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Archive for the ‘Bourse’ Category

Le cours de l’or devrait battre des records en 2012

Mardi, janvier 10th, 2012
Vera Valor

Crise oblige, le cours de l’or devrait connaître une nouvelle hausse en 2012, pour la douzième année consécutive. Il pourrait même franchir la barre des 2 000 dollars l’once. Trois agences confirment récemment ces prévisions : la London Bullion Market Association (LBMA), l’Agence Option Finance (AOF) et PricewaterhouseCoopers (PwC) dans un document publié en décembre 2011.

2 000 dollars l’once. Ce chiffre record peut paraître démesuré, mais rappelez-vous, le 6 septembre 2011, les cours de l’or avaient frôlé ce sommet, en étant à 1 921.15 dollars l’once. Si fin décembre, le cours de l’or est revenu à des chiffres plus modérés avec une baisse « saine et normale » dans un marché haussier (1 600 dollars l’once), l’évolution du cours de l’or sur l’année 2011 s’est avérée positive, avec 11% d’augmentation. En 2012 et compte tenu des faibles avancées politico-économiques et de l’aggravation de la situation économique, le même scénario a toutes les chances de se reproduire, avec des tendances d’évolution plus accentuées encore.

L’or est le seul métal à bénéficier d’une telle hausse de ses cours, que ce soit en 2011 ou dans les prévisions pour l’année 2012. LBMA a mené des études similaires pour d’autres métaux précieux. En 2012, le cours du palladium ne devrait augmenter que d’environ 2 euros. Le cours de l’argent devraient quant à lui baisser. L’or reste donc le seul métal précieux reconnu par les experts comme une matière fiable pour un investissement sûr et durable.

A la moindre baisse, on condamne l’or

Mercredi, novembre 23rd, 2011

Les lundis noirs qui s’enchaînent. G20, changements de gouvernements en Europe, mesures d’austérité partout en Europe… Rien ne semble rassurer les marchés, au plus bas cette semaine. Presque tous les cours sont en baisse, l’or y compris, enregistrant une baisse semblable à celle de septembre dernier. Une baisse tout à fait normale dans un marché haussier, qui n’est que passagère. Car si l’or est condamné, c’est bien à la hausse.

L’or, plus une valeur refuge ?
« L’or n’est plus une valeur refuge », titrait de façon provocante le Monde le 28 septembre dernier.
Les investisseurs, incorrigibles optimistes, ont tendance à se ruer sur le dollar et à délaisser l’or dès que le billet vert s’enflamme un peu, ce qui est le cas en ce moment avec l’euro défaillant. Le cours du dollar est en effet resté stable contre le yen lundi dernier, avec un dollar qui s’échangeait à 76,98 (+ 0,08 %). En outre, l’or sert de réserve pour avoir du cash en dollars, afin de payer en liquidités des garanties de plus en plus exigeantes.  

Or rien n’est moins sûr que le dollar actuellement, que les Etats-Unis s’efforcent de dévaluer, à la fois pour relancer la consommation et faciliter l’exportation. Il suffit de voir la somme des facteurs sociaux qui ne cessent de s’aggraver : pauvreté, chômage, manque de perspective pour la jeunesse, perte de domicile…

Les experts tablent sur une once à 11 000$

La désaffection pour le métal précieux n’est donc que passagère. Avec un système monétaire mondial vacillant (et ça sera le cas tant qu’une nouvelle devise de réserve mondiale ne sera pas créée), le cours de l’or va continuer de caracoler vers le haut jusqu’à atteindre un seuil technique d’avant bulle. Pour le moment, la valeur de l’or n’est ni gonflée, ni surestimée. Elle le serait en avoisinant les 5000$ et il y a encore de la marge. James Turk, fondateur et président de GoldMoney.com et co-auteur de » The Collapse of the Dollar » table même sur l’once d’or à 11 000$, sa valeur avant que la bulle n’explose. (Lien vers l’essai de James Turk en anglais).

La dynamique baissière de l’or s’explique plus par un relèvement des « appels de marge » (montants dont les investisseurs doivent disposer en garantie, pour chaque position sur un contrat à terme sur l’or) que par une réelle désaffection des investisseurs. Ce relèvement des appels de marge permet justement à ces mêmes investisseurs de compenser les pertes des actions en portefeuille.

Malgré cette consolidation passagère – et il y en aura d’autres – l’or reste la valeur refuge ultime par excellence !

L’appel de détresse des marchés financiers italiens.

Mardi, novembre 15th, 2011

La semaine dernière, la présidente de Confindustria (Confédération Générale de l’Industrie Italienne), Emma Marcegaglia, déclarait dans une interview dans le journal italien “Corriere della Sera” que l’Italie était en train de vivre une situation dramatique et que si de justes mesures n’étaient pas prises rapidement, le pays risquait de ne plus avoir accès aux marchés financiers.

L’Italie qui, empreinte d’une dette publique avoisinant les 2000 milliards d’euros, classée 3ème au rang mondial en sa catégorie de mauvaise élève, est au bord du gouffre.
Calfeutrée dans un cauchemar, l’Italie cherche désespérément des solutions au sein d’un nouveau gouvernement afin que le pays ne sombre pas dans les mêmes méandres populaires que la Grèce.

Toute la zone euro est exposée à cette même crainte dont dépend notre stabilité et survie, de surcroit. Il est nécessaire de prendre de fortes et justes mesures d’austérité, lesquelles s’avéreraient être les plus fortes depuis la 2ème guerre mondiale.

L’Italie peut-elle, seule, se sortir de cette crise, uniquement de par l’aide des investisseurs ? L’épargne populaire n’est pas si confiante en la bourse italienne, cette dernière sombrant de plus en plus dans le rouge.

La descente aux enfers du marché financier italien se mesure par le différentiel de la prime BTP-BUND, ce dernier ayant atteint les 575 points la semaine dernière et s’étant stabilisé en fin de semaine à 480 points grâce à l’intervention de la BCE, alors que les obligations d’Etat biennales atteignaient un taux de 7,25%.

Depuis la nomination de Mario Monti et dans l’attente de la formation d’un nouveau gouvernement, de nouvelles mesures doivent être annoncées afin de sortir le pays de la crise. La solution de convaincre la BCE à produire plus de pièces n’aiderait pas l’Italie à se sortir de sa dette sinon à l’aggraver. Des mesures drastiques ont pourtant déjà été prises pour faire face à la crise de ces derniers jours: 14 millions de coupures visant le secteur sanitaire et autant pour les allégements fiscaux.

Dans ce contexte, il est clair que les investisseurs n’ont plus de confiance dans les banques et encore moins dans les bourses !

C’est dans un tel panorama, fragilisé par des résultats financiers et facteurs psychologiques plombants, que l’or renforce sa position comme une des seules valeurs refuge.

La France, point de mire des agences de notation, est montrée du doigt. Certes, pas au même stade que l’Italie mais le risque demeure au vu de la tendance inflationniste actuelle.

Choix judicieux est de diversifier ses placements mais pour plus de sérénité et à moindre risque, la meilleure alternative demeure l’or physique.

Les dangers de l’assurance vie – la conférence en audio

Mercredi, octobre 19th, 2011

L’assurance vie c’est quoi ?

  • Le placement préféré des français
  • Environ 1 500 milliards d’euros épargnés par les français à travers ce placement
  • Une fiscalité qui reste encore et restera avantageuse
  • Un outil de transmission défiscalisé dans une certaine mesure
  • Le meilleur placement en « bon père » de famille de ces 30 dernières années.
  • …..Et si l’assurance vie était DANGEREUSE…..

CLIQUEZ sur le BOUTON pour ECOUTER la CONFERENCE donnée par CHARLES SANNAT - 48 mn

>>> Vous pouvez aussi lire en format Acrobat la présentation de Charles SANNAT <<<
(c) Direction des Etudes Economiques d’AuCOFFRE.com

Présentée le 15 novembre à 11h lors du Forum de l’Investissement – Porte Maillot – Paris

Quand l’or compense les pertes boursières…

Jeudi, octobre 13th, 2011

… Il joue parfaitement son rôle de couverture. C’est exactement ce qu’illustre l’exemple de cet investisseur qui, heureusement pour lui, n’avait pas mis tous ses œufs dans le même panier.

Didier L. a acheté des pièces d’or, tout simplement quand l’opportunité s’est présentée à lui, début 2011. Le discours permanent sur la crise, l’instabilité des marchés boursiers et de l’or valeur refuge l’ont décidé franchir le pas en plaçant une partie de son patrimoine dans l’or métal, sous forme de pièces d’or. « J’ai tout simplement posé une question sur l’investissement dans l’or et l’argent internet et de fil en aiguille, je me suis retrouvé sur une plateforme de vente et d’achat de pièces d’or dans lesquelles j’ai pu placer une partie de son patrimoine ».


Le profil de l’investisseur s’inscrivait plutôt sur du long terme. « A la base, je pensais thésauriser en achetant des Napoléons et demis Napoléons, dans la perspective de revendre mes pièces d’or avec une bonne plus-value, avant la vente à échéance, de sorte à ne plus avoir à payer la taxe sur la plus-value » (qui est de 31% NDLR).


Las, les actions boursières dans lesquelles il avait placé une partie de son capital ont connu de fortes moins values cet été. Ses actions en portefeuille ont toutes chuté. Heureusement, en revendant toutes ses pièces d’or, notre épargnant a pu retirer rapidement les liquidités dont il avait besoin pour compenser cette moins value.


Ses pièces d’or sont parties comme des petits pains

L’or a ainsi rempli son rôle de couverture et Didier L. a même pu réaliser une plus-value substantielle en revendant ses pièces d’or. Au final, s’il n’a pas perdu d’argent, son seul petit regret est qu’il sait qu’il aurait pu en gagner plus s’il n’avait pas été obligé de revendre ses pièces plus tôt que prévu.

Il a pu revendre ses pièces d’or à la cotation, celles-ci sont très vite parties et l’argent s’est immédiatement retrouvé sur son compte courant. « J’ai été surpris par la rapidité et la facilité d’exécution du processus. Ca n’aurait jamais été le cas avec une banque traditionnelle, cette rapidité favorise les échanges et les flux monétaires, c’est donc intéressant. Et ça aurait été aussi rapide avec des sommes beaucoup plus importantes ».


C’est le bon moment pour acheter !


Le plus terrible, dit-il, c’est que l’équilibre des sociétés du CAC 40 (dont il avait quelques actions) est excellent actuellement, mais les marchés nerveux, frileux, qui redoutent la crise souveraine de la zone euro, mettent en doutent à mal le cours de ces sociétés qui se portent bien et sont plus que viables. « Mais les actions qui sont actuellement au plus bas ne peuvent que remonter ».


Malgré la forte perte qu’il a subie sur son portefeuille d’action, notre investisseur conseille donc à ceux qui disposent de liquidités d’acheter des actions du CAC 40 et des entreprises dont les perspectives de croissance économique sont certaines, comme ErDF et celles du secteur du développement durable. Prudent et fort de son expérience, conscient de la progression que va continuer d’accomplir le cours de l’or, « c’est le moment où jamais d’acheter de l’or pour sécuriser son épargne » nous confie-t-il. « L’épargne dans l’or, c’est autant de liquidités disponibles pour se couvrir mais aussi pour acheter ».


Où acheter ses pièces d’or en toute confiance ?


« L’achat de pièces d’or n’est pas anodin, mais le contact avec les conseillers d’aucoffre.com, (la plateforme de négoce où j’ai acheté mes pièces d’or), est excellent. Je ne rencontre jamais d’attente quand j’ai besoin d’un conseil et mes interlocuteurs sont serviables, disponibles et rassurants ».

En outre les pièces sont certifiées, triées, vendues avec un code barre et chaque exemplaire est unique. C’est valable pour les pièces de semi collection (comme la 5F Napoléon) et les pièces « boursables » (dites d’investissement).


« Non seulement la commission d’aucoffre sur la vente est dérisoire (1%), mais en plus les pièces sont déjà expertisées, ce qui représente un gain de temps, d’argent et de confiance et ça, ça n’a pas de prix ».

L’Or pour une gestion de trésorerie alternative des entreprises.

Mercredi, septembre 28th, 2011

Le 20 Septembre 2011 la société SIEMENS a fait les gros titres de la presse financière française pour avoir retiré 500 millions d’euros d’une grande banque française qui ont été placé directement en « sécurité » à la Banque Centrale Européenne.

Ce que peut faire SIEMENS à savoir ni plus ni moins ouvrir un compte à la BCE n’est pas à la portée des millions d’entreprises européennes qui partagent les même préoccupations.

Si les particuliers s’inquiètent à juste titre pour leur épargne, il en va de même pour les chefs d’entreprises qui ne savent plus à quels saints se vouer pour la gestion de leur trésorerie.

Comment un dirigeant peut-il sauvegarder son cash dans une période de gros temps?

Tout d’abord, les placements pour les entreprises sont peu nombreux et tournent essentiellement autours de ce qui est appelé SICAV monétaires. Réputés sans risque ces placements court terme n’ont que de très faibles rendements (inférieur à 1%). Relativement liquides, ils ont la faveur des trésoriers et patrons.

Pourtant ce qui est moins connu c’est que l’appellation même de SICAV monétaire est erronée. Pourquoi? En réalité une sicav monétaire est une sicav obligataire à très très court terme. Il s’agit de lignes de financement à 48 ou 72h00 voire un peu plus et soit dit en passant souvent « roulée » ce qui signifie que ces positions sont reconduites de jours en jours sur des périodes qui ne sont plus du court terme! C’est donc bien un crédit qui est accordé à un emprunteur. Une sicav monétaire est donc en réalité une SICAV obligataire.

L’autre point essentiel est la composition de tel placements. Qui a besoin de financement à court terme? Majoritairement des banques ou des institutions financières afin combler leur besoins de liquidité dans le cadre de leur opérations quotidiennes. Plus la situation économique s’aggrave, plus les banques et institutions financières auront besoin de recourir à cette source bon marché de financement.

Quelle est l’implication de ces deux informations? Celui qui place son argent « sans risque » dans une SICAV monétaire place en réalité dans une SICAV obligataire, et l’épargnant va prêter à travers sa SICAV en grande partie à des banques. Pensez-vous dans l’état actuel de la situation que ce soit une attitude complètement exempte de risque?

Imaginons une faillite de la Grèce. Cela pourrait entrainer quelques grandes banques françaises dans la tourmente. Dans le cas ou l’Etat français pour des raisons financières ne pourrait pas intervenir que resterait-il du placement monétaire de ce client?

Il faut être conscient de la réalité de ce type d’épargne. Les SICAV monétaires sont risquées. Certes il est moins dangereux de prêter à 4 jours que sur 30 ans. Mais lorsque vous prêtez vous avez toujours le risque de ne jamais être remboursé ce qui est un principe aussi vieux que l’humanité.

Les entreprises ont le droit d’acheter de l’or physique au même titre que n’importe quel SICAV. L’or physique est un produit « financier » comme les autres au terme de la législation.

Néanmoins dans la période économique troublée que nous traversons l’Or reste le seul actif tangible avec lequel une entreprise peut diversifier sa trésorerie.

C’est pourquoi la société Aucoffre.com a lancé la GTA, la Gestion de Trésorerie Alternative, pour permettre à toute entreprise d’investir une partie de ses excédents en Or.

La société SIEMENS aurait sans doute pu investir une partie de ces 500 millions d’euros dans de l’or. Si les banques tombent les monnaies et le système économique ne pourra tenir. Dans un tel cas de figure, seul l’or pourra conférer une protection réelle aux trésoreries d’entreprises.

Désormais, les entreprises ne sont plus démunies et des solutions existent.

Charles SANNAT
Directeur des Etudes Economiques AuCOFFRE.com

Le pari de l’inévitable monétisation.

Mardi, septembre 27th, 2011

Nous sommes le Mardi 27 septembre. Il est 10h18 très précisément. Les marchés montent fortement. Pas loin de 3% pour le CAC 40 et presque 2% pour l’once d’or dont France Inter parlait ce matin en disant que la baisse avait été sacrément forte mais indiquait que les défenseurs de l’or ne pensaient pas ce mouvement durable dans la mesure ou aucune des raisons qui avaient fait la hausse n’avaient disparue (on d’ailleurs sans doute touché le point bas de cette correction)

Alors essayons d’y voir un peu plus clair.

Si les marchés montent ce matin (peu importe qu’ils rebaissent ou pas dans la journée d’ailleurs) c’est pour une fois pour d’excellentes raisons.
Si la rumeur d’une création d’une nouvelle banque européenne émanation du FESF (Fonds Economique de Stabilité Financière) chargée de racheter les obligations des états européens en difficultés était confirmée rapidement alors cela serait de nature à changer les choses.

En effet cette nouvelle banque permettrait enfin à l’Europe de se lancer à son tour dans la seule solution crédible à court terme…. la monétisation. Faire tourner la planche à billets aussi longtemps que nécessaire pour éviter la thrombose et l’arrêt cardiaque du système auquel nous courrons tout droit si rien n’est fait.

Je ne suis pas fondamentalement partisan de l’utilisation de la planche à billet. Néanmoins cette solution est inévitable car elle est la seule disponible. Pour toutes les autres c’est trop tard. Il faillait y penser et le faire avant.

Les plans de rigueur ne fonctionnent pas. Baisse de l’activité économique, baisse de la consommation des ménages (dans des économies qui dépendent trop de la consommation), baisse des rentrées fiscales, et in fine aggravation des déficits qu’ils son censés combattre. Bref les plans de rigueur c’est à l’arrivée, une insolvabilité des états créée par la déflation.

Les plans de relance? Ils ne fonctionnent que le temps de leur durée. Si on stoppe les injections de monnaie et de pouvoir d’achat via des primes à la casse, des aides sociales, des grands travaux, l’aide à la recherche, l’aide à la pierre (peu importe) on arrête net la reprise. Je ne parle pas de croissance mais de reprise. Pourquoi? Parce que lorsque l’on dépense 4$ en nouvelles dettes pour créer 1$ de nouvelle richesse on ne se situe pas fondamentalement dans l’idée de la croissance.

Bon quelle autre solution alors? La « rilance » un hybride génétiquement modifié de relance et de croissance inventé par notre ancienne Ministre de l’économie Christine Lagarde actuelle Directrice Générale du FMI à beaucoup fait gloser voire franchement rigoler. Imaginer une voiture qui réussirait à avancer tout en reculant n’est pas une solution d’avenir. Exit la « rilance » donc.

Que nous reste t-il alors? Le défaut c’est à dire la faillite. Une petite faillite (défaut partiel) une grande faillite (défaut partiel plus grand avec participation du privé), une énorme faillite c’est à dire totale avec le risque systémique qui se matérialiserait aussitôt? Là aussi, les autorités politiques et économiques tentent à tout prix d’éviter ce scénario. Il serait susceptible d’entrainer l’explosion de l’euro et une crise économique destructrice pour l’Europe.

Alors que pouvons nous faire? Et bien monétiser pardi! Comme tout le monde. Oui mais les allemands ne veulent pas. Certes. Mais ils n’auront pas le choix. Leur économie dépend à 80% des échanges intracommunautaires. Une crise européenne est une crise pour l’Allemagne. Une crise de l’Euro est une crise de la monnaie allemande. C’est l’héritage essentiel de Mitterrand qui a su arrimer l’Allemagne à la France avec le traité de Maastricht. Cet accord arraché aux allemands contre la réunification des années 90 leur a ôté l’essentiel de leur souveraineté. Comme nous d’ailleurs. Sauf que nous avions plus à y gagner qu’eux. Nous voyons aujourd’hui l’utilité et les bienfaits d’une telle stratégie française. Les allemands eux ne décolèrent pas. Dépendants, ils seront obligés de boire le calice de la monétisation jusqu’à la lie et jusqu’à ce qu »hyperinflation s’ensuive.

Avec une telle création monétaire, fini les problèmes des banques. Les cours peuvent s’apprécier et les marchés repartir de l’avant. Pareil pour l’once d’or, qui va s’envoler vers de nouveaux niveaux stratosphériques après une purge « technique » finalement nécessaire (en tout cas graphiquement pour nos amis « chartistes »).

Reste le pari partagé par les autorités monétaires européennes et américaines. Par la FED et par la BCE. Il existe une possibilité pour que l’utilisation massive de la planche à billets n’entraine pas une hyperinflation incontrôlable. Laquelle? Monétiser les dettes existantes ce n’est pas injecter de la monnaie dans l’économie réelle. C’est racheter un stock de dette existant qui a déjà été « consommé » par l’économie réelle. Les dépenses sont déjà effectuées. Par définition une telle action n’est pas forcément inflationniste et n’est pas de nature à augmenter la vitesse de circulation de la monnaie (qui est l’une des principales composantes de l’inflation).
A cela il convient d’ajouter que la mise en place concomitante de plans de rigueur progressifs ont un aspect clairement déflationniste que l’on a détaillé un peu plus haut. A cela on peut additionner la mondialisation et les progrès technologiques qui renforcent les tendances déflationnistes.
Pour résumer, beaucoup d’inflation par la monétisation, moins de la déflation par les plans de rigueur, moins de la déflation par les progrès technologiques moins de la déflation par la mondialisation moins pas ou peu de hausse de salaire moins un niveau de chômage élevé est égal à une inflation relativement maitrisée.

Voilà le pari des autorités. Réussir de la monétisation à outrance sans hyper inflation. Cela ne s’est jamais vu dans l’histoire. Mais les conditions macro économiques qui prévalent actuellement (mondialisation, progrès techniques etc) sont inédites également.

Cela peut-il fonctionner? Oui. Cela peut marcher. Cela va t-il régler les problèmes? NON.
Pourquoi? Parce que le défi que doit relever l’économie mondiale n’est pas uniquement un défi sur le paiement de la dette actuelle.
Il faudra payer les dettes futures (les retraites, les protections sociales etc…), relever le défi environnemental, celui du partage des ressources, le défi alimentaire (nourrir 8 milliards d’être humains n’est pas une mince affaire).

Cela ne règlera pas les problèmes, mais cela peut donner au monde et au système le temps de s’adapter à une nouvelle réalité et à un nouveau paradigme. Lequel?
Notre vision économique était basée sur une consommation de masse avec une croissance économique perpétuelle. Or par définition, il ne peut dans un monde fini avoir de croissance infinie. C’est à cette réalité que nous sommes confrontés. Pour nous adapter à un nouveau modèle cohérent nous avons besoin de temps. Nous avons besoin d’acheter du temps pour laisser à tous le temps de s’adapter. Réussir à acheter du temps c’est maintenir le système en vie. Ce n’est déjà pas une mince réussite.

Charles SANNAT
Directeur des Etudes Economiques AuCOFFRE.com

Correction de l’or et de l’argent métal. Nos experts traquent le coupable.

Dimanche, septembre 25th, 2011

Le vendredi 23 septembre l’once d’or cotée a perdu 5,80% en une seule journée. La bulle explose, c’est la fin de l’or, après tous ces excès il était temps!! En réalité les choses encore une fois sont beaucoup plus simples.

Le COMEX a décidé pour une deuxième fois en moins de 2 mois d’augmenter les « Margin Call » c’est-à-dire les appels de marge. En gros à chaque fois que quelqu’un négocie de l’or via des contrats à terme ou des contrats futurs, il doit verser un minimum pour garantir la solvabilité de sa position. Lorsque les règles changent les spéculateurs doivent apporter dans de très brefs délais (moins de 24H) la somme manquante. Ceux qui ne le peuvent ou ne le souhaitent pas (problèmes de procédure, de montant d’engagements ou de fonds propres) sont tout simplement obligés de couper leur position dans l’urgence. Ce phénomène a pour conséquence mécanique une forte chute des cours puisque les ordres de vente affluent.

La dernière fois que cela s’était produit, il y a quelques semaines, les cours de l’or coté en Dollars n’ont quasiment pas baissé en euros puisque cela a été concomitant à une chute importante de l’euro en raison de la crise de la dette européenne. La baisse de l’or, compensée par la baisse spectaculaire de l’euro a permis au prix de l’or en euro de rester à peu près stable.

L’euro ayant atteint un cours d’équilibre « relatif » ces derniers jours, les augmentations d’appel de marge ont fait subir de plein fouet à l’or en euro la baisse de vendredi.

Néanmoins il convient de rappeler que cette correction, encore plus technique que technique puisqu’elle correspond à un changement des règles du jeux en cours de partie, est paradoxalement une excellente nouvelle pour ceux qui sont positionnés en long terme sur cet actif.

Il est essentiel de remarquer que l’or malgré une hausse fulgurante cet été, période traditionnellement de faiblesse, n’a corrigé que contraint et forcé par deux changements de règles du jeux. L’or ne baisse plus tout seul. Il faut l’aider par des contraintes règlementaires. Cela prouve la force de la tendance haussière.

Ensuite aucune dette d’état n’est en « l’état » remboursable, les inquiétudes demeurent et se renforcent chaque jour. Le retour à la croissance est illusoire, tout autant que l’efficacité de plans de rigueur qui n’ont pour effet que de créer de nouvelles récessions qui entrainent une telle baisse des rentrées fiscales que le remède est bien pire que le mal qu’il est censé combattre.

La demande d’or physique est toujours soutenue et on va voir les primes sans doute augmenter fortement car l’appétence des investisseurs avisés ne semble pas faiblir. Beaucoup étaient dans l’attente d’un tel repli pour rentrer sur le l’or. Le grand public lui, ne s’intéresse toujours pas à ce placement et reste plutôt vendeur du peu d’or détenu, encouragé par de très nombreuses publicités leur proposant de transformer leur or…. en argent !

Après la chute massive des indices européens de ces dernières semaines (les Etats-unis n’ont que peu perdu) et les erreurs de trading des banques désormais traditionnelles lors de chaque Krach (UBS 2 milliards d’€), certaines d’entre elles ont besoin de cash. Le marché interbancaire est sinistré et c’est la BCE qui assure à nouveau son rôle de préteur en dernier ressort.
Les banques US et asiatiques ne prêtent plus aux banques européennes depuis 10 jours, leur coupant net leur source de refinancement en dollars. Quelques banques n’ont pas eu d’autres choix que de « vendre » leurs réserves d’or (dont peut-être le vôtre au passage si votre or est dématérialisé sur un compte titres) accentuant la baisse « technique » en cours.

Il ne faut pas non plus oublier que la crise des dettes souveraines est déflationniste.
C’est ce que l’on vit. Lorsque tout baisse tout baisse. Les pertes sur actions sont en partie compensées par les gains sur d’autres marchés comme celui des matières premières. Ces prises massives de bénéfices entrainent à leur tour ces marchés dans la baisse.
Cet aspect est déflationniste à très court terme. À moyen terme une baisse de tous les actifs par la déflation conduit à la faillite totale ce qui est bon pour l’or. Pour lutter contre la déflation et le risque systémique la seule réponse crédible est rapide reste la monétisation des dettes (planche à billets) et cela aussi est bon pour l’or.
Cela n’empêche pas que les moments de correction sont toujours pénibles pour celui qui est rentré sur un point haut sur une valeur.

La Direction des Etudes Economiques d’Aucoffre.com maintient donc son objectif de 1800 points sur le CAC40 et d’une once d’or à 2500$ en première étape. Aucun des facteurs qui sous-tendent la hausse de l’or n’a disparu. Cette correction purement technique dans un marché long terme haussier devra être mise à profit pour rentrer sur l’or et protéger son patrimoine exposé aux dettes souveraines (comme les fonds euros des contrats d’assurance vie). Pour ceux qui sont déjà détenteurs, cette pause est un excellent moment pour renforcer ses positions et continuer à réallouer son patrimoine.

Charles SANNAT
Directeur des Etudes Economiques AuCoffre.com

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Sans regarder les cours je peux à la lecture des messages que je reçois savoir si le prix de l’or monte ou baisse. Lorsqu’il monte la question qui revient régulièrement est : « Est-ce encore le moment d’acheter ? ». A contrario lorsqu’il baisse la chanson devient « Est-ce le moment de vendre ? ».

Aujourd’hui je vais répondre à la deuxième question. La réponse est simple, et elle ne s’adresse qu’à ceux qui ont un horizon d’investissement et non à ceux qui jouent les allers-retours sur des horizons de temps très courts. La réponse est la suivante, d’ailleurs c’est une question : « Selon vous, les conditions macroéconomiques et monétaires qui sont à l’origine- tout le monde le reconnait- de la hausse des métaux précieux et de l’or en particulier, ces conditions ont-elles évolué favorablement ? Ou en d’autres termes les choses s’arrangent-elles ? ». Si à cette réponse vous répondez OUI, alors précipitez-vous pour vendre votre investissement or.

Alors si rien n’a changé, pourquoi cette baisse ? Et était-elle prévisible ?

Tous les marchés financiers sans exception sont le reflet des décisions d’acheteurs et de vendeurs dont la psychologie varie selon leur ressenti vis-à-vis des gains ou des pertes latentes qu’ils ont réalisées et de leur perception de la conjoncture. Les évènements qui surviennent ne sont que des déclencheurs intervenant sur un terrain déjà préparé. Ces acteurs des marchés ont des objectifs différents les uns des autres du fait des horizons d’intervention différents sur lesquels ils se positionnent. Cette situation créée des cycles différents sur les prix à l’instar d’une respiration. Lorsque les investisseurs ayant le même horizon ressentent, sans concertation, un besoin de concrétiser un profit ou de couper une perte ils créent ensemble une situation psychologiquement favorable à cette cette respiration des prix qui se traduira, par exemple, par une consolidation des prix après une longue hausse très profitable. L’omniprésence et l’excès d’information dans laquelle nous baignons font souvent oublier l’importance, en particulier pour les mouvement de court terme, du facteur psychologique dans le comportement des marchés financiers.

La semaine dernière a été marquée par d’importants mouvements baissiers sur les marchés actions en particuliers en Europe. L’utilisation des produits dérivés et des positions avec levier amplifie considérablement ces mouvements jusqu’à faire fondre totalement les portefeuilles de certains investisseurs (ou plutôt joueurs) imprudents. Les appels de marge poussent dès lors à vendre les lignes profitables pour couvrir les pertes des autres lignes, voire conduisent à la liquidation totale des portefeuilles par les courtiers. Ces liquidations, y compris sur les lignes profitables, entrainent des baisses de prix et, à la manière d’une boule de neige grossissant au fur et à mesure qu’elle dévale la colline, ces nouvelles liquidations pèsent un peu plus sur les prix.

Concernant l’or, était-il possible de l’anticiper ?

Ceux qui consultent mon blog régulièrement connaissent cet indicateur que j’utilise pour apprécier l’opportunité ou non de renforcer une position sur les métaux précieux. Il est mis à jour chaque semaine. Cet outil très simple (voir ci-dessous) mesure la distance entre les prix et la tendance de long terme du mouvement.
Fig1.

Dès lors que cette distance s’accroit exagérément la probabilité d’une correction qui ramènera les prix autour de leur tendance de long terme augmente considérablement. Il était donc aisé pour quelqu’un cherchant un point d’entrée de constater que le 9 août le prix de l’or étant entré en zone de surachat (zone rouge) il devenait urgent d’attendre que le soufflé retombe. Le bon point d’entrée se présentera lorsque le prix aura rejoint sa tendance ce qui se concrétisera par un indicateur en zone de survente (zone bleue).

Si cette correction vous inquiète, sachez néanmoins qu’elle est salutaire et vient à point nommé. En effet, les prix avaient pris une allure verticale inquiétante ces derniers temps qui ne garantissaient pas une hausse pérenne. Si maintenant les prix consolident pendant quelques mois ce sera l’assurance d’une belle et longue hausse. D’ailleurs pour le moment la baisse est insignifiante. Sur la base des prix de la LBMA (London Bullion Market Association : premier marché mondial pour les métaux précieux) les prix ont baissé d’environ 7% depuis leur plus haut du 5 septembre. À titre de comparaison la baisse de 2006 s’était traduite par un recul de 21% et celle de 2008 par une perte de valeur de 15% (tous les prix dont je parle sont en euros bien entendu).

Au delà du facteur purement psychologique et de la baisse de prix du fait du processus de liquidation de positions dont j’ai parlé en tout début je dois vous avouer une autre cause probable pouvant expliquer cette baisse. L’introduction du dollar comme monnaie de réserve à égalité avec l’or après la Ière Guerre Mondiale puis comme seule étalon monétaire après 1971, s’est traduite par une défiance progressive vis-à-vis du dollar américain. C’est le célèbre paradoxe de Triffin que l’économiste belge Robert Triffin mettait en évidence au début des années 60 : le statut de monnaie de réserve conduit « naturellement » le pays émetteur à alimenter la planète en devises et ce faisant mine progressivement la confiance que les autres pays placent dans cette monnaie au fur et à mesure que la masse monétaire de cette monnaie de réserve augmente. Jusqu’au jour où …
Dès lors l’ennemi du dollar prend la forme d’une monnaie saine et reconnue par tous. Dans un environnement macroéconomique où les taux, le rendement des actions et de l’immobilier sont historiquement faibles, les alternatives deviennent difficiles à trouver. Hormis l’euro aucune monnaie- le franc suisse venant de déclarer forfait- n’a la capacité à rivaliser avec le dollar … sauf peut être l’or qui attire de plus en plus de fonds, de particuliers et de banques centrales (acheteuses nettes en 2011).
Dans ces conditions est-il très extravagant d’imaginer que ces baisses de la semaine dernière aient pu être amplifiées volontairement par de savants montages. En faisant peur au plus grand nombre ne cherche-t-on pas à reculer l’échéance du grand jugement pour le dollar ?

Lorsque je fais le bilan ci-dessous des augmentations de marge qui ont été décrétées par le CME (marché à terme de New York) ces dernière semaines j’ai un peu de mal à croire que tout ceci ne fait pas partie d’un plan de maitrise du prix de l’or (entre le 11 et 24 août: augmentation de 50% de la marge requise sur le contrat à terme 100 onces d’or- contrat GC du Comex).

D’ailleurs la fête continue puisque lundi (demain) prend effet la décision émise vendredi après la clôture du marché à terme de New York d’augmenter la marge à nouveau de 21%.

Pour noyer quelqu’un la technique est simple : appuyez-lui sur la tête dès qu’il s’approche du bord de la piscine !

Yannick COLLEU
Tous les dimanches soirs (pseudo : Roque)
http://www.pro-at.com
Blog privé : http://cafebourse.tradesblog.eu/

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L’attaque contre le « silver » est de toute beauté. Le graphe journalier n’est plus d’une grande utilité et il vaut mieux se tourner vers l’hebdomadaire pour savoir où l’on va.

Sur le graphe hebdomadaire, on a validé la figure en « tasse avec anse inversée » et l’objectif de la figure nous renvoie précisément vers l’oblique de long terme NOIRE. Ce scénario funeste ne sera invalidé que si l’on repasse au dessus de la ligne de cou GRISE.

Idem pour le canal MARRON: nous sommes partis pour aller percuter le bas de ce canal, à moins que nous parvenions à nous extraire de ce canal par le haut, ce qui invaliderait la dynamique.

Le seul point positif sur cette unité de temps. On voit que des achats ont eu lieu sur les 61.8% de retracement de fibonacci. Il semblerait que des acheteurs se soient fait séduire par les soldes… Il reste à espérer que cela soit précurseur d’un rebond technique qui invaliderait « la tasse avec anse inversée » et le canal MARRON.

Pour de plus amples détails, je vous encourage à écouter la vidéo d’accompagnement du graphe.

(cliquez sur l'image pour voir la VIDEO - SILVER)

Tradosaure
http://tradosaure-trading.blogspot.com/

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LES BONUS : ANALYSE TECHNIQUE DU GOLD par Trado
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(Cliquez sur l'image pour voir la VIDEO - GOLD)

Les transactions boursières payables en or !

Mardi, septembre 20th, 2011

Alors que de nombreux acteurs du marché boursier décrient l’or parce qu’il ne rapporte rien, ne « travaille pas », le métal jaune va bientôt devenir monnaie de change à la Bourse suisse ! Un bon moyen de rendre les placements boursiers plus attractifs !

La société Six Securities Services, spécialisée dans le règlement et la livraison de titres boursiers vient totalement d’innover en proposant le paiement des transactions boursières en or : une première mondiale.

Les clients pourront bientôt acheter des actions à Zurich et régler en unités or, le XAU (une unité Xau est égale à une once d’or en dollars US). Afin de payer leurs transactions en XAU, les investisseurs doivent disposer d’un compte en XAU chez la société SSS et que celui-ci soit bien sûr approvisionné.

Cette nouvelle ouvre des perspectives comme l’introduction d’ici quelques semaines de la cotation et du négoce de produits structurés négociés en XAU.

L’or revient sur le marché comme monnaie de change
On peut envisager plusieurs raisons à cette initiative : dans le système de change flottant actuel, le dollar perd de plus en plus de valeur – car imprimé à l’envie – et l’euro est mis en danger par la menace de la faillite grecque. Quant aux autres devises fortes comme le Franc suisse, à force d’être trop fortes, elles empêchent leur pays d’émission d’exporter. Elles font donc tout pour ne pas devenir des monnaies refuge en prenant trop de valeur.

D’autre part, pensant réaliser des plus-values, les investisseurs ont acheté beaucoup d’or ces dernières années. Le fonds en or existe donc pour réaliser les transactions en XAU. Mais l’autre raison est que le marché et le système monétaire mondial étant plus que jamais incertains, ils ont sagement investi dans une richesse qui ne perdrait jamais de sa valeur : l’or. C’est devenu la nouvelle monnaie de confiance. « Nous avons déjà trois devises de règlement, l’or est la nouvelle devise », a déclaré le porte-parole de Six Securities.

Preuve si besoin en est, qu’en devenant monnaie d’échange des transactions financières, l’or ne bénéficie pas seulement d’un effet de mode ou d’un passage lié à la crise. Il faut y voir aussi que cette dernière est bien plus profonde qu’il n’y paraît. L’or, jusqu’alors considéré comme « devise de dernier ressort » devient officiellement monnaie d’échange. Un signe qui devrait inquiéter tout le monde… sauf ceux qui possèdent de l’or !

Que faire de son or en temps de crise ?

Lundi, août 8th, 2011

Ca y est, on y est. Pas de krach annoncé ce matin malgré l’abaissement de la note des EU vendredi dernier, mais la crise est bien là. Une seule valeur est en hausse : l’or. Que faire avec l’or quand toutes les bourses dévissent ? Achetez-le et gardez-en !

Climat incendiaire sur les marchés boursiers
Le weekend a été chaud pour la plupart des dirigeants de la planète. Après l’abaissement de la note des Etats-Unis par Standard&Poors vendredi dernier, tous étaient sur le pied de guerre hier en pleine journée dominicale pour calmer les esprits. Une étincelle et les marchés s’enflamment. Dans un marché extrêmement volatile aujourd’hui, la bourse de Séoul chute de plus de 6%, la Bourse de Paris replonge après une ouverture stable (-2% en matinée) avec un CAC 40 au plus bas (3.218,493 points à 11h), idem pour Londres. Hier, la bourse de Tel-Aviv a chuté de 7%, dans un climat social fortement tendu et même la bourse saoudienne a eu du mal à maintenir l’équilibre.

Autres symptômes de crise, le dollar a rarement été aussi faible face aux autres devises étrangères et le cours du pétrole, frileux, replonge sous la croûte terrestre, sans parler du déferlement de dettes souveraines qui créent de l’instabilité économique permanente…

De nouveaux records pour l’or
Seul l’or n’en finit pas d’atteindre des records et ce n’est pas très rassurant ; la hausse du cours de l’or est en effet un bon baromètre du mauvais état de l’économie mondiale. Pour la première fois depuis le début du marché haussier, l’once d’or a dépassé les 1630$. L’annonce du PIB des Etats-Unis (au ralenti) vendredi dernier a immédiatement déclenché une hausse du métal précieux qui joue comme à son habitude son rôle de valeur refuge.

Les états et les banques centrales, pompiers pyromanes
Le G7 a beau se vouloir rassurant, tout faire pour maintenir l’équilibre économique et soutenir la croissance, il est trop tard pour éteindre l’incendie déclenché par négligence. La classe politique des pays dirigeants n’a rien fait pour stopper l’hémorragie quand il était encore temps (en 2007). Quid de la moralisation des marchés ? L’état qui n’assume plus son rôle de protecteur social ne fait que jouer le jeux des marchés.

On se bat de part et d’autres du monde pour éviter un lundi noir mais ce n’est que reculer pour mieux plonger… A qui la faute ? Jeudi dernier, les déclarations de Trichet concernant notamment le rachat d’obligations italiennes et espagnoles n’y ont rien fait puisque c’est vers l’or que les investisseurs, prudents, se sont tournés.

Pendant ce temps-là, les banques centrales remplissent leurs coffres d’or, comme vient de le faire la Corée du Sud en achetant 25 tonnes du métal précieux.

Les devises au cimetière…
C’est un fait, les monnaies papier sont vouées à disparaître après un temps de vie plus ou moins long. Le trait commun à toutes ces devises mortes au combat les unes après les autres depuis plus d’un siècle est d’avoir été dirigées par les banques centrales. Tant que les banques centrales prêteront de l’argent qu’elles ne possèdent pas, les monnaies fiduciaires continueront en toute logique de perdre de leur valeur jusqu’à disparaître de la circulation.

En temps de crise, l’or brille de mille feux !
Le potentiel de l’or est énorme et n’a pas fini de progresser. A la vitesse à laquelle la crise se généralise, l’or risque d’atteindre un nouveau seuil de résistance d’ici la fin de l’année. On peut raisonnablement miser sur une once à 1850$ en décembre, mais on sera encore loin du seuil critique de la bulle attendu à 2500$. D’ici là, l’or aura le temps de corriger et de revoir son taux à la baisse. Alors ce sera le moment d’acheter de l’or physique, pour ne pas être les derniers servis. Car il n’y a pas assez d’or pour tout le monde et quand la ruée s’effectuera, les prix de l’or vont littéralement exploser.

Achetez tant qu’il est encore temps et gardez !
Pour ceux qui ont eu la chance et l’opportunité de placer une partie de leur patrimoine dans l’or, ne serait-ce qu’en 2009, gardez-le précieusement car c’est quand le krach arrivera que l’or jouera pleinement son rôle s’assurance incendie. Bien sûr il peut être tentant de revendre l’or acquis à bon prix il y a quelques années pour réaliser de superbes plus-values. Mais pour en faire quoi ? Pour l’échanger contre des devises ? Placer l’argent reçu dans un compte bancaire ? Non surtout, gardez votre or. Car viendra un temps ou seul l’or pourra servir de monnaie d’échange, comme il l’a toujours fait depuis des siècles quand toutes les monnaies s’effondrent. Il ne s’agit hélas pas d’un roman d’anticipation mais bien d’une histoire qui risque de se répéter…

Euro, dollar, monnaie de singe… et l’ECO ?

Mardi, juin 21st, 2011

Disons le clairement, si la Grèce fait faillite, elle entraînera dans sa chute tous ses camarades de la zone euro et la monnaie unique dans les limbes de la mer Egée. Ce n’est pas pour cela que le dollar US regagnera ses galons d’étalon. A force de faire tourner la planche à billets, celui-ci perd complètement de sa valeur. Quelle issue pour les monnaies fiduciaires ?

On comprend bien l’intérêt d’un Trichet à affirmer la compétitivité de la monnaie unique : « stable et crédible » l’euro ? Tant que la Grèce ne sort pas de la zone euro. Si c’était le cas, et la piste est de plus en plus évoquée, cela discréditerait la monnaie unique. D’autant que la Grèce n’est pas un cas isolé. Prochaine cible des agences de notation : l’Italie, en Espagne la grogne monte chez les Indignados de plus en plus nombreux… Le jeu de dominos vacille depuis plus d’un an, une réplique et le jeu tout entier s’effondre. Quelles pourraient être les conséquences à long terme ? La disparition d’une monnaie papier, comme tant d’autres…

Inflation et mort du billet vert
Le problème d’une monnaie fiduciaire, dite de confiance, est qu’elle a la valeur qu’on veut bien lui prêter. Or la confiance règne de moins en moins dans la monnaie papier. Toujours d’après le président de la BCE, l’euro « joue son rôle de rééquilibrage » au sein du système monétaire mondial. Un équilibre précaire et tronqué car outre Atlantique, on produit du billet vert à tire larigot sans connaître la masse monétaire émise.

Comment une monnaie dont on ne connaît pas la quantité peut-elle être cotée ? En refusant de publier M3, l’indicateur le plus fiable de dollars en circulation, la réserve fédérale américaine tente dissimuler sa politique super inflationniste comme une maladie honteuse. Or on sait où mène l’inflation. La dévalorisation du dollar est inéluctable dès lors qu’il ne repose plus sur l’or.

Une monnaie unique pour l’Afrique peut-elle changer la donne ?
Que penser du projet de l’ECO, la monnaie unique commune à la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest ? Si elle vise à harmoniser les transactions commerciales de la CEDEAO, que vaudra-t-elle face à la voracité d’un dollar déclinant, d’un euro sur la brèche et d’un yen qui veut vite se remettre du séisme ? L’Afrique est-elle prête à se prendre en main toute seule ? Ce serait l’occasion rêvée de remettre une monnaie sur les rails de l’or. A ce moment-là, on peut envisager une monnaie unique africaine véritablement concurrentielle. Figurant parmi les principaux pays producteurs d’or, l’Afrique pourrait se permettre d’appuyer en partie sa monnaie sur l’or et les matières premières dont elle est riche. Cette monnaie là pourrait effectivement changer la donne, à condition qu’elle ne rentre pas dans le système spéculatif qui s’enrichit sur le dos de la misère.

Monnaie d’échange depuis des siècles, l’or lui a survécu à toutes les monnaies. Même si les réserves ne sont pas suffisantes pour constituer une monnaie à part entière, une monnaie qui reposerait sur les réserves d’or physique permettrait à l’économie mondiale de ne plus dépendre du déséquilibre permanent, actuelle base du développement économique.

Fixing de Londres : comment se détermine le cours de l’or ?

Lundi, mai 30th, 2011

Depuis plusieurs années maintenant, le cours de l’or ne fait que grimper, ce n’est pas un scoop : les chiffres parlent d’eux-mêmes. Et ces derniers records poussés par une situation européenne sur la brèche dans de nombreux pays ne font que confirmer son ascension fulgurante. Mais ce cours de l’or, comment est-il fixé ? Et qui s’en charge ? LORetLARGENT.info fait le point pour vous.

L’histoire du cours de l’or

Avant de décortiquer le fonctionnement du cours de l’or, un peu d’histoire s’impose. Avant la première guerre mondiale, la livre sterling était la monnaie la plus puissante de l’époque et le monde vivait dans une stabilité monétaire. Et le système monétaire international était basé sur l’étalon-or : en bref, toute personne avait la possibilité de transformer en or toute liquidité en sa possession, dans n’importe quel état du monde. A l’époque, les banques centrales étaient dans l’obligation de posséder assez d’or pour être en mesure d’assurer le change. C’est pourquoi il existait une parité fixe entre toutes les monnaies. A la fin de la première guerre mondiale, cette stabilité monétaire vacilla, et la crise de 1929 ne rétablit pas le calme.

De 1944 à 1971, la signature des accords de Bretton Woods fixent le Gold Exchange Standard qui régit le système monétaire mondial. Cet étalon avait pour principal objectif de rétablir les monnaies pour ne pas reproduire à l’avenir la situation de 1929. Dans ce système, le dollar, « as good as gold », était roi : monnaie de référence, le billet vert reflétait la puissance des USA de l’époque, plus grande réserve d’or à l’époque. Le cours de l’or et du dollar était identique.

1971 : Nixon annonce que la convertibilité du dollar en or est abandonnée. Les raisons ? Les USA sont exclus des échanges commerciaux internationaux, ce qui entraîne des déficits extérieurs importants. De plus, les USA ne sont pas capables de garantir la convertibilité de tout l’or du monde : leur stock n’est pas inépuisable !

Depuis 1971, l’or a enregistré des records, positifs et négatifs : en 1980, il atteint les 600 dollars l’once, puis passe en 1985 à 287,5 dollars l’once, et depuis 2066, le cours de l’or ne cesse d’augmenter. En clair, entre 1968 et 2008, le cours de l’or a été multiplié par 26, passant de 35,2 dollars l’once à 1023,50 dollars.

La London Bullion Market Association fixe le cours de l’or

La LBMA, qui signifie London Bullion Market Association, est en charge de suivre et contrôler la cotation des métaux précieux sur les principaux marchés : Londres, New-York, Zurich et Tokyo.

Ses membres se divisent en deux catégories :
- Les grandes banques internationales : La Banque Nova Scotia-Scotia Mocatta, HSBS, Deutsche Bank AG Londres, Société Générale Corporate & Investment Banking et Barclays Capital.
- Les marchands et fabricants de métaux précieux.

2 fois par jour (10h30 GMT et 15h00 GMT) se détermine le cours de l’or : c’est la séance du fixing, le « London Gold Fixing ». Lors de ces deux rencontres quotidiennes, 5 représentants des membres de la LMBA sont présents et interagissent entre eux. Pendant ces sessions, ils restent également en liaison avec leurs clients, afin de les informer des évolutions du cours de l’or.

Au début de chaque séance, le cours d’ouverture est annoncé, puis relayé par chaque membre à ses clients. A ce cours d’ouverture, il n’y a que des acheteurs ou des vendeurs. Pour que la session se termine, il faut que l’offre et la demande s’équilibre pour que le cours de l’or soit fixé : si le nombre de lingots à vendre et à acheter ne s’accorde pas, le cours se modifie jusqu’à ce que l’équilibre soit atteint. Le cas échéant, le cours est fixé : le FIX est équilibré lorsque la quantité restante à vendre et à acheter et inférieure à 50 barres.

L’offre et la demande dépendent de plusieurs facteurs

C’est donc le jeu de l’offre et la demande qui détermine le cours de l’or. Mais comment s’organise t’il et de quoi dépend t-il ?
- L’offre peut être liée à l’évolution du stock d’or dont disposent les banques centrales, les chiffres de la production mondiale d’or, l’or dont bénéficient encore les réserves minières, etc.
- La demande est tributaire des demandes en bijoux et dans l’industrie, surtout liées aux exigences de plusieurs pays en première ligne, tels que l’Inde, la Chine et les Etats-Unis. Cette demande est également étroitement liée à la situation économique, politique ou sociale des états : en période de crise, on se rue sur l’or, ce n’est pas nouveau !

Les prévisions du cours de l’or

Nul besoin de faire partie des 5 membres de la LBMA pour imaginer quel sera l’état du cours de l’or dans les années à venir. Comme vous avez pu récemment le lire sur LORetLARGENT.info, les spécialistes sont unanimes à ce sujet : un immense krach sur le dollar et un cours de l’or avoisinant les 8000 dollars l’once d’ici 2015.

L’analyse technique du cours de l’or

Mardi, mars 22nd, 2011

La hausse du cours de l’or, on vous en parle souvent sur LORETLARGENT.info : le métal jaune n’a eu de cesse de progresser depuis 5 ans et son cours a augmenté de 500% en plus de 10 ans : qui dit mieux ?
Nous avions déjà exposé les bases de l’analyse technique graphique du cours de l’or. Pour aller plus loin, nous vous donnons les clés pour comprendre et analyser le cours de l’or en détails.

La Stochastique

La stochastique est un indicateur de momentum qui permet de mesurer la position de la clôture à un moment m à l’écart plus haut/bas sur une période précise. Si les cours de clôtures tendent vers le haut, cela indique une accumulation. Au contraire, s’ils tendent vers le bas, cela indique une distribution.

*Stochastique rapide

Elle est calculée à partir de deux éléments :
- Le %K correspond au rapport entre le range [clôture actuelle, plus bas sur la période] et le range [plus haut sur la période, plus bas sur la période] exprimé en pourcentage
- Le %D qui correspond à une moyenne mobile simple de %K.

*Stochastique lente

Elle est composée de deux éléments :
- %DS correspond à une moyenne mobile arithmétique de %D pour une période précise.
- %DSS qui correspond elle aussi à une MMS de %DS (Sources : trading-school.eu)

Le Momentum

Le Momentum est un indicateur graphique qui permet de mesurer et traduire la vitesse à laquelle le cours d’une action évolue. La progression du cours est représentée sous forme d’un ratio .
Le terme Momentum désigne également une famille d’indicateurs qui offre la possibilité d’apprécier la vitesse de progression des cours.
Calcul du Momentum : clôture du jour/clôture d’il y a « x » période

La MACD

La MACD ou Moving Average Convergence Divergence se base sur les divergences et convergences de moyennes mobiles et se construit à partir de la différence entre 2 moyennes mobiles exponentielles qui sont calculées sur les cours de clôture.

Dans sa version originale, la MACD se base sur la différence entre deux moyennes mobiles exponentielles (MME) de 26 et 12 jours. La méthode de calcul de ces MME se base sur le fait que le dernier cours de clôture a plus de poids que les autres cours de la période. Lors d’une nouvelle clôture, on établit une différence entre les MME 12 et 26 jours. Le résultat obtenu va ainsi être utilisé afin d’établir une moyenne avec les 8 derniers cours de clôture.

Les Fourchettes d’Andrews

Cet outil d’analyse technique permet de détecter les supports et résistances d’un titre. On appelle aussi cet outil « Andrews’ Pitchork ».
Le terme fourchette est associé au dessin obtenu par la figure qui ressemble à trois lignes parallèles. Ce dessin est aidé à analyser : il convient en premier lieu de distinguer 3 points « pivots » qui représentent trois points extrêmes consécutifs et inverses : un top/ bottom / top ou un bottom/ top/ bottom. Le premier point est le plus ancien. Les droites doivent être parallèles entres-elles et la ligne qui part de A doit passer par le milieu du segment BC, comme montré sur le schéma ci-dessous:

Les retracements de Fibonacci

Découverts par Leonardo Pisano, aussi connu sous le nom de Fibonacci, ils résultent de ratios mathématiques. La suite de Fibonacci est : 1, 1, 2, 3, 5, 8, 13, 21, 34, 55, 89, 144 et se prolonge ainsi à l’infini. Les caractéristiques de cette suite sont les suivantes :
- La somme de 2 nombres consécutifs est égale au nombre suivant
- Le ratio entre un nombre et le nombre suivant est de 0,618
- Le ratio entre un nombre et celui qui le précède est de 1,618
Le nombre 1,618 est couramment appelé « nombre d’or ».
Le plus souvent, on utilise les nombres suivants pour les retracements de Fibonacci : 61,8%, 50% et 38,2%. Les retracements à 23,6% et 76,4% sont eux aussi assez pertinents.

Les Bandes de Bollinger

Elles représentent un indicateur permettant de jauger la volatilité des cours et la comparent par niveaux de prix sur une période choisie.
Ces bandes sont réparties ainsi :
- La bande du milieu qui correspond à une moyenne mobile simple (MMS) : Formule MM = somme des clôtures/n, n étant la durée de période
- La bande supérieure correspondant à la MMS à laquelle on ajoute x fois l’écart type : Bande supérieure = MMS (de la bande du milieu) + x * Ecart type
- La bande inférieure correspondant à la MMS auquel on réduit x fois l’écart type : Bande inférieure = MMS (de la bande du milieu) – x * Ecart type

Les cours fluctuent entre la bande supérieure et la bande inférieure. Quand la volatilité des cours est faible, l’écart type est également faible et donc les bandes se resserrent, et inversement, s’écartent lorsque la volatilité est importante.

Les chandeliers japonais

Les chandeliers japonais, appelés aussi « candlesticks », sont des graphiques permettant de définir les variations d’un cours. Ces graphiques représentent le cours d’une valeur sur une période passée et sont supposés également donner des informations sur les cours futurs.

La période en question est divisée en « sous-périodes » successives et de même durée. L’évolution du cours pendant ces périodes est représentée par un chandelier, qui se compose :
- d’un rectangle vertical qui relie le cours d’ouverture au cours de fermeture. On l’appelle aussi la « bougie ».
- d’un trait vertical qui relie le cours le plus haut au cours le plus bas. On l’appelle aussi la « mèche ».
Un chandelier vert ou blanc signifie que la clôture a été faite au-dessus du cours d’ouverture. A l’inverse, un chandelier rouge ou noir indique que la clôture a été réalisée en dessous du cours d’ouverture.

Les chandeliers japonais peuvent représenter différentes configurations.

*Le doji
Lorsque le cours de clôture est identique au cours d’ouverture, cette configuration est appelée « doji » : elle exprime une indécision entre offreurs et demandeurs, et prédit généralement un mouvement important des cours futurs.

*Le marteau
Le marteau représenter une tendance baissière temporairement freinée et prédit un rebond technique et un retournement à la hausse le lendemain. il prend son sens à la fin d’une série de baisses. Lors de son apparition, il peut alerter sur la fin de la tendance en cours mais c’est une bougie qui doit être confirmée par la bougie suivante. Par exemple, à la suite d’une série baissière, l’apparition d’un « marteau » puis, lors de la séance suivante, d’une bougie de hausse peut être un signal de retournement de tendance. La mèche basse longue du marteau montre que des achats importants ont eu lieu par rapport aux plus bas de la séance.

*L’étoile filante
C’est le cas opposé du marteau : ces chandeliers annoncent le fléchissement du cours, une tendance haussière freinée.

*Le marubozu
Ces chandeliers traduisent une pression importante acheteuse ou vendeuse ininterrompue et sans partage du début à la fin de la séance. L’ouverture correspond au plus bas et la clôture au plus haut pour un marubozu vert, et inversement pour un marubozu rouge.

*Les hautes vagues
Elles peuvent traduire un retournement de tendance.

Sources : trader-forex.fr

L’indice VIX

C’est un indicateur de volatilité du marché financier américain : chaque jour, il est établi par le Chicago Board Options Exchange (CBOE), et calculé sur la moyenne des volatilités des « call » et des « put » sur l’indice Standard & Poor’s 500.
Lorsque la valeur de cet indice augmente, les marchés sont nerveux et adoptent un pessimisme élevé.
Plus la valeur de cet indice est forte, plus les marchés ont une nervosité élevée et donc un pessimisme élevé. Une faible valeur va indiquer un relatif optimisme sur le marché financier américain.

Or papier vs or physique : laissez voler les p’tits papiers !

Mardi, octobre 5th, 2010

«L’or est l’enfant de Zeus, ni les mites ni la rouille le dévorent »
Pindare, c.522-422 av. J-C

Or physique ou or or papier ? La voie de la raison ou des émotions ? Nous, on a choisi notre camp : l’or physique (les pièces d’or en tête de liste) reste notre chouchou : sécurité, placement à long terme et valeur universelle et intemporelle, voilà les principales qualités que nous lui attribuons. Quant à l’or papier…c’est une autre histoire !

De mauvais souvenirs que l’on aimerait effacer !

Tout le monde veut de l’or : investisseurs asiatiques, particuliers, nos voisins américains, les banques centrales…  Nous vous le répétons déjà depuis plusieurs mois sur l’Or et l’Argent, l’or n’a pas fini de s’envoler… Et il n’y en aura pas pour tout le monde ! Tandis que certains se ruent (à juste titre) sur des placements physiques, d’autres préfèrent investir dans l’or papier. A première vue, l’idée peut être alléchante pour échapper aux nombreux échanges que nécessite le stockage de l’or physique. Mais est-ce la méthode la plus judicieuse ? Quand on sait que la marché de l’or vend en moyenne 45 onces d’or papier pour chaque once d’or physique, et que par déduction, ce même marché est donc soutenu par seulement 2,3% d’or réel, ça fait plutôt froid dans le dos !

En choisissant un certificat gagé sur l’or, comme les Exchange Traded Fund (ETF) par exemple, ne vous attendez pas à bénéficier d’une «  assurance tout risque » comme pour un investissement sur des pièces d’or : la seule promesse reste celle de l’établissement émetteur. Et là vous me direz : et si l’établissement coule ?…Histoire de se rafraîchir la mémoire, rappelons-nous qu’en septembre 2008, AIG (assureur américain) a justement fait faillite, entrainant avec lui ses milliers d’investisseurs. Et devinez quoi ? L’assureur américain était le principal émetteur dans le monde de certificats gagés sur l’or… Aïe ! A l’époque, l’or papier n’avait alors d’autre valeur que… le papier !

Revers de la médaille

Imaginons ce scénario : si tous les investisseurs exigeaient aujourd’hui de récupérer physiquement la valeur de leurs investissements dans l’or papier, ils ne récupéreraient rien : les vendeurs ne pourraient pas leur restituer. Cela explique notamment le fait que ces derniers proposent des primes allant jusqu’à 25% des montants pour éviter que l’acheteur ne se fasse livrer son or physique.

Vous entendrez certainement que l’or papier est de l’or «  alloué ». C’est-à-dire que quelqu’un peut avoir une créance sur l’or détenu : l’or peut être «  loué » à une tierce personne.  En d’autres termes, l’or papier est couvert par de l’or qui a été vendu à plusieurs personnes. Plusieurs banques centrales ont notamment utilisé ce procédé, ce qui leur a permis de toucher un rendement sur la location de l’or.

Or physique vs or papier : K-O au premier round

Ainsi, dans les systèmes économiques mondiaux, on ne retrouve plus de monnaies de réserve mais des équivalents périodiques : pourtant, nous en sommes persuadés, l’or reste une des valeurs les plus stables, un rempart à l’économie, une valeur «  sacrée » qui connaît des dérives quand il n’est pas physique.

L’achat d’or est la plupart du temps réalisé dans une logique de sécurité, d’assurance sur l’avenir, d’investissement sur le long terme. Dans le cas d’une crise grave, l’or papier disparaîtra avec les structures qui le financent et les outils qui permettent ses échanges. Quid de l’or physique ? Il sera là, bien au chaud, fidèle au poste pour assurer vos arrières ! Les pièces d’or notamment constituent un investissement fiable, car chez l’Or et l’Argent, on n’est pas super branchés lingots : encore trop de dérives au niveau de leur composition, beaucoup sont coupés au tungstène… De plus, en cas de crise grave, les lingots d’or n’auront aucune prime lors de la revente contrairement aux pièces d’or. Conséquences ? Des plus-values réduites…

L’or papier : définition et principes

Lundi, octobre 4th, 2010

L’or reste encore aujourd’hui l’un des placements préférés des investisseurs : restant une valeur forte en ces temps économiques troublés, son cours n’a jamais été aussi haut et le métal précieux tutoie les sommets depuis plusieurs mois maintenant. Plusieurs investissements sont possibles : lingots, pièces d’or mais également or papier. En quoi consiste l’investissement sur l’or papier ? L’or et L’argent décrypte pour vous cette semaine cet investissement qui nous le verrons plus tard, connaît ses limites.

Les Exchange Traded Fund

Le Exchange Traded Fund ou ETF est un type de placement qui reproduit un indice boursier, donc négociable en bourse. Cet indice peut être un indice d’actions, obligataire ou de matières premières, en particulier l’or. Il détient la même composition que l’indice boursier qu’il suit, et va donc varier à la hausse ou à la baisse selon la variation de cet indice.

Les principales marques d’ETF créées par les banques sont SGAM et Lyxor (groupe société Générale), Ishares (Barclays), Easy Etf (BNP Paribas), CASAM (groupe Crédit Agricole), DB-X (Deutsche Bank). En Europe, les deux plus gros ETFs or sont PHAU et Gold Bullion Securities (GBS), qui sont en fait des titres de dette émis par des sociétés basées à Jersey et garantis par de l’or physique. Nous verrons dans un article à paraître que cet or est en fait «  alloué » et que le risque existe. A suivre !

Les Futures

Ce sont des outils financiers dont le principe se base sur la négociation, l’achat ou la vente d’actifs dans le futur. Du coup, leurs prix vont dépendre de l’évolution des prix du bien ou de l’actif auxquels ils se rapportent. Les Futures comprennent des contrats «  Forward » qui concernant tout ce qui peut se négocier : produits agricoles, devises mais aussi matières premières, comme l’or par exemple.

Ces différents outils peuvent ainsi permettre d’investir dans de l’or que l’on appelle « papier ». Même s’il peut être intéressant pour l’investisseur lambda de ne pas se préoccuper des comptes d’une mine en particulier ou encore de ne pas sélectionner un gérant ou un négociateur parmi la multitude qui existent sur le marché, l’or papier connaît ses limites. Et devinez quoi ? Elles sont nombreuses !

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "