvent aussi se distinguer. Ainsi, la débâcle du cours de l’or à la fin de l’année 2008 n’a pas été aussi nette au niveau des pièces d’or car leur marché répondait à des règles différentes et touchait un public d’investisseur distinct dans ces attentes. Au moment où des banques manipulaient les cours de l’or pour le faire sombrer, des investisseurs acheter de l’or physique à tout de bras pour se prémunir de la crise. Personne n’a oublié cet investisseur qui en achetant 60000 krugerrands avait alors asséché pour plusieurs mois le marché de cette pièce sud-africaine mondialement reconnue.

Le marché représenté par les évolutions de l’once d’or est international et largement travaillé par les institutionnels. Le marché des pièces d’or est local et se sont les particuliers ou bien les petites officines qui se le sont approprié. Deux mondes bien distincts.

Lectures

Pour aller plus loin dans l’étude des principes évoqués ci-dessus, je vous conseille la lecture de ce livre : Le guide complet de l’analyse technique : Pour la gestion de vos portefeuilles boursiers

Jean-François FAURE

Marge de progression de l’or

Lundi, septembre 14th, 2009

En 1999, souvenez-vous, il fallait débourser 250 dollars pour une once d’or. Une once, je le rappelle, c’est 31 grammes. Désormais il vous en coûte plus de 900 dollars l’once soit un cours multiplié par près de quatre en huit ans. Alors, est-ce trop tard pour en acheter ? Et comment investir sur le métal précieux ?

Un petit zoom sur le marché de l’or : après un pic atteint en mars à plus de 1032 dollars l’once, l’or navigue dans la zone des 800/1000 dollars, véritables niveaux historiques. A ce prix,  l’or n’a-t-il pas malgré tout mangé son pain blanc ? Est-ce qu’il n’est pas trop tard pour prendre le train en marche ?

Si on raisonne en tenant compte de l’inflation et en déflatant les prix, il y a encore une énorme marge parce que le record de 1980 était à 850 dollars. Si on prenait en compte l’inflation, ces 850 dollars correspondent à 2200 dollars d’aujourd’hui. Ça laisse encore de la marge. Cependant il faut replacer dans le contexte : 1980, c’était juste avant la guerre Iran-Irak, on était donc dans des circonstances aussi très particulières et il y a eu derrière une chute de 40% en deux mois. L’or peut être très volatile. Cependant, dans le cas présent la hausse a été plus continue et cela nous laisse supposer qu’il y a une vraie demande et une vraie marge de progression. Des experts de la Société Générale disent ainsi que l’or pourrait monter de 50 à 100 dollars par an durant les prochaines années. Ces experts pensent qu’il est bien de détenir 5 ou 10% de son portefeuille ou de son patrimoine en or. Nous pensons que dans la période actuelle, 20% de son patrimoine sous forme d’or est encore raisonnable. N’oubliez pas, l’or est l’assurance vie du reste de votre patrimoine. De la même manière que vous ne souscrivez pas une assurance incendie le jour où votre maison brûle, ce n’est pas en plein coeur d’une crise, lorsque le JT de TF1 vous annonce que les acheteurs dévalisent la Rue Vivienne ou bien AuCOFFRE.com pour acheter des napoléons et autres krugerrands, qu’il faudra vous réveiller. L’or c’est maintenant qu’il faut l’acheter, à bon compte.

Toutes les considérations sur l’inflation, mais surtout sur la déflation, portent à penser à une hausse de l’or.

Vous lirez avec intérêt :  Pourquoi le cours de l’or est-il condamné à la hausse ?

Discussion technique : Départ de la prochaine impulsion de hausse de l’or en septembre ?

Vendredi, septembre 4th, 2009

Dans le dernier suivi du mois d’avril, je m’attendais à recevoir un dernier signal d’achat par les CoTs d’ici la fin du mois d’août, conjointement avec la formation d’un dernier creux autour de $900. Le prix de l’or a effectué le mouvement attendu (poursuite de la consolidation latérale avec soutien de la moyenne mobile à 65 semaines), mais le signal d’achat par les CoTs ne nous est pas parvenu. Au contraire, les commerciaux ont massivement augmenté leurs positions vendeuses net, comme au mois d’août de l’année dernière.

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Sachant ce qui s’est passé ensuite, nous pourrions voir le cours de l’or faire un dernier pic de baisse, durant lequel les commerciaux en profiteraient pour prendre leurs bénéfices (ce qui enverrait un signal d’achat sur notre indicateur). La différence est que cette fois, nous n’avons pas les 3 banques américaines qui occupent la majorité des positions vendeuses net chez les commerciaux, et que, de ce fait, le risque est moins élevé que l’année dernière. En août 2008, la concentration de trois banques américaines (dont HSBC et JP Morgan) parmi ces postions vendeuses net trahissait très probablement l’anticipation par des initiés de ce qui allait se passer ensuite (faillite de Lehman Brothers, « deleveraging », liquidation des matières premières,…).

Quoiqu’il en soit, je pense qu’il faut désormais envisager un second scénario pour l’or, même si mon analyse du marché penche pour une nouvelle impulsion de hausse imminente sur l’or.

Scénario 1 (je donne 60% de probabilités) : le mouvement de hausse actuel sur l’or se poursuit et la cassure des $1030 ouvre la voie à $1250 minimum, comme anticipé dans le dernier suivi du mois d’avril.

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Scénario 2 (je donne 40% de probabilités) : l’or ne parvient pas à se hisser au-dessus de $1030 et rechute avec les marchés boursiers cet automne. Objectif la moyenne mobile à 65 semaines, vers les $888, voire un peu plus bas en cas de nouvel épisode de « deleveraging » conduisant à une panique sur les marchés. La consolidation serait plus longue, mais conduirait, plus tard, à une impulsion de hausse plus puissante.

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Tant que le prix de l’or reste au-dessus de sa moyenne mobile exponentielle à 50 jours, la probabilité du scénario 1 reste plus élevée que la probabilité du scénario 2. Et ceci, autant en dollars qu’en euros.

En effet, la moyenne mobile exponentielle à 50 jours (MMexp50j) est le support clé pour toute impulsion de hausse en phase 2 du marché haussier sur l’or. Rappelons que la phase 2 est celle où le marché haussier de l’or est visible dans toutes les monnaies, et durant laquelle les institutionnels commencent à entrer dans le marché, mais sans la participation du grand public.

Impulsion de hausse 2005-2006 et support par la MMexp50j

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Impulsion de hausse 2007-2008 et support par la MMexp50j

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On observe que de légers débordements au-dessous de la moyenne mobile sont tolérés tant que la clôture de séance ne défonce pas la moyenne mobile plus de 1,5%.

Ainsi, le 1er juin 2006, le cours de l’or défonçait la MMexp50j de 3% en termes d’euros et signalait la fin de l’impulsion de hausse. Le 19 mars 2008, le cours de l’or défonçait la MMexp50j de 3,2% en termes d’euros et signalait la fin de l’impulsion de hausse. La cassure était confirmée le lendemain en termes de dollars.

Notons que les deux impulsions de hausse précédentes ont débuté autour du 1er septembre, et étaient espacées de deux ans. Si l’historique se répète, nous serions, avec une précision et une régularité étonnante, au tout début de la 3ème impulsion de hausse, et elle pourrait durer jusqu’au printemps 2010.

Ci-dessous, les graphiques du prix de l’or en dollars et en euros, avec la MMexp50j en bleu.

En dollars, l’impulsion de hausse semble s’amorcer, tandis qu’en euros nous n’avons pas encore de confirmation. Un dernier contact avec la MM325jours (l’équivalent de la MM65sem) n’est pas exclu et pourrait envoyer le signal d’achat sur les CoTs que nous attendions. C’est la raison pour laquelle je garde 40% de probabilités pour le scénario 2. A mesure que le support par la MMexp50j sera validé, les probabilités pour le scénario 2 diminueront en conséquence.

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Graphiques de long terme et prévisions

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• La première constatation est que tous les prix étudiés dans les graphiques ci-dessus se tiennent au-dessus de leur « colonne vertébrale » (la moyenne mobile de long terme à 65 semaines = MM65sem), et que, de ce fait, personne ne peut affirmer aujourd’hui que ces marchés haussiers sont terminés !
• Dans le cas de l’argent métal en termes de dollars et d’euros, ainsi que dans le cas des mines d’or, la pente de la MM65sem est négative, ce qui laisse toujours un voyant rouge allumé. Pour ces marchés-là, la prochaine impulsion de hausse sera « freinée » par le retard de la MM65sem, qui devra dans un premier temps s’incurver, et ensuite rattraper son retard sur le prix. Comme le prix finit toujours par revenir à sa MM65sem, nous ne pouvons en conséquence viser un objectif de prix trop élevé pour cette impulsion de hausse potentielle, que ce soit pour l’argent métal ou les mines d’or. En effet, le prix ne peut pas s’éloigner trop de sa MM65sem, au cours d’une impulsion de hausse, sans finir par corriger violemment à sa rencontre. Je vise par conséquent $18-$20 pour l’argent métal et 500 à 600 points pour le HUI.

Un coup d’œil aux forces relatives de l’or, de l’argent et des mines d’or contre les actions américaines du S&P500 nous montre que la performance de l’or, de l’argent et des mines d’or fait toujours mieux que la performance des actions, depuis le début de ce supercycle sur l’or (2001).

tendances

Article écrit par Léonard Sartoni

Léonard Sartoni est l’auteur du livre « référence » : 2008-2015 : pourquoi l’or va battre la performance des actions et des obligations et comment vous pouvez en profiter

Ce premier guide en langue française sur le marché de l’or ne pouvait être écrit que par un investisseur à temps plein sur ce marché. Léonard Sartoni vit en Suisse de ses investissements dans ce domaine. La richesse de son expérience et de ses connaissances difficilement condensée dans ces 200 pages vous éclairera sur un univers méconnu autant qu’attractif sur un plan financier.  » le dernier grand marché haussier de l’or remonte aux années 70. Depuis, aux yeux du grand public, ce métal précieux est tombé aux oubliettes. Il est temps de le redécouvrir car une nouvelle heure de gloire est  » dans les tuyaux  » ! « 

Léonard Sartoni parraine AuCOFFRE.com, la première plateforme d’achat, vente et don de pièces d’or avec garde en coffres bancaires.

La demande d’investissement montre des signes de réveil chez les institutionnels.

Mercredi, septembre 2nd, 2009

Northwestern Mutual, la 3ème compagnie d’assurance vie aux USA, a annoncé au mois de juin avoir acheté pour $400 millions d’or physique. C’était le premier achat d’or en 152 ans d’existence !

John Burbank’s Passport Capital a annoncé avoir augmenté son exposition en or physique de 6,7%, pour un total de 7,9% de son portefeuille.

Les gérants de hedge funds à succès, comme John Paulson et David Einhorn ont annoncé avoir investi massivement sur l’or. Rappelons que Paulson était un des premiers à avoir vu venir le désastre sur les subprimes et qu’il a gagné une fortune en se positionnant en conséquence. Le fonds de Paulson a investi $2,9 milliards dans le plus grand fonds (ETF) sur l’or (qui lui donne droit à 97 tonnes d’or), et $638 millions dans Market Vectors Gold Miners ETF (fonds d’actions aurifères). Il détient en plus des positions substantielles dans des producteurs d’or (2,6% de Gold Fields, 4,4% de Kinross Gold, et 11,3% de Anglogold Ashanti).

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Ecrit par Léonard Sartoni

Léonard Sartoni est l’auteur du livre « référence » : 2008-2015 : pourquoi l’or va battre la performance des actions et des obligations et comment vous pouvez en profiter. Léonard Sartoni parraine AuCOFFRE.com, la première plateforme d’achat, vente et don de pièces d’or avec garde en coffres bancaires.

Grosse déprime chez les éditeurs de lettre de trading sur l’or

Lundi, août 31st, 2009

L’indicateur de sentiment de Hulbert, le HGNSI, se tenait à 3,8% au 24 août 2009. Cet indicateur mesure le pourcentage d’exposition sur l’or conseillée par les éditeurs de lettre financière qui font du trading sur l’or. Cela signifie que la majorité des analystes du marché de l’or sont neutres ou baissiers à court terme sur l’or. Un tel niveau de pessimisme est rare, et indique, d’un point de vue contrarien, que nous sommes beaucoup plus proche d’un creux important que d’un sommet ! En effet, lorsque nous évoluons proche d’un sommet important, comme au début de l’année 2008, il n’est pas rare de voir le HGNSI dépasser les 80%.

Ecrit par Léonard Sartoni

Léonard Sartoni est l’auteur du livre « référence » : 2008-2015 : pourquoi l’or va battre la performance des actions et des obligations et comment vous pouvez en profiter. Léonard Sartoni parraine AuCOFFRE.com, la première plateforme d’achat, vente et don de pièces d’or avec garde en coffres bancaires.

Le stock d’or détenu par les ETFs

Lundi, août 31st, 2009

Les avoirs des ETFs sur l’or (fonds détenant de l’or physique, cotés en Bourse) n’ont pratiquement pas bougé durant la panique de l’automne 2008, alors que le prix de l’or baissait de 30% en termes de dollars. Cela montre que cet or est détenu par des mains extrêmement fortes, qui ne se soucient pas beaucoup de la fixation du prix sur le COMEX, et qui ne sont pas prêtes de l’échanger contre du cash.

Les trois premiers mois de 2009 ont vu affluer une demande pour les ETFs 15 fois plus élevée que celle de l’année dernière sur la même période ! Le stock total détenu par les ETFs a une valeur de $50 milliards au prix actuel de l’or. Si l’on considère que c’est moins du quart de la capitalisation de Microsoft, l’or détenu par les ETFs ne représente encore qu’une infime partie des avoirs en portefeuille des investisseurs !

Ecrit par Léonard Sartoni

Léonard Sartoni est l’auteur du livre « référence » : 2008-2015 : pourquoi l’or va battre la performance des actions et des obligations et comment vous pouvez en profiter. Léonard Sartoni parraine AuCOFFRE.com, la première plateforme d’achat, vente et don de pièces d’or avec garde en coffres bancaires.

Les supercycles

Mercredi, août 12th, 2009

Dans la nature, les cycles sont omniprésents : le jour et la nuit, les saisons, les pulsations du cœur, la respiration, etc. A l’échelle de la société, des empires naissent et meurent. Les cycles accompagnent les sociétés humaines depuis la nuit des temps.

Mais les phénomènes cycliques et réguliers des grandes échelles font place aux phénomènes statistiques et chaotiques dès que l’on tente de sonder l’infiniment petit. Impossible par exemple de connaître avec précision la position d’un électron autour du noyau atomique. Les physiciens recourent alors aux calculs de probabilités.

Les marchés financiers et l’économie n’échappent pas à cette nature cyclique du monde, et ils n’échappent pas non plus au problème des « bruits parasites » lorsqu’il s’agit d’étudier les tendances avec un microscope. Comme les physiciens du monde quantique, les traders recourent aux probabilités, car les mouvements du marché sur une aussi petite échelle sont souvent chaotiques et irrationnels. S’ils gagnent 60% de leurs paris, ils finiront par gagner beaucoup d’argent, peu importe le nombre de paris perdus.

Par chance pour l’investisseur axé sur le long terme, les cycles qui oeuvrent au sein de l’économie et des marchés financiers sont beaucoup plus facile à déceler sur une grande échelle. Pourtant, la tyrannie du court terme, avec ses bruits parasites et sa volatilité, finit par l’emporter sur la vision à long terme de l’investisseur. La réalité est que les gens préfèrent s’enrichir rapidement et se retrouvent très vite, malgré eux, victimes de leurs émotions : la cupidité et la peur.

Je vais définir le supercycle, non comme la tendance cyclique de très long terme sur le prix d’un actif, mais plutôt comme la tendance cyclique de très long terme sur la confiance des investisseurs relativement à cet actif. Car ce n’est pas l’actif qui est de nature cyclique, mais la nature humaine, comme nous le verrons plus loin.

Une confiance, engagée dans une tendance de très long terme, conduit inévitablement les investisseurs, qui se trouvent au sommet du supercycle, à trouver toutes sortes d’excuses pour justifier les prix de bulle atteints par le marché, et jugés comme normaux par la grande majorité. Inversement, dans le creux d’un supercycle, les investisseurs sont totalement désintéressés par l’actif, et intimement persuadés qu’il ne pourrait jamais faire un bon investissement de long terme.

Kondratieff est un des premiers économistes à avoir montré, dans les années 20, l’existence de grands cycles pour l’investissement, qui tendent à se répéter tous les 60 ans environ. C’est en étudiant les quatre économies les plus développées de son temps (Etats-Unis, Angleterre, France, Allemagne) qu’il a mis en évidence l’alternance de longues phases d’expansion et de ralentissement de l’activité économique.

Selon Kondratiev, la phase ascendante s’accompagne d’un surendettement, d’un surinvestissement et d’une surproduction, et la phase descendante s’accompagne d’une purge du système avec une baisse de la demande, tout en préparant le terrain pour une nouvelle phase de croissance.

Selon le cycle de Kondratieff, nous serions entrés en 2000 en phase descendante pour les économies américaine et européenne, période de climat boursier défavorable, et qui peut conduire à de grands conflits sur la scène mondiale. La dernière phase descendante correspondait à 1929-1945, période de la Grande Dépression aux USA et de la Seconde Guerre Mondiale.

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Joseph Schumpeter trouve une autre explication pour justifier ces cycles. Il pense que c’est l’apparition d’innovations majeures qui entraîne le développement de l’économie pendant de longues années.
La phase ascendante correspond aux temps nécessaire à l’assimilation, la diffusion et l’amortissement des nouvelles innovations, puis la concurrence et la baisse de la demande explique l’apparition du point de retournement du cycle. Quand à la phase descendante, elle correspond à l’élimination des stocks (capacité de production en excès), des dettes et à la préparation d’une nouvelle vague d’innovation.

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Remarquons que le cycle de Schumpeter, dessiné ci-dessus, comporte une vague de plus à partir de 1950. On peut choisir de l’inclure ou non dans le cycle de Kondratieff, mais le ralentissement au début des années 90 correspond à une petite récession et ne ressemble en rien à un véritable hiver économique comme celui des années 30. Ce qui nous importe avant tout, c’est la réalité du terrain et non la beauté des graphiques ! Le rythme des grandes découvertes scientifiques aurait plutôt tendance à ralentir depuis les années 60. Les anciennes générations ont connu, au cours de leur vie, davantage de révolutions technologiques (chemin de fer, automobiles, congélateurs, avions, télévision) qui ont bouleversé leur vie que notre génération.

A mon avis, la présence de grands cycles dans l’économie est en partie liée au cycle des générations successives, qui finissent toutes par oublier complètement ce qu’avaient appris, à leurs dépens, les générations précédentes disparues.

L’économiste Marc Faber décrit très bien les différentes phases à travers lesquelles évolue une société.

1. Une société est travailleuse, frugale, épargnante, innovatrice.
2. Elle s’enrichit.
3. Elle devient puissante du fait de ses richesses accumulées.
4. Elle devient arrogante, car elle a pris conscience de sa richesse et de son pouvoir sur les autres.
5. Elle dépense de plus en plus, car elle n’a plus peur du lendemain.
6. Pour maintenir son train de vie excessif, elle emprunte de plus en plus d’argent.
7. Lorsque le niveau de dette global devient trop grand, elle commence à « imprimer de l’argent ».
8. La catastrophe arrive et le niveau de vie de toute la société retombe.
9. Si la société arrive à se relever, elle redevient travailleuse, frugale, épargnante, innovatrice.
10. Etc.

L’engouement populaire pour les actions en 2000 est un comportement de haut de cycle, tout à fait classique et récurrent. Une fois l’erreur admise, il faut généralement 60 ans pour qu’elle se reproduise, mais sous une autre forme. Les dérives de l’ingénierie financière, que notre présent cycle porte en lui, nous promettent une purge longue et douloureuse pour le système financier. L’endettement monstrueux à tous les niveaux se paiera probablement en dévaluant progressivement, mais massivement les monnaies. Le coût à payer en terme de pouvoir d’achat, de chômage et de détresse humaine risque d’être très élevé et d’aboutir en fin de cycle à un comportement globalement beaucoup plus prudent et moins dépensier (leçon retenue par la génération qui a traversé la Grande Dépression des années 30). Ainsi, la crise actuelle ne sera pas identique à celle des années 30 (elle risque d’être inflationniste plutôt que déflationniste), et elle aboutira à une autre société que celle des années 50, mais le vécu de la crise et les leçons retenues pourraient avoir une odeur de déjà vu.

A cause de l’inflation qui fait varier les prix des actifs à des vitesses différentes, il est souvent difficile de mettre en évidence ces supercycles par la seule observation du prix (un prix peut grimper en nominal mais baisser en valeur corrigée de l’inflation). Mais des méthodes très simples existent pour les mettre à jour.

LIRE LA SUITE DE CETTE ARTICLE : Les supercycles des marchés boursiers et de l’or

Article écrit par Léonard Sartoni

Léonard Sartoni est l’auteur du livre « référence » : 2008-2015 : pourquoi l’or va battre la performance des actions et des obligations et comment vous pouvez en profiter

Ce premier guide en langue française sur le marché de l’or ne pouvait être écrit que par un investisseur à temps plein sur ce marché. Léonard Sartoni vit en Suisse de ses investissements dans ce domaine. La richesse de son expérience et de ses connaissances difficilement condensée dans ces 200 pages vous éclairera sur un univers méconnu autant qu’attractif sur un plan financier.  » le dernier grand marché haussier de l’or remonte aux années 70. Depuis, aux yeux du grand public, ce métal précieux est tombé aux oubliettes. Il est temps de le redécouvrir car une nouvelle heure de gloire est  » dans les tuyaux  » ! « 

Léonard Sartoni parraine AuCOFFRE.com, la première plateforme d’achat, vente et don de pièces d’or avec garde en coffres bancaires.

Les vertus d’une bonne monnaie lorsque toutes les autres n’existent plus

Mardi, juillet 28th, 2009
Les oeufs peuvent-ils être une monnaie valable ?

Les oeufs peuvent-ils être une monnaie valable ?

Imaginons 2018. Les monde occidental est passé par des années de déflation puis un retour de flamme sous forme d’inflation massive à l’image de l’année 1923 en Allemagne.

En 2008, Jean vendait encore des yachts de luxe sur la Côte d’Azur. Depuis le crash financier et la crise économique qui s’en suivi, il élève quelques poulets dans une ferme en bordure d’un petit village Auvergnat. Il nous parle ici de sa dernière découverte dans un monde où de nouvelles règles se dessinent tous les jours. Il nous explique ainsi à quoi devrait ressembler une bonne  monnaie.

J’arrive sur la place de mon village, déjà grouillante de monde, et je dépose à mes pieds les produits de ma ferme : des paires de poulets, ficelés par les pattes, et des paniers où des mottes de beurre, enveloppées dans des feuilles, reposent sur un fond d’oeufs frais et lisses. Je ne suis pas sans inquiétude, car les Euros, dont nous avions coutume de nous servir dans le pays, sont refusés par tout le monde depuis que l’Etat les a émis par tombereaux entiers. Les écrans de saisie pour les paiements par cartes bancaires ne sont plus assez larges pour afficher les sommes dues pour les achats de la vie courante. Nous sommes donc un pays sans monnaie. Comment les choses vont-elles se passer ?

 » Je me suis installé près du marchand de poteries, car je convoite quelques bols polychromes, alignés sur un tréteau de bois. Un voisin nous rejoint, portant sur son épaule des châles et des foulards, parmi lesquels je compte bien en choisir un ou deux pour ma femme. La conversation s’engage. Nous nous apercevons que chacun de nous désire une partie de ce que les autres possèdent. Voilà qui va bien. Or il se trouve qu’au bout d’un instant de discussion, nous sommes si bien embrouillés dans les échanges beurre-poteries, poulets-châles, châles-poteries, châles-oeufs…, etc., que nous n’y comprenons plus rien. Je propose alors de prendre pour unité un oeuf. Tout s’éclaire : nous tombons d’accord sur l’estimation de mon beurre, de mes poulets, de leurs châles et de leurs bols en termes d’oeufs. Nous discutons encore, mais finalement les échanges se font.

 » Mes oeufs n’ont pas été manipulés, mais ils ont servi de dénominateur commun, comme me l’explique un ancien trader de Londres devenu éleveur d’escargots; ils ont rempli une première fonction monétaire : celle de mesure de valeur. Ils sont devenus une monnaie de compte et je commence à les regarder avec quelque respect.

 » Voici que passe un ostéopathe de ma connaissance : c’est un habile homme qui d’une chiquenaude a remis en place la semaine dernière mon épaule qui s’était déboîté.  » Je ne suis pas un ingrat, lui dis-je, et tout service mérite récompense. Prenez donc de ma marchandise, à votre convenance.  » Il me remercie, mais il hésite, car il possède déjà en abondance tout ce que je lui offre ; il accepte cependant.  » Donnez-moi vos oeufs quand même, dit-il. Les oeufs, on trouve toujours à les échanger contre autre chose.  » Mes oeufs ont ainsi acquis une qualité nouvelle, ils sont devenus monnaie-marchandise, ils remplissent une deuxième fonction monétaire, celle d’instrument d’échange. C’est bien de l’honneur pour eux.

 » Une heure après, comme je quitte le café du Commerce, où j’ai dignement terminé la matinée, je rencontre l’ostéopathe.  » J’ai gardé une douzaine de vos oeufs, me dit-il, je me servirai d’eux pour acheter des pâtes demain ; l’épicier est aujourd’hui complètement démuni.  » Mes oeufs vont remplir une troisième fonction monétaire, celle de réservoir de valeur, d’instrument d’épargne. Ils sont une véritable monnaie.

 » Ne convient-il pas, puisqu’il en est ainsi, d’estimer mes oeufs plus que je ne l’ai fait jusqu’ici ? Ce choix flatteur dont ils viennent d’être l’objet ne justifie-t-il pas de ma part une hausse de leur prix ? Ils ont acquis une valeur monétaire qui s’ajoute à leur valeur commerciale, et je m’en réjouis. Mais, deux jours plus tard, un voisin qui vient me voir répond sans le vouloir aux questions que je me suis posées : il m’apprend que l’ostéopathe, tout malin qu’il est, a buté contre une pierre, qu’il est tombé, que son panier s’est renversé et que les oeufs ont fait une omelette, à la grande joie des enfants qui l’observaient au bord de la route. J’en conclus que mon raisonnement est exact dans le cas d’une bonne monnaie, mais que les oeufs sont une mauvaise monnaie, et toute leur gloire s’évanouit à mes yeux… « 

Je pense que dès demain je vais ressortir les vieux napoléons en or cachés derrière ma bibliothèque.

Article écrit par Louis Baudin et Jean-François Faure

La consolidation de l’or analysée par Léonard Sartoni

Jeudi, juillet 9th, 2009

Je ne suis pas du tout surpris par la faiblesse de l’or ces derniers jours. Comme anticipé dans mon dernier suivi, nous devrions toucher un dernier creux cet été avant d’entamer la prochaine hausse, qui devrait nous porter bien au-delà de $1000. Fondamentalement, rien n’a changé, bien au contraire, mais le cours de l’or a consolidé pour plusieurs raisons :

1. La consolidation sur l’or nécessitait un peu plus de temps pour réparer les dégâts techniques de l’automne passé. Plus longue sera la base établie à ces niveaux, et plus haut ira le prochain mouvement de hausse.

2. Tant que l’or n’est pas engagé dans une impulsion de hausse majeure, il est susceptible de revenir à ses moyennes mobiles de long terme, comme la moyenne mobile exponentielle à 200 jours ou la moyenne mobile à 325 jours. Ces deux moyennes sont aujourd’hui à $897 et $881, respectivement. L’or pourrait même baisser jusque vers $845-$850 (environ 580 euros), sans que cela soit considéré comme « anormal » d’un point de vue consolidation et volatilité pour ce métal. Mais mes fenêtres d’achat sont situées à $900 et 650 euros, parce que j’estime que ces niveaux offrent de très bons points d’entrée pour le moyen et long terme.

3. L’été est habituellement une mauvaise saison pour l’or. Il faut souvent attendre la fin du mois d’août pour voir les acheteurs revenir dans ce marché. Traditionnellement, ce sont les Indiens qui reviennent en septembre et qui font grimper les prix avec leurs achats en prévisions de la saison des fêtes et des mariages. J’ai l’impression que les investisseurs ont fini par intégrer cela dans leurs modèles de trading, et ont tendance à éviter d’entrer dans le marché de l’or en été, ce qui cause une réduction des volumes.

4. Pratiquement tous les analystes du marché de l’or avaient remarqué la figure potentielle de tête-épaules inversée, figure de retournement haussière, avec comme cible $1′300. Pratiquement tous attendaient fébrilement la cassure des $1000 pour voir les $1′300 être servis sur un plateau pour le dessert. Malheureusement, les choses ne sont jamais aussi simples. Le marché de l’or est beaucoup plus irrationnel et imprévisible, et nous pouvons être certains que lorsque tout le monde s’attend à une cassure à la hausse, le prix nous fait un majestueux pied de nez, en dessinant une dernière pointe baissière! J’ai l’impression qu’une correction sur l’or attend toujours deux choses pour se terminer : qu’elle ait causé suffisamment de pertes aux derniers venus qui ont acheté sur le dernier sommet (c’est chose faite en 2008 avec un creux à $680) ET qu’elle ait duré suffisamment longtemps pour renverser le sentiment chez les habituels suiveurs du marché de l’or. En principe, une correction ne prend fin qu’avec un sentiment déprimé, et une nouvelle hausse ne débute que dans le scepticisme général. Je pense qu’un pic de baisse jusqu’à $900-$880 sera nécessaire pour éliminer le trop plein d’optimisme de ces derniers mois, mais il est aussi possible que nous descendions plus bas, même si ce n’est pas le scénario que je privilégie. En termes d’euros, je vois le risque maximal à 625 euros environ.

5. Je pense que nous nous trouvons dans l’oeil du cyclone de la crise. Les marchés boursiers ne savent plus trop dans quelle direction aller, et tout le monde attend les prochaines statistiques pour savoir si le pire est derrière ou devant nous. Le marché de l’or est dans cette même hésitation. Il y a les fondamentaux de long terme qui vont sans aucun doute pousser le prix de l’or à la hausse ces prochaines années (inflation de la masse monétaire, achats massifs d’or de certaines banques centrales, aggravation de la dette de certains Etats, dégradation de la confiance des investisseurs dans le dollar et dans toutes les autres devises, prolongation de la crise, dégoût total sur les marchés boursiers, qui sont encore loin d’avoir touché un point bas en termes de valorisations, …). Mais sur le court terme, nous pourrions tout à fait voir un rebond sur le dollar et une reprise des craintes concernant la déflation, ce qui pèserait un peu sur le cours de l’or, qui n’a pas encore le statut de valeur refuge supérieure au cash. Lorsque vous voyez avec quel empressement les gens sont capables de vendre leurs vieux bijoux en or contre du cash (phénomène en hausse depuis la crise), vous comprenez que nous sommes encore loin de la fin du marché haussier sur l’or! En revanche, lorsque le cash deviendra suspect et qu’on s’empressera de l’échanger contre de l’or, de l’argent ou n’importe quoi d’autre de tangible, nous serons arrivés vers la fin de ce marché haussier. Mais ce ne sera pas avant de nombreuses années, car en se basant sur l’histoire des grands cycles économiques, et sur de nombreux ratios, le cycle haussier de l’or est loin d’être parvenu à son terme!

6. Les commerciaux étaient massivement vendeurs nets sur le marché des contrats à termes sur l’or (COMEX). L’or peut grimper malgré cela, mais en principe, c’est un signal de mise en garde, car les commerciaux gagnent souvent leurs paris. Inversement, lorsqu’ils sentent que le prix a touché un plancher en béton armé (au-delà duquel les acheteurs sont trop nombreux et les mettent en danger), ils débouclent leurs positions et cela envoie un signal d’achat sur un de mes indicateurs. La dernière fois qu’un signal d’achat a été produit par cet indicateur, c’était le 7 novembre 2008, dix jours ouvrables après que l’or ait touché son creux à $680. Il est fort possible que nous recevions un dernier signal d’achat avec cet indicateur avant de briser définitivement les $1000. Si un tel signal nous parvient, alors il faudra se montrer agressivement acheteur d’or physique, car de tels signaux d’achat sont rares (entre 1 et 2 signaux d’achat par année). Je vous en tiendrai informé.

7. L’or recyclé était en forte hausse en début d’année, et il paraîtrait (à vérifier) que pour cause de crise du secteur, même les fabricants de montre de luxe déstockent en envoyant à la fonderie leurs dernières créations en or : http://www.migrosmagazine.ch/index.cfm?id=24940

Ce type de recyclage représente bien entendu une composante très faible de l’offre totale d’or dans le monde ! Quoiqu’il en soit, le marché mondial de la joaillerie est en berne pour cause de crise. La demande de bijoux a fortement chuté, et n’aide pas à soutenir le prix de l’or si la demande d’investissement connaît un creux passager, comme c’est le cas depuis le début du mois de juin.

Pour le plus long terme, je m’attends à ce que la demande d’investissement pour l’or finisse par dépasser la demande en or de joaillerie. Pensez par exemple que la Chine devrait encore acheter au moins 4’000t d’or pour faire passer ses réserves d’or à 10% de ses réserves de change. Pensez aussi que l’or ne représente encore qu’une infime part dans l’allocation de la fortune mondiale :

goldassets

Voilà pour les raisons de la faiblesse passagère de l’or. La bonne nouvelle est que nous nous approchons d’une fenêtre d’achat pour l’or en termes d’euros (650 euros), de dollars ($900), et que nous sommes déjà dedans en termes de francs suisses (1000 francs l’once). Voici le graphique en hebdomadaire que je postais le 22 juin sur le forum de crise-mondiale.fr

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Discussion sur les interventions possible du cartel de l’or (vous pouvez rajouter ou non cette rubrique si vous pensez que c’est assez clair pour les lecteurs

Certains pensent que le niveau des $1000 est défendu bec et ongles par le cartel de l’or, formé de certaines grandes banques comme JP Morgan et HSBC, les mêmes que l’on retrouve sous l’appellation de commerciaux et qui prennent autant de positions vendeuses sur le COMEX, et les mêmes qui sont dépositaires des avoirs en or physique des ETFs américains sur l’or et l’argent, GLD et SLV. Ce cartel serait l’idée de la Fed et du Trésor américain pour déprimer le marché de l’or et défendre la monnaie papier contre sa rivale, la monnaie or, en concurrence directe depuis 1971. Lorsque des mauvaises nouvelles arrivent pour le dollar et les marchés financiers, vous pouvez être certains d’assister à un coup de matraquage préventif sur le marché de l’or. Les vagues de ventes actuelles sur le marché de l’or pourraient être le fait de cette manipulation des prix par ces banques. Je n’étais pas très chaud pour défendre cette thèse il y a quelques années, mais les preuves ont fini par s’imposer à moi en observant minutieusement le marché et les mouvements de ces grandes banques (lire mon suivi n°19).

Toutefois, je pense qu’il n’y a plus grand chose à craindre de ce cartel. Sa dernière intervention sur le marché de l’or en octobre 2008 a été suivie de ce que l’on appelle une backwardation sur le COMEX, qui est un phénomène extrêmement rare pour l’or. Cette backwardation était le signe d’un assèchement du marché physique de l’or, résultat très probable de l’intervention du cartel. En clair, la situation de l’offre d’or physique ne correspondait plus à la fixation des prix sur le COMEX, car on craignait des difficultés d’approvisionnement en or physique à quelques mois ! Le cours de l’or est très vite revenu aux niveaux d’avant l’intervention dans les mois qui ont suivi.

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Je pense que les grandes banques qui jouent dans cette arène ont retenu la leçon, et éviteront de pousser le prix aussi bas cette fois, car elles se mettent en danger de mort en vendant à découvert une matière première qu’elles ne possèdent pas ! Elles jouent avec un effet de levier en vendant des quantités d’or papier, dont elles ne se montrent solvables que sur une fraction de la valeur !

Article écrit par Léonard Sartoni

Léonard Sartoni est l’auteur du livre « référence » : 2008-2015 : pourquoi l’or va battre la performance des actions et des obligations et comment vous pouvez en profiter

Ce premier guide en langue française sur le marché de l’or ne pouvait être écrit que par un investisseur à temps plein sur ce marché. Léonard Sartoni vit en Suisse de ses investissements dans ce domaine. La richesse de son expérience et de ses connaissances difficilement condensée dans ces 200 pages vous éclairera sur un univers méconnu autant qu’attractif sur un plan financier.  » le dernier grand marché haussier de l’or remonte aux années 70. Depuis, aux yeux du grand public, ce métal précieux est tombé aux oubliettes. Il est temps de le redécouvrir car une nouvelle heure de gloire est  » dans les tuyaux  » ! « 

Léonard Sartoni parraine AuCOFFRE.com, la première plateforme d’achat, vente et don de pièces d’or avec garde en coffres bancaires.

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "